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jour 26

Message par Admin le Lun 31 Juil - 21:17

Paris attend Neymar

Miami (Floride), hier. Neymar continue de briller sous le maillot du Barça. Le Brésilien a offert deux passes décisives lors du succès de son club (3-2) face au Real Madrid.
PSG La star brésilienne devrait débarquer cette semaine dans la capitale. Il ne reste que quelques détails à régler pour conclure le plus gros transfert de l’histoire.

Le chassé-croisé des juillettistes et des aoûtiens laisse ce matin Paris un peu plus vide et calme qu’à l’accoutumée. Mais c’est pourtant à une fièvre sans précédent que peut s’attendre la capitale dans les prochains jours. La venue de Neymar au PSG n’a jamais été aussi proche. Au sein du club, on reste prudent et personne ne prend le risque de considérer l’affaire comme acquise mais tout le monde fait « comme si »…

Tous les services s’affairent pour finaliser les différents aspects du transfert du siècle et peaufiner les contours d’une présentation qui se doit d’être à la hauteur d’une icône du foot mondial, en passe de devenir le joueur le plus cher et le mieux payé de la planète. Les contours du montage financier qui permettra de lever la clause de 222 M€ ne sont pas encore connus.

SA visite médicale à Doha ?
Un chiffre stratosphérique auquel il faudra ajouter un salaire annuel de 30 M€ et des commissions de près de 35 M€. Des montants qui font bondir de l’autre côté des Pyrénées. Le président de la Ligue espagnole est ainsi de nouveau monté au créneau hier pour dénoncer un transfert qu’il semble lui aussi tenir pour acquis. « Nous allons déposer une plainte auprès de l’UEFA pour non-respect du fair-play financier, confirme Javier Tebas. Le Qatar injecte des fonds en violant les règles du fair-play financier et les règles en termes de concurrence de l’Union européenne et ça, on va le dénoncer. »

Loin de ces menaces, Barcelone et le Real Madrid se sont affrontés dans la nuit de samedi à dimanche dans un match amical de gala à Miami (Etats-Unis), où Neymar a été étincelant (deux passes décisives, victoire 3-2 du Barça ).

Une rencontre à l’issue de laquelle Sergio Ramos, le capitaine madrilène, a échangé son maillot avec celui de Neymar avant de déclarer : « J’espère que ça sera son dernier maillot avec Barcelone. Pour nous, ça enlèverait un problème.

Vendre qui et à quel prix ?

Lucas, Matuidi et Aurier (de gauche à droite) font partie des joueurs dont le club parisien pourrait se séparer afin d’amortir sur le plan financier l’arrivée de Neymar.
Rééquilibrer la balance des transferts et amortir le choc financier de l’arrivée de Neymar. Telle est la priorité du mois d’août pour Antero Henrique, directeur sportif du PSG. Car le club parisien devra présenter à l’UEFA des comptes équilibrés à l’issue de la saison 2017-2018. Or, le capitaine de la Seleção devrait représenter à lui seul une charge financière supplémentaire d’environ 100 M€ pour le club. Le PSG se retrouve dans l’obligation de vendre. Passage en revue des joueurs concernés.

Matuidi n’est pas encore fixé
Le milieu de terrain des Bleus est un candidat naturel au départ. En fin de contrat en juin prochain, il n’a toujours pas prolongé et le club n’a rien fait ces dernières semaines pour l’y encourager. Cela dit, il est toujours considéré par Unai Emery comme un joueur important, fiable et fédérateur. Remplaçant samedi lors du Trophée des champions, Matuidi se sait désiré par la Juventus Turin, qui serait disposée à débourser près de 20 M€. Mais Matuidi a toujours rêvé de l’Angleterre et pourrait attendre que quelques pistes se concrétisent. Une rencontre, prévue cette semaine entre son agent et Henrique, pourrait permettre d’y voir plus clair.

Di Maria, un vrai dilemme
Par certains côtés, l’Argentin présente le profil du joueur à vendre pour le PSG. Attaquant génial mais inconstant, il touche le troisième plus gros salaire du club (1,05 M€ brut mensuels). L’arrivée de Neymar, avec lequel il serait pourtant parfaitement compatible, le rendrait aussi moins indispensable.

Enfin, son transfert rapporterait au moins 50 M€. Le Barça a coché son nom pour succéder à Neymar en Catalogne et plusieurs clubs italiens sont à l’affût. D’un point de vue sportif, son départ constituerait une vraie perte pour Paris.

Lucas doit se faire une raison
Auteur d’une saison consistante l’année passée, l’attaquant de 24 ans rêvait de retrouver son vieil ami Neymar. Sa mise à l’écart samedi lors du Trophée des champions laisse peu de doutes sur son avenir à Paris. Après quatre saisons au PSG, globalement décevantes, son transfert pourrait rapporter près de 30 M€. Des clubs italiens et turcs suivent son dossier.

Aurier attend que son prix baisse
Son nom est régulièrement cité en Angleterre (Tottenham) ou en Italie (Inter Milan). Mais son transfert, inéluctable depuis l’arrivée de Dani Alves, n’est toujours pas acté. Le PSG n’a pas l’intention de le brader et demanderait autour de 25 M€. Les clubs intéressés jouent la montre, conscients que son prix va baisser dans les prochaines semaines. Du coup, ce dossier traîne toujours.

Ben Arfa, Jesé, Krychowiak… la grande braderie ?
Le PSG doit trouver un point de chute à ces trois joueurs devenus indésirables. Krychowiak garde une bonne cote en Espagne (Valence) et son profil séduit également quelques clubs italiens de second plan. Ce sera plus compliqué pour Jesé, acheté 25 M€ l’été dernier et dont le salaire refroidit tous les prétendants. Quant à Hatem Ben Arfa, il attend que le PSG lui paye sa dernière année de contrat, soit 7 M€… Inenvisageable pour les dirigeants parisiens qui espèrent le vendre. Les clubs turcs de Galatasaray et Fenerbahçe sont prêts à l’accueillir.


Le phénomène brésilien, lui, s’est gardé de tout commentaire en quittant le stade. Après une courte nuit, il est parti en Chine, où il doit honorer plusieurs engagements commerciaux. Sa prochaine destination n’est pas encore connue. Il se murmure qu’il pourrait passer sa visite médicale au centre Aspire de Doha avant d’atterrir définitivement à Paris.

Son arrivée déclencherait une effervescence digne d’un grand départ en vacances sur le périphérique parisien. Avec Neymar au PSG, personne n’aura envie de rater la grande rentrée du petit nouveau.

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jour 27

Message par Admin le Mar 1 Aoû - 18:30

Neymar, de la Chine à Paris

Shanghai (Chine), hier. Neymar s’est prêté de bonne grâce à l’exercice des interviews et des autographes dans le cadred’une campagne promotionnelle du Barça alors que les derniers réglages étaient effectués pour sa venue au PSG.
Arrivé hier en Chine pour des opérations promotionnelles, Neymar s’envolera directement pour Paris, où l’on finalise sa venue.

L’image a de quoi faire sourire. Au surlendemain de ce qui devrait être son dernier match avec le FC Barcelone, Neymar a de nouveau revêtu le maillot du club catalan, quelques heures après son arrivée en Chine, où il doit honorer plusieurs engagements commerciaux. C’est justement dans le cadre d’une opération publicitaire de la marque de vêtements Replay, partenaire du Barça, que le Brésilien a de nouveau étrenné la tunique blaugrana.

Entourée de ses amis et d’humeur joyeuse, l’attraction de ce mercato estival a multiplié les séances photos et les entretiens avec les médias locaux dans un luxueux hôtel de Shanghai, où se trouvait également son compatriote Hulk, sans qu’un mot ne filtre sur son supposé transfert au PSG. Il en sera seulement question une fois qu’il aura quitté la Chine mardi soir.

La préfecture n’a pas reçu de demande du PSG
Et alors que certaines rumeurs faisaient état d’un possible passage de Neymar par le Qatar afin de satisfaire à la traditionnelle visite médicale, le Brésilien se rendra finalement directement à Paris, où l’on s’active pour finaliser les derniers détails de son arrivée dans la capitale.

Plusieurs cas de figure sont envisagés, dont une présentation dans les rues de Paris, à l’image de ce qui avait été mis en place pour Zlatan Ibrahimovic à l’été 2012, au Trocadéro. Nul doute que le PSG aimerait une nouvelle fois associer l’image d’une de ses recrues à celle d’un monument emblématique de la ville. Cependant, la préfecture de Paris affirme n’avoir reçu aucune demande en ce sens de la part du club parisien, et le lieu de sa présentation reste pour le moment inconnu.

Loin de toute cette agitation, le père et agent du joueur a quitté Miami pour rallier Barcelone en compagnie de plusieurs dirigeants catalans. Si Neymar senior a profité de cette escapade espagnole pour percevoir une commission de 26 M€, il a surtout été question de régler les derniers détails liés au départ de son fils, de plus en plus proche de Paris.

Ben Arfa pas encore à Fenerbahçe
La presse turque est catégorique : Hatem Ben Arfa, sur la liste des indésirables du PSG, s’engagera cette semaine pour Fenerbahçe. D’après le média « Fotomaç », Paris et le joueur réaliseraient une belle opération : 7 M€ pour le club et 5,2 M€ par saison (contrat de trois ans) pour le gaucher. Le PSG, de son côté, n’a pas eu vent d’une telle opération ces derniers jours, invitant à la prudence. Depuis plusieurs mois, l’ancien Niçois est annoncé en Turquie, qui n’est pas vraiment son pays de prédilection. Son intention initiale a toujours été de forcer le PSG à le libérer de sa dernière année de contrat contre un gros chèque, afin de ne pas s’asseoir sur son juteux contrat parisien. Un transfert sec arrangerait bien les affaires de Paris.

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jour 28

Message par Admin le Mer 2 Aoû - 18:34

Bientôt la fin du feuilleton Neymar ?

Neymar continue
Football

Rentré hier soir à Barcelone, le Brésilien, toujours annoncé au PSG, est attendu ce matin pour la reprise de l’entraînement du club catalan.

Le feuilleton Neymar prend des allures de véritable jeu de piste. Depuis bientôt trois semaines et le début des rumeurs annonçant un rapprochement entre le PSG et la star brésilienne, ce dernier concentre tous les regards. Au vu de l’attente suscitée par ce transfert, chacun des faits et gestes du joueur de 25 ans est épié et décortiqué sur les réseaux sociaux, le joueur ayant décidé, pour l’heure, de se murer dans le silence.

Après les Etats-Unis et la Chine, le lieu de la future destination de Neymar était donc attendu. Un passage par Paris avait été évoqué, mais le joueur s’est finalement rendu… à Barcelone. Arrivé à l’aéroport hier soir, il a pris le temps de faire quelques selfies avec des supporteurs… dont certains avaient le maillot du PSG. Alors que la planète foot est suspendue à sa décision, l’attaquant du Barça ne semble guère se soucier des échos de transfert le concernant et des crispations générées en Espagne.

Son ancien agent à Paris
Il en a sans doute pris conscience hier soir à son arrivée en Catalogne, où les marques de désaffection à son encontre se multiplient. En témoignent les quelques tracts placardés aux alentours du Camp Nou, le qualifiant de « traître » et de « mercenaire ». L’ambiance devrait être moins tendue ce matin à la Cité sportive Joan Gamper, où l’attaquant est attendu à 9 h 30 pour la reprise de l’entraînement. Il y retrouvera certainement son président, Josep Maria Bartomeu, qui aura à cœur de s’entretenir avec son joueur afin de clarifier sa situation.

La présence du Brésilien au centre d’entraînement et cette entrevue seront-elles de nature à remettre en cause son départ au PSG ? Neymar étant toujours un joueur du FC Barcelone, sa participation à la séance prévue aujourd’hui est logique d’un point de vue contractuel. Mais le club se prépare à digérer son départ… et le dénouement approche. En effet, l’ancien agent de l’attaquant, Wagner Ribeiro, a quitté hier soir le Brésil pour Paris tout en indiquant sur les réseaux sociaux : « Feu vert. Au travail ! » Autre indice sur le probable transfert de Neymar, les dirigeants du PSG ont demandé hier aux agents et aux proches des joueurs de ne plus venir assister aux entraînements, et ce pendant plusieurs jours…

Neymar-Mbappé, l’improbable association
Le PSG à fond sur Mbappé ? C’est l’idée que continue de diffuser l’entourage du joueur. Paris aurait effectivement tort d’abandonner cette piste avant de signer noir sur blanc le contrat de Neymar. Mais là où l’affaire se complique, c’est que les proches de l’attaquant français évoquent la volonté du PSG d’associer ET Neymar ET Mbappé. Un ticket improbable, une association à 400 M€ de transfert. Inimaginable. « C’est impossible, explique Damien Comolli, ancien directeur sportif de Liverpool et consultant pour SFR Sport. Pour Neymar, le PSG doit déjà essayer de vendre pour 100 M€ dès cet été. » Même idée farfelue pour Emmanuel Daoud, avocat spécialisé dans le droit du sport : « Si Paris y arrive, il faut décerner l’Oscar de la créativité juridique et financière à tous leurs conseils pour les cinquante ans à venir

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jour 29

Message par Admin le Jeu 3 Aoû - 7:07

NEYMAR UN MESSIE À PARIS


Football Contre 222 M€, le Brésilien quitte Barcelone pour Paris, où il signe aujourd’hui. Avec cette star planétaire, le PSG change de dimension. C’est le transfert du siècle.

Au pays du ballon rond, il existe trois Dieux et chacun possède ses fidèles. Il y a ceux qui ont foi en Messi (ça ne s’invente pas), l’Argentin de Barcelone, 30 ans. D’autres préfèrent Cristiano Ronaldo, le Portugais du Real Madrid, 32 ans. Il reste Neymar, le Brésilien, à Barcelone depuis 2013, le plus jeune des trois, 25 ans. Aujourd’hui, après la traditionnelle visite médicale, ce génie du football va devenir un peu français, en tout cas parisien puisque joueur du PSG. L’un des trois meilleurs footballeurs actuels va évoluer en Ligue 1 et ce n’est sans doute jamais arrivé, en tout cas pas dans l’histoire moderne de ce jeu.

Pour toucher son Dieu, le PSG s’est livré à toutes les folies. Il a payé hier la clause libératoire du joueur : 222 M€. Il va transformer dès ce mois-ci Neymar en l’un des footballeurs le mieux payé de tous les temps, en lui octroyant 30 M€ net par an, soit 2,5 M€ mensuels. Sur les cinq ans de contrat, l’opération pour Paris va dépasser les 500 M€, mais des spécialistes estiment que l’affaire reste rentable. C’est une expression galvaudée, que la gomme du temps efface à une vitesse supersonique puisqu’on l’écrivait déjà l’année dernière quand Paul Pogba a signé à Manchester United pour 105 M€ : Neymar au PSG, c’est le transfert du siècle ! Un « titre » précaire, donc.

être fait Roi et gagner le Ballon d’or
Ce n’est pas celui qu’est venu chercher Neymar dans la capitale française. Ne s’estimant pas assez aimé à Barcelone, c’est-à-dire pas assez payé, l’attaquant vient y trouver une gloire et un destin personnels. Il veut qu’on le regarde et l’apprécie pour ce qu’il est : un talent hors normes, capable de faire basculer le cours d’un match à lui tout seul. Devenir l’attraction principale, le roi, le résumé du PSG, soit le PSNey (on le surnomme Ney). Il a un rêve qui rejoint celui de son nouveau propriétaire — le Qatar voudrait remporter la Ligue des champions, cette épreuve sublime et infernale qui ne se donne qu’à une oligarchie de milliardaires : le Real Madrid, Barcelone, le Bayern Munich, Manchester United ou la Juventus Turin —, s’offrir le Ballon d’or « France Football », devenu un enjeu majeur dans une carrière, lui qui en accuse cinq de retard sur Messi et quatre sur Cristiano Ronaldo. Dieu est (aussi) parisien. Il vient faire des miracles.

« A priori une superbe opération »

Thierry Granturco,avocat spécialisé dans le sport
Comment ce transfert

hors normes est-il possible ?

THIERRY GRANTURCO. Il y a un calcul savant derrière qui permet au PSG de s’assurer que face à ces 222 M€ de charges, il y aura des produits plus ou moins équivalents qui le laissent dans les clous du fair-play financier exigé par l’UEFA. Il n’y a pas d’autres possibilités que de vendre des joueurs. L’année 1 de cette opération sera une année de dépenses, avant des recettes ultérieures.

Ce transfert peut-il devenir rentable in fine ?

A priori, cela reste une superbe opération. Grâce à la puissance de frappe des services marketing et commercial du PSG, cela devrait permettre au club de gagner de l’argent. C’est compliqué à comprendre parce qu’au départ, on se prend en pleine face des montants astronomiques. Quand on en reste là, on se dit : « C’est inacceptable ! » Mais quand on examine le bilan du PSG à la DNCG  (NDLR : Le gendarme financier du football français) chaque année, on voit un travail remarquable en termes d’exploitation commerciale des joueurs. Après avoir dépensé énormément d’argent, le PSG, maintenant, en gagne.

Comment Paris va générer des recettes supplémentaires ?

L’économie du foot a changé. Auparavant, un joueur, c’était un coût. Aujourd’hui, un footballeur est avant tout un produit. L’image transforme le joueur en homme-sandwich. Tout passe essentiellement par la télévision, avec la publicité, ou des partenariats avec des équipementiers, des sponsors, des Etats. Le PSG sait très bien le faire. Je ne doute pas qu’on va bouffer du Neymar à ne plus en vouloir. Cela va générer des revenus qui vont équilibrer, voire couvrir l’arrivée de la star.

Avec lui, c’est le grand huit !

Barcelone (Espagne),hier matin.
Ceux qui ne croient que ce qu’ils voient seront rassurés demain après-midi. Ce sera la présentation de Neymar au PSG, avec conférence de presse du Brésilien pour ses premiers mots de partenaire de Cavani et Verratti. Aujourd’hui, les plus chanceux pourront peut-être l’apercevoir dans Paris, lorsqu’il se présentera au siège du club pour signer son contrat de cinq ans. Puisque les stars ne font rien comme les autres, il a passé sa visite médicale hier à Porto en compagnie de Maxwell et d’Antero Henrique. Les mieux lotis sont ceux qui assisteront samedi à 17 heures à PSG - Amiens au Parc des Princes : ils verront le fantastique gaucher sur la pelouse en hors-d’œuvre le plus chic de l’histoire du football français.

En attendant, le capitaine de la sélection auriverde a donné le tournis aux passionnés de ce transfert inédit. Pour un joueur qui s’exprime aussi bien au sol balle au pied, c’est dans les airs qu’il a passé le plus de temps ces dernières heures. Hier à midi, il a atterri à Porto, où il a retrouvé Maxwell, son ancien coéquipier en Seleção, dirigeant du PSG depuis quelques semaines . Dans la nuit de samedi à dimanche, il était encore à Miami aux Etats-Unis. Puis il s’est envolé pour la Chine avant de rejoindre Barcelone, avec escale à Dubaï. Un parcours digne d’un chef d’Etat  ! Poursuivant son jeu de piste, Neymar était de retour hier soir à 22 h 30 à Barcelone.

Pastore lui laisse le numéro 10
Tout a basculé hier matin en 42 minutes à Barcelone. A l’entraînement du Barça, le Brésilien a tout dit à ses partenaires sur le mode : « Merci pour tout, je m’en vais. » Dans le secret du vestiaire catalan, l’émotion était palpable. Seuls Messi, Piqué et Suarez ont pris la parole pour le remercier de ces quatre saisons passées ensemble pour la plupart et lui souhaiter bonne chance. Un moment fort et digne. Messi a poursuivi ses adieux en postant sur les réseaux sociaux une vidéo hommage baignée d’une musique mélancolique. Moins d’une mi-temps plus tard, Neymar avait tourné les talons en même temps que les petites mains du club commençaient à effacer tout signe de sa présence dans la galaxie Blaugrana. Dans les grands clubs, on tourne les pages en les déchirant.

D’ailleurs, cette institution qu’est le FC Barcelone n’a pas tardé à communiquer dans la foulée des envies d’ailleurs du N de sa MSN (le trio d’attaque Messi-Suarez-Neymar), entérinant la séparation (voire la sidération de cet instant) et demandant le paiement complet de sa clause libératoire de 222 M€. Hier après-midi, le PSG a versé la somme attendue. Avant de le voir sur les terrains, avec le numéro 10 que lui laisse Pastore, Neymar se prépare à une vie de château en riche banlieue parisienne : il aurait déjà déniché un hôtel particulier à Neuilly…  

Les hommes clés d’un incroyable transfert


Concrétiser un tel dossier demande des jours et des nuits de négociations et de réflexion entre les différentes parties. Portrait des cinq personnages à l’origine d’un transfert qui semblait impossible il y a un mois.

Pini Zahavi agent de joueurs
Partie prenante dans le transfert de Neymar de Santos au FC Barcelone, l’Israélien, ex-conseillé de Roman Abramovitch (le propriétaire de Chelsea), est aussi puissant mais plus discret que Jorge Mendes. Il a mené les tractations avec Antero Henrique, le directeur sportif du PSG.

Neymar Senior père du joueur
Ancien joueur professionnel dans un modeste club brésilien, le père de la star est le personnage central du clan. Il s’occupe de tout ce qui touche aux affaires de son fils et a toujours le dernier mot. L’ancien maçon se montre intransigeant en affaires, voire gourmand. Il devrait toucher une bonne partie des 35 M€ de commission versée par le PSG.

Wagner Ribeiro agent historique du joueur
Apparu dans l’environnement du PSG en 2013 à l’occasion du transfert de Lucas, Ribeiro est l’agent officiel de Neymar depuis le début de sa carrière. Condamné en juin par la justice brésilienne à cinq ans de prison pour fraude fiscale, on le croyait rayé de la carte. Mais il a refait surface mardi en mettant en scène son départ pour Paris puis en prenant seul la parole hier.

Nasser Al-Khelaïfi président du PSG
Depuis son arrivée à la tête du club en 2011, le dirigeant qatarien a noué des contacts avec les plus grandes stars du football. L’été dernier, il s’était investi dans les discussions avec le clan du Brésilien. En vain. Mais le contact n’a jamais été coupé, et c’est vers lui que Neymar Senior s’est tourné pour relancer les discussions. Depuis trois semaines, le président du PSG suit les tractations heure par heure et s’appuie sur ses hommes de confiance : Jean-Claude Blanc, directeur général du club, Antero Henrique et Maxwell.

Daniel Alves défenseur du PSG
Neymar considère Daniel Alves (34 ans) comme son grand frère. Compères de longue date en sélection, les deux Brésiliens ont joué ensemble pendant trois ans à Barcelone où ils sont devenus inséparables. Ils ont passé une partie de leur ensemble. Alves connaissait tout des intentions de son ami qui l’a convaincu de lui ouvrir le chemin à Paris.

