Saison Ligue 1

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Article 51

Message par Admin le Jeu 31 Aoû - 6:07

Dernières affaires avant fermeture

PSG Après les départs d’Aurier et de Krychowiak vers l’Angleterre, il reste 24 heures au club de la capitale pour boucler son incroyable mercato.
à minuit, ce soir, tout le PSG pourra souffler. Nasser Al-Khelaïfi aura la sensation, assez justifiée, d’avoir réussi le mercato le plus retentissant depuis 2009 et l’arrivée de Cristiano Ronaldo au Real Madrid. Unai Emery pourra penser à ses prochaines compositions d’équipe, et à comment faire cohabiter le trio Neymar-Cavani-Mbappé.

En attendant, il reste quelques heures à la direction sportive du PSG pour boucler les derniers mouvements. L’officialisation du prêt de Kylian Mbappé se fait toujours attendre. Elle ne devrait pas se faire avant la fin du match entre la France et les Pays-Bas au Stade de France pour ne pas perturber la soirée du jeune joueur. Voire demain matin. Comme nous l’écrivions dans nos colonnes hier, ce dossier est totalement réglé et la communication officielle n’est qu’une formalité.

Un milieu défensif toujours espéré
Les bonnes nouvelles sont arrivées d’outre-Manche hier. Le dossier Serge Aurier s’est enfin réglé. Le latéral droit a obtenu son visa pour le Royaume-Uni dans la matinée. Par un tweet elliptique, l’Ivoirien a confirmé cette bonne nouvelle. Un contrat de cinq ans l’attend à Tottenham, qui versera 25 M€ (plus 2 M€ de bonus) au PSG. Sa visite médicale s’étant déroulée en amont, Aurier, mobilisé par la Côte d’Ivoire, peut se concentrer sur les rencontres face au Gabon.

Grzegorz Krychowiak aussi évoluera en Premier League cette saison. L’international polonais portera le maillot de West Bromwich Albion, où il est prêté jusqu’en juin 2018. « De retour dans le jeu », s’est-il exclamé en anglais sur les réseaux sociaux. WBA prendra la totalité de son salaire en charge, soit 510 000 € brut mensuels.

D’autres départs sont attendus, pour ne pas dire espérés, dans la journée. Hatem Ben Arfa, qui ne veut pas évoluer dans le championnat turc, aimerait être libéré de son contrat. Dans ce cas, il répondrait favorablement à un appel de Nice ou Lyon. Lucas, autre indésirable du vestiaire parisien, ne partira pas, sauf offre incroyable de dernière minute. Le jeune Alec Georgen, 18 ans, voit les perspectives d’un prêt se refermer. Son ami Lorenzo Callegari pourrait toujours prolonger et être prêté au Genoa. Mais le club italien est bloqué dans l’attente de certaines ventes. Quant à Odsonne Edouard, il devrait bien rejoindre le Celtic Glasgow.

Enfin, Unai Emery et Antero Henrique tablent encore sur l’arrivée d’un n o 6. Pourrait-ce être Fabinho ? Le Brésilien était souriant hier matin à l’entraînement de l’AS Monaco. Cet après-midi, il est attendu pour un match amical avec les non-internationaux et les joueurs de l’équipe réserve contre Nîmes à la Turbie. Sa présence pourrait donner un indice sur la suite. Quant au gardien, le président de Naples a confirmé que le PSG avait approché l’Espagnol Pepe Reina. Sans succès : « Le PSG m’a offert 5 M€. J’ai simplement dit, merci, mais au revoir ». En attendant plus ?


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Article 52

Message par Admin le Ven 1 Sep - 6:22

Paris boucle un mercato de rêve
En validant hier l’arrivée de Kylian Mbappé sous forme de prêt, quelques semaines après les transferts de Dani Alves et surtout Neymar, le PSG a réalisé un été de folie.
La nouvelle est tombée à 19 h 30 précises. Comme à la parade, Monaco et le PSG ont officialisé en même temps sur leur compte Twitter l’arrivée de Kylian Mbappé à Paris. Une opération réalisée sous forme de prêt avec option d’achat (180 M€) qui compose avec les règles du jeu comptable mais ne change rien sur le terrain. Le PSG aura bien dès la semaine prochaine à sa disposition l’une des meilleures et des plus excitantes attaques du monde : Neymar, Cavani et Mbappé. Un joueur qui marque un but par match et deux Ballons d’or potentiels.