NÉ POUR ÊTRE STAR

2012. Neymar, ici avec Ronaldinho lors d’un match amical du Brésil, compte 77 sélections en Seleção (52 buts au compteur).
De son émergence à Santos à son explosion au Barça, Neymar s’est construit une réputation d’icône planétaire au fort caractère. Il n’a que 25 ans…
Par   Adrien Chantegrelet

Exister aux côtés de Lionel Messi et Cristiano Ronaldo, les deux extraterrestres de la planète foot, c’est l’exploit que réussit Neymar depuis quelques années. Le Brésilien de 25 ans culmine lui aussi dans les hautes sphères de cette galaxie de joueurs au talent hors norme dont l’aura dépasse le cadre sportif. En s’attachant les services du capitaine de la Seleção, le PSG met la main sur une mine d’or. Un joyau poli au Brésil, dans la banlieue pauvre de Santos. Le club où il a fait admirer sa technique soyeuse façonnée lors de son apprentissage du futsal. « Tout ce que j’ai appris en salle, je le reproduis sur un terrain de foot », résume le joueur.

De 2009 à 2013, évoluant à Santos, Neymar da Silva Santos Junior, fils de Neymar Senior, modeste footballeur devenu un businessman s’occupant des affaires de son fils, se voit apposer l’étiquette de futur Pelé. Un de plus… « Ils sont différents l’un de l’autre mais je pense que Neymar est plus fort techniquement que Messi. Je crois qu’il peut devenir meilleur que moi ! » ose pourtant le Roi Pelé en 2010. Le talent du phénomène est alors avéré et explose à la face du monde à travers Internet, où l’on se délecte des humiliations infligées à ses adversaires, mais le jeune Neymar est encore fougueux et imprévisible.

En 2010, un soir de match de championnat, le coach de Santos refuse que son joueur tire un pénalty. Agacé par la décision de son entraîneur, le Brésilien l’insulte. Il est sanctionné financièrement, mis sur le banc, avant que les dirigeants ne décident de limoger leur technicien… L’anecdote dit tout de l’influence du joueur que l’on envoie déjà dans les grands clubs d’Europe.

Un temps proche de rejoindre le Real Madrid, Neymar s’engage avec le Barça en 2013, contre 88 M€. Et c’est en Catalogne que le phénomène Neymar prend une tout autre ampleur. Sur le terrain (90 buts en 145 matchs), on y découvre un joueur osant des dribbles d’une insolence rare qui ont le don d’irriter ses adversaires. Et parfois son entraîneur. Mais Neymar régale et se régale. Avec Messi et Suarez, il forme la meilleure attaque de la planète, la fameuse MSN. Mais si jouer avec Messi l’enchante, il se lasse de rester dans l’ombre de l’Argentin aux cinq Ballons d’or et prend conscience qu’il aura du mal à décrocher la fameuse récompense en restant au Barça.

Hors du terrain, ce père de famille très précoce — il l’est devenu à 19 ans — fait également parler de lui. En 2016, la star a eu de sérieux problèmes avec le fisc brésilien et espagnol. Reconnu coupable d’évasion fiscale au Brésil, il est condamné à payer 45 M€ d’amende, somme actuellement en renégociation.

Il a également un petit côté provocateur, se moquant par exemple de Kurzawa et Rabiot sur son compte Instagram (78 millions de followeurs), un soir de remontada. Pas impossible d’ailleurs que l’incroyable victoire du Barça contre le PSG en 8  es de finale retour de Ligue des champions (6-1) en mars contribua à sceller ses envies de départ. Impliqué dans cinq des six buts, l’ artisan de cet exploit digéra mal, dit-on, que Messi récolte tous les bravos ou presque.

Amateur de danses brésiliennes, l’homme aux 34 tatouages assume son goût pour les virées nocturnes aux côtés de ses potes qui vivent au plus près de lui et se chargent d’organiser ses soirées. « J’ai mes défauts, je ne suis pas parfait, j’aime sortir. Mais pourquoi je ne pourrais pas faire la fête ? Je ne vois pas le problème », lançait-il en 2016 en marge de son sacre olympique. A Paris, où sa bande va évidemment le suivre et où il s’apprête à retrouver ses amis Dani Alves, Lucas, Marquinhos et Thiago Silva notamment, Neymar vient briller, sur la pelouse du Parc mais pas seulement. La Ville Lumière n’attend que ça.

Les télés se frottent les mains
Télévision

« C’est une très bonne nouvelle, bien sûr ! L’arrivée de Neymar va profiter à l’ensemble de la Ligue 1 », se réjouissait hier Thierry Cheleman, le directeur du service des sports de Canal +, codiffuseur avec BeIN Sports de la Ligue 1. « Neymar va renforcer la compétition sur le terrain, ce qui va attirer des gens dans les stades. C’est bon aussi pour nous, les diffuseurs, qui devrions enregistrer de bonnes audiences tout au long de la saison », ajoute celui qui diffusera demain soir le match d’ouverture de la saison 2017-2018 entre l’AS Monaco et Toulouse et samedi, la rencontre PSG - Amiens, en marge de laquelle devrait être présenté la star brésilienne.

Canal +, qui dispose à chaque journée des trois meilleures affiches, devrait diffuser presque tous les matchs du PSG. La neymarmania pourrait faire revenir les abonnés tentés par BeIN et SFR Sport. Le joueur pourrait relancer la chaîne cryptée, sauf s’il fait exploser le prix des droits de la Ligue 1 lors du prochain appel d’offres.

« C’est forcément une bonne nouvelle pour l’ensemble des chaînes, renchérit Laurent-Eric Le Lay, patron des sports de France Télévisions, qui diffuse la Coupe de la Ligue et la Coupe de France. Neymar a une popularité qui va au-delà des amateurs de football. Il peut attirer un autre public devant les matchs. »  

La Ligue 1 en salive déjà
Les acteurs du Championnat de France avouent leur excitation de se retrouver face à la star brésilienne.
Amiens, Guingamp, Toulouse, Saint-Etienne, Metz… Les noms des prochains adversaires du PSG ne disent peut-être pas grand-chose à Neymar mais au sein de tous les clubs de Ligue 1, dont la saison débute demain, la venue du Brésilien dans l’Hexagone suscite envie et excitation. « Son arrivée est une bonne nouvelle pour la L 1… et peut-être un peu moins lorsque nous jouerons face à lui, sourit Loïc Perrin, le capitaine stéphanois. C’est un joueur de classe mondiale, c’est vraiment top. »

Malgré l’adversité, difficile pour les futurs concurrents de faire la fine bouche devant l’arrivée d’un des trois meilleurs joueurs du monde. « C’est incontestablement une valeur ajoutée pour le PSG, mais aussi pour le championnat », estime le défenseur de Monaco Kamil Glik. Pascal Dupraz, de son côté, préfère manier l’ironie. « C’est une très bonne chose qu’il vienne en L 1, mais c’est dommage qu’il n’ait pas choisi Toulouse, s’amuse l’entraîneur du TFC. Je retiens surtout que, d’après tous les experts et les spécialistes, le championnat est faible et sans intérêt. Je me dis que pour un championnat aussi peu intéressant, c’est quand même pas mal d’avoir pu attirer un joueur comme Neymar. »

il devrait disputer son premier match le 13 août
« Ça montre que le Championnat de France est meilleur que ce que l’on veut bien dire, embraye l’entraîneur de Lyon, Bruno Genesio. Pour nous qui sommes concurrents du PSG, ça veut dire que Paris sera encore plus fort, mais cela valorise la L 1. » « Même si je suis gardien et qu’il risque de m’en faire voir de toutes les couleurs, c’est une super news », a glissé le gardien de Dijon, Baptiste Reynet, sur Twitter.

Affronter le capitaine de la Seleção représentera un immense défi pour ses adversaires. « On a toujours envie de se frotter aux meilleurs, fait remarquer le Bordelais Jaroslav Plasil. Mais il ne faut pas croire que ce sera facile pour lui. En France, ça défend bien. » Son coéquipier Gaëtan Laborde a déjà coché le dernier week-end de septembre où les Girondins iront à Paris  : « Je suis content de l’affronter. Ça titille, même si on ne le regardera pas jouer. Neymar, c’est du très haut niveau. » Le Brésilien devrait disputer son premier match le dimanche 13 août à Guingamp, là où le PSG avait perdu l’un de ses cinq matchs de Ligue 1. Face à cette perspective, le président de l’En-Avant a choisi de commenter avec humour :« Il va faire partie de la longue liste de Parisiens venus se faire taper chez nous  ! »  

« Tous les joueurs sont enthousiastes »

Stade Mar del Plata (Argentine), le 3 juillet 2011. Lors de la Copa America, Vizcarrondo et les Vénézuéliens arrachent le nul aux Brésiliens de Neymar.
Oswaldo Vizcarrondo, défenseur du Venezuela et de Troyes

Le défenseur central de Troyes, Oswaldo Vizcarrondo, est l’un des rares joueurs de Ligue 1 à avoir affronté Neymar. International vénézuélien à 75 reprises, le joueur de 33 ans explique à quel point le prodige brésilien est hors du commun.

Quels souvenirs avez-vous en tant que joueur face à Neymar ?

OSWALDO VIZCARRONDO. Notre confrontation lors de la Copa America 2011 au Stade Mar del Plata en Argentine me reste en mémoire ! C’était lors de notre premier match de poules avec le Venezuela. Il n’avait pas marqué et j’étais arrivé à le contrôler. On s’en sort avec 0-0 et ensuite on est battus en demi-finale face au Paraguay, aux tirs au but. Ce match face au Brésil reste un très bon souvenir.

Comment définiriez-vous son style ?

C’est un joueur extrêmement rapide. Il n’est pas dans le même registre que Zlatan, il n’est pas si grand, il ne joue pas sur son physique. C’est un pur attaquant sud-américain qui se déplace vite et qu’il faut sans cesse contrôler. En Amérique du Sud, nous connaissons bien ce type de joueur contre qui nous avons l’habitude de jouer…

Sentez-vous déjà une certaine effervescence concernant sa venue dans le Championnat de France ?

Cela montre que le championnat est de qualité et attractif et ça va rehausser son niveau. Les matchs face à Paris seront encore plus attendus par les joueurs et par le public…

En avez-vous déjà parlé avec vos coéquipiers ?

Pour l’instant, on attendait l’officialisation de sa venue. Je l’ai évoqué avec certains jeunes… Tous les joueurs avec qui j’ai pu en parler sont enthousiastes, et c’est normal ! C’est un joueur de très grande qualité sur lequel il faudra être très concentré, mais de toute façon, face à Paris, le danger peut arriver de partout donc il faudra être très vigilant.

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jour 30

Message par Admin le Sam 5 Aoû - 8:20

Neymar est parisien
Football Le PSG a officialisé hier soir la signature du contrat de cinq ans de Neymar. La fin d’un feuilleton haletant. Place au jeu !

La nouvelle saison de « Game of Thrones » devra s’accrocher parce que les 18 épisodes du feuilleton « Neymar, de Barcelone au PSG », valaient bien la somme de 222 M€ ! C’est fini et le dernier opus s’est noué autour d’un scénario génial, rocambolesque, inattendu, renversant et avec un suspense presque insoutenable. Mais avant tout, on va spoiler : Neymar, qui arrive ce matin à Paris, est officiellement joueur de football du PSG depuis hier soir 21 h 30 et des poussières et jusqu’en juin 2022, peu avant la Coupe du monde organisée par le Qatar.

Il deviendra aussi dans la journée un résident atypique, confortablement logé dans un palace de la capitale, détenu par le Qatar. Suivi partout par son père et agent, il va rejoindre sa mère et sa sœur au Royal Monceau (Paris VIII e) : la famille réunie comme le symbole d’un événement majeur et d’une nouvelle vie, d’un changement, une autre aventure. Mais surtout d’un événement heureux et d’un dénouement en forme de soulagement.

Aujourd’hui, son sourire parisien va conclure une séquence étouffante. Hier, il est longtemps resté cloîtré dans sa résidence barcelonaise, recevant la visite de Jean-Claude Blanc, le directeur général délégué du PSG. Alors que des supporteurs brûlaient dans la cité catalane la tunique Blaugrana floquée à son effigie, c’est le ballet de ses avocats tirés à quatre épingles, costumes sombres et Panama sur la tête qui a agité cette transaction suivie par le monde entier et minute par minute, live tweets après live tweets.

Tout le monde l’a commenté, surtout José Mourinho qui n’allait pas rater ça : « On pourra utiliser le mot cher pour les joueurs qui vont être achetés à un certain prix alors qu’ils n’ont pas les qualités, explique le Portugais. Pour 200 M€, je ne pense pas que Neymar soit cher. »

C’est finalement au siège du FC Barcelone que la fameuse clause de 222 M€ a été réglée par les juristes du clan Neymar. Peu avant 19 heures, les Catalans officialisaient la nouvelle : le Brésilien ne leur appartenait plus. Si ses avocats ont versé la pharaonique somme, c’est bien le PSG qui a réglé la note.

L’histoire aurait pu s’avérer plus simple et plus rapide. Mais dans la matinée, le feuilleton avait débuté entre crispation et tragicomédie. Ce transfert hors norme a permis à Javier Tebas, le président de la Ligue de football professionnel espagnol, de s’offrir une tribune pour raconter à peu près tout et n’importe quoi.

Le matin, il refusait l’argent des représentants de Neymar, ce qu’il n’a normalement pas le droit de faire selon ses propres textes. De l’obstruction pure et simple pour un dirigeant aux indignations sélectives. La suite est connue. « L’ambition du PSG m’a séduit, autant que la passion et l’énergie qu’il suscite, a déclaré Neymar dans un communiqué du club. Je suis prêt à relever le défi. Dès aujourd’hui, je ferai tout pour aider mon équipe à gagner, ouvrir de nouveaux horizons à mon club et donner du bonheur à ses millions de supporteurs à travers le monde. » Le PSG a bouclé le transfert du siècle, financièrement, médiatiquement et nerveusement, en dix-huit jours.
Présenté demain à 15 h 45 au Parc des Princes

En officialisant hier soir l’arrivée de Neymar dans son effectif pour les cinq prochaines années, le PSG a également dévoilé le programme des premières heures parisiennes de sa nouvelle star. Une conférence de presse est ainsi prévue à 13 h 30 au Parc des Princes. Il pourrait ensuite s’entraîner avec sa nouvelle équipe en fin d’après-midi, lors d’une séance à huis clos. Le Brésilien sera présenté au public demain à 15 h 45 au Parc, avant le premier match de la saison contre Amiens, une rencontre à laquelle il ne devrait pas prendre part (lire page 16). Le PSG avait pris contact avec la préfecture de police de Paris ces derniers jours pour anticiper l’arrivée de Neymar dans la capitale. Les dirigeants du club envisageaient une cérémonie spectaculaire, aujourd’hui, à proximité d’un grand monument de Paris, devant de nombreux supporteurs. « Mais la préfecture n’est pas très chaude pour assurer la sécurité d’un tel événement », souligne une fonctionnaire. Et pour cause, la menace terroriste plane toujours sur la capitale.
Avec Neymar, tout s’accélère
Unai Emery, l’entraîneur parisien, devrait positionner Neymar à la place de Draxler, sur le côté gauche .
L’arrivée du Brésilien au PSG va changer beaucoup de choses. Voilà comment les Parisiens pourraient jouer autour de la star.

Dans une équipe, Neymar ne sera jamais un problème mais souvent une solution. Dans le 4-3-3 traditionnel du PSG depuis plusieurs années, il se positionne naturellement côté gauche, laissant à Cavani l’axe et à Angel Di Maria le côté droit. La CND, la DCN, la NDC, appelez-la comme vous voulez, possède une fière allure. Mais nous sommes le 4 août. L’Uruguayen sera toujours là le 1 er septembre, l’Argentin peut-être pas. Neymar, forcément, condamne un titulaire de la saison passée et, compte tenu de son passé et de son passif au club, Draxler a le profil de la première victime. Quant à Lucas and Co (Pastore, Guedes, Lo Celso — on vous épargne les indésirables Jesé et Ben Arfa), ils continuent à être (ou redeviennent) des doublures lumière.

Revenons à notre attaque titulaire prévue : Di Maria à droite, Neymar à gauche, Cavani au centre. Sa complémentarité semble évidente. Di Maria est à la manœuvre et à la passe et les deux autres à la conclusion ou en relais. Car avec ces trois attaquants, tout le monde devient passeur et buteur, même si chacun est spécialiste. Neymar, lui, cumule : est-il meilleur dans l’offrande ou la conclusion ? C’est un débat impossible. Il n’y a pas que ça. Neymar donne le tournis à n’importe quelle défense, provoque des coups francs, des pénaltys, accélère, défend, change de rythme, invente des gestes. C’est une bête, un joueur à part, admiré par les footballeurs eux-mêmes.
Décisif au moins une fois par match

C’est aussi un leadeur, capitaine du Brésil et, avec lui sur un terrain, la Seleção peut remporter un titre sur son sol (médaille d’or des JO de Rio de 2016) alors que sans lui (choc aux cervicales), l’affaire finit en drame national (7-1 en demi-finale contre l’Allemagne au Mondial en 2014). Il maîtrise mieux les grands événements que Thiago Silva, même s’il n’existe aucun exploit là-dedans.

Au passage, avec Neymar, le PSG a résolu ses histoires de doublure de Cavani. Quand El Matador manque, Neymar redevient ce qu’il était à Santos, son premier club, et encore en sélection bien souvent : un attaquant axial. Draxler peut alors reprendre sa place à gauche. Mais Unai Emery (Neymar n’aura finalement connu que des techniciens hispanophones depuis son arrivée en Europe en 2013) peut aussi changer de système, tenter un 4-2-3-1 ou un 4-4-2 avec quasiment les mêmes. A deux pointes, Cavani et Neymar balaieraient le front offensif, soutenus par Pastore, Di Maria ou Draxler.

En 4-2-3-1, Neymar repasserait à gauche, Di Maria à droite, Cavani devant et, en numéro 10, Pastore évoluerait dans son meilleur rôle. C’est le nombre de milieux qui change dans ce cas-là. Verratti est tranquille. Il aurait besoin d’un Matuidi à ses côtés pour boucher les trous, en résumant. Avec Neymar, le PSG va surtout gagner ses matchs plus vite et plus largement, ses statistiques personnelles se rangeant dans la catégorie astronomique. La saison passée, c’était 26 buts et 26 passes décisives en… 52 matchs. Il sait être décisif au moins une fois par apparition.
Peu de chances qu’il joue dès demain

Neymar est un garçon rapide. Et le Brésilien aimerait certainement débuter son aventure parisienne dès demain face à Amiens dans un Parc des Princes voué à devenir son jardin. Si elle sera présentée au public plus d’une heure avant le coup d’envoi, la nouvelle star parisienne pourrait également évoluer quelques minutes. En termes d’image, cela aurait plus d’impact que des débuts à Guingamp dans le petit stade de Roudourou, le 13 août lors de la 2 ejournée de L 1.

Mais voir Neymar jouer dès demain relève de la gageure. Paris doit déjà faire homologuer son contrat auprès de la Ligue de football professionnel, à qui le club a pu soumettre dès hier soir les documents signés avec le joueur. Le processus, qui nécessite l’émission d’un contrat international de transfert par la Fédération espagnole, peut prendre entre 24 et 48 heures.
Le tour du monde en une semaine

La course contre la montre doit prendre fin avant minuit ce soir puisque pour disputer une rencontre, la LFP doit valider le contrat la veille du match. L’autre écueil de débuts précipités est la condition physique de Neymar. Le nouveau Parisien ne s’est pas entraîné depuis son dernier match samedi à Miami (Etats-Unis). Depuis, il est passé en Chine, à Dubaï en Espagne et au Portugal avant de rallier Paris avec un sixième vol. Il participera cet après-midi seulement au camp des Loges à son premier entraînement. Un peu court, même pour une pointure comme Neymar…
Le PSG et le Barça toujours sur Seri

« Lui, il ne faut pas qu’il parte. » Depuis plusieurs semaines, Lucien Favre tient le même discours au sujet de l’éventuel transfert de Jean Michaël Seri. Au vu des prestations XXL de  son milieu ivoirien lors de la double confrontation face à l’Ajax Amsterdam, le technicien suisse a du souci à se faire. Mercredi soir, à l’Arena, il a été l’un des grands artisans de  la qualification de l’OGC Nice avec, entre autres, cette talonnade géniale pour Vincent Marcel sur le but de l’égalisation.

A 26 ans, Seri est au sommet de son art. Il n’a jamais semblé aussi fort. « Ces deux matchs contre l’Ajax n’arrangent pas vraiment Nice », souffle un proche du dossier. Sous-entendu : il va falloir s’accrocher pour le garder une saison de plus sur la Côte d’Azur. Car, après la Roma et Swansea, dont les offres estimées à 20 M€ ont été refusées par les dirigeants niçois, le PSG, Barcelone et Arsenal semblent tout près de passer à l’attaque.

Paris, qui devrait vendre Blaise Matuidi pour près de 20 M€, est revenu à la charge ces dernières heures. Au Barça, Seri a des partisans, à commencer par le nouvel entraîneur, Ernesto Valverde.

Du côté des Gunners, Arsène Wenger serait également conquis par ce profil qui dispose d’une clause de 40 M€, sans aucune valeur juridique en  France. « Il ne partira pas pour moins que ça », estime le président Jean-Pierre Rivère, quand d’autres affirment que l’affaire pourrait se boucler autour de 30 M€. Après la vente annoncée de Dalbert, qui devrait rejoindre l’Inter Milan pour plus de 20 M€, l’OGC Nice pourrait réaliser une plus-value historique.

Pour rappel, Seri a débarqué sur la Côte d’Azur en provenance de Paços de Ferreira, contre un chèque de… 700 000 €. Dans le sens des arrivées, le Gym songe sérieusement à Wesley Sneijder, libre depuis la résiliation de son contrat avec Galatasaray

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jour 31

Message par Admin le Dim 6 Aoû - 10:08

Daniel Alves, artisan de la victoire du PSG en ouverture du championnat de L 1, regrette que les Espagnols empêchent pour l’instant son ami Neymar de jouer.

Hier après-midi, Daniel Alves, 34 ans, était la seule recrue parisienne au coup d’envoi. Et quelle recrue ! Un renfort de poids pour la défense du PSG. Pourtant, on ne lui a parlé que de… Neymar. Le latéral droit brésilien, très proche du crack avec lequel il a partagé trois saisons au Barça, n’en prend pas ombrage. Au contraire.

Comment avez-vous vécu l’arrivée de Neymar ?

DANIel ALVES. (Sourire.) Déjà, je précise que je n’ai rien, rien à voir avec sa venue ! C’est même l’inverse. Je dois remercier Neymar d’avoir parlé de moi aux dirigeants du PSG quand il a su que je voulais quitter la Juventus. Il leur a dit que je serais une grande recrue pour le club. Evidemment, s’il l’a fait, c’est qu’il devait avoir sa petite idée… Mais je n’ai eu absolument aucune influence. Je lui ai seulement dit : « Sois heureux, quelle que soit la décision que tu prennes. » Je ne veux que le bonheur des miens. Il a choisi seul. Il a bien grandi, le petit. J’ai joué un rôle dans sa venue au Barça. Ici, tout vient de lui…

C’est un coup dur pour le Barça ?