Ce trio, ainsi que l’arrivée de Dani Alves, marquera les esprits. Hier, le PSG a vécu une dernière journée contrastée, alors que l’arrivée de Mbappé était déjà acquise. Paris a tout tenté pour recruter un milieu de terrain supplémentaire. Une demande insistante d’Unai Emery, confortée par son directeur sportif Antero Henrique.

ben arfa est toujours là…
Seulement, le PSG devait vendre davantage pour parvenir à doubler le poste de Thiago Motta, en fin de contrat dans un an. Le dossier Fabinho étant trop onéreux, tout comme celui de Danilo Pereira, le vice-champion de France a tenté sa chance sur Jean Michaël Seri, déjà courtisé en début de mercato. Mais les Parisiens ne pouvaient pas proposer un transfert sec et les discussions ont achoppé assez rapidement, même si Nice n’était pas fermé. Une formule incluant Hatem Ben Arfa a même été envisagée, sans succès.

Le gaucher est toujours parisien ce matin et il est déterminé à le rester jusqu’au 30 juin prochain, au terme de son contrat, quitte à ne pas jouer. Ben Arfa l’a d’ailleurs clairement annoncé hier soir sur son compte Instagram en faisant un clin d’oeil au tweet de Gerard Piqué à propos du départ de Neymar.

Pour le PSG, le service après-vente de cet incroyable mercato consistera à le faire entrer dans le carcan du fair-play financier que le club a attaqué au pied-de-biche cet été. Il faudra pour cela encore largement vendre d’ici au 30 juin, date de clôture de l’exercice comptable. Hier, ni Draxler, ni Di Maria, ni Lucas n’ont quitté le club. Les économies parisiennes restent donc limitées aux ventes de Matuidi (20 M€ hors bonus), Augustin (16 M€), Aurier (25 M€), Sabaly (4 M€) et aux prêts de Jesé et Krychowiak.

Le mercato espagnol ne ferme que ce soir et un départ de Di Maria au Barça n’est pas totalement à exclure, mais cela reste improbable, puisque aucun accord n’existait au moment où le joueur évoluait en Uruguay ce jeudi soir. Même Gonçalo Guedes, qui devait être prêté à Valence, n’est plus certain de partir.

Les dirigeants devront aussi convaincre les instances au sujet du montage qui va permettre de n’acheter officiellement Kylian Mbappé que l’été prochain. Une source à l’UEFA précise qu’un prêt avec option d’achat n’est pas forcément écarté de l’évaluation du fair-play financier. Le caractère obligatoire ou non d’un prêt est l’un des critères d’évaluation, mais il n’est pas le seul.

Paris ne s’est pas fait que des amis avec ses opérations géantes. Hier, c’est le directeur sportif de Mönchengladbach Max Eberl qui a frappé fort : « Il faut arrêter de prendre les gens pour des idiots […]. L’UEFA doit sanctionner. Pas seulement avec une amende de 60 M€ mais avec un retrait de trois points au PSG dans la phase de groupe de Ligue des champions. »

Chez les jeunes, seul Odsonne Edouard a trouvé un point de chute. L’attaquant est prêté pour une saison au Celtic Glasgow. Pour Alec Georgen et Lorenzo Callegari, les pistes se sont évanouies ces derniers jours. Comme les « indésirables », les deux jeunes professionnels vont rester au PSG au moins six mois de plus. Le prochain marché, cet hiver, s’annonce une nouvelle fois animé, mais plutôt dans le sens des départs.

Kylian Mbappé : « Je me sens libéré »
Dernier joueur à se présenter face à la presse hier soir à l’issue de France-Pays-Bas, le néo-Parisien affichait un large sourire après son premier but en sélection. Pour la première fois depuis de longues semaines, Kylian Mbappé s'est brièvement exprimé, insistant notamment sur son plaisir de rejoindre le PSG...et de retrouver les terrains après plusieurs semaines d'abstinence.

Quel sentiment prédomine à l'issue de cette journée ?

KYLIAN MBAPPE. C'est une grande journée pour moi : une belle signature, une belle victoire avec l'équipe de France et un but. On a fait un super match, du début à la fin, avec la manière. Nous sommes fiers de réaliser cette performance. On travaille pour faire ce genre de match et aujourd'hui (hier), on s'impose contre une grande équipe. Le public a pris du plaisir et nous aussi.

Comment avez-vous vécu ces semaines loin des terrains ?

Un joueur de foot, tout ce qu'il veut, c'est jouer. Quand je suis sur un terrain, c'est ce que je sais faire de mieux et ce que j'aime le plus. Je suis très heureux d'avoir retrouvé le terrain. J'avais vraiment des fourmis dans les jambes.

Comment réagissez-vous à l'annonce de votre arrivée au PSG ?

Je me sens libéré. C'est désormais officiel. C'est réellement un grand plaisir de faire partie d'un grand club. C'est le projet idéal selon moi pour continuer à progresser et à apprendre. Je vais être entouré de grands joueurs qui, pour la plupart, ont tout gagné sur la plan national et européen.

Depuis quand aviez-vous fait votre choix ?

Cela fait plusieurs semaines déjà que j'ai choisi le PSG. Comme je l'ai déjà dit, c'était le projet qui me permettait de continuer ma progression tout en jouant. Ceci était mon principal critère.


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Article 53

Message par Admin le Sam 2 Sep - 7:58

Visé par l’UEFA, le PSG se défend

L’instance européenne a ouvert une enquête formelle sur le PSG dans le cadre du fair-play financier. Le club se dit « surpris » mais « très confiant ».

Le PSG est bien dans le collimateur du fair-play financier. Moins de vingt-quatre heures après l’officialisation de l’arrivée de Kylian Mbappé, l’UEFA a annoncé hier le lancement d’une enquête de plusieurs mois sur l’état des finances du club parisien. En clair, l’instance européenne souhaite vérifier si la folie dépensière du PSG cet été sur le marché des transferts avec les arrivées simultanées de Neymar, Mbappé, Dani Alves et Berchiche est bien compatible avec les règles du fair-play financier. Déjà sanctionnés en 2014, les Parisiens ne risquent rien à court terme. Les conséquences d’éventuelles sanctions n’interviendront au plus tôt que la saison prochaine.

Pourquoi une enquête est-elle déclenchée maintenant ?
Cette procédure « formelle » est exceptionnelle. A l’échelle européenne, le PSG est ainsi le seul club visé par une enquête à cet instant de la saison, au lendemain de la clôture du mercato. Cette démarche est liée de manière très explicite aux transferts qui ont agité l’été parisien. Pour l’UEFA, il s’agit aussi (et surtout ?) d’une réponse politique à la suite des pressions de nombreux grands clubs européens, agacés par la surpuissance financière du PSG.

L’arrivée de Neymar, contre le paiement d’une clause libératoire de 222 M€ au FC Barcelone, avait déjà braqué les projecteurs sur Paris. L’opération Mbappé (145 M€ plus 35 M€ de bonus environ) a déchaîné les plus modérés. « Il faut arrêter de prendre les gens et les fans pour des idiots, s’est ainsi emporté Max Eberl, le directeur sportif du club allemand de Mönchengladbach. Il est possible d’accuser au maximum un déficit de 30 M€. Mais dans le cas du PSG, c’est bien plus. L’UEFA doit sanctionner. Pas seulement avec une amende de 60 M€, mais avec un retrait de trois points au PSG dans la phase de groupes de Ligue des champions. »

Comment le PSG réagit-il ?
Hier en début de soirée, le PSG s’est d’abord dit « surpris d’une telle démarche, alors qu’il a en permanence tenu informées les équipes du fair-play financier de l’UEFA de l’impact de l’intégralité des opérations joueurs réalisées cet été alors que rien ne l’y obligeait ». Andrea Traverso, le Monsieur Fair-play financier, a ainsi été reçu au siège du PSG le 23 août par Jean-Claude Blanc. Le directeur général délégué lui a détaillé l’impact financier des arrivées de Neymar et celle, alors imminente, de Mbappé, prêté avec option d’achat. Buteur avec les Bleus jeudi soir, le prodige sera présenté mardi et devrait étrenner ses nouvelles couleurs vendredi, à Metz. Selon certaines indiscrétions, le club lui attribuera le numéro 14 laissé libre par Matuidi.