Quand on perd un joueur de ce niveau, sûrement. Mais le Barça fait la même chose avec les autres équipes ! Je peux vous dire qu’on ne vient pas pour l’argent mais parce qu’on est motivés par les défis, la passion pour ce sport. Quand tu ne peux plus apporter, tu t’en vas. Le monde ne se résume pas à Barcelone, contrairement à ce que pensent certains. Je ne veux pas polémiquer. Le club est grand par son histoire, celle que font les joueurs qui y viennent. Mais les joueurs ne sont quand même pas obligés de rester au Barça. Idem quand Barcelone vire les joueurs… Il n’y a rien à dire. J’y ai connu une fin d’histoire particulièrement brutale mais personne ne m’enlèvera mon palmarès. On essaie de respecter les autres, mais qui nous respecte ?

Neymar a-t-il voulu se détacher de l’ombre de Messi ?

Je ne crois pas qu’il se soit demandé s’il était mieux près ou loin. Il voulait juste un défi différent. Il faut respecter ce choix.

Ils l’attendent comme le Messie

Il n’y a pas que les supporteurs qui s’impatientent de voir jouer Neymar. Ses coéquipiers, ravis de sa rapide intégration, aussi. En attendant, ils ont gagné.

« Le rythme va revenir petit à petit. » A sa sortie du terrain, Presnel Kimpembe reconnaissait aisément que le succès contre Amiens (2-0) était un brin poussif. Les Parisiens étaient surtout satisfaits, en signant un succès lors de la première journée pour la troisième saison d’affilée, de ne pas être tombés dans le piège. « Lorsqu’on joue contre un promu, c’est toujours délicat, explique le milieu parisien Adrien Rabiot. On a été sérieux. On aurait pu marquer plus de buts mais c’est déjà bien. On est tous un peu en difficulté physiquement car on a repris assez tard. »

Ce manque de tempo a sauté aux yeux par moments. La domination parisienne a été permanente mais le succès s’est dessiné assez tard, notamment grâce à Pastore qui a clos un suspense sensiblement frelaté. « C’est fantastique de commencer la saison avec un but, apprécie cependant l’Argentin. On a remporté les trois points, c’est ce qui était le plus important. » L’essentiel était pourtant ailleurs.
Changement de dimension

L’arrivée de Neymar à Paris la veille et la présentation du Brésilien au public avant le coup d’envoi ont phagocyté toute l’attention, y compris un peu celle des joueurs. « On a senti tout de suite la différence avec ce qui s’est passé autour du club les jours qui ont précédé son arrivée, reconnaît Rabiot. Depuis qu’il est là, il y a une marée humaine à chaque fois qu’il passe quelque part. C’est vraiment incroyable. »

Une lumière braquée au-dessus du club parisien à laquelle il va falloir s’habituer. « Mais le contexte est positif, se réjouit Unai Emery. L’enthousiasme et l’excitation des supporteurs parisiens et du foot français, c’est bon ! Avec Neymar, le PSG est encore plus grand. »

Pastore a bien compris ce changement de dimension et reconnaît avoir cédé son numéro 10 à son nouveau coéquipier sans difficulté : « On m’a posé la question cinq jours avant qu’il arrive et je sais qu’il est important pour le club que Neymar ait le no 10. Cela ne m’a pas posé de problèmes. » Celui du PSG est plutôt de savoir quand sa nouvelle tête d’affiche pourra jouer. En attendant, son intégration se passe visiblement très bien. « C’est quelqu’un de super cool. Il est jeune aussi (25 ans), donc il s’est vite intégré à l’équipe, conclut Rabiot. Il y a pas mal de Brésiliens, donc c’est plutôt facile mais il échange avec tout le monde. Il est joyeux et festif. »

Le Brésilien encore absent à Guingamp ?

Un suspense total enveloppe la première de Neymar, à la recherche de son certificat international de transfert (CIT). Son dossier a été transmis jeudi dernier par les instances françaises à l’Espagne. La Fédération de la péninsule Ibérique dispose de sept jours pour répondre à une demande de CIT. Ce sera donc fait, au maximum, mercredi soir. Passé ce délai, la Fédération française lancera une procédure auprès de la Fifa, l’instance mondiale du foot. Il faut alors attendre la décision du juge unique de la commission du statut du joueur de la Fifa. Cela peut prendre encore dix jours, tout au plus. Un délai incompatible avec la présence de la recrue star à Roudourou le 13 août. Pas de quoi, a priori, manquer pour Neymar la réception de Toulouse le 20 août au Parc.

Déjà prince du Parc

Présenté en rock star avant la première rencontre de la saison à domicile face à Amiens, Neymar a fait un tabac. Et éclipsé la victoire de son PSG (2-0). Maintenant, tout le monde attend qu’il joue !

Bien sûr, il n’a pas joué. Mais on n’a vu que lui. Neymar da Silva Santos Junior a encore rythmé la journée parisienne hier. Avec, en point d’orgue, sa présentation aux supporteurs avant le match. Il est 16 h 8. Le PSG a mis les petits crampons dans les grands pour célébrer l’arrivée du plus illustre joueur de son histoire. Large drapeau rouge barré d’un « Bem vindo Neymar Jr », mini-feu d’artifice et accueil par le président Nasser Al-Khelaïfi sur une estrade dressée devant l’entrée des joueurs…

Le stade n’est qu’aux trois quarts plein mais l’ovation est énorme lorsque le Brésilien pénètre sur la pelouse dans la tenue « blaugrana » du PSG. « Paris, c’est magique, lance-t-il en français, en souriant. Ici, c’est Paris ! » L’ancien Barcelonais sacrifie ensuite à un long tour d’honneur. « Vous ne rêvez pas, le capitaine de la Seleção est à Paris », lance le speaker du PSG, comme s’il fallait encore se pincer pour y croire. Seize minutes plus tard, torse nu, Neymar quitte la scène en rock star pour laisser place à l’échauffement de ses coéquipiers.
Les maillots s’arrachent

S’il l’avait pu, le numéro 10, bizuté vendredi soir lors de la mise au vert et qui a déjà trouvé sa place dans les vestiaires entre Thiago Silva et Dani Alves, aurait joué quelques minutes contre les Amiénois. Mais les atermoiements des autorités footballistiques espagnoles, qui ne lui ont pas délivré à temps son certificat de sortie, ont gâché la fête

L’idole de la capitale, en bandana noir et large tee-shirt noir aux manches rayées de blanc, a dû se contenter de suivre la victoire de ses coéquipiers en loge à côté de son père et entouré d’un clan omniprésent et démonstratif. Suffisant pour confirmer la Neymarmania. La boutique du Parc a d’ailleurs été prise d’assaut dès la fin de matinée et la tunique jaune floquée Neymar Jr, vendue à plus de 10 000 exemplaires vendredi, était encore en rupture de stock hier soir.

« J’en ai pleuré comme un ado, c’était de la folie, souffle Salim, un abonné toulousain. Sans avoir encore joué, il a déjà conquis le public. Le match en lui-même ? Pas terrible. Mais rien que pour Neymar, ça valait le coup de venir. » Mondher, ultra de la tribune Auteuil depuis 1999, a rarement vécu une telle ambiance. « C’était vraiment particulier par rapport à la saison dernière et tout ce qu’on a vécu, lâche-t-il. J’ai senti un stade en feu et j’espère que ce sera comme ça toute la saison. C’est un immense joueur. On est contents de l’avoir avec nous. »

Grâce à Neymar, le PSG va asseoir son statut de place forte au Brésil. « Je l’’avais déjà vu en vrai deux fois dans ma vie : à la Coupe du monde 2014 pour Brésil - Colombie et lors de la dernière Coupe des confédérations pour Brésil - Mexique, explique Paulo, étudiant brésilien en école d’ingénieurs. Là, c’est passé très vite. Mais c’est sûr que je reviendrai au Parc plus souvent pour le voir jouer. C’est une idole chez nous. » Une idole pour qui le club a exceptionnellement illuminé la tour Eiffel hier soir aux couleurs du Brésil et du PSG. Neymar était d’ailleurs sur place peut avant minuit. Paris lui appartient.

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jour 32

Message par Admin le Lun 7 Aoû - 13:21

Et si Mbappé arrivait aussi à Paris ?

Football Le mercato parisien ne s’arrête pas avec Neymar. Le PSG est prêt à une nouvelle folie et rêve d’associer Mbappé à sa nouvelle star brésilienne. Le prodige français n’est pas insensible du tout.

Une sentinelle et un défenseur central sont toujours attendus à Paris cet été. Mais le PSG, après Neymar, peut aussi s’offrir une dernière folie, un joueur offensif de renom. La piste prioritaire, « idéale » dit-on au club, se nomme Kylian Mbappé (Monaco). Derrière, il y a Philippe Coutinho (Liverpool), une idée initiée par l’ex-Barcelonais lui-même (nos éditions du 25 juillet). Mbappé et Coutinho ont un prix faramineux : 180 M€ pour le premier, 100 M€ pour le second.

Après avoir déboursé 222 M€ pour Neymar, comment Paris peut-il s’y prendre ? Le plan, en deux étapes, est le suivant.

1. Vendre les joueurs dont le PSG ne veut plus pour commencer à amortir les charges que représente la venue du prodige brésilien. Il s’agit prioritairement de Krychowiak, Jesé et Aurier. Cette triple opération peut rapporter plus de 60 M€. Antero Henrique, le directeur sportif, a suscité l’admiration en interne quand la transaction de Jean-Kevin Augustin, parti pour Leipzig, a été connue : 16 M€ hors bonus. C’est considérable compte tenu du niveau et des promesses affichées par l’attaquant formé à Paris.

2. Se séparer d’Angel Di Maria. A ce jour, ni le PSG ni l’Argentin ne veulent se quitter. Seulement, l’ex-Madrilène dispose d’une cote énorme sur le marché (70-80 M€). Avec cet argent, l’hypothèse Mbappé (ou Coutinho) prend une épaisseur nouvelle. Mbappé, comme beaucoup, est fou de Neymar. Le clan du Monégasque soutient que le PSG continue sa cour effrénée en proposant une attaque vertigineuse : Neymar-Cavani-Mbappé. L’attaquant de 18 ans a aussi évolué dans sa réflexion et met le PSG devant les autres courtisans, dont Madrid. C’est la star d’aujourd’hui, mais aussi des dix prochaines années, c’est un Français, un international, une future marque planétaire sans doute.
Lucas et Matuidi se posent des questions

Coutinho, 25 ans, a lié de longue date une amitié avec Neymar. Ils évoluent ensemble pour la sélection brésilienne depuis les U 17. Ils ont remporté la Copa America U 20 ensemble en 2011, avec Lucas aussi au passage.

Le PSG n’a pas peur du fair-play financier instauré par l’UEFA, car il considère que l’opération Neymar sera vite rentable grâce à la cession de joueurs, la renégociation des contrats avec ses sponsors et toutes les retombées marketing qui n’en sont qu’au début. Neymar coûte 117 M€ par saison au PSG (transfert + salaires). Il pourrait rapporter dès cette saison entre 50 M€ et 70 M€ par le biais des contrats publicitaires revus à la hausse et des produits dérivés.

Des joueurs déçus par leur nouveau temps de jeu peuvent aussi encore partir. Selon le journal allemand « Bild », Julian Draxler, première victime de l’arrivée de Neymar, pourrait rejoindre… Barcelone. Son agent était en Catalogne hier. Paris peut déjà espérer le revendre plus cher que son prix d’achat (38 M€).

Dans les couloirs du Parc après la victoire contre Amiens (2-0), deux autres joueurs paraissaient agacés. Lucas, une nouvelle fois en tribunes, ne comprend pas ce désamour soudain, voyant Guedes lui passer devant dans la hiérarchie. L’AS Rome et Liverpool le suivent.

Blaise Matuidi, lui, vient de se retrouver deux fois de suite sur le banc, ce qui ne lui est pas arrivé souvent dans la capitale. S’il prend du recul, il regrette en privé un manque de considération. Mais un départ, dans l’idéal pour l’Angleterre, demeure aussi une possibilité.

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jour 33

Message par Admin le Jeu 10 Aoû - 19:07

Neymar s’éclate à St-Trop’ s’éclate à Saint-Trop

Football Le Brésilien et ses amis ont mis le cap sur Saint-Tropez depuis dimanche. Récit de l’escapade varoise de la nouvelle star du PSG, qui reprendra l’entraînement demain.

La nouvelle vie de Neymar sur le sol français sent bon le sable chaud, la mer, les vacances entre amis et rime avec farniente. En attendant de recevoir son certificat de transfert international (CTI) lui donnant l’autorisation de jouer pour le PSG ( lire page suivante), le footballeur le plus cher de l’histoire met à profit les deux jours et demi de repos accordés aux Parisiens par le staff du club. Puisqu’il aura tout le temps de découvrir les charmes de la capitale au cours des cinq prochaines années, le Brésilien a mis le cap sur Saint-Tropez (Var) depuis dimanche après-midi aux côtés de ses « Toiss », l’inséparable bande d’amis qui gravite autour de lui depuis son enfance au Brésil.

Et la petite troupe ne passe pas inaperçue, puisque le nouveau joueur du PSG est accompagné par treize de ses potes lors cette virée qui devrait s’étirer jusqu’à demain matin, jour de la reprise de l’entraînement au camp des Loges. Le cadre de cette escapade dans le sud de la France est idyllique, évidemment. Neymar et ses amis ont en effet pris leurs quartiers dans une luxueuse villa privée posée sur les rochers du cap Saint-Pierre et située dans la baie des Canebiers. L’invitation à résider dans cette prestigieuse propriété aurait d’ailleurs été lancée par l’un des patrons de Nike, l’équipementier de Neymar.

Beyoncé pourrait le rejoindre
Mais la bande d’amis ne s’est pas éternisée dans cette demeure dimanche soir, préférant s’octroyer du bon temps dans un restaurant huppé de la ville avant de filer aux Caves du Roy, une boîte de nuit de Saint-Tropez qu’elle a fini par quitter au petit matin. L’ambiance est détendue et Neymar, qui vient de vivre une semaine agitée et rythmée par son transfert au PSG, s’offre un petit bol d’air. Et des vacances prolongées, loin de l’agitation ayant entouré sa venue à Paris. L’En Avant Guingamp et le stade de Roudourou, que le Brésilien pourrait retrouver dimanche soir, ne semblent pas encore au cœur de ses préoccupations, davantage portées sur ses festivités tropéziennes.

Initialement attendu hier après-midi au Nikki Beach, Neymar prend finalement la direction du Bagatelle Beach, un restaurant situé du côté de la plage de Ramatuelle où se trouve le yacht sur lequel il a passé le début de sa journée. Les paparazzis sont aux aguets et immortalisent les facéties du Brésilien au maillot de bain vert fluo aperçu en train de sauter depuis le ponton du bateau. Adepte des réseaux sociaux, l’entourage du joueur s’empresse également de partager sur Instagram ces moments de convivialité.

La suite des réjouissances s’annonce tout aussi intense et électrique. Car il se dit que la chanteuse américaine Beyoncé devrait également débarquer à Saint-Tropez aujourd’hui pour y retrouver l’ancien attaquant du FC Barcelone. Clin d’œil du destin, la pop star avait d’ailleurs assisté, au côté de son mari Jay Z, au premier match de Neymar au Parc des Princes lors de la venue des Blaugrana à Paris… en septembre 2014.

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jour 34

Message par Admin le Jeu 10 Aoû - 19:14

L’Espagne fait durer jusqu’au bout

Le blocage viendrait très probablement de la Ligue espagnole dont le président, Javier Tebas ,a vivement critiqué le transfert de Neymar au PSG.
PSG Le club attend toujours le document nécessaire à l’officialisation du transfert de Neymar. Paris est l’otage d’un conflit entre la Fédération et la Ligue espagnole.

Ce matin, Neymar ne peut toujours pas être enregistré par les instances françaises en tant que joueur du PSG. Même si le Brésilien est bien loin de toutes ces inquiétudes administratives, sous le soleil de Saint-Tropez (voir page précédente), rien n’a bougé entre les Fédérations espagnole et française concernant le fameux CIT (certificat international de transfert), la dernière paperasse indispensable pour inscrire Neymar dans les fichiers de la FFF puis dans ceux de la Ligue de football professionnel (LFP). Si le contrat de cinq ans signé par le prodige de 25 ans jeudi dernier est bien valable, il ne vaut pas grand-chose sans ce papier…

Si le document n’arrive pas d’ici jeudi, la Fifa prend le relais
Alors pourquoi ce retard ? Rien ne filtre sur la position des instances espagnoles. Officiellement, on nous a évoqué hier un simple problème d’agenda. Au cœur du mois d’août, le temps de réaction serait plus long que d’habitude… Un peu léger comme explication. Surtout pour un transfert à 222 M€, sachant qu’habituellement quelques minutes sont nécessaires pour l’échange d’un tel document entre deux Fédérations aussi importantes.

Officieusement, il y a bien un blocage. Qui viendrait de la Ligue espagnole, ouvertement opposée au transfert de Neymar et en conflit avec sa Fédération. Le CIT arrivera-t-il avant jeudi, le délai maximum autorisé ? La LFP française n’en a aucune idée. Si jamais ce délai est dépassé, la Fifa prendra la suite. Ce qui pourrait allonger le feuilleton jusqu’à dix jours supplémentaires. De quoi priver Neymar du déplacement au stade de Roudourou à Guingamp dimanche, comme nous l’avions expliqué dimanche dernier.

Une situation qui ne sera pas pour déplaire au président du FC Barcelone, toujours un peu amer du départ du « N » de sa « MSN » (Messi, Suarez, Neymar). Hier, lors d’un congrès de supporteurs, Josep Maria Bartomeu a envoyé quelques piques au PSG et à son ancien joueur. « Nous sommes un club avec cent dix-huit ans d’histoire, plus de 140 000 socios, il est à nous, aux socios, pas à un cheikh ou un oligarque », a lancé Bartomeu, préférant souligner la « fidélité de Lionel Messi ou d’Andrés Iniesta », les « exemples » à suivre. « Neymar appartient au passé. Les 222 M€ que nous avons reçus seront gérés avec prudence, rigueur et sérénité », a conclu le président du Barça, toujours à la recherche d’un remplaçant.

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jour 35

Message par Admin le Jeu 10 Aoû - 20:04

Neymar déjà comme chez lui à Paris

Neymar a participé à son troisième entraînement avec le PSG.
Psg La star brésilienne, qui a repris l’entraînement hier, bénéficie de conditions de travail optimales. Tout est fait au sein du club pour que l’ex-Barcelonais se sente au mieux.
Royal Monceau, boulot, resto. La vie de Neymar n’est pas celle du commun des mortels. Mais pris dans un tourbillon depuis son arrivée dans la capitale il y a une semaine, la star brésilienne de 25 ans semble déjà parfaitement à l’aise à Paris. Hier, Neymar n’a effectué que son troisième entraînement avec le PSG. Après deux jours de repos et de fête à Saint-Tropez (Var), il a démontré qu’il faisait tout à fond, sur comme en dehors du terrain.

Le n° 10 est arrivé en provenance du palace où il séjourne, dans un van aux vitres teintées impénétrables, un peu avant 10 heures, au milieu du peloton parisien. Quatre heures plus tard, il est reparti par le même biais, à toute allure et suivi par un deuxième véhicule sous le regard de fans qui le guettaient depuis le début de la matinée.

Un garde du corps 24 heures sur 24
Neymar a droit aux égards et aux mesures de sécurité d’un chef d’Etat. « L’effet Neymar, c’est bon pour nous, sourit un vigile aux abords d’un camp des Loges transformé en forteresse. Les effectifs ont été doublés. C’est pour que les joueurs se sentent à l’aise. » Et la star planétaire en premier lieu.

Le PSG a aussi mis à sa disposition un garde du corps chargé de veiller sur lui 24 heures sur 24. « La mobilisation est totale autour de lui pour que son intégration soit ultra-rapide », confirme-t-on au club.

Sur le terrain, la séance d’une heure et demie a été copieuse. L’ex-Barcelonais affiche un sourire détendu entre les exercices et un investissement total pendant. « Le PSG savait qu’il recrutait l’un des meilleurs joueurs du monde, cela se confirme sur le terrain, constate un familier du vestiaire. Personne n’est surpris. Lui non plus. Il savait où il mettait les pieds. » On a néanmoins trouvé un domaine dans lequel le dribbleur brillera moins que le gardien Kevin Trapp ou l’attaquant Edinson Cavani : la musculation. Sous le chapiteau aménagé à l’orée du camp militaire de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), Neymar et ses 68 kg ont parfois peiné.

La filière brésilienne, qui a déjà facilité son arrivée, fonctionne à merveille pour accompagner ses premiers pas. Hier, au cours de l’échauffement, Thiago Silva, Marquinhos, Dani Alves et Lucas se concentraient dans un rayon de 2 m autour du joyau. Même marquage dans le vestiaire.

« Il est déjà proche de la colonie sud-américaine, complète un autre familier du club. Comme il ne parle pas français, les autres joueurs n’ont pas encore eu vraiment l’occasion de discuter avec lui. Mais il salue tout le monde, il est souriant et open. Il ne fait pas sentir la même distance qu’Ibra vis-à-vis de certains à son arrivée. » Le néo-Parisien, qui se déplace en bande, n’est pas dépaysé par cet accompagnement. Hier, c’était au tour de Diogo Fialho et Léo Venditto, deux de ses amis, de l’accompagner à l’entraînement. En début d’après-midi, Neymar a une nouvelle fois prouvé qu’il savait vivre, en filant directement à l’Atelier de Joël Robuchon, dans le VII e arrondissement de la capitale. Il a partagé cette table prestigieuse avec ses parents et ses amis. Une journée comme les autres dans la vie de Neymar, qui vit à l’hôtel mais semble déjà se sentir à la maison.

La Ligue nationale (LFP) n’a toujours pas reçu le certificat international de transfert de Neymar de la part de la fédération espagnole. Si le document n’arrive pas avant ce soir, le Brésilien ne devrait pas jouer à Guingamp, dimanche.

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Article 36

Message par Admin le Ven 11 Aoû - 6:58

Emirates poursuit la route avec le PSG

Fly Emirates « ne voit aucune raison » de résilier son contrat de sponsor maillot avec le Paris Saint-Germain, malgré la crise qui oppose les Emirats arabes unis au Qatar, propriétaire du club parisien, a déclaré hier un porte-parole de la compagnie aérienne. Après le transfert de Neymar du FC Barcelone au PSG pour la somme record de 222 M€, s’était posée la question de savoir si le contrat entre le PSG et Fly Emirates était toujours d’actualité.

« Emirates a un contrat de sponsor avec le club de football français du PSG jusqu’en 2019. Jusqu’ici, le club a rempli toutes ses obligations et nous ne voyons aucune raison de résilier le contrat », assure le porte-parole. « Il n’y a pas de sujet Emirates, le partenariat se poursuit comme prévu », a déclaré de son côté le club parisien. Une grave crise diplomatique oppose le Qatar à ses voisins, dont les Emirats arabes unis, qui l’accusent de soutenir le terrorisme et de ne pas prendre assez de distance avec l’Iran. Le 5 juin, les Emirats arabes unis, l’Arabie saoudite, Bahreïn et l’Egypte ont rompu leurs relations avec le Qatar et ont imposé de sévères restrictions aériennes, maritimes et terrestres autour du richissime émirat gazier.