Quels sont les arguments du club ?
En parallèle, le PSG a réalisé cet été un plan d’économies qu’il chiffre lui-même à 104 M€ au travers de ventes et de prêts de joueurs. Pas suffisant pour l’UEFA, qui attendait peut-être une vente de joueur majeur (par exemple Di Maria ou Draxler) pour équilibrer les dépenses ? La direction parisienne réplique à juste titre qu’elle dispose de deux périodes, cet hiver et en juin, avant la fin de l’exercice comptable 2017-2018. Le PSG table sur une augmentation de ses revenus « de 20 à 40 % ». Autant d’éléments que les dirigeants auront l’occasion de développer auprès de l’UEFA dans les prochains mois. Quand la suspicion et la jalousie des grands clubs européens seront peut-être retombées.

Di Maria reste, Guedes s’en va

Jusqu’au bout du mercato espagnol (hier soir à minuit), le FC Barcelone a tenté de recruter Angel Di Maria. Le Barça ne proposait, selon la presse catalane, qu’une offre de 45 M€, quand la direction parisienne en demandait près de 80 M€. Un fossé beaucoup trop large pour être comblé en quelques heures. Di Maria, 29 ans, est sous contrat avec le PSG jusqu’en 2019. Transféré en janvier dernier en provenance du Benfica Lisbonne pour une trentaine de millions d’euros, Gonçalo Guedes, 20 ans, quitte, lui, Paris sous la forme d’un prêt d’un an sans option d’achat. Destination le FC Valence, 12 e de Liga la saison passée. Le PSG a officialisé l’information tard hier soir.

Neymar a trouvé son bonheur

La maison où va habiter Neymar est proche du camp des Loges.
Un mois après son arrivée à Paris, la tornade Neymar débarque à Bougival. Logé dans une suite de 330 m 2 du Royal Monceau en compagnie de ses proches, la recrue star du PSG va prochainement prendre ses quartiers dans cette commune des Yvelines de 9 000 habitants. Le Brésilien recherchait un bien à la hauteur de son talent et il a trouvé son bonheur dans une luxueuse maison de cinq étages adossée à une colline.

Selon les habitants du quartier, une pelouse de 5 000 m 2 entoure ce logement où l’on trouve des puits de lumière et une piscine en sous-sol. L’endroit idéal pour accueillir une partie des « Toiss », la bande d’amis qui gravite autour de Neymar. Si le joueur se trouve actuellement avec sa sélection, victorieuse hier de l’Equateur (2-0), il prépare à distance sa venue à Bougival depuis plusieurs jours, en témoignent les camions de déménagement arrivés la semaine dernière en provenance de Barcelone.

Outre la grandeur du bien répondant aux besoins spécifiques de la star, la localisation de sa maison était également un critère important dans sa réflexion. Bougival n’est situé qu’à une dizaine de kilomètres du camp des Loges, de quoi faciliter son accès au centre d’entraînement.

L’installation de Neymar dans sa future demeure marque une nouvelle étape dans sa vie parisienne, à laquelle il s’est parfaitement adapté. Alors qu’il cohabite déjà avec Layvin Kurzawa dans le couloir gauche du PSG, le Brésilien aura tout le loisir de parfaire ses automatismes avec son nouveau voisin qui habite dans le même quartier de Bougival. Où un certain Ronaldinho avait également élu résidence.


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Article 54

Message par Admin le Mar 5 Sep - 6:38

Titulaire dès vendredi ?
Le déplacement du PSG à Metz vendredi soir (20 h 45) représente un premier casse-tête pour Unai Emery.

Face aux nombreuses possibilités qui s’offrent au Basque, on s’est longtemps demandé comment il arriverait à faire cohabiter Mbappé, Cavani, Neymar, Draxler, Di Maria ou encore Lucas. Mais, vendredi, les solutions offensives seront plus que restreintes. La faute à l’état de forme disparate de ses attaquants sud-américains encore concernés par les éliminatoires du Mondial 2018 : Neymar joue en Colombie ce soir (22 h 30), Pastore et Di Maria affrontent le Venezuela (1 h 30) et Cavani défie le Paraguay (2 heures cette nuit). S’ils sont attendus au camp des Loges demain, ils auront un seul entraînement et plusieurs heures d’avion dans les jambes.

De quoi inciter Emery à se passer de leur talent, d’autant que le premier match de Ligue des champions contre le Celtic Glasgow se profile mardi prochain. La saison dernière, dans des conditions similaires (match de L 1 le vendredi, match européen le mardi), le Basque avait procédé à un large turnover face à Saint-Etienne (1-1) et donné sa chance au trio composé de Jesé, Ben Arfa et Lucas.

Lucas et Draxler pour l’épauler
Le Brésilien pourrait être, vendredi, le seul survivant de cette association. En tribunes puis blessé à la cheville, Lucas n’a plus commencé un match depuis le 27 juillet contre la Juve, mais il a repris l’entraînement et semble le plus frais des attaquants disponibles. Julian Draxler a débuté hier soir contre la Norvège et devrait bénéficier de l’absence de Neymar pour enchaîner une deuxième titularisation consécutive. La place vacante, à la pointe de l’attaque, reviendrait ainsi à Kylian Mbappé, qui a participé hier à sa première séance avec le PSG.

La dernière recrue star du mercato ferait ainsi ses premiers pas sous le maillot parisien dans sa position préférentielle, contre un adversaire qui lui réussit bien. Le 11 février, au stade Louis-II, il avait inscrit un triplé face aux Lorrains.

Ben Arfa au placard

Hatem Ben Arfa a été mis à l’écart jusqu’à « jusqu’à nouvel ordre » par le PSG.
Le joueur parisien n’est plus autorisé à s’entraîner avec l’effectif professionnel
Entre Hatem Ben Arfa et le PSG, la situation n’en finit pas de s’envenimer. Hier matin, le directeur sportif du club, Antero Henrique, et celui du centre de formation, Luis Fernandez, ont demandé à l’ancien Niçois de déménager dans le vestiaire de la réserve, invoquant un effectif professionnel trop large. Ben Arfa ne figure pas dans la liste des joueurs retenus pour disputer la Ligue des champions. Dans l’esprit des dirigeants, sa mise à l’écart « jusqu’à nouvel ordre » pourrait durer jusqu’à l’ouverture du mercato hivernal et il n’a pas été clairement défini si le joueur participerait aux rencontres de l’équipe amateur, en National 2.

Comme l’a dévoilé « l’Equipe », Ben Arfa a ensuite suivi son premier entraînement sous la direction de François Rodrigues, avec qui il a aussi eu un échange. Le joueur a fait profil bas et a été décrit comme « très à l’aise, pas du tout sur les nerfs » par l’un de ses nouveaux partenaires. Pourtant, la situation est tendue et on se dirige vers une bataille juridique. La charte du football interdit en effet la mise à l’écart des joueurs pros à titre de sanction. « En revanche, son club dispose de cette possibilité dans le cadre d’un problème technique provisoire, comme un sureffectif, précise Philippe Piat, coprésident du syndicat des joueurs (UNFP). Mais même dans ce cas, cette mise à l’écart ne peut dépasser un délai de deux à trois semaines. »

Le joueur prépare sa riposte
Jean-Jacques Bertrand, l’avocat de Ben Arfa, est prêt à ferrailler. « La charte est violée par le PSG, assure-t-il. Hatem respecte ses obligations. C’est une demande vexatoire. J’ai envoyé un mail à Antero Henrique. On ne sait rien des motivations du club puisqu’il s’agit d’une notification verbale. On se réserve le droit de prendre des mesures solennelles pour le contester, par saisie d’huissier et transmission du dossier à la commission juridique de la Ligue. »

Problème, la commission juridique de la LFP peut seulement mener une conciliation entre les deux parties. « Bien souvent, cette démarche échoue et le joueur doit se tourner vers les prud’hommes, précise M e Granturco, avocat spécialiste de droit du sport. Si le club est en tort, le joueur perçoit une indemnité équivalente aux salaires restants dus, plus d’éventuelles indemnités. »

Certains voient aussi dans la décision du PSG une ultime tentative de pousser Ben Arfa dehors, alors que le marché turc ne ferme que vendredi. Un coup de pression auquel HBA exclut de céder.