Kylian Mbappé pousse pour le PSG
Comme nous l’indiquions dans nos éditions de lundi, le PSG rêve d’associer Neymar et Kylian Mbappé. De son côté, l’attaquant de Monaco, 18 ans, fait du club de la capitale sa priorité et pousse de plus en plus pour que l’opération puisse se réaliser. Hier, deux journaux espagnols, « Marca » et « Sport », ont indiqué sur leur site Internet que le transfert était bouclé pour un montant de 180 M€ bonus compris. Le second indiquait même que Mbappé serait présenté au Parc des Princes lundi.

On n’en est pas là. La porte pourrait s’ouvrir du côté de Monaco, qui refusait dans un premier temps de vendre à son concurrent direct. La prolongation du contrat du jeune prodige qui court jusqu’en 2019 est au point mort. Et le modèle de l’ASM repose sur des ventes XXL.

Moins protégé et chouchouté
Ces jours-ci, les pistes de certains grands clubs tendent à se refroidir. Bale a été confirmé au Real Madrid et le Barça fonce sur Dembélé. Le club de la principauté affirmait hier n’avoir reçu aucune offre du PSG et par conséquent qu’aucun accord n’était trouvé.

La volonté du natif de Bondy (Seine-Saint-Denis), désormais claire, pourrait être renforcée par des relations de plus en plus tendues avec les joueurs et le staff de Monaco. Dans un contexte forcément déroutant à ce stade précoce de sa carrière, l’attaquant n’est plus protégé et chouchouté comme il pouvait l’être par le passé.

Du côté du club parisien, beaucoup plus que de l’envie, c’est la question de la faisabilité de l’opération qui se pose, notamment pour respecter le fair-play financier. Contacté, le PSG dément formellement un accord avec Monaco pour l’international français (4 sélections). Le compte Twitter arabe de BeIN Sports, groupe détenu par le Qatar comme le club, assure qu’aucune offre n’a été formulée pour la pépite monégasque.

Le Brésilien attendu à Guingamp
Cette fois, le dénouement semble imminent. Alors que le PSG attend depuis plus d’une semaine de pouvoir enregistrer Neymar dans son effectif, la situation pourrait se débloquer dans la journée et permettre à l’attaquant brésilien de jouer à Guingamp. Pour que la star fasse ses débuts en Bretagne dimanche, il faut que les autorités espagnoles adressent le Certificat international de transfert (CIT) d’ici à demain soir. Hier en fin de journée, la Ligue (LFP) n’avait toujours pas reçu le fameux sésame, mais l’optimisme régnait dans les bureaux du club. Des lenteurs dans les écritures bancaires auraient retardé l’arrivée des 222 M€ de la clause libératoire sur les comptes du club catalan, qui bloquait la délivrance des documents. Ces problèmes auraient été résolus hier. Plus rien ne s’opposerait donc à la délivrance du CIT, même si une certaine prudence doit persister, car le Barça a mal vécu le transfert de sa vedette et n’a pas fait preuve d’une grande volonté ces derniers jours pour faciliter les opérations.

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article 37

Message par Admin le Sam 12 Aoû - 11:59

Neymar libéré, Paris délivré Neymar LIBÉRÉ, Paris DÉLIVRÉ

Football Ligue 1. Après une longue semaine d’attente, son certificat de transfert est enfin arrivé d’Espagne : la pépite du PSG, désormais qualifiée, va pouvoir jouer. Ce sera demain soir à Guingamp.

Il paraît que les blagues les plus courtes sont les meilleures. Après une très longue semaine, là où il faut normalement quelques minutes, un jour tout au plus, l’Espagne a mis fin à l’incroyable et pathétique attente liée au fameux certificat international de transfert de Neymar. Les instances locales ont fini par le délivrer et la Ligue de football professionnel française a homologué hier après-midi le contrat du Brésilien, définitivement joueur du PSG pour cinq ans et contre 222 M€ payés jusqu’au dernier centime à Barcelone. Plus rien ne s’oppose à cette nuit interminable. Place à la lumière, au jour, à la vie avec Neymar ! C’est quand ? C’est demain soir, chez les Bretons et on a le droit de danser tous en rond.

Le transfert le plus retentissant de l’histoire du Championnat de France commencera demain soir sa nouvelle vie à Guingamp. A 21 heures et des poussières, le n o 10 de rêve va réenchanter le football français sous les feux d’une Ligue 1 les yeux grand ouverts, au stade de Roudourou comme devant Canal +, qui va sans doute promouvoir la personne qui a décidé de caler ce Guingamp - PSG en clôture de cette 2 e journée.

Attention, une attraction mondiale débarque ici-bas et la neymarmania profite à tout le monde. « D’habitude, avec la réception du PSG, on pourrait remplir une enceinte de 40 000 places, souffle-t-on du côté de l’En Avant. Cette fois, on a eu 80 000 demandes. » Les médias du monde entier vont découvrir Guingamp et sa formidable région, tous les hôtels dans un rayon de 40  km autour de la ville étant pleins.

Comme un Messi ou un Cristiano Ronaldo, Neymar vit au-dessus de l’équipe et des règles de concurrence. Pour Emery, qui a toujours mis sur le même plan Nkunku et Di Maria, au moins dans les mots, c’est une nouveauté : « On veut tous qu’il soit dans le onze de départ. Il est prêt. C’est un joueur dont nous avons besoin. » Ce n’est pas forcément PSG - Amiens (2-0) qui lui a donné tort.

Un match va enfin étancher notre soif de Neymar. Si jamais au PSG certains trouvaient la pression trop lourde, le Brésilien va les soulager en prenant tout pour lui. Les suiveurs du Brésil le savent : le capitaine de la Seleção adore endosser le poids de tout un pays tout en conservant sa joie de vivre naturelle, les doigts en l’air et le sourire en guise de salut.

Mais ils ne pourront pas se retrancher bien longtemps derrière lui. Il y a une contrepartie : demain soir, ils devront être au maximum, pour épater Neymar et se montrer dignes de lui (lire aussi page suivante). Ce n’est pas forcément sur les terrains de Dijon ou Troyes que le prodige est venu tenter de décrocher son premier Ballon d’or mais tout comptera à l’arrivée et l’exigence commence en Ligue 1.

L’attaquant ne sera peut-être pas génial, entre une dizaine de vols depuis deux semaines, un transfert lourd à encaisser (sans jeu de mots) et seulement cinq entraînements communs avec ses partenaires en comptant celui d’aujourd’hui. Mais ceux qui ont la chance d’avoir vu certaines de ses séances racontent un Brésilien en forme, régalant déjà par la passe, les buts ou des gestes inédits. Terrain hostile à Paris ces dernières années, Guingamp pourrait cette fois se révéler trop petit pour le talent du Ney. Il y a eu un Championnat de France avant Neymar. Demain soir, tout aura changé.

En avant Neymar !
C’est donc à Guingamp que la star parisienne va étrenner son nouveau maillot dans un contexte piégeux.

Pour un joueur choyé et protégé comme Neymar, les effets de surprise sont parfois limités. Toujours escorté d’une avalanche de flashs, de plusieurs de ses coéquipiers brésiliens ou des conseils de son entraîneur, le numéro 10, star de la Seleção, va découvrir son nouvel univers de travail demain soir à Guingamp. Mais la prudence sera de mise dans un contexte piégeux, avec 11 adversaires et 18 000 supporteurs armoricains sans doute survoltés.

Paris n’a gagné qu’une fois au Roudourou lors de ses quatre derniers voyages, pour un nul et deux défaites, notamment celle de l’an passé (2-1). « Les joueurs ont prévenu les recrues, Dani Alves, Yuri (Berchiche) et Neymar, que c’était un match difficile, que nous avions besoin de bien travailler », glisse Unai Emery. L’entraîneur a insisté auprès de sa nouvelle pépite, qu’il couve de toutes les attentions.

Il l’a non seulement briefée sur les caractéristiques de la Ligue 1, mais aussi sur son mode de fonctionnement. « Je le protège parce qu’avant d’être un top joueur, c’est surtout une personne », glisse le Basque dans un accès de paternalisme. Et même si Neymar fait tout pour se fondre dans le groupe, à grands coups d’éclats de rire et d’enlacements de ses coéquipiers, il est vite ramené à la réalité dans un décor jamais vu à Paris. Ces files de visages qui le guettent pendant des heures devant le camp des Loges, quitte à ne voir que des vitres teintées défiler à toute allure. Ces maillots qui se vendent par milliers. Cette sécurité inédite et cette folie médiatique qui lui rappellent dans quelle sphère le place le PSG.
dans le onze de départ sur le côté gauche

Côté jeu, Neymar bouillonne. Alors qu’il a joué plus de 50 matchs officiels au cours de chacune des quatre dernières saisons, le dribbleur est sevré de compétition depuis deux mois et demi. « Physiquement, il est capable de disputer les 90 minutes », assure Emery, qui lui donnera tout le temps de jeu qu’il voudra. Neymar va se glisser dans le onze de départ sur le côté gauche. Il sera facile d’évaluer son apport, puisque le système de jeu devrait rester le même que d’ordinaire, et cette arrivée se fera aux dépens de Pastore.

Dans l’attaque parisienne, il y aura donc Neymar, Cavani et sans doute Di Maria, laissant rien de moins que Pastore, Lucas, Ben Arfa, Jesé (absent pour raisons personnelles), Draxler et Guedes sur le banc ou hors du groupe. L’accueil au Novotel de Saint-Brieuc, ce soir, devrait confirmer côté coulisses la nouvelle ère dans laquelle a pénétré le club. Côté terrain, il faudra patienter 24 heures de plus pour le savoir.

« Personne n’aurait pu imaginer qu’il quitterait le Barça »
Xavi, ex-capitaine du FC Barcelone, vainqueur de quatre Ligues des champions.

De retour à Doha (il joue dans le club qatarien d’Al Sadd), où il sera l’un des ambassadeurs de la Coupe du monde 2022, et après quelques jours de vacances chez lui en Catalogne, le légendaire milieu de terrain Xavi évoque l’arrivée de Neymar au PSG.

Comment avez-vous vécu l’affaire Neymar, son départ du Barça et son arrivée au PSG ?

XAVI. Cela a été sa décision et il faut la respecter. C’est un choix personnel. Aujourd’hui, les joueurs évoluent là où ils en ont le plus envie. Mais personne n’aurait pu imaginer qu’il quitterait le Barça.

Vous avez été surpris ?

Enormément ! C’est bizarre qu’un joueur ne veuille pas rester au Barça. C’est même très rare. Cela faisait dix-sept ans que cela n’était pas arrivé, depuis le départ de Luis Figo au Real Madrid. Comme pour Ney, cela avait été son choix à l’époque.

Le départ de Neymar a été très mal vécu à Barcelone en tout cas…

Je ne sais pas trop comment ça s’est passé, s’il y a eu des réunions, des conversations… Ce transfert record est sujet à beaucoup d’interprétations. Je comprends que les supporteurs blaugrana soient énervés, car Ney n’a donné aucune explication. Il est parti du Barça sans faire de conférence de presse, ni rien… Enfin, c’est comme ça. On verra bien ce qu’il donnera au PSG. Ce dont je suis sûr en revanche, c’est que le Barça ne s’attendait pas à ce qu’un club puisse payer la clause de 222 M€. Maintenant, il va falloir bien gérer cet argent.

De fait, on parle beaucoup de Dembélé pour le remplacer…

C’est un joueur versatile, avec beaucoup de qualités physiques et techniques, et très rapide en plus. Il est excellent dans la dernière passe. Maintenant, il a 20 ans… Cela veut dire deux choses : qu’il a tout le futur devant lui, mais qu’il devra démontrer qu’il a aussi la force mentale pour s’imposer dans un club aussi exigeant que le Barça. Son âge est sa force comme son handicap. Mais avec ses qualités, le club doit prendre un risque sur lui. Le prix ? Aujourd’hui, n’importe quel bon joueur vaut des millions…

Le nom du milieu de terrain Jean Michaël Seri a aussi circulé. On l’a même comparé à vous !

Quand on m’a dit qu’un joueur de Nice était appelé le Xavi africain, je l’ai suivi de très près, forcément. Je ne le connaissais pas et j’ai halluciné : je n’étais plus habitué à voir un tel talent au milieu de terrain. Jeu court, jeu long, intelligence tactique, tir de loin, personnalité, organisation du jeu… « Madre mia » ! Il irait tellement bien au Barça… Il peut jouer partout au milieu. Seri est fantastique. Il a ce que l’on appelle à Barcelone l’ADN Barça. Sans aucune hésitation.

Vous savez qu’il regarde des vidéos de vous avant les matchs ?

Sérieux ( il rigole) ? C’est un honneur ! J’espère que le Barça va le faire signer, car sinon il vaudra le double l’an prochain.

Etes-vous inquiet pour la saison prochaine ?

Non. Le Barça sera toujours l’un des favoris pour gagner tous les titres possibles. Nous avons Messi, le meilleur joueur du monde. Suarez, le meilleur attaquant. Piqué, Iniesta, Busquets, les meilleurs à leurs postes. Valverde (NDLR : le nouveau coach) est un bon choix aussi. Si le Barça dépense bien cet été, il pourra encore tout gagner.

Et vous, quel est votre futur ?

C’est ma dernière saison en tant que joueur, ici au Qatar. J’ai 38 ans, et même si je me sens bien physiquement, il est temps de dire au revoir. Je vais devenir entraîneur, c’est ce qui m’attire le plus.

Guingamp se prépare à la « fête »

Le jour de l’arrivée de Neymar au PSG, le club de la capitale a écoulé plus de 12 000 maillots floqués au nom de la star. C’est presque le double du nombre d’habitants de Guingamp, où le Brésilien va faire ses premiers pas en Ligue 1 demain. « C’est le football paillette contre le football populaire ! » se réjouit Bertrand Desplats, le président de l’En Avant Guingamp dont le budget, 26 M€, ne couvrirait même pas une année de salaire net de l’ancien Catalan !

Longtemps incertaine, la venue de Neymar a été officialisée hier à la mi-journée, obligeant le club costarmoricain à renforcer son dispositif de sécurité de manière significative. Evidemment, l’événement a fait chavirer toute une ville. « La rencontre va être suivie dans le monde entier, en salive d’avance Lucas Deaux, le milieu de l’EAG. On fait du foot pour jouer ce genre de match ! » Son entraîneur, Antoine Kombouaré, ne boude pas non plus son plaisir à l’idée de frapper les esprits. « Gagner contre le PSG avec Neymar sera encore plus retentissant », s’est enthousiasmé le coach en conférence de presse hier. Et le technicien sait de quoi il parle : il avait réussi le coup parfait le 17 décembre dernier, infligeant aux Parisiens (2-1) une défaite dont ils se souviennent encore…

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Article 38

Message par Admin le Dim 13 Aoû - 7:07

NEYMAR PREMIÈRES !
FootballLigue 1 L’attaquant brésilien va vivre son baptême avec le PSG ce soir sur la pelouse de Guingamp. D’ordinaire, la superstar gère parfaitement ses grands débuts.

Après plus d’une semaine d’attente, Neymar va disputer ce soir face à Guingamp (21 heures) son premier match sous le maillot du PSG. De Santos à Paris, en passant par Barcelone, la carrière du Brésilien de 25 ans est déjà bien remplie et ses premiers pas ont généralement donné le ton sur ses futures performances. Flashback.

Première avec Santos
7 mars 2009 : Santos - Oeste FC (1-2)

C’est depuis le banc des remplaçants de Santos que la carrière professionnelle de Neymar débute lors d’un match du championnat de São Paulo. Le Brésilien au visage juvénile et à la coupe de cheveux délestée de toute excentricité fait son entrée à la 59 e minute après avoir écouté religieusement les consignes de son coach. Flanqué du numéro 18, le joueur ne peut éviter la défaite de son équipe malgré une activité débordante sur l’aile droit de l’attaque. Mais le meilleur reste à venir…

Premier but
15 mars 2009 : Santos - Mogi Mirim (3-0)

Une semaine après ses grands débuts chez les professionnels, Neymar n’attend que trois matchs pour figurer dans le onze de départ de Santos. Cette rencontre est une formalité pour la formation brésilienne opposée au Mogi Mirim et l’étoile montante du football sud-américain parachève le succès de son équipe en marquant le 3 e but. Sur un centre venu de la gauche, Neymar, libre de tout marquage, plonge et trompe le gardien adverse de la tête. La première de ses 136 réalisations avec Santos.

Première sélection avec le Brésil
10 août 2010 : Brésil - Etats-Unis (2-0)

Neymar n’est âgé que de 18 ans lorsque Mano Menezes, le sélectionneur de l’époque, décide de le convoquer avec la Seleção. Egalement sélectionnés, Thiago Silva et Dani Alves assistent aux premiers pas de la future star. Déjà annoncé comme le successeur de Pelé, l’attaquant de Santos confirme immédiatement les espoirs placés en lui en marquant… de la tête après vingt-huit minutes de jeu. Neymar fait admirer face aux Etats-Unis ses dribbles déroutants, son sens de la provocation et sa vitesse. Le phénomène est déjà en marche.

Première avec le Barça
21 août 2013 : Atlético Madrid - FC Barcelone (1-1)

Sujet à des douleurs aux amygdales après la Coupe des Confédérations, Neymar doit attendre la fin du mois d’août pour revêtir le maillot du FC Barcelone en match officiel. Il fait ses débuts lors du match aller de Supercoupe d’Espagne à la 59 e minute… comme lors de sa première entrée en jeu avec Santos. Servi par Dani Alves, l’attaquant brésilien marque le but égalisateur sept minutes seulement après son apparition sur la pelouse de Vicente-Calderon. Un but inscrit de la tête. Encore une fois.

Premier capitanat avec le Brésil
5 septembre 2014 : Brésil - Colombie (1-0)

Jusqu’ici confié à Thiago Silva, le brassard de capitaine change de propriétaire lors de l’arrivée de Dunga sur le banc de la Seleção après le Mondial 2014. Il l’étrenne face à la Colombie dans une rencontre remportée après un but de la star. « Neymar aime les défis et il aime gagner. Ce sont deux exigences que chaque capitaine doit avoir », annonce le sélectionneur. Neymar est davantage le leadeur technique que du vestiaire brésilien et peine à prendre la mesure de cette tâche. Tite finira par instaurer un capitanat tournant en juin 2016.

Guingamp, capitale d’un soir
Toute la France du foot aura les yeux rivés sur le stade de Roudourou.

À la manière de Neymar, le soleil espérait toujours sa lettre de sortie sur Guingamp hier. Le gros bourg, 7 300 âmes, essuyait donc un fin crachin, en attendant les deux jours de grand beau temps annoncés pour aujourd’hui et demain. Place du Centre, il n’est pas question de mercato d’été mais du marché hebdomadaire, au cœur des vieilles demeures.

Plus haut, place du Vally, à la boutique officielle, au beau milieu des articles rouge et noir, trône en évidence la une du journal « l’Equipe » relatant la victoire de l’EAG sur le PSG (2-1) au Roudourou en décembre dernier. Le titre est éloquent : « Le géant, c’est Guingamp ». « Ce matin, j’ai fait des heureux, confie Quentin, vendeur à la boutique. Une entreprise s’est désistée et j’ai pu faire bénéficier de ses sept billets à toute une famille mexicaine en vacances. Ils voulaient voir Neymar. Mais, pour la plupart, la motivation, c’est de voir Guingamp faire chuter Paris à nouveau. »

Vendredi 4 août, les premiers campaient devant la boutique dès 4 h 30 du matin. La queue s’est allongée jusqu’à l’extrémité du pâté de maisons et, à 15 heures, les quelque 5 000 billets étaient partis. « Avec un stade de 18 000 places et 10 000 abonnés, il est évident que nous n’avons pas beaucoup de places à vendre », explique Quentin.

De plus, chaque abonné bénéficiait d’une priorité pour l’achat de places supplémentaires, jusqu’à sept. « C’est clairement une chance que le premier match de Neymar tombe sur nous, juge Benoît, du Finistère. En tant que vieil abonné, jamais je n’avais eu besoin de faire bénéficier quiconque d’une place. Là, j’en ai acheté quatre supplémentaires. »

« C’est une belle affiche, comme les années précédentes, avec un gros plus nommé Neymar, observe Arnaud, abonné angevin. C’est la campagne contre la ville. » Survêtement du Barça sur le dos, Mehdi se réjouit : « Neymar, c’est un gros coup de projecteur sur la L 1. On va voir du spectacle. Le risque maintenant, c’est que les équipes jouent pour ne pas prendre une valise face à Paris… » Pour Geneviève, riveraine de Roudourou et supportrice depuis quarante-huit ans, c’est comme si le petit prodige brésilien était sorti du petit écran : « Je le suivais à Barcelone et je l’adore. C’est super pour les clubs français que de tels joueurs viennent. »

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Article 39

Message par Admin le Lun 14 Aoû - 7:47

Neymar distribue déjà du bonheur

Football Ligue 1. Pour son baptême du feu avec le PSG, la star brésilienne s’est montrée à la hauteur de l’événement : une activité débordante et des gestes de classe. On en redemande.

Baptisé, attrayant et déjà si décisif. Oui, Neymar est enfin un joueur de Ligue 1 et il ne va vraiment pas faire de mal au PSG, lui qui est impliqué dans les trois buts d’hier, même s’il faudra surtout retenir les deux derniers, avec une ouverture en profondeur pour Cavani, premier buteur dans l’histoire du PSG sur service du joueur le plus cher de l’histoire du football, et son but du droit, sur passe de Cavani, son nouveau copain.

Le Brésilien a débarqué en France avec un maillot jaune et des chaussures bleues pour une combinaison aux couleurs de son pays et, s’il n’est pas encore Brésilien au sens de génial, il s’est déjà glissé dans les pas de l’attaquant le plus dangereux de la triplette offensive. Le bébé Neymar de la Ligue 1 se porte bien, il est beau et souriant mais il sera encore plus séduisant bientôt.

S’il ne s’agit que de promesses, elles forment une dynamique qui dit que Neymar va accélérer le jeu du PSG, le bonifier, lui apporter des décalages inédits, des accélérations soudaines, des buts à la pelle. Bref, Neymar va faire du Neymar, c’est évidemment l’histoire d’un train qui arrive à l’heure mais on ne sera jamais rassasié d’un tel spectacle. Antoine Kombouaré est la première victime du show mais il est beau joueur : « Il a sublimé ses partenaires. Il les a galvanisés, souffle l’entraîneur des Bretons. J’ai vu un Cavani et un Di Maria qui font plus d’efforts. Ils ont envie de jouer avec lui. » Et nous de le ou les suivre.

La tournée de la star va maintenant s’arrêter pour deux stops à domicile
Il a fallu regarder un match tout en gardant un œil voire les deux sur Neymar. Etrange sensation d’assister à un événement à l’intérieur d’une compétition normale, la deuxième journée de Ligue 1. L’histoire de cette rencontre devenue mythique retiendra que Neymar a reçu son premier ballon « français » de Rabiot et c’est au même qu’il l’a donné pour la première fois dans les pieds. Il cherche systématiquement à jouer en première intention, une seule touche, souvent juste, malgré du déchet bien sûr, pour renverser Guingamp et les autres qui arrivent.