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Article 55

Message par Admin le Mer 6 Sep - 6:30

Paris ou la crainte du milieu
L’arrivée à Paris de Daniel Alves, Mbappé et Neymar suscite à la fois admiration et crispation mais laisse augurer une avalanche de buts qui fait saliver une partie de l’Europe. Mais le travail du directeur sportif, Antero Henrique, ne paraît malgré tout pas totalement abouti et l’entrejeu parisien semble déjà le talon d’Achille d’une formation qui penche sérieusement vers l’avant.

Le recrutement d’un milieu de terrain capable de suppléer Thiago Motta au poste de sentinelle avait été érigé en priorité mais Paris s’est cassé les dents sur les dossiers Fabinho (Monaco), Seri (Nice) ou Danilo Pereira (Porto) tandis que l’arrivée cet hiver du Brésilien Wendel (20 ans) en provenance de Fluminense est toujours en cours de finalisation. Alors que débutent dans les prochains jours des semaines à deux matchs, Paris se présente donc sur la ligne de départ avec un trio de titulaires composé de Verratti, Thiago Motta et Rabiot.

pourquoi pas changer de système
Leurs remplaçants naturels se nomment Pastore, Lo Celso, Nkunku voire Di Maria mais aucun ne présente la même assurance défensive ni le profil pour évoluer en sentinelle, où Rabiot est voué à se sacrifier régulièrement dans un registre qu’il ne goûte gère… « Un grand club est obligé d’imaginer le pire, or, à Paris, en cas d’absence, il n’y a pas pléthore de solutions, indique Eric Roy, l’ancien entraîneur de Nice et consultant pour BeIN Sport. L’équilibre des postes n’est pas parfait et je trouve étonnant d’avoir laissé partir Matuidi. »

Unai Emery pourrait profiter de sa formidable armada offensive et changer de système pour un alléchant 4-4-2 avec seulement deux milieux défensifs de métier. « C’est hyper séduisant mais pour cela il faut deux monstres au milieu comme l’ont été Fabinho et Bakayoko à Monaco l’année dernière, poursuit Eric Roy. J’adore Thiago Motta mais je pense qu’il n’a plus la vitesse et le volume de jeu dans cette organisation. La paire naturelle serait Rabiot-Verratti mais je doute un peu de la capacité de l’Italien à jouer ce rôle dans ce système. En L 1 cela ne poserait aucun problème, mais face au Bayern ou au Real Madrid… »

Journée marathon pour Mbappé

Kylian Mbappé s’apprête à vivre un mercredi chargé. Le nouvel attaquant du PSG va d’abord être présenté officiellement à la presse à 11 h 30, au Parc des Princes, en compagnie du président Nasser Al-Khelaïfi. L’occasion pour le jeune prodige de 18 ans de revenir sur les raisons qui l’ont poussé à choisir Paris. Dès la fin de la conférence, Mbappé rejoindra sa ville natale de Bondy (Seine-Saint-Denis), où il doit inaugurer un city stade dans l’établissement où il était scolarisé. L’ancien Monégasque terminera sa journée marathon à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) pour l’entraînement du PSG programmé à 17 heures.

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Article 56

Message par Admin le Ven 8 Sep - 6:39

Sa maturité les bluffe tous

PSG Au-delà de son talent, l’aisance verbale de Kylian Mbappé impressionne tous les observateurs.