« Il apporte un pas de plus vers le talent, résume de son côté Unai Emery. Il y avait déjà beaucoup de talents mais il donne un plus. Il va nous permettre de nous améliorer et de grandir. Avec Di Maria, ils accélèrent le jeu. On a besoin de ces changements de rythme.»

Le Brésilien donne aussi du plaisir et de l’intérêt par sa seule présence. Le charme, ça fait vraiment tout : avec les gens, il a un succès fou. Le public l’a attendu avec une fébrilité inédite aux abords des stades de Ligue 1. Même Ibrahimovic ne suscitait pas cette excitation en 2012 à son arrivée dans la capitale. Les Français rêvent d’une photo, d’un geste, d’une offrande de Neymar, l’un des Dieux du football actuel.

La tournée du bonheur va maintenant s’arrêter pour deux escales à domicile : ce dimanche contre Toulouse et le vendredi suivant face à Saint-Etienne. Ils seront nombreux à venir humer la fragrance de la rock star, parfum grands soirs, à chercher un bout de plaisir laissé en chemin ou sur la pelouse du Parc des Princes par la plus grande étoile jamais aperçue dans le championnat de France.

Un but, une passe, quelle première !

La recrue phare du club parisien, Neymar, est montée en puissance tout au long de la rencontre, pour finir par inscrire son premier but sous ses nouvelles couleurs

On n’avait d’yeux que pour lui. Le nouveau numéro 10 du PSG. Celui qui offrira peut-être un jour à Paris une Liguex des Champions. Et, dans plusieurs années, les mémoires les plus efficaces se souviendront que Neymar a débuté un soir d’août, en Bretagne, sur la pelouse du stade de Roudourou de Guingamp. Alors tout n’a pas été parfait, mais quand même. Et à quoi ressembleront ses matchs lorsque l’ancien joueur du Barça aura trouvé toutes ses marques ? La réponse ne devrait pas tarder. Car au niveau de son activité, (128 ballons touchés) Neymar a été irréprochable hier. Ce qui lui a permis, malgré certaines passes brouillonnes ou dribbles ratés (11 sur 17 tentés), d’être l’un des artisans de la victoire du PSG.

Sur l’ouverture du score, on pourrait presque lui compter une passe décisive ! Il est le dernier Parisien à avoir touché le ballon avant le coup de billard incompréhensible dans la défense de l’EAG et le but contre son camp d’Ikoko (52 e).

Lucas Deaux, le premier joueur de L 1 à se prendre un petit pont
En étant plus sérieux, la réelle première passe décisive est arrivée dix minutes plus tard : une balle parfaitement dosée pour Cavani en profondeur (62 e). 2-0, l’affaire était pliée. Sans compter son but, encore vingt minutes après (82 e), sur lequel Cavani lui rend la pareille. De quoi faire sourire son père et les dirigeants parisiens présents en tribune. Le reste de la rencontre de Neymar a été marqué par ses premiers coups d’éclat. Lucas Deaux, le numéro 8 guingampais, se souviendra qu’il a été le premier joueur de Ligue 1 à prendre un petit pont. Il a aussi été le premier à faire faute sur le nouveau roi du championnat.

Techniquement parlant, l’ancien joueur de Santos a été très bon. Ses crochets sont tranchants (38 e) et un coup du sombrero a provoqué les « Ooooh » de tout un stade (58 e). Une chose est sûre : le joueur acheté 222 M€, s’il fallait encore le rappeler, est déjà bien intégré au collectif du PSG.

Facile, comme à Barcelone, il a retrouvé à ses côtés un Argentin (Di Maria pour Messi) et un Uruguayen (Cavani pour Suarez). Et tout Paris espère que ce trio fasse un jour aussi bien que la MSN catalane. Neymar a aussi trouvé une belle complicité avec Rabiot, le titulaire sur le côté gauche du milieu hier. Sans parler des Brésiliens. C’est d’ailleurs à Marquinhos (35 e) qu’il a offert son premier caviar. Mais le défenseur a propulsé le ballon sur la transversale.

Ce match n’a donc pas fait retomber l’effervescence qui règne autour de son arrivée, la plus rocambolesque de l’histoire du foot. D’ici quelques semaines, Neymar aura sans doute moins de déchets dans le jeu. Et encore plus de complicité dans le collectif d’Unai Emery. Au niveau du rythme de jeu, parfois un peu lent, on a senti qu’il cherchait encore ses repères barcelonais.

« Un privilège de l’avoir avec nous »

Stade de Roudourou (Guingamp), hier. Le joueur brésilien a monopolisé l’attention de tous les médias
Thiago Motta et les autres joueurs parisiens ont été unanimes après la rencontre : ils sont honorés de jouer avec la star Neymar qui va changer la face du PSG.

« Au moins,c’est fait, je suis dépucelé. » La phrase est signée Lucas Deaux, l’homme qui a donc subi le premier petit pont de Neymar, hier soir au Roudourou de Guingamp. Le milieu de terrain glissait aussi que « 222 M€ pour lui, ce n’est pas cher ». Parole de connaisseur. Pour sa première avec le PSG, le Brésilien, le joueur le plus cher de l’histoire, a fait souffrir l’En Avant presque à lui tout seul avec un but, une passe décisive et un contre-son-camp qu’il a provoqué rien que par sa présence. De quoi recueillir les félicitations des adversaires bretons, à commencer par l’ancien coach parisien, Antoine Kombouaré.

« C’est un phénomène, il a fait un grand match, explique le technicien. Tout le monde était concerné et c’est un PSG qui a fait la différence avec un gros Neymar. » Effectivement, le nouveau numéro 10 en jaune et bleu était impliqué par cette première et a entraîné tout le PSG dans son sillage. Et il a aussi vampirisé l’attention de tous. A commencer par celle des médias. En zone mixte, son apparition a éclipsé la présence de Thiago Motta. Beau joueur, cela n’a pas empêché l’Italo-Brésilien de complimenter son coéquipier.

« Sa première s’est superbement bien passée, souffle, heureux, le milieu de terrain. Dans leur zone, Di Maria et Neymar ont fait de grandes différences. C’est un privilège d’avoir de tels joueurs avec nous. Sa présence va faire du bien au PSG mais aussi à la Ligue 1. Il peut passer, marquer… Nous sommes vraiment contents qu’il soit là. »

Ce qui a permis à Neymar de réaliser une telle première ? Son talent, bien sûr, ses accélérations mais aussi une intégration dans le collectif parisien déjà réussie. « Depuis le premier jour !, s’exclame Thiago Motta. Comme Daniel Alves. Ce sont de grands joueurs mais ils sont très humbles. »

L’arrière latéral brésilien, qui a fréquenté « Ney » quatre saisons en Catalogne, n’est pas surpris par la première de l’attaquant : « Il a fait un match comme il sait les faire. Pour lui, c’est la normalité. On est très contents pour lui, il avait envie de débuter. Il est bien avec nous, il a beaucoup d’amis ici. Il se retrouve dans un groupe fantastique, autant sur le plan du football qu’en dehors. Il va nous aider à remporter des choses importantes », promet le défenseur brésilien.

Unai Emery, lui aussi, a vu « le même joueur à l’entraînement qu’en match ». Et contrairement à Lucas Deaux, les Parisiens devront l’affronter tout au long de l’année.

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Article 40

Message par Admin le Mar 15 Aoû - 7:29

Comment le PSG va devoir s’adapter à Neymar
FOOTBALL Les débuts de la star brésilienne ont été couronnés de succès dimanche soir à Guingamp (3-0). Mais il reste encore du travail pour que toute l’équipe joue la même partition.

Tout est allé très vite dimanche soir pour la première de Neymar sous le maillot du PSG. Un but, une passe décisive et 128 ballons touchés, un total colossal. Trop vite ? Le jeu du nouveau n° 10 parisien s’est parfois confronté au tempo plus lent de ses coéquipiers. Suffisant pour se demander comment le collectif d’Unai Emery doit s’adapter à sa nouvelle pépite.

hausser encore le rythme
Après ce premier match, un fait semble acté : le Neymar du PSG sera le Messi de Barcelone. Un joueur libre, toujours en mouvement, capable de marquer et de passer. Il a pris les clés mais la machine va devoir suivre. « Ce serait contre-nature que tout soit déjà parfait, tempère Jean-Michel Larqué, consultant pour RMC. L’une des grandes règles du football, c’est que celui qui n’a pas le ballon décide du jeu. Avec Neymar, c’est difficile à anticiper. Il aime tout faire : demander dans les pieds, à l’intérieur… Ses coéquipiers vont devoir être très attentifs. »

« Il anticipe les deux ou trois passes suivantes, complète Eric Carrière, consultant pour Canal +. Le plus souvent à une touche de balle, quelque chose que Verratti est capable de faire. » Son circuit de passes préférentiel ?

Vers Thiago Motta et Rabiot. Le titi du PSG a été le plus recherché par Ney avec 13 passes, et l’Italo-Brésilien l’a beaucoup trouvé avec 25 passes. « Il ne faut pas oublier que le tempo du PSG n’est pas le même qu’à Barcelone, rappelle Habib Beye, consultant pour Canal +. Le rythme de Verratti et Motta est plus lent. Rabiot peut faire plus grâce à son volume de jeu. Mais c’est normal qu’il y ait un peu d’adaptation. »

BOOSTER les arrières latéraux
L’apport des latéraux, en l’occurrence Dani Alves à droite et Layvin Kurzawa à gauche, le côté du Brésilien, peut être maximisé. « Kurzawa est encore en période de reprise, estime Luis Fernandez, ancien coach du PSG et spécialiste sur BeIN Sports. Il faut qu’il sache qu’avec Neymar, il peut y aller les yeux fermés. Comme Jordi Alba le faisait au Barça. Tous les deux se trouvaient de manière extraordinaire. » Une plus grande prise de risque, c’est aussi ce qu’aimerait voir Habib Beye. « C’est ce que je regrette de la première période, avoue l’ancien latéral droit. Ils n’ont pas été assez offensifs, d’autant que Neymar et Di Maria ont passé leur temps dans l’axe. J’ai trouvé Kurzawa timide, il voulait trop sécuriser son couloir. Alors qu’avec un joueur comme Neymar devant, qui ne rate pas grand-chose, il devrait se lâcher un peu plus. Encore plus face à une équipe regroupée dans l’axe comme Guingamp. » Un schéma qui devrait se répéter à plusieurs reprises cette saison en Ligue 1.

Ne pas laisser l’artiste trop seul
Neymar ne gagnera pas le championnat à lui seul. Encore moins la Ligue des champions. Et le rôle de ses compères offensifs sera tout aussi important que le sien. Paris doit trouver l’équilibre entre lui confier les clés du jeu et le laisser livré à lui-même. « Il ne faudrait pas qu’il soit au four et au moulin, pense Habib Beye. On l’a un peu vu en seconde période lorsqu’il a cherché le deuxième but. Mais on a déjà vu une belle complicité avec Cavani. » Contrairement au Barça, où Luis Suarez remplit parfaitement son rôle de n° 9 et ne bouge pas de la surface, El Matador a parfois eu tendance à s’excentrer. « Neymar n’est pas statique dans la surface, il arrive lancé, explique Eric Carrière. Ce n’est pas un problème que Cavani soit là, il ne devrait pas dézoner. Neymar a besoin de lui pour jouer en appui. » Peut-être un défaut à corriger par la suite. Avec un 4-2-3-1, comme l’avait tenté Unai Emery l’an passé ? Alors que Neymar a été habitué au 4-3-3 durant des années en Catalogne, la question peut se poser au vu des — légers — problèmes exposés par nos experts. Et Pastore retrouverait alors une place dans le onze.

L’Espagne ne l’a pas complètement oublié
Les quotidiens ibériques ont accordé une faible place au début de Neymar en L1.
Neymar avait de la concurrence en Espagne. Dimanche soir quand la recrue parisienne disputait son premier match à Guingamp, le supporteur barcelonais n’avait d’yeux que pour le face-à-face avec le grand rival du Real le soir même au Camp Nou pour le match aller de la Supercoupe d’Espagne. La place pour traiter du choc XXL remporté par les Madrilènes de Zizou (3-1) explique la portion congrue accordée à Neymar. Le quotidien sportif catalan « El Mundo Deportivo » mentionne tout de même en une que « Neymar brille pour ses débuts », en dessous d’une énorme photo de Messi. La presse madrilène, comme pour enfoncer le clou vis-à-vis de ses confrères catalans, mentionne également en une les premiers pas de l’ex-Barcelonais. « Marca », qui consacre sa une entière à Ronaldo, évoque « le jour de Neymar », avant de préciser qu’il a « brillé et marqué ». L’autre quotidien sportif madrilène, « AS », propose l’appel de une le plus visible et note que « Guingamp s’est arrêté pour regarder jouer Neymar ».

Nulle part ailleurs en Europe, les débuts triomphants du joueur brésilien ne sont abordés en une. Le transfert du siècle ne fait plus couler beaucoup d’encre, sauf au Brésil, où la star de la Seleção fait les manchettes d’« O Globo », qui salue un « Neymar brillant » pour « une première de gala ». Les quotidiens « Fohla de S. Paulo » et « O estado de S. Paulo » font aussi de Neymar leur tête d’affiche du jour.

Tout le monde est unanime : Neymar a brillé lors de sa première sortie. Mais au-delà du bilan chiffré (1 but, 1 passe décisive), c’est sa faculté à faire jouer ses partenaires, sa disponibilité sur le terrain ainsi que son envie de se sublimer qui ont retenu l’attention. Voici ce que nos experts ont apprécié…

éric Rabesandratana ancien défenseur du PSG, consultant France Bleu
« La percussion de Neymar a été frappante. A chaque fois qu’il a récupéré le ballon, c’était pour aller de l’avant. Il va changer le jeu du PSG. Il s’est appuyé sur des joueurs comme Cavani, Motta, Verratti pour trouver le décalage ou finir lui-même les actions. Avoir un joueur comme lui, qui percute de cette manière, c’est assez fabuleux. Il offre des solutions différentes dans le jeu. »

élie Baup consultant BeIN Sports
« Face à une défense regroupée comme celle de Guingamp, le jeu est souvent monocorde. Or, Neymar a donné une impulsion incroyable à l’attaque parisienne. Il a été un formidable accélérateur de jeu, soit par une passe extralucide, comme celle délivrée à Cavani, soit par un dribble. Il est assez phénoménal. »

Daniel Bravo ancien milieu du PSG, consultant BeIN Sports
« J’ai été impressionné par son envie de jouer. Neymar avait des fourmis dans les jambes. C’était magique. Emery lui a laissé une grande liberté. Il a eu carte blanche et c’est presque lui qui avait les clés du jeu. Il ne s’est pas montré égoïste. C’est un soliste qui sait faire jouer les autres. Sur le premier match, il a mis tout le monde d’accord. Il n’a pas eu la pression et il ne sait pas ce que c’est. »

Vincent Guérin ancien milieu du PSG
« La première chose qui me vient à l’esprit, c’est le plaisir et la joie qu’a en lui ce garçon. Le plaisir du jeu se dégage, au-delà de sa virtuosité, de son pouvoir d’accélération, de son dribble, de son toucher de balle. Le sourire émane de sa personne et c’est quelque chose qu’on n’a pas l’habitude de voir aussi clairement. J’ai connu ça également chez Valdo, Raï et Ricardo, même si ça n’est pas l’apanage des seuls Brésiliens. Il y a un paradoxe incroyable entre la sensation de simplicité et tout ce qui s’est passé autour de son transfert. »

Jérôme Alonzo ancien gardien du PSG, consultant France télévisions
« La relation de Neymar avec son équipe et la relation de l’équipe avec Neymar étaient très intéressantes. Il a déjà réussi à s’incorporer dans la colonne vertébrale du PSG après une semaine d’entraînement. On avait l’impression qu’il était dans l’équipe depuis deux ans, comme à la maison. C’était le facteur X. Les grands joueurs se mettent directement au service des autres, et inversement. Neymar l’a prouvé. »

Rolland Courbis consultant RMC
« Je n’imaginais pas sa qualité de passe aussi bonne. Mais j’ai quand même trouvé les Parisiens timides dans leurs intentions. J’ai hâte de voir un quatuor offensif. Car Emery a la chance d’avoir plusieurs formules possibles : il y a le 4-3-3 traditionnel, mais on peut aussi penser à une association Cavani-Neymar-Pastore-Di Maria ou Lucas. »

Pour dégraisser, Paris attend le chassé-croisé du mois d’août
Place à Antero Henrique ! Après les 222 M€ investis sur Neymar, la pression se déplace sur le directeur sportif du PSG. Il lui reste deux semaines pour accomplir des miracles et vendre ou prêter cette liste de joueurs mis sur le marché : Lucas, Aurier, Jesé, Krychowiak, Ben Arfa et peut-être Matuidi. Di Maria a reçu des offres mais elles n’atteignent pas la barre espérée (60-70 M€). Pour l’instant, seul Augustin est parti (pour Leipzig) contre 16 M€, et non 13 comme écrit initialement. Ces ventes espérées, pour au moins 60 M€, sont primordiales pour amortir le coût de l’opération Neymar et afin d’envisager une suite dans ce mercato, côté arrivées.

Henrique doit trouver des solutions. Mais il se heurte à plusieurs difficultés. La première concerne la volonté des joueurs. Lucas et Ben Arfa ne sont pas pressés de partir. Le Français veut faire plier le club et toucher une partie de sa dernière année de contrat. Le Brésilien, lui, agace sa hiérarchie. Devenu remplaçant à l’arrivée de Draxler, il s’est installé en tribunes lors des deux premiers matchs officiels (Monaco et Amiens).

jesé annoncé à stoke
En interne, on décrit un joueur qui prend sa situation à la légère, absolument pas motivé par un départ. L’ailier jouit pourtant d’une belle cote en Europe (Roma, Liverpool), sans rien de concret pour l’instant. La situation d’Aurier demeure nébuleuse. Personne ne sait exactement qui est son agent et les informations sur la possibilité d’évoluer en Angleterre sont contradictoires. En novembre dernier, le pays avait refusé son entrée sur le territoire à l’occasion d’Arsenal - PSG en raison de ses déboires judiciaires en France.

La bonne nouvelle, à moitié bonne en fait, vient de Krychowiak et Jesé. Ils devraient partir mais seulement sous forme de prêts. Ils disposent encore de quatre ans de contrat avec des salaires lourds et il existe peu de candidats à un transfert sec. L’Espagne et l’Italie suivent le milieu alors que l’ex-attaquant du Real est annoncé à Stoke en Angleterre, une piste très chaude. Reste Matuidi. En privé, le milieu avoue ne plus savoir sur quel pied danser et commence à se demander si le club veut le céder. Une prochaine offre ferme de la Juventus pourrait éclaircir sa situation.

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Article 41

Message par Admin le Mer 16 Aoû - 7:13

Neymar, serial dribbleur
Psg Comme les plus grands artistes brésiliens, le no 10 parisien maîtrise à la perfection la technique du dribble. Dimanche dernier, les Guingampais l’ont appris à leurs dépens.

C’est grâce à ces artistes que le Brésil peut encore se vanter d’être LE pays du football. Neymar a beau être devenu le joueur le plus cher de l’histoire, il n’en perd pas moins sa propension à jouer sur les pelouses européennes comme il le faisait, plus jeune, sur les terrains de foot en salle de São Paulo : en dribblant ses adversaires à la moindre occasion. Une caractéristique qui a forgé la légende de Ronaldinho ou de Ronaldo avant lui.

L’idole de Neymar n’est toutefois pas à chercher dans de trop lointaines archives. Plutôt sur Internet. « L’inspiration m’est venue de Robinho, a déjà avoué le n o 10 du PSG. Il était ma plus grande idole. J’ai tout appris en regardant ses vidéos. J’essayais toujours de reproduire ses dribbles. » Même si l’ancien joueur de Santos, du Real Madrid ou de City était un excellent manieur de ballon, on peut déjà affirmer que le Ney est bien meilleur. La raison ? Il se trompe rarement dans ses choix.

« Il y a d’abord un facteur compréhension : quel genre de geste tu peux réaliser à tel ou tel moment, avance le Français Séan Garnier, champion du monde de football freestyle. Et il faut aussi être imprévisible. Il maîtrise la percussion mais aussi le jeu à une touche, le jeu arrêté… La conséquence, c’est que, au moment où il choisit son geste, le défenseur en face n’a pas le temps de le deviner. »

Dimanche, les Guingampais ont en effet souffert face aux dribbles de Neymar (11 réussis !). Le médaillé d’or des JO de Rio 2016 a même réalisé deux de ses gestes préférés : un petit pont et un sombrero. Les passements de jambes, qu’il place au sommet de son classement personnel, ne devraient pas tarder. « Il a du talent, évidemment. Mais tout se travaille et c’est surtout dans la tête, poursuit Séan Garnier, qui a rencontré trois fois Neymar lors de différents événements. Il faut être libre et les Brésiliens sont comme ça. Ils n’ont pas la pression et répètent leurs gestes plus que les autres. C’est une vraie mentalité. »

Une façon d’être qui peut parfois agacer. En septembre 2016, alors que le Barça gagne 5-1 à Leganés, le show Neymar en fin de match énerve certains adversaires et le public du petit club madrilène. Zidane en personne le défendra plus tard en conférence de presse : « Ce n’est pas de la provocation. Son jeu est comme ça et il réalise des choses que peu de joueurs peuvent faire. »

« C’est ce que j’aime le plus chez lui, avoue Séan Garnier. Il joue avec beaucoup de plaisir et essaie toujours d’être original. J’adore son contrôle derrière la jambe qu’il répète souvent. Il est très agile, très rapide, mais il est frêle et il sait qu’en allant au contact, ce sera difficile. Il tente donc d’éviter, de se démarquer. Et il passe partout ! » En France, le départ d’Eden Hazard avait laissé la Ligue 1 orpheline d’un dribbleur de ce talent. Le PSG a corrigé l’anomalie et les défenses adverses vont souffrir.

Jesé à Stoke, Matuidi pas encore à la Juve
Le PSG va connaître dans les prochaines heures un nouveau départ après Augustin (Leipzig) et Sirigu (Torino). Le prêt de Jesé à Stoke City, sans option d’achat, est en cours de finalisation. L’Espagnol pourrait débuter sous ses nouvelles couleurs samedi lors d’un alléchant Stoke - Arsenal (2 e journée). Après un prêt sans relief à Las Palmas, Jesé va découvrir un deuxième club et un autre pays depuis sa signature, il y a un an, dans la capitale française. A l’époque, Unai Emery avait demandé à Patrick Kluivert et Olivier Létang de signer l’attaquant du Real Madrid pour doubler Cavani. Résultat : cinq ans de contrat et 25 M€ pour un fiasco sportif. Stoke va prendre en charge une bonne partie du salaire du joueur (420 000 € brut mensuels), une bonne nouvelle pour le PSG. Autre dossier en cours : Blaise Matuidi. Déçue par son entrée en matière en Supercoupe d’Italie — une défaite (3-2) dimanche contre la Lazio Rome —, la Juventus entend se renforcer. Ce revers a été vécu comme un affront et un changement de système est dans l’air avec l’installation d’un 4-3-3, ce qui nécessiterait de renforcer le milieu de terrain. Des médias italiens parlent d’une conclusion ce week-end, ce qui, vu du PSG, paraît peu probable.