Barack Obama n’a qu’à bien se tenir. Le surnom accolé à Kylian Mbappé par Benjamin Mendy lui va à ravir. Et pas seulement pour sa capacité à endosser parfaitement le costume de son nouveau club. L’attaquant n’a que 18 ans, mais il maîtrise déjà les codes de son métier et la communication comme un briscard. Tantôt sérieux, tantôt facétieux et capable de passer, sans faire tiquer, du VIP en costard au gosse de banlieue en bomber.

« J’aime bien l’approche qu’il a et l’image qu’il donne, salue Claude Puel, l’ancien entraîneur de Monaco et Nice. J’espère simplement qu’il va pouvoir continuer sur le même tempo, avec la même fraîcheur quand il parle de foot, de son jeu. Le foot n’est pas un métier pour lui. Il donne l’impression d’avoir beaucoup de maturité pour son âge. Il est bien entouré, également. Il faut avoir les pieds bien ancrés au sol, être structuré. » Guy Roux, qui a connu l’avènement de nombreuses stars (Cantona, Ferreri, Cissé, Mexès…), est, lui aussi, scotché par la tranquille assurance du gamin de Bondy : « Je ne vois qu’un seul exemple d’un type aussi posé à son âge : Basile Boli. A 18 ans, il savait exactement ce qu’il voulait. Tout était clair et précis. Il dégageait une sorte de charisme. »

Un storytelling parfait
Le PSG surfe abondamment sur l’image de sa nouvelle pépite. Deux jours avant sa présentation-marathon, il lui a offert une balade de découverte de la ville avec des surprises, sous l’objectif des caméras du club. Mbappé compose et se prête au jeu. Le storytelling est parfait sur ces retrouvailles entre un homme tout juste adulte, une ville et un club. Au risque d’entamer sa spontanéité ? « Plus on lui laissera de liberté, plus il sera à l’aise, détaille Laurent Paganelli, qui a débuté en L 1 à 15 ans. Comme Neymar, ce n’est pas dans son caractère d’être bridé. Il sait dire oui ou non quand on le sollicite. Ce n’est pas la peine de faire les choses pour lui. Jusqu’ici, il parvient à équilibrer maturité et insouciance. Quand je le croise, il n’a pas l’air de se prendre la tête, il a toujours les yeux grands ouverts sur ce qui l’entoure. Et, à côté de ça, il est équilibré et intelligent lorsqu’on discute avec lui. »

Pour avoir été confronté à la célébrité précoce, l’homme de terrain de Canal + décrit les obstacles qui se présentent devant Mbappé : « Le plus dur à gérer, c’est l’attente. Les gens pensent qu’on est arrivé, alors qu’à cet âge on doit encore beaucoup progresser. Les premières critiques sont dures à encaisser, pour soi, mais surtout pour l’entourage. Il faut être capable de passer le cap et de prendre du recul. »

Les 180 M€ du transfert à venir, le public du Parc et le retour dans l’agglomération parisienne accentuent évidemment très fortement la pression sur les épaules du prodige. « Il a le talent dans les pieds et dans la tête, salue Eric Roy, consultant pour BeIN Sports. Mais, attention, cette maturité et cette aisance vont être mises à rude épreuve. Tout va être multiplié par dix par rapport à Monaco. »

Du mouvement en interne
Il n’y a pas que sur le mercato des joueurs que le PSG est actif. Au sein du club, l’été est aussi l’occasion de mouvements de plusieurs cadres. Jean-Philippe d’Hallivillée, directeur de la sécurité, va quitter ses fonctions le 1 er octobre prochain. Au club depuis 1994, cet ancien de Canal + avait été chargé de la communication avant de devenir responsable de la sécurité en 2005.

Nouvelle organisation
Il avait notamment mis en œuvre le plan Leproux en 2010 afin de pacifier les tribunes du Parc des Princes. Des mesures qui ont été largement assouplies depuis un an afin de permettre le retour des Ultras dans le stade de la porte d’Auteuil. Les dirigeants poursuivent les entretiens avec une poignée de candidats avant de désigner son successeur.

Ce départ intervient quelques semaines après celui de Céline Peltier, la DRH du club. Une nouvelle organisation va s’articuler autour de l’ancien directeur de cabinet de Noël Le Graët à la Fédération française, Victoriano Melero, désormais secrétaire général du PSG. D’autres changements sont attendus, notamment au sein du service communication.

« Une fessée, on s’en remet très bien »

Philippe Hinschberger, entraîneur de Metz
Lanterne rouge de L 1, Metz a raté son début de saison avec quatre revers en autant de rencontres et un seul but inscrit. Son entraîneur Philippe Hinschberger refuse pourtant de paniquer, alors qu’un cinquième revers ce soir face au PSG semble presque inéluctable.

Faites-vous des cauchemars avant la venue des Parisiens ?

Philippe Hinschberger (éclat de rire). Franchement, pour passer de mauvaises nuits, je n’ai pas besoin de Paris. Je regarde nos problèmes, et cela me suffit. Notre efficacité offensive me fait plus trembler que Neymar ou Mbappé. Un but en quatre matchs, c’est du jamais-vu pour nous.

Ce match semble pourtant perdu d’avance ?

Nous avons peut-être 10 % de chances de prendre un point. Qu’est-ce qu’on risque, après tout ? Une fessée ? Mais on en a pris deux l’an dernier contre Monaco (0-7 et 0-5) ! On sait ce que ça fait, et on s’en remet très bien. Ce n’est pas dramatique de perdre lourdement contre des cadors. Notre championnat ne se joue pas là. Mais, attention, je veux bien que nos spectateurs voient du beau jeu avec le PSG, mais il y a des limites à être sympa avec Paris. A défaut d’une victoire, je veux un état d’esprit irréprochable de mes joueurs. On sait que, même contre Paris, on peut revenir.

A quoi pensez-vous ?

A notre dernier match, ici, contre le PSG en avril. A la pause, on est menés (0-2) et vous savez combien nous avions effectué de passes ? 47. A peine une par minute ! Un truc de fou. En seconde période, on a enfin joué. Nous avons égalisé et même failli l’emporter avant de prendre un but de Matuidi dans le temps additionnel. Je sais bien que, de l’extérieur, les gens doivent se dire : « Metz va en prendre une bonne. » Mais, croyez-moi, il y a les moyens de ne pas être ridicules.

Il n’y a vraiment aucun stress chez vous ?

Je serai nettement plus angoissé lors de la prochaine journée quand on ira à Angers. Car, là, il faudra faire quelque chose. Après, je ne vais pas regarder le match contre Paris dans les tribunes. Dans le foot, il y a moyen de faire des miracles. Qui aurait pensé que le Luxembourg ne perdrait pas contre la France ? Si la logique est respectée, on se contentera peut-être d’une défaite 3-0, par exemple. Je n’ai juste pas envie de voir des vagues parisiennes déferler toutes les trente secondes. Après, l’amateur de foot que je suis se régale à l’idée de voir Neymar ou Mbappé. Le transfert de ces deux-là, c’est douze fois notre budget. Ce sera une belle fête de voir les Parisiens. Mais il y a quand même des limites à danser avec eux.

Fair-play financier : Paris peut rester serein

Avec plus de 400 M€ dépensés en un seul été pour les arrivées de Neymar et Mbappé, Paris a brisé les codes et bouleversé la concurrence.
L’enquête de l’UEFA sur le mercato du PSG sert d’abord à calmer la fureur des grands clubs européens.
L’Europe du football ne parle que de ça. A fleurets mouchetés lorsqu’elle se réunit à huis clos, comme à Genève en début de semaine dans le cadre d’un séminaire de clubs. Ou de façon tonitruante lorsque Javier Tebas, le patron de la Liga, se fait le porte-voix du Real Madrid et du FC Barcelone et attaque Paris bille en tête. Le mercato du PSG, le plus spectaculaire de l’histoire, est en tout cas au cœur de toutes les préoccupations.

Surtout celles des grands clubs, ceux qui se partagent les places dans le dernier carré de la Ligue des champions : le Real et le Barça bien sûr, la Juventus Turin et le Bayern Munich aussi. Avec plus de 400 M€ dépensés en un seul été pour les arrivées de Neymar et Mbappé, soit une star mondiale confirmée et le talent offensif le plus prometteur du moment, Paris a en effet brisé