Fabinho toujours espéré
La Juve, connaissant le besoin urgent du PSG de vendre, n’a aucun intérêt à se presser. Le but est d’attirer l’international français au plus bas prix possible — 15 M€. Paris en espère 5 M€ de plus. Matuidi, de son côté, cherche une expérience à l’étranger dans un club très compétitif et ne peut se satisfaire de sa situation actuelle de remplaçant. Il vise le Mondial 2018 en tant que cadre des Bleus. Turin représente une destination prestigieuse. A Paris, on compte sur Adrien Rabiot et le rêve d’attirer le Monégasque Fabinho existe plus que jamais.

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Article 42

Message par Admin le Jeu 17 Aoû - 7:39

Luis revient à la maison
Football PSG Ancien joueur et entraîneur du club, Luis Fernandez a été nommé directeur sportif du centre de formation parisien. Il nous détaille ses nouvelles fonctions.

Quatorze ans après avoir quitté le PSG, Luis Fernandez, 57 ans, fait son grand retour dans l’organigramme du club de la capitale. Figure emblématique de Paris, où il a été successivement joueur (1978-1986) et entraîneur (1994-1996, puis 2000-2003), le natif de Tarifa (Espagne) a été officiellement nommé directeur sportif de la formation du PSG hier après-midi. Très attaché au développement des jeunes pépites parisiennes, qu’il supervisait depuis lundi au camp des Loges en compagnie du recruteur Pierre Reynaud, Fernandez n’a pas masqué sa satisfaction de retrouver son club de cœur dans un tel rôle.

« Je suis vraiment très heureux de revenir au PSG, nous a-t-il confié. J’aime la formation, j’aime les jeunes et il y a une telle évolution dans ce monde… On va essayer d’avoir des bons résultats avec les gens qui travaillent au camp des Loges. Le PSG est un club qui doit s’appuyer sur la formation pour réussir. » Voilà la mission première de Fernandez : convaincre les jeunes talents du PSG de poursuivre leur carrière sous le maillot rouge et bleu et les dissuader de céder aux sirènes étrangères à l’image des départs de Kingsley Coman (Juventus puis Bayern Munich) et Moussa Dembélé (Fulham puis Celtic Glasgow). Car si Alphonse Areola, Presnel Kimpembe ou encore Adrien Rabiot, tous les trois formés à Paris, ont réussi à se faire une place dans le onze d’Unai Emery la saison passée, Fernandez estime que la passerelle entre la formation et l’équipe première doit encore se développer. « Il faut qu’il y ait d’autres jeunes, insiste le coach vainqueur de la Coupe des Coupes 1996. Ils doivent être heureux d’être là, à Paris. Il n’y a pas de raison que le PSG ne puisse pas leur faire confiance. »

Mais la mission confiée à Luis Fernandez ne se limite pas au seul PSG. Toujours consultant sur BeIN Sports, Fernandez sera également chargé de nouer des liens avec les clubs du Bassin parisien, qui regorgent de talents. « Dès qu’il y aura un match le week-end, j’essaierai d’y aller pour être aux côtés des jeunes et de les superviser. En région parisienne, nous avons un bassin suffisamment important pour que l’on puisse offrir une chance à ces gamins. Il faudra également échanger avec les éducateurs, les présidents, les formateurs. Avec Antero Henrique, il va y avoir des projets qui vont être mis en place et on va rapidement travailler dessus. »

Le nouveau salarié du PSG sera d’ailleurs directement rattaché au Portugais, son « chef et responsable », à l’origine de sa venue. La première prise de contact remonte à un peu plus d’un mois et le courant est immédiatement passé entre les deux hommes. Touché par l’initiative du directeur sportif, Luis Fernandez se sent désormais redevable et semble plus que jamais motivé à l’idée d’endosser son nouveau costume.

« Antero m’a donné cette opportunité de revenir au PSG et je me dois d’être efficace, confie-t-il. Quand on a quelqu’un qui vous offre cette chance de revenir au camp des Loges, là où j’ai commencé… Je ne dois pas le décevoir. Vraiment pas. »

Ciao Matuidi

Arrivé au PSG en 2011 après le rachat par le Qatar, l’international français va s’engager avec la Juventus. Une page se tourne.

Ce matin, Javier Pastore est définitivement tout seul. Seul joueur encore présent à tout connaître du PSG depuis son rachat par le Qatar en 2011. C’est l’année au cours de laquelle Blaise Matuidi a signé au PSG, qu’il a quitté hier après six saisons exceptionnelles et 295 matchs avec le club de son cœur, toutes compétitions confondues. Il va s’engager avec la Juventus Turin selon toute vraisemblance aujourd’hui, a priori pour les trois prochaines années. Hier soir, aucun accord financier entre les deux clubs n’était intervenu, mais le PSG devrait empocher une indemnité proche de 20 M€, hors bonus. Une très bonne affaire à un an de la fin du contrat de l’international français.

Qu’on l’aime ou non, que l’on apprécie son jeu ou pas, le milieu de terrain aura marqué considérablement le PSG, son public et ses suiveurs. C’était une opération gagnant-gagnant : le joueur a profité de Paris pour grandir et le club a grandi grâce à lui. Parfois brocardé à cause d’une technique limitée, l’ancien Stéphanois donnait son équilibre au 4-3-3 choisi par l’entraîneur Laurent Blanc entre 2013 et 2016. Mais, avant comme après, Carlo Ancelotti et Unai Emery se sont rendus à l’évidence alors qu’ils ne comptaient pas sur lui au départ : Matuidi doit jouer. Ce qui avait fait dire à Blanc un jour : « Au début, personne ne parle de Matuidi et à la fin, vous vous apercevez que c’est lui qui a le plus joué. » Indispensable, infatigable, le natif de Toulouse finissait toujours par s’imposer dans le onze type et c’est encore l’avenir qui lui est promis chez la Vieille Dame.

La figure française du club
Souvent seule incarnation française du projet galactique des Qatariens, il disposait d’un immense fan-club au Parc, les supporteurs adorant ces éléments que l’on regroupe sous l’appellation de « joueurs qui mouillent le maillot ». Le public aime les artistes hors normes et les footballeurs humains qui dépassent leur propre destin. Matuidi appartient à cette deuxième catégorie. Son pied gauche ne vaut pas de l’or — ce sont davantage ses poumons qui le rendent utile — mais c’est le garçon tout entier qui le rendait si précieux. Les Parisiens aimaient s’identifier à ce garçon bien élevé, toujours disponible pour les micros et les caméras, renvoyant une image positive de lui-même et par ricochet du PSG.

Son succès dans la capitale l’a propulsé cadre en équipe de France. Au Brésil, en 2014, après un nouveau marathon de Matuidi pendant un match des Bleus en Coupe du monde, Didier Deschamps avait lâché le lendemain : « Il n’est pas rentré en avion avec nous hier soir. Il est revenu en courant et d’ailleurs il court encore en ce moment. » Matuidi part aussi pour Turin afin de maintenir ce statut tricolore intact. Il s’en va le mois où le plus grand joueur potentiellement de l’histoire a rejoint le PSG. Signe que son aventure se terminait. Il va laisser un vide dans le cœur des supporteurs et bien sûr sur le terrain par son activité incessante. Des joueurs dotés d’un tel volume au milieu, il n’en existe pas beaucoup.

« Il aurait préféré continuer l’aventure à Paris »

Sylvain Armand, ami et ancien coéquipier de Blaise Matuidi
Sylvain Armand estime que son ancien coéquipier quitte le PSG « avec un pincement au cœur ». Il mesure le chemin parcouru depuis son arrivée, à l’été 2011.

Comment accueillez-vous

le départ de Blaise Matuidi ?

SYLVAIN ARMAND. C’est la fin d’une époque, parce qu’il est arrivé au tout début de l’ère qatarienne. Même s’il a beaucoup joué l’an dernier, il a vite vu cette année qu’il n’allait pas avoir le même temps de jeu (20 minutes au Trophée des champions contre Monaco, 24 minutes contre Amiens et 4 minutes contre Guingamp en L 1). Ça s’est fait assez rapidement. Je ne me faisais pas de souci. J’ai discuté avec lui quand je l’ai vu lors du match contre Amiens (le 5 août). Il va aller faire le bonheur de la Juve. C’est dommage pour le PSG, parce que Blaise a toujours donné le maximum. Il était amoureux de ce club. Il aurait préféré continuer l’aventure à Paris. Il a eu un choix difficile. Pour lui, c’est mieux, parce qu’il n’était pas parti pour être dans les petits papiers.

La Coupe du monde en fin de saison a-t-elle été un élément important ?

Oui, ça a beaucoup compté. Parce que, même si son aura lui permet d’être sélectionné tout le temps, même quand il a un coup de moins bien, ça lui ferait perdre le rythme de la compétition. C’est quelqu’un qui a besoin de jouer énormément pour se sentir bien et être performant.

Cette expérience à l’étranger

peut-elle être favorable

à son image ?

Il était toujours titulaire, en équipe de France comme à Paris, notamment en Ligue des champions. Il a déjà une grosse cote. Mais le fait de jouer dans un autre championnat va peut-être lui donner une image encore plus importante, notamment à l’étranger. Ça ne peut être que positif. Même s’il part avec un pincement au cœur, c’est une belle fin de carrière. Il est jeune (30 ans), pétri de talent. Il ne part pas n’importe où, il rejoint une grande cylindrée européenne.

Comment définiriez-vous

sa progression depuis

son arrivée au PSG ?

Il a parcouru beaucoup de chemin, mais surtout il l’a fait très rapidement. Carlo Ancelotti l’a beaucoup aidé. C’est lui qui l’a amené à être titulaire indiscutable et à montrer sa vraie valeur. Ces dernières années, il s’est rendu indispensable. On ne peut que le remercier pour tout ce qu’il a apporté. Blaise a été irréprochable tout au long de sa carrière. Il m’a bluffé parce que je ne pensais pas qu’il arriverait à ce niveau-là.

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Article 43

Message par Admin le Ven 18 Aoû - 7:10

NEYMAR Le surhomme-sandwich

FOOTBALL Les marques s’arrachent la superstar du PSG. C’est aussi à cela que l’on reconnaît un crack.

L’homme-sandwich 2.0 a une crête, les jambes arquées et un sourire permanent. On l’a compris dans le cadre de son arrivée à Paris et des négociations qui l’ont entourée, Neymar est une petite entreprise, qu’il dirige avec son père et ses proches avec l’ambition de déferler sur le monde entier.

« Il fait partie de la crème de la crème, ces joueurs qui gagnent plus avec la pub que grâce à leur salaire, explique Frank Hocquemiller, PDG de VIP-Consulting. Cela ne concerne que Beckham, Messi, Cristiano Ronaldo et lui. Ses revenus publicitaires sont estimés à 30 M€. Messi et Ronaldo sont à près de 50 M€. Neymar pourra les rattraper quand il gagnera le Ballon d’or. Il est jeune, talentueux, il a un personnage intriguant avec ses tatouages, son goût pour la fête. Et, surtout, il a une énorme communauté tout autour du monde. C’est ce contact direct qui intéresse le plus les marques. » Hier, près de 171,5 millions de personnes suivaient Neymar sur Instagram, Twitter et Facebook. Même avec les doublons, c’est considérable. Seul Cristiano Ronaldo écrase la concurrence avec ses 287,2 millions de fidèles. Le président Nasser Al-Khelaïfi a d’ailleurs utilisé une terminologie très business lors de la présentation de sa star : « 222 M€, pour la marque Neymar, ce n’est pas cher. On va gagner beaucoup plus d’argent qu’on en a dépensé. »

Le Brésilien a quatre fois plus de suiveurs que le PSG sur les réseaux sociaux, il va booster son audience aux quatre coins du monde. Les retombées de sponsoring sont en revanche indirectes.

« Les joueurs exploitent leur image individuellement, rappelle-t-on au club. Ce n’est pas la motivation première du transfert, bien sûr, mais une telle recrue renforce l’attractivité. Tous les clubs cherchent à augmenter leur exposition internationale. Neymar peut nous permettre d’attirer de nouveaux sponsors et encore plus de monde au Parc des Princes. »

Le ticket d’entrée est cher
En tout, le Brésilien, aidé par la société familiale NN Consultoria, « loue » son image à une vingtaine de marques. Beats a dû particulièrement apprécier son passage en zone mixte à Guingamp, avec un casque audio doré sur le crâne. Pour le reste, il y en a pour tous les goûts : boisson qui donne des ailes (Red Bull), bain de bouche pour une haleine irréprochable (Listerine), bière bien fraîche (Proibida), jeans impeccables (Replay), lunettes de soleil de star (Police), carte bancaire pour dépenser ses confortables émoluments (Mastercard)… Et même quelques projets plus originaux, comme ce partenariat avec un promoteur immobilier égyptien (Arco), des batteries de voiture (Heliar) ou des matelas japonais (Nishikawa).

Le ticket d’entrée est cher, forcément, pour afficher son nom au côté d’un tel joueur. PokerStars payait 2 M€ par an, jusqu’à la fin de son contrat avec « Ney » en mars. Konami lui verse 750 000 € par an pour l’afficher sur la pochette du jeu PES (avec le maillot du Barça, sur la version provisoire de l’édition 2018). L’équipementier Nike lui verserait plus de 10 M€ annuels.

Pour les petites ou grosses entreprises désireuses de s’offrir cet ambassadeur de prestige, il reste sans doute un peu de place dans la caravane Neymar. Les contrats de Volkswagen et Panasonic arrivaient eux aussi à échéance ces derniers mois. « Le buzz de sa venue à Paris ne peut qu’accélérer les choses, estime Frank Hocquemiller. A l’avenir, il faudra peut-être qu’il soit un peu plus sélectif. Surtout, il faut qu’il soit performant et qu’il fasse gagner le PSG pour entretenir la dynamique. » Encore une fois, les intérêts de la superstar et du club parisien se rejoignent.
Matuidi contraint de patienter

Turin (Italie), hier. Blaise Matuidia passé avec succès la visite médicale.
Arrivé mercredi à Turin, où il a passé sa visite médicale, Blaise Matuidi est toujours dans l’attente de l’officialisation de son transfert.

LA NUIT DERNIère à 1 heure, Blaise Matuidi n’était toujours pas un joueur de la Juventus Turin. Arrivé mercredi après-midi dans le Piémont pour se soumettre aux examens médicaux, qui se sont prolongés avec succès hier matin, l’international français (30 ans) attendait toujours que le PSG et la Vieille Dame parviennent à trouver un terrain d’entente. Le milieu de terrain, lui, s’est déjà mis d’accord avec le sextuple champion d’Italie en titre sur les termes d’un contrat de trois ans, mais, hier soir, les négociations entre les deux clubs étaient plus serrées que jamais. L’accord financier sur le montant de l’opération, autour d’une vingtaine de millions d’euros, n’est pas remis en cause, et les dirigeants parisiens ne s’opposeront pas au départ de la première recrue de l’ère QSI, arrivée à l’été 2011. Mais les modalités de règlement de bonus liés au transfert de Matuidi semblaient poser encore problème.

Dybala lui souhaite bienvenue
Après avoir déboursé 222 M€ pour s’attacher les services de Neymar dont le salaire annuel est estimé à 30 M€, le PSG paraît très attentif aux rentrées d’argent et le directeur sportif Antero Henrique se montre pour l’instant inflexible, même si les sommes en jeu sont de l’ordre de quelques millions d’euros. Blaise Matuidi est donc contraint d’attendre que la situation se débloque pour espérer revêtir le maillot bianconero. Si ce transfert venait à se décanter dans les prochaines heures, le milieu de terrain, en pleine possession de ses moyens physiques, pourrait alors figurer sur la feuille de match samedi soir à l’occasion de la première journée de Serie A contre Cagliari.

Quoi qu’il en soit, dans le Piémont, la venue de Matuidi, à qui Leonardo a souhaité hier « très bonne chance » sur son compte Twitter, suscite déjà un certain engouement auprès des supporteurs qui lui ont réservé un accueil chaleureux à la sortie de sa visite médicale. Du côté des joueurs, on se félicite également de la signature attendue du footballeur originaire de Toulouse, en témoignent les messages de bienvenue adressés par Paulo Dybala et Douglas Costa, ses futurs coéquipiers. En revanche, dans le vestiaire parisien, le départ de Blaise Matuidi laisse un grand vide au regard de son statut et de son expérience, notamment auprès de Verratti et de Draxler, deux de ses proches.

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Article 44

Message par Admin le Sam 19 Aoû - 6:38

Ils veulent tous voir Neymar Neymar
Ils ont leur billet pour les débuts du Brésilien au Parc des Princes, demain, contre Toulouse. Les supporteurs du PSG racontent leur impatience avant cette première.
Ce n’est pas un amour d’été, léger et éphémère. Entre le Parc des Princes et Neymar, c’est du sérieux. Le 5 août, lors de sa présentation, le stade du PSG et le Brésilien se sont fiancés dans la liesse. Demain soir, pour ses premières foulées sur le terrain, les supporteurs imaginent les débuts d’une passion. L’impatience guette. Enzo, 11 ans, rencontré au camp des Loges hier, choisit ses matchs. Il n’entrera au Parc que pour la deuxième fois de sa vie, demain. La première, il voulait voir Ibra. Désormais, c’est pour le « Ney » : « C’est la première fois que je vais le voir en vrai, je suis pressé. » Frédéric Labadie, 51 ans, dessinateur, abonné à Boulogne, rentre vite de vacances pour voir le phénomène en vrai. « C’est comme pour l’arrivée d’Ibrahimovic. Je ressens une excitation supplémentaire. Comme on sait qu’il va jouer, le Parc va hurler. Je ne suis pas fan du nouveau maillot rouge et bleu mais, là, je vais l’acheter parce qu’avec Neymar dans le dos il devient tout de suite plus joli ! »

Avant la réception d’Amiens, Neymar a fusionné avec Auteuil, la tribune la plus chaude lors de son tour d’honneur. La Ligue ne le compte pas dans ses statistiques, mais son premier dribble dans le Championnat de France date de ce jour-là, quand il a faussé compagnie aux vigiles pour retourner vers le kop lancer son maillot. Ce n’était pas prévu.

Du spectacle sur le terrain et en tribunes
Mika, 36 ans, vice-président du Collectif Ultras Paris, explique que ce sera encore mieux la deuxième fois : « C’est un événement ! Neymar est une star mondiale comme on n’en a pas eu depuis très longtemps. En tant qu’ultras, on va faire notre travail. Le Camp Nou n’a pas une grosse ambiance, il va goûter à l’atmosphère parisienne. On va lui faire comprendre qu’il est dans son jardin au Parc. C’est sûr qu’on sera au niveau, à lui de l’être aussi. Il a tout pour enflammer le Parc toutes les cinq minutes. On n’a pas besoin de buts de 50 m. Un petit pont, un bon dribble… On aime les Brésiliens, ils sont dans l’histoire du PSG. Cela va être terrible ! »

Neymar au Parc des Princes, qui l’eut cru il y a encore un mois ? Frédéric raconte ces moments d’attente interminable avec ses potes. « On est un groupe de sept abonnés, reprend le dessinateur. On ne parle que de lui depuis des semaines. On suivait ça au quotidien sur nos téléphones. On était divisés. Certains disaient qu’il ne viendrait jamais, que c’était une rumeur de plus. D’autres, dont moi, y ont toujours cru. Avec Neymar, je ne vois pas comment la saison ne pourrait pas être exceptionnelle. Mon rêve absolu, gagner la Coupe d’Europe, devient enfin possible. »

Avant cela, il faudra battre Toulouse. Fabrice, 42 ans, responsable dans l’hôtellerie, compte les heures : « Je suis surtout pressé de le voir sur le terrain, en live. Espérons qu’il marque son premier but au Parc. J’ai vibré avec Rai, Valdo, Ricardo, mais Neymar, c’est une classe au-dessus, un magicien. C’est le meilleur Brésilien passé par le PSG. C’était difficile d’obtenir une place, mais j’ai réussi à en trouver une et je vais apprécier le spectacle sur le terrain et dans les tribunes. Le maillot de Neymar sera sur mon dos comme 50 % du public du Parc. » Neymar ? Un peu, beaucoup, à la folie.

Areola numéro un, Matuidi est parti

Pour la première fois depuis son arrivée à Paris, Unai Emery s’est montré assez clair sur le poste de gardien de but. Hier, en conférence de presse, le technicien espagnol a placé sa confiance en Areola : « Alphonse a commencé. Il doit démontrer qu’il peut rester le gardien du PSG, être le titulaire. » Comprendre que, sauf bévue(s), le natif de Paris est le numéro 1, devant Kevin Trapp. Et gardera donc encore la cage demain contre Toulouse.

Krychowiak et Lucas, deux absents de l’entraînement d’hier, ne seront pas dans le groupe. Le premier a « quelques problèmes physiques », selon son coach. Le second est touché à la cheville et ne sera pas remis. Le club ne compte de toute façon pas sur eux cette saison.

Malgré un coup reçu à l’entraînement jeudi et une séance non terminée hier, Verratti sera lui bien présent, sauf contretemps, ce matin au camp des Loges, où une minute de silence sera respectée en hommage aux victimes des attentats de Barcelone et Cambrils (Espagne).

Enfin, Unai Emery a remercié Blaise Matuidi, nouveau milieu de la Juventus Turin. « Nous avons été très heureux avec lui, il était le cœur de l’équipe la saison passée. Il va continuer à progresser », a assuré l’Espagnol. L’international français s’est engagé hier pour trois saisons. La Vieille Dame a trouvé un accord avec le PSG pour un transfert à 20 M€, plus 10,5 M€ liés au nombre de rencontres que disputera Matuidi. Le néo-Turinois  — déjà dans le groupe pour le match face à Cagliari aujourd’hui — sera dimanche au Parc pour saluer les supporteurs parisiens.

L’équipe probable face à Toulouse : Areola - Dani Alves, Marquinhos, Thiago Silva, Kurzawa - Verratti, Thiago Motta, Rabiot - Di Maria, Cavani, Neymar.

A quand le grand Verratti !

Le milieu de terrain parisien, déclaré intransférable cet été, peine à retrouver son meilleur niveau

Un départ espéré puis avorté, un changement d’agent, des pépins physiques. L’été de Marco Verratti n’est pas celui dont il rêvait. Sur le terrain, le milieu italien ne retrouve pas encore sa plénitude. Malgré un Trophée des champions plutôt réussi contre Monaco (2-1), le Petit Hibou a réalisé deux prestations assez anonymes contre Amiens (2-0) et Guingamp (3-0), en Ligue 1.

« On ne lui demande pas d’être bon contre ces équipes, mais en février et en mars en Ligue des champions, coupe Olivier Dacourt, consultant pour Canal +. Il est un peu en dedans, mais sa préparation a été tronquée par une blessure, il a changé d’agent… On est plus exigeant avec lui. Il faut lui laisser un peu de temps, il va revenir. »

Son entraîneur n’est pas non plus inquiet, mais il lui demande d’évoluer plus haut sur le terrain. « Il maîtrise le ballon et permet à l’équipe de conserver la possession de balle. Maintenant, je veux qu’il soit plus près de la surface, qu’il puisse faire des passes décisives. Il a besoin de grandir. Mais c’est un joueur très important pour nous », commente Unai Emery, conscient que Verratti aurait bien pu quitter le navire parisien cet été.

Car les sirènes du FC Barcelone chantaient fort pour attirer l’éventuel successeur de Xavi ou Iniesta. Face à l’inflexibilité du PSG, le joueur de 24 ans est rentré dans le rang. Et, c’est son agent historique, Donato Di Campli, qui a tout perdu au profit de Mino Raiola, plus puissant et plus en vogue à Paris.

Ces semaines mouvementées auront toutefois répondu aux inquiétudes de Verratti sur le plan de la compétitivité. « Il a tout gagné, sourit Olivier Dacourt. Il voulait partir pour une équipe plus forte et, finalement, c’est Neymar qui est arrivé ! C’est normal d’avoir de l’ambition à son âge. Il a tout remporté en France, maintenant, il veut l’Europe. »

Et tout ceci pourrait se conclure par une nouvelle prolongation de contrat, qui serait la cinquième depuis l’arrivée de Verratti à Paris, en 2012. Des discussions sont en cours pour faire grimper le salaire de l’Italien autour du million d’euros brut mensuel (810 000 € actuellement).

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Article 45

Message par Admin le Dim 20 Aoû - 7:09

31e joueur brésilien de l’histoire du PSG, Neymar fait ses grands débuts ce soir au Parc des Princes.

L’histoire entre le PSG et le Brésil va bien au-delà du maillot jaune, lancé cette saison par Nike en hommage au pays auriverde (or et vert). Le club français des Brésiliens, c’est Paris. Une idylle qui date surtout du début des années 1990, à peine perturbée par le passage de Juninho à Lyon. Au total, 31 joueurs venus du pays du football ont porté le maillot rouge et bleu. Ce qui en fait la nation étrangère la plus représentée dans l’histoire du club.

Avant Neymar, la première superstar du PSG aurait même pu se nommer Pelé. A l’été 1971, le Roi est convoité. Mais, malgré un aller-retour outre-Atlantique du président Guy Crescent, il dit non à Paris. Quelques mois plus tard, c’est l’un de ses ex-coéquipiers, Joel Camargo (voir ci-contre), qui ouvre le carnaval. Sans grand succès.

La première grande vague de Brésiliens débarque à Paris vingt ans plus tard, après l’arrivée au pouvoir de Canal +. Ils se nomment alors Geraldao, Ricardo, puis Valdo. « Ils étaient à Benfica, qui était une des meilleures équipes européennes, explique Jean-Michel Moutier, le directeur sportif de l’époque. Avec Artur Jorge, on a surtout jugé la qualité des joueurs. Et comme ils ne venaient pas directement du Brésil, il y avait l’avantage d’une adaptation rapide. »

L’arrivée de Rai a marqué un tournant
Au début des années 1990, la réglementation impose aux équipes de ne posséder que deux joueurs extracommunautaires. La présence de Brésiliens est encore limitée (Valdo possédait un passeport portugais). Mais le départ rapide de Geraldao va permettre l’arrivée d’un grand nom : Rai. « C’était quand même le capitaine de la Seleção ! En plus d’être le frère de Socrates, s’exclame Jean-Michel Moutier. Après sa venue, on a vite senti le frémissement des gens au Brésil par rapport au PSG. » « Je pense que c’est lui et Ronaldinho, plus tard, qui ont permis de créer ce lien très fort entre le PSG et le Brésil », confirme Isabela Pagliari, journaliste brésilienne pour « Esporte Interativo ».

Ce qui frappe alors le plus les dirigeants parisiens, c’est le tempérament dégagé par ces joueurs. « Ils étaient toujours zen à l’approche des grands événements, ils apportaient de la sérénité à l’équipe, se souvient l’ancien directeur sportif. Et dans le vestiaire, un garçon comme Ricardo était très respecté. »

La période faste du PSG et le changement de réglementation sur les joueurs extracommunautaires ne font qu’accélérer la venue des Brésiliens, qu’ils soient latéraux (Ceara, Paulo César…), milieux (Leonardo, Ronaldinho…) ou attaquants (Adailton, Aloisio…). Même s’il existe autant de flops que de réussites, ces artistes du ballon rond régalent le Parc des Princes depuis près de trente ans. Leur amour de la tour Eiffel et de la vie parisienne est visible. Et leur présence offre à la capitale française une visibilité quasi inégalée dans les rues de Rio ou de São Paulo, où les maillots du PSG fleurissent. Alors imaginez avec Neymar…

Le plus mythiqUE rai

Il est l’homme de la plus belle période sportive de l’histoire du Paris Saint-Germain pré-QSI. Malgré des débuts contrastés et une adaptation difficile à la vie française, Rai a permis au club rouge et bleu de briller de 1993 à 1998 avec quatre demi-finales européennes de suite, une victoire en Coupe des Coupes (C 2), un titre de champion de France et quatre coupes nationales. Capitaine Rai, champion du monde en 1994 avec la Seleção, était un artiste et un meneur d’hommes. Que le Parc des Princes n’oubliera jamais.

Le plus utilisé lucas

Lucas n’a jamais fait l’unanimité auprès des observateurs (supporteurs ou médias) du PSG. Mais l’ailier est devenu en avril dernier le Brésilien le plus utilisé de l’histoire du club. Arrivé en 2013, il compte aujourd’hui 223 matchs avec Paris, à seulement 25 ans. Preuve qu’il a convaincu ses entraîneurs. Ce qui ne suffira peut-être pas à poursuivre l’aventure dans la capitale. Barré par Di Maria, Pastore, Draxler et, désormais, Neymar, Lucas pourrait bien partir avant le 31 août.

LE PLUS GRAND PALMARès maxwell

Avec le Trophée des champions 2017, Maxwell a été dépassé par Lucas au nombre de titres remportés avec le PSG (15 pour le premier, 16 pour le second). Mais le latéral gauche a un tout autre palmarès que l’ailier. Arrivé en 2011 en provenance du FC Barcelone (après l’Ajax et l’Inter), le nouveau directeur sportif adjoint s’est construit une immense armoire à trophées tout au long de sa carrière (31 titres). Une expérience qui a fait de lui l’un des patrons du vestiaire parisien durant six saisons. En plus d’être un homme attachant.

Le plus génial ronaldinho

Deux ans seulement. Mais avec quelle intensité ! Encore aujourd’hui, plusieurs fans parisiens, avec un poil de mauvaise foi, pourraient dire que Ronaldinho est le meilleur joueur vu sur la pelouse de la porte d’Auteuil. Le débat est ouvert. En attendant les exploits de Neymar, Ronnie était surtout l’homme des gestes incroyables, de sa célèbre virgule aux passes aveugles en passant par des buts venus d’ailleurs (Guingamp ou Marseille s’en souviennent). Parisien de 2001 à 2003, il est, comme Rai avant lui, devenu champion du monde avec les Auriverde en 2002.


Le pionnierjoel camargo

En 1971, le PSG, tout juste créé et promu en D 1, a un rêve : celui de recruter Pelé. Une rencontre a lieu au Brésil, mais le transfert ne se fait pas. A la place, Paris enrôle un autre joueur passé par Santos : Joel Camargo, lui aussi champion du monde en 1970 (sans jouer). Un défenseur au destin tragique. Lors d’un accident, alors qu’il est au volant d’une Chevrolet Opala, le luxe de l’époque, deux femmes sont tuées, et Joel Camargo est condamné à de la prison. C’est en joueur au chômage et désavoué par tout son pays qu’il rejoint la France, où il dispute deux matchs. Et puis plus rien. La suite de sa vie sera marquée par l’alcool et les dettes. Il est décédé d’une insuffisance rénale en 2014 à 69 ans.


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Article 46

Message par Admin le Mar 22 Aoû - 7:12

La révolution NEYMAR

Parc des Princes (Paris), dimanche. Neymar attire tous les regards depuis son arrivée en Ligue 1.
Football PSG. Décisif contre Guingamp, prodigieux face à Toulouse, le crack a réussi ses débuts. Avec lui, la L 1 a de beaux jours devant elle sur le plan sportif mais aussi économique.

En Espagne, les fans de football sont habitués au luxe. Depuis plus d’un demi-siècle, ils ont vu évoluer les meilleurs joueurs de l’histoire, de Maradona à Messi en passant par les Ronaldo. Si Neymar n’était pour eux qu’un phénomène de plus, le Brésilien est en train de révolutionner le PSG et l’ensemble du foot français. En seulement huit jours et deux matchs de Ligue 1 !

Sportivement, c’est l’heure de l’emballement. Pas question d’affirmer que Paris va remporter la Ligue des champions. Ou qu’il s’apprête à terminer le championnat avec 20 points d’avance. Mais il y a un avant et un après-Neymar. L’attaquant est impliqué sur huit des neuf buts inscrits contre Guingamp (3-0) et Toulouse (6-2). Son influence sur le secteur offensif paraît évidente : tout est plus rapide, plus efficace, plus agréable à regarder.

Il faut également souligner son attitude. Neymar ne panique pas, ne râle pas après une passe manquée et prend même du temps pour calmer Verratti au moment de son expulsion. La question du brassard de capitaine se posera sans doute un jour. Les premiers sous le charme sont ses coéquipiers. Dimanche soir, aucun n’a hésité à parler de la nouvelle star parisienne après le flamboyant 6-2. Marco Verratti s’est même effacé pour lui laisser de la place.

Une attente énorme et des records d’audience
Le passage de Neymar en zone médias — non prévu au départ — a provoqué un début de folie. Entouré par des dizaines de micros et de caméras, il est resté professionnel, a répondu à presque tout le monde. Y compris à un journaliste à genoux pour être certain de bien l’entendre. L’exposition du phénomène est mondiale. De l’Europe à l’Amérique du Sud, on parle du buteur et du PSG. L’attente autour du Parc semblait également énorme, comme l’ont prouvé les files d’attente à la boutique du club ou à la billetterie.

La folie Neymar rejaillit sur tout le monde, notamment chez les diffuseurs officiels. Les deux derniers dimanches soir ont permis à Canal + de se placer dans le top 5 des audiences, toutes chaînes confondues, avec 1,25 et 1,5 million de téléspectateurs. Un record pour un match de Ligue 1 autre qu’un PSG - OM depuis mars 2015.

A la Ligue de football professionnel (LFP), qui aimerait rattraper une partie de son retard sur la Premier League et atteindre le milliard d’euros de droits télé, tous les signaux sont au vert. Aucun calendrier n’a encore été annoncé concernant la remise sur le marché des différents lots, qui appartiennent jusqu’en 2020 à Canal + et BeIN Sports. Mais l’arrivée de Neymar à Paris et celle de SFR sur le marché pourraient bien accélérer les choses.

« Les gens vont être pris par cette déferlante »
Jérôme Neveu, de l’agence marketing Advent, mesure l’impact économique de la star en France.

Les performances de Neymar sur les terrains de France ne vont pas tarder à générer de multiples retombées.

Comment peut-on mesurer l’impact économique

lié à l’arrivée de Neymar ?

jérôme neveu. La logique sportive est couronnée de succès car Neymar a mis la manière à chaque fois qu’il a joué. Cette logique renforce la donnée économique liée au joueur. La vente de maillots atteint des sommets et le bénéfice financier est immédiat. C’est du jamais-vu en France. Le phénomène va s’amplifier, les bonnes ondes vont se propager auprès des gens qui connaissent un peu moins le foot et qui vont être pris par cette déferlante.

Et, grâce à Neymar, le PSG

va désormais pouvoir générer

de nouveaux revenus…

Au niveau des partenaires du club, il y a un écosystème très positif. Comme il y a du spectacle, l’amplification médiatique du phénomène est décuplée et le PSG irradie très largement. Neymar ouvre d’autres marchés et il les intensifie. Tous les partenaires du club vont en bénéficier, les tournées à l’étranger vont être très lucratives. En faisant signer Neymar, le PSG a envoyé un message à la sphère économique.

Quel marché peut viser le PSG

afin d’améliorer sa marque

à l’échelle internationale ?

Le marché asiatique est énorme. Dans les bars chinois et japonais, la Premier League et le Barça sont des programmes phares. Maintenant, le PSG tape à la porte. C’est un formidable accélérateur de particules. C’est une aubaine qui a un prix mais qui est la bienvenue.

Mais l’apport de Neymar ne se limite pas au seul PSG, la L 1 peut aussi bénéficier de sa présence.

L’effet Neymar va bien évidemment profiter à l’ensemble de la Ligue 1 car le championnat sera encore plus attractif qu’il ne l’est aujourd’hui. L’ensemble du foot français devrait se réjouir qu’un tel joueur évolue ici. Il va remplir l’ensemble des stades et les caisses des clubs de Ligue 1. C’est un bienfait collectif et le PSG tire tout le monde vers le haut.

La LFP peut-elle s’appuyer

sur la présence de Neymar

en France pour lancer son nouvel appel d’offres et atteindre

des montants records ?

La L 1 se vend assez mal à l’étranger et elle a désormais un ambassadeur de marque impressionnant avec Neymar, l’équivalent de Brad Pitt au Brésil. Il est clair que le produit L 1 passe une étape supplémentaire et il semble assez légitime de penser que les droits TV vont augmenter de manière sensible. Il y a de nouveaux intervenants, une concurrence plus âpre et les propositions seront plus importantes. La montée des enchères peut être assez salutaire pour ce secteur.

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Article 47

Message par Admin le Jeu 24 Aoû - 7:33

Mbappé, l’autre transfert du siècle

PSG Selon nos informations et sauf retournement de dernière minute, le prodige monégasque devrait s’engager avec le club de la capitale. Après Neymar, Paris réalise un recrutement d’enfer.

Un transfert du siècle devrait chasser l’autre. Après celui de Neymar finalisé le 3 août dernier, le PSG serait en passe d’en réaliser un autre sensationnel, stratosphérique, inouï. Sauf retournement de situation, Kylian Mbappé, 18 ans, révélation de la saison dernière, va s’engager pour cinq ans dans les prochains jours avec le PSG. En échange d’un joueur, soit Lucas soit Guedes (très apprécié par Jardim, l’entraîneur de Monaco), et d’une somme proche de 150 M€, Monaco a finalement accepté de vendre sa pépite à Paris. Les négociations ont été ouvertes le week-end dernier.

Le club du Rocher s’est résolu à cette issue face à l’inflexibilité du clan Mbappé, décidé à rejoindre l’équipe de cœur de Kylian, le PSG. Antero Henrique confiait depuis plusieurs semaines à ses interlocuteurs de choix sa confiance dans ce dossier. Le nouveau directeur sportif du club de la capitale dit, en privé, qu’il va réussir à vendre ou prêter cinq joueurs. On peut penser à celui qui va rejoindre l’ASM, à Ben Arfa (encore un an de contrat), à Krychowiak, en prêt, à Aurier (d’accord avec Tottenham mais qui ne peut pas encore évoluer en Angleterre à cause de ses déboires judiciaires).

Mais cela ne suffira pas pour satisfaire aux exigences du fair-play financier. Un dernier joueur doit encore partir. Récemment, le PSG a fermé la porte pour Di Maria, convoité par Barcelone. Mais a proposé un autre nom : Julian Draxler. L’un ou l’autre devra donc quitter la capitale avant le 31 août pour amortir les 222 M€ dépensés pour Neymar et les 150 millions et quelques (divers bonus) promis à Monaco.

le monégasque sera la dernière recrue
Avec Cavani, Neymar, Mbappé, Pastore, les candidats au départ, Di Maria et Draxler, ont évidemment du souci à se faire pour la suite de leur carrière au PSG. Malgré l’abondance de compétitions et les méformes ou blessures, la formation d’Unai Emery peut composer avec cinq joueurs pour trois places, surtout si les remplaçants sont par exemple Pastore et Di Maria. Quoi qu’il arrive, le PSG doit donner des gages à l’UEFA et à son instrument de contrôle des dépenses (liées aux recettes dans une limite de 30 M€ de pertes), le fair-play financier.

Le transfert de Neymar fait grincer beaucoup de dents en Europe, de la Juventus au Real Madrid, de Barcelone au Bayern Munich. Celui de Mbappé va faire hurler cette même Europe, qui considère que Paris pulvérise les codes du mercato en dépensant un argent qu’il n’a pas ou n’a pas encore (les retombées, donc les recettes, mettent du temps à arriver). Du côté parisien, on reste serein. On imagine bien que le club ne prendrait pas le risque d’être exclu de la Ligue des champions alors que tout est fait depuis six ans et encore plus depuis un mois pour… la gagner.

En revanche, c’est une certitude : la venue de l’attaquant monégasque clôt le marché parisien dans le sens des arrivées. Aucun milieu de terrain, aucun gardien ne viendra bousculer la hiérarchie dans les autres lignes. Aujourd’hui et encore plus dans les prochains jours, le PSG va se résumer à une attaque exceptionnelle, jamais vue dans l’histoire de la Ligue 1, digne héritière — potentiellement — d’une MSN (Barcelone) ou d’une BBC (Real Madrid) même s’il reste du chemin avant d’égaler les deux meilleurs secteurs offensifs de ces dernières années en Europe : Neymar-Cavani-Mbappé, soit 465 M€. Cet été, Emery est devenu l’entraîneur le mieux servi au monde.

Tout (re)commence aujourd’hui
FOOTBALL. Ligue des Champions.

Paris et Monaco connaîtront ce soir leurs adversaires pour la phase de groupes. Le PSG de Neymar nourrit forcément de nouvelles ambitions sur la scène européenne.

La dernière édition de la Ligue des champions s’est achevée sur un choc immense pour Paris, une défaite 6-1 dans un Camp Nou qui n’avait peut-être jamais connu une telle ambiance. La saison de la revanche commence réellement aujourd’hui, dans un cadre beaucoup plus feutré. Celui du Forum Grimaldi de Monaco, où seront tirés au sort les groupes de la Ligue des champions (à partir de 18 heures). Cinq mois après, le PSG ne reconstruit pas sur des cendres. Il rebâtit son édifice autour d’un symbole, Neymar. Une prise de guerre, le bourreau du 8 mars. C’est lui qui sera chargé d’effacer des mémoires parisiennes l’épisode dont il a été le principal acteur.

« L’équipe, le club et aussi le staff, nous sommes spécialement motivés pour la Ligue des champions, reconnaît Unai Emery. Je ne vais pas le fixer concrètement, mais l’objectif, c’est d’être dans les meilleures équipes du monde. » « Ce mercato est la preuve de la détermination du PSG pour la Ligue des champions, complète Omar da Fonseca, consultant pour BeIN Sports, diffuseur de la compétition. Paris est entré dans la construction d’une équipe qui a très peu de maillons faibles. On n’est pas obligé d’être allé à la Sorbonne pour constater que les joueurs du PSG sont très forts. »

Au vu des investissements consentis (et sans doute pas terminés), Paris n’a pas le droit à l’erreur. « Nos adversaires veulent aussi faire un très bon parcours, et c’est sûr que le PSG est un concurrent important à leurs yeux », glisse Emery.

Quatrième favori de l’épreuve sur les sites de paris en ligne
Le président Nasser Al-Khelaïfi, son directeur du football, Antero Henrique, et son directeur général délégué, Jean-Claude Blanc, qui représenteront le PSG ce soir, risquent en effet de rencontrer quelques poignées de main fraîches chez leurs homologues. Certaines sorties publiques des grands clubs relèvent autant de la communication que de la réelle défiance, mais l’offensive du PSG pour payer la clause de Neymar, à 222 M€, a agité les grandes écuries européennes. Tout comme la perspective d’une fin de mercato record.

« Les équipes adverses peuvent être revanchardes, mais il faut être lucide et avoir les bonnes armes pour cela, coupe Omar da Fonseca. La demi-finale est un objectif minimal. Et si en plus le PSG recrute Mbappé et Fabinho, il faut prendre tout de suite les billets pour la finale. »

Paradoxalement, le PSG ne paiera pas forcément sa deuxième place en Ligue 1 la saison dernière. Les champions, présents dans le premier chapeau, ne sont pas forcément plus dangereux que les membres du deuxième pot que côtoie Paris. Les non-champions au très fort coefficient UEFA. Sur les sites de paris en ligne, le PSG est le 4 e favori de la compétition, derrière le Real Madrid, Barcelone et le Bayern Munich.

L’an dernier, après un tirage assez favorable sur le papier (Arsenal, Ludogorets et Bâle), l’équipe de la capitale s’était fait piéger et avait terminé deuxième de son groupe, derrière Arsenal. Un accroc qui avait précipité le choc contre Barcelone dès les huitièmes de finale et la chute. Paris se gardera donc de toute conclusion hâtive, en début de soirée, mais sa campagne européenne aura des lieux, des dates et des visages. Dans les plans du PSG, elle s’achève le 26 mai, en finale, au Stade olympique de Kiev (Ukraine).

Neymar contre-attaque
Au lendemain de la plainte déposée par le FC Barcelone, qui réclame près de 9 M€ à Neymar pour non-respect de son contrat, la réplique ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué publié par l’agence familiale, NN Consultoria, le clan Neymar a précisé que le joueur « a rempli intégralement le contrat alors en vigueur avec le dépôt intégral des valeurs décidées avec le Barça pour qu’il soit libéré ». Il a aussi fait savoir qu’il allait lancer une procédure contre son ancien club. Le but ? Récupérer la prime de fidélité de 26 M€ promise au Brésilien lors de sa prolongation de contrat et qu’il devait toucher s’il était toujours un joueur barcelonais le 31 juillet 2017. Ayant signé le 3 août au PSG, Neymar aurait dû percevoir cette somme. Celle-ci est bloquée chez un notaire, car le club catalan estime que la prime ne devait être versée que si Neymar allait jusqu’au terme de son contrat, en juin 2021.

Pastore titulaire contre Saint-Etienne
Javier Pastore n’est plus titulaire depuis l’arrivée de Neymar. Il devrait retrouver une place dans le onze de départ, demain contre Saint-Etienne, grâce à la suspension de Marco Verratti. « Même si je peux aussi faire jouer Nkunku, c’est une option très claire et une bonne idée », explique Unai Emery. Le manageur basque en a profité pour faire un point sur le statut de l’Argentin : « J’attends qu’il soit prêt à tous les matchs pour être dans le groupe. Ensuite, la concurrence et les performances joueront. Sa caractéristique, c’est d’offrir des options offensives que d’autres ne peuvent pas donner. » Pour le reste, seul Lucas est forfait.

L’équipe probable : Areola - Dani Alves, Marquinhos, Thiago Silva (cap.), Kurzawa - Pastore, Thiago Motta, Rabiot - Di Maria, Cavani, Neymar.

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Article 48

Message par Admin le Lun 28 Aoû - 6:20

Mbappé enfin à Paris

Football Les dirigeants du PSG et de Monaco ont bouclé hier soir la venue du prodige monégasque dans la capitale. Les deux clubs ont trouvé un accord sous la forme d’un prêt avec une option d’achat de 180 M€

Le rêve devient réalité ! Kylian Mbappé va devenir la quatrième recrue parisienne de l’été après Berchiche, Dani Alves et Neymar pour un été dingue et étincelant. Paris et Monaco ont trouvé un accord sous la forme d’un prêt avec une option d’achat de 180 M€. Il deviendra en juillet 2018 le deuxième joueur le plus cher de l’histoire derrière Neymar, sauf si, d’ici là, la folie des grandeurs continue d’agiter le monde du football.

Depuis samedi, les négociations entre Monaco et Paris se sont intensifiées. Un dîner a réuni Vadim Vasilyev, vice-président de l’ASM, la famille Mbappé, Antero Henrique, le directeur sportif parisien, et Jorge Mendes, l’agent de Fabinho et Guedes, pour ne citer que des joueurs des deux clubs. Les pourparlers ont continué hier en marge du match Monaco - Marseille.

une attaque de légende, digne des plus grandes écuries
L’attaquant international, inscrit sur la feuille de match mais remplaçant, réalise à 18 ans son grand rêve : évoluer au PSG, lui le natif de Bondy (93).

Ce lundi, il rejoindra sous les objectifs des caméras Clairefontaine où les Bleus sont attendus autour de midi, avant la double réception des Pays-Bas, jeudi, et du Luxembourg, dimanche.

Paris et Monaco ont cherché la bonne formule pour que le vendeur ne soit pas perdant et l’acheteur pas sanctionné. Le montage de cette transaction a été l’obstacle majeur à partir du moment où Monaco a ouvert la porte à Paris, il y a une semaine. Le club de la capitale et l’attaquant étaient d’accord depuis la première moitié du mois d’août. Le prêt est devenu la seule solution, puisque, pour l’instant, Paris n’a pas réussi à vendre ou prêter quatre à cinq joueurs. Il doit toujours le faire d’ici à jeudi prochain, date limite du mercato d’été. Le club souhaite céder Aurier, Ben Arfa, Krychowiak, Draxler, voire Di Maria.

Dortmund aimerait recruter Draxler pour remplacer Dembélé, parti pour Barcelone. Les dirigeants allemands étaient samedi à Paris. Le transfert pourrait se débloquer cette semaine. Le PSG est en contact permanent avec l’UEFA, qui surveille les dépenses de tous les clubs européens via son instrument de contrôle, le fair-play financier.

Afin d’amortir l’opération Neymar et bientôt Mbappé, Paris doit s’appuyer sur des recettes immédiates et seuls des transferts sonnants et trébuchants peuvent rassurer l’UEFA et les gros clubs européens qui regardent le PSG de travers depuis la venue du Brésilien Neymar pour 222 M€, le 3 août.

L’arrivée du génial numéro 10 représente un coût de 117 M€ par an. Celle de Mbappé ajoutera en 2018 une charge de plus de 50 M€ par an. Il faut donc donner des gages.

Pour l’instant, Paris a réalisé une soixantaine de millions d’euros d’économies avec les ventes d’Augustin (16 M€, Leipzig), de Matuidi (20 M€ + 10,5 de bonus, Juventus), la résiliation de contrat de Sirigu, le prêt de Jesé à Stoke City, ensemble auquel il faut retrancher les salaires que chacun de ces éléments percevait. Il convient cette année de dépasser la barre de 100 M€ d’économies pour rester dans les clous du fair-play financier.

En attendant, avec Neymar, Cavani et Mbappé, le PSG dispose d’une attaque de légende, digne des plus grandes écuries, comme le Real Madrid ou Barcelone.

18 ans et déjà star

Clairefontaine (Yvelines), le 5 juin. Appelé chez les Bleus au printemps, le gamin de Bondy est vite devenu le chouchou des fans de l’équipe de France.
Natif de Bondy, en région parisienne, Kylian Mbappé rêvait de rejoindre le PSG.

« Quel joueur ne rêverait pas de signer au PSG ? » nous lançait Kylian Mbappé lors d’un entretien accordé à Bondy (Seine-Saint-Denis), dans son fief, en janvier dernier. Huit mois après, ce rêve va devenir réalité pour le gamin de 18 ans. En six mois extraordinaires à l’AS Monaco, Mbappé a ébloui l’Europe et fait saliver les plus grands (Real Madrid, Arsenal, Liverpool, Manchester City). Après des semaines de tractations, le PSG décroche finalement les faveurs du buteur, contre un prêt avec une option d’achat à 180 M€, qui feront de Kylian Mbappé, à l’été 2018, l’un des joueurs les plus chers de l’histoire du football.

Tout comme son pote Ousmane Dembélé, passé en un an et demi de Rennes au Barça grâce à un superbe interlude au Borussia Dortmund, Mbappé effectue une crise de croissance à vitesse grand V.

Il avait échappé à deux reprises au PSG
En septembre 2016, le jeune homme n’entre pas dans les plans immédiats de Leonardo Jardim, l’entraîneur portugais de l’ASM. La Grenouille — surnom donné par les réseaux sociaux — ronge son frein sur le banc de touche et se pose des questions sur son avenir proche. En décembre, malgré un temps de jeu en augmentation, il est même proche d’accepter un prêt à Leverkusen !

Tout s’accélère en février, lorsque Jardim change ses plans et lance Mbappé dans le grand bain, sur la pelouse de Manchester City. Un but et une prestation de haut vol plus tard, le phénomène démarre. En quart de finale de la Ligue des champions, il élimine le Borussia Dortmund à lui seul. En demi-finale, il marque face à la Juventus et bat des records de précocité, devant les grands noms tels Lionel Messi et Cristiano Ronaldo. Devenant, au passage, international français.

Dès le mois de mars, Paris se positionne, avec deux conclusions : Mbappé est une pépite et il vient de la région parisienne. Il faut donc tout faire pour le récupérer. Le gamin a déjà échappé au PSG à deux reprises : une fois à 14 ans, avant que Monaco ne l’attire dans son centre de formation ; la deuxième fois à 16 ans, avant qu’il ne signe son premier contrat professionnel. Mais le train est donc passé une troisième fois.

« Si j’ai un plan de carrière ? Oui, nous assurait-il en janvier. Je l’ai en tête depuis mon plus jeune âge… Rien n’est fait au hasard. » Ce plan incluait donc peut-être le PSG. Ce qu’il ne pouvait pas encore imaginer, c’est de jouer un jour au cœur d’un tel trio d’attaquants avec Edinson Cavani et Neymar. Un fantasme désormais possible. Que le monde entier va envier.

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Article 49

Message par Admin le Mar 29 Aoû - 7:14

LE PREMIER JOUR DU RESTE DE SA VIE

Football Kylian Mbappé a rejoint hier, avec sa joie habituelle, l’équipe de France, en attendant de signer probablement aujourd’hui son nouveau contrat avec Paris.

Il n’a peut-être jamais été aussi heureux. Ce jeune homme qui a toujours affiché une totale décontraction, une séduisante maturité à 18 ans et des poussières et un détachement face à toutes les pressions qui cernent un talent phénoménal et un joueur à 180 M€, reste ce qu’il est profondément. Son moteur, c’est le bonheur. Clairefontaine l’a encore vérifié hier. Arrivé avant la mi-journée au château où se rassemble l’équipe de France, il a apporté sa joie de vivre. « C’est quelqu’un de très souriant, je ne pense pas qu’il y ait des nouvelles qui puissent l’attrister, avance Didier Deschamps, maniant la litote. Ce qui a pu se passer, est-ce que ça a été dans son sens ? Je pense que oui. Il a le moral. »

Dimanche soir, Kylian Mbappé n’a pas eu le temps de dire au revoir à ses coéquipiers ni aux gens qu’il apprécie à Monaco. Sa future ex-équipe venait d’atomiser Marseille (6-1), et ce n’était ni le lieu ni le moment pour sortir les mouchoirs. Il reviendra saluer tout le monde en principauté quand il aura plus de temps. Pour l’heure, il vit intensément sa nouvelle vie de Parisien, et pas seulement parce qu’il a atterri en Ile-de-France après un vol en matinée.

Dans la résidence des Bleus, là dans ce hall à la hauteur sous plafond majestueuse, il a croisé avec délice ses nouveaux coéquipiers. Presnel Kimpembé, Alphonse Areola et Adrien Rabiot. Il aura un mot pour chacun. Et a reçu en retour des félicitations de nombreux Bleus,

Il devrait récupérer le n° 7 de Lucas ou le 11 de Di Maria
C’est ce matin qu’il doit signer son prêt avec option d’achat en faveur du PSG, sauf contretemps. Il devrait récupérer le n° 7 de Lucas ou le 11 de Di Maria, signe sans doute que l’Argentin cherche un nouveau club. Avant de devenir un joueur du PSG un 27 août 2017, il demeure un attaquant de la sélection tricolore.

Sous les yeux de 300 supporteurs massés dans les tribunes du terrain Pierre-Pibarot et de Papus Camara, l’un des adjoints d’Unai Emery au PSG, venu passer des examens d’entraîneur, KMB régale encore. D’abord le public en signant des autographes. Des « Bienvenue à Paris » répondent aux « Reste à Monaco ». Il ne répond pas, se contente de… sourire, évidemment. Il prend du temps pour les selfies, également, n’oubliant aucun fan en route. Julien 17 ans, supporteur de l’AS Monaco, ne lui en veut pas : « On est ici pour les Bleus, donc je lui pardonne son départ. Mais j’espère qu’il ne marquera pas trop de buts face à nous. » Alors que Blaise Matuidi se colle naturellement aux trois Parisiens « officiels », Mbappé, le néo, escorte Sidibé jusqu’à la pelouse.

La séance commence. Il intègre le groupe des sept qui s’entraînent avec ballon. Il élimine Olivier Giroud dans un-contre-un et reçoit une salve d’applaudissements des travées, criant leur admiration. Lors d’un quatre-contre-quatre, il se retrouve avec Matuidi, Lacazette et Digne et enchaîne les buts. Il s’offre même un double contact sur Antoine Griezmann. Le Madrilène ne perd pas une miette des grigris de son compère de l’attaque. Il le vanne et l’enveloppe d’un « Ronaldinho » après une nouvelle arabesque avec le ballon. Grizou a visé juste : Mbappé le Parisien s’inscrit dans une lignée de génies qui ont soulevé le Parc des Princes. C’est sa nouvelle vie.

Mbappé, un prêt et beaucoup de questions

Clairefontaine (Yvelines), hier. Kylian Mbappé affichait sa joie d’avoir rejointle PSG lors du rassemblement des Bleus.
Respect du fair-play financier, type de contrat ou salaire, l’arrivée de Mbappé au PSG suscite de multiples interrogations sur le montage pour accueillir l’international.

L’arrivée de Kylian Mbappé au PSG devrait être officialisée aujourd’hui. Mais ce prêt d’un des attaquants les plus convoités de la planète soulève de nombreuses interrogations.

Pourquoi Monaco a accepté de céder Mbappé en prêt ?
Confrontés à la volonté inflexible de Mbappé de rejoindre Paris et à son refus de prolonger son contrat dont le terme expire en 2019, les dirigeants de l’ASM n’ont pas eu d’autre choix que d’ouvrir des discussions avec le club de la capitale, au risque de s’asseoir sur le pactole que représente le transfert de l’international tricolore. Dès l’été prochain, le jeune prodige se serait trouvé à un an de la fin de son contrat avec la possibilité de s’engager dans le club de son choix dès janvier 2019. Les responsables monégasques ont donc dû trouver la meilleure formule avec leurs homologues parisiens, sous la forme de ce prêt avec option d’achat non obligatoire.

Que va-t-il se passer dans un an ?
Dès l’été prochain, le PSG pourra lever l’option d’achat non obligatoire dont le montant s’élève à 180 M€ bonus compris. Monaco s’engage donc, dès le terme du contrat de prêt, à conclure le transfert du joueur avec Paris si celui-ci lève l’option d’achat. En réalité, il ne fait aucun doute que le PSG recrutera définitivement Mbappé en 2018, même si sa première saison parisienne n’était pas à la hauteur des attentes. D’autre part, il existe plusieurs artifices qui permettent de rendre automatique une option d’achat. Les deux clubs peuvent ainsi insérer des clauses « évidentes » dans le contrat de prêt. Ils peuvent déterminer, par exemple, que le PSG fera l’acquisition de Mbappé si le club de la capitale termine la saison dans la première moitié du classement.

Qui va rémunérer Mbappé cette saison ?
Soit le joueur salarié est mis à disposition et payé (salaire et charges) par le club emprunteur (le PSG), soit le salarié reste payé par le club prêteur qui se fait alors rembourser par l’emprunteur. Paris et Monaco ont opté pour la première solution. Pour cela, l’accord de mutation signé par les deux clubs et le joueur comportera un avenant de suspension de certains aspects du contrat initial du joueur pendant la période du prêt. Ainsi, parmi les éléments du contrat qui vont connaître une modification, le salaire de Mbappé, actuellement de 85 000 € brut mensuels à Monaco, va être largement revu à la hausse.

Est-ce un contournement du fair-play financier ?
« C’est à eux, dirigeants du PSG, de se montrer créatifs. La philosophie du fair-play financier n’est pas d’assassiner les clubs mais de les aider. » Cette phrase de Michel Platini en septembre 2012 prend tout son sens à l’heure où le PSG s’apprête à finaliser l’arrivée de Mbappé sous la forme d’un prêt avec option d’achat. Ce procédé a de quoi interpeller, mais il est tout à fait légal. Le PSG avait déjà eu recours à ce même montage à l’été 2014 en obtenant le prêt de Serge Aurier, alors qu’il avait été sanctionné pour ses manquements aux règles du fair-play financier. Une manière pour Paris et d’autres grands clubs européens (comme le Bayern Munich et son prêt payant de James Rodriguez pour deux saisons avec une option d’achat) de se plier aux exigences du FPF sans renoncer à leurs ambitions sur le marché des transferts.

Confusion autour de Fabinho
Depuisla signature de Neymar, le PSG l’assure : plus aucun joueur ne le rejoindra. Mais il y a Kylian Mbappé, et Paris cherche depuis le début de l’été un milieu et un gardien, si l’opportunité se présente. A Monaco, comme dans la capitale, personne n’exclut désormais que Fabinho, signe à Paris. Certaines sources laissent le dossier ouvert quand d’autres affirment que le prêt de Mbappé signifie la fin du mercato du PSG. Des départs dans la semaine pourraient faciliter l’opération. Le PSG aimerait se séparer de Draxler et/ou Di Maria, qui reste un plan B au Barça après Philippe Coutinho (Liverpool). Lorenzo Callegari, le milieu de terrain de 19 ans, pourrait quant à lui être prêté au Genoa, avec option d’achat pour le club italien et clause de rachat par le PSG.

« Le PSG va avoir l’une des meilleures attaques du monde »

Adrien Rabiot, avoue s’être posé des questions sur l’avenir du PSG. « Maintenant, nous avons les réponses », se satisfait le milieu de terrain formé au club.
Exclusif Le milieu de terrain de Paris et des Bleus se confie sur sa relation privilégiée avec Neymar et sur l’arrivée du prodige MBappe

Après le départ du PSG de Blaise Matuidi, Adrien Rabiot a définitivement pris du galon. Considéré désormais comme un joueur majeur, par son entraîneur comme par ses dirigeants, l’international français de 22 ans (3 sélections) compose avec Neymar un duo harmonieux et efficace en ce début de saison. Une réussite qui pourrait l’aider à grimper dans la hiérarchie des Bleus. Même si le chemin ne fait pour lui que commencer avec la sélection nationale.

Avez-vous parlé avec Kylian Mbappé en le retrouvant à Clairefontaine ?

ADRIEN RABIOT. Oui, bien sûr. Il m’a expliqué que son arrivée au PSG devrait être officialisée ce mardi. C’est une très bonne nouvelle pour le club évidemment. Kylian est un jeune joueur, déjà mature, à l’aise dans un collectif, doté d’un potentiel énorme et issu de la région parisienne. Ce dernier critère n’est pas anodin pour le PSG.

Son arrivée au sein d’une attaque déjà pléthorique peut-elle poser des problèmes à Unai Emery ?

Il y aura certainement un embouteillage devant, mais c’est un sujet qui appartient au club et au coach. Ce qui est certain, c’est que nous allons disposer d’un très grand nombre d’options avec Neymar, Cavani, Mbappé et les autres attaquants présents. Neymar et Mbappé, en particulier, peuvent jouer aux trois postes de l’attaque, à gauche, à droite et même dans l’axe.

Le PSG va-t-il compter la meilleure attaque du monde cette saison ?

Cela pouvait déjà être le cas avant l’arrivée de Kylian. Désormais, c’est sûr, le PSG va avoir l’une des meilleures attaques du monde. Mais le plus excitant, je trouve, c’est la jeunesse des recrues. Neymar peut rester au top pendant encore sept ou huit ans et Kylian pendant plus de dix ans.

Avez-vous l’impression d’avoir changé de planète au gré des mouvements du mercato ?

Le PSG a vraiment changé de dimension, c’est vrai. Depuis un an, un cycle se terminait et il fallait donner un nouveau souffle. Avec Marco (NDLR : Verratti) et Marquinhos notamment, nous étions plusieurs jeunes joueurs à nous poser des questions sur l’avenir du club. On est ambitieux, on a envie de viser la Ligue des champions, d’aller très haut et on ne peut pas se rater. Maintenant, nous avons les réponses et cela devient difficile d’avoir des doutes. (Sourire.)

Pensez-vous bientôt signer votre nouveau contrat ?

Ce n’est pas le moment d’en parler.

Jusqu’à présent, le club n’a pas recruté dans votre secteur de jeu, au milieu de terrain. Inquiétant ou rassurant pour vous ?

Il est important à mon avis de recruter un joueur capable de succéder à Thiago Motta. Pour cette saison, puisque Thiago, qui a eu 35 ans aujourd’hui (hier), ne pourra pas jouer soixante matchs cette année. Mais aussi pour la suite.

Ce sujet vous concerne directement…

En effet. Unai Emery m’a fait jouer une bonne partie de la saison passée à ce poste et ce n’est vraiment pas là que je m’exprime le mieux.

Que répondez-vous à ceux qui estiment qu’il y a là chez vous une part de caprice ?

Ceux qui connaissent le foot savent qu’il s’agit de deux postes très différents. Le milieu défensif, c’est à la fois le cerveau de l’équipe et le cinquième défenseur. Il faut toujours contrôler ses déplacements, se brider, ne pas se projeter vers l’avant. Or moi, je suis porté d’instinct vers l’attaque et je pense avoir quelques qualités dans ce registre, y compris à l’approche du but adverse (NDLR : il est l’auteur de deux buts depuis le début de la saison).

En ce moment, en tout cas, vous êtes bien milieu relayeur gauche et donc le plus proche coéquipier de Neymar…

C’est vrai. (Il sourit.) Beaucoup de choses paraissent simples avec lui. Quand on lui donne le ballon, on sait qu’il ne va pratiquement jamais le perdre et qu’on peut combiner. Il ne rate aucun contrôle… J’apprécie ça aussi chez Pastore.

Qu’est-ce qui vous impressionne le plus chez Neymar ?

Il se déplace énormément et est capable de produire beaucoup d’efforts physiques. Il donne toujours des solutions et demande très souvent le ballon. Du coup, il aspire des adversaires et libère des espaces.

Qu’est-ce qu’il a de génial au fond, Neymar ?

Sa simplicité. En dépit de l’argent et de tout ça, il ne se prend pas la tête. Il arrive chaque matin à l’entraînement avec sa bonne humeur et son amour du foot. Tous les deux, on se parle anglais et on se comprend bien.

Sinon, pour parler des Bleus, comment appréhendez-vous ce double rendez-vous contre les Pays-Bas et le Luxembourg ?

Nous nous sommes un peu tiré une balle dans le pied contre la Suède en juin (1-2). Mais c’est rattrapable à condition de gagner nos deux matchs. Compte tenu de la qualité de notre effectif, il n’y a pas de raison que cela se passe mal. Et puis, la Coupe du monde, c’est ce qu’il y a de plus beau. On n’a pas le droit de louper ça.

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Article 50

Message par Admin le Mer 30 Aoû - 6:41

L’officialisation de Mbappé retardée

Attendue hier, l’annonce du prêt avec option d’achat au PSG du jeune international français interviendra dans les prochaines heures.

Le PSG joue avec les nerfs des supporteurs parisiens. Il ne manque plus que la signature et l’officialisation du prêt avec option d’achat de Kylian Mbappé, mais ces dernières étapes se font toujours attendre. Le jeune attaquant prodige a-t-il passé une visite médicale avant même son arrivée à Clairefontaine, lundi midi ? Ou le PSG s’est-il simplement procuré le dossier médical du joueur auprès de l’AS Monaco ? Le médecin parisien ne s’est en tout cas pas déplacé hier à Clairefontaine.

Du côté du PSG, on assurait même, hier soir, que ce volet était bel et bien réglé. La partie financière est elle aussi bouclée. Les deux clubs sont tombés d’accord depuis dimanche sur le montant et le montage de cette opération à 180 M€. De nouveaux détails commencent même à filtrer sur les dessous du deal.

dégraissage en cours
Le transfert de Mbappé sera ainsi automatique au 1 er juillet 2018, au terme d’un prêt d’un an. à la seule condition que le PSG se maintienne en Ligue 1 à l’issue de la saison 2017-2018. Une condition assez artificielle qui pourrait être remplie dès l’automne.

De sources concordantes, plus aucun obstacle ne se présente en tout cas sur la route du natif de Bondy (Seine-Saint-Denis), mobilisé jusqu’à dimanche avec l’équipe de France. Le moment du dénouement, demain soir minuit au plus tard (heure de fermeture du marché estival des transferts), est donc une simple question d’ordonnancement, liée semble-t-il à d’autres opérations de ventes de joueurs en cours.

En attendant, le PSG s’attelle toujours à alléger son effectif. Les représentants du Polonais Krychowiak discutent d’un prêt d’une saison avec le club anglais de West Bromwich Albion. Mais les négociations sur la prise en charge du salaire faisaient encore obstacle hier soir. Par ailleurs, les difficultés rencontrées sur les autres dossiers (Draxler, Lucas, Ben Arfa) pourraient pousser le PSG à accepter de vendre Angel Di Maria d’ici demain soir, ce qui était exclu la semaine dernière, au FC Barcelone. Le lien amical entre Di Maria et Léo Messi sera-t-il suffisant pour surmonter le différend entre les deux clubs ? Les autres départs qui se dessinent, sous forme de prêts, ne permettront pas d’alléger substantiellement la masse salariale. Ils concernent Lorenzo Callegari et Odsonne Edouard, dont les prêts au Genoa et au Celtic Glasgow sont en bonne voie.

Enfin, une dernière recrue est encore envisagée, côté PSG, même si elle commence à avoir du plomb dans l’aile. Unai Emery souhaiterait ardemment disposer d’un milieu de terrain sentinelle. Le Monégasque Fabinho fait toujours figure de priorité, mais le club du Rocher ne semble pas pressé de conclure l’opération. Le compte à rebours est lancé. Il reste désormais moins de quarante-huit heures pour conclure.

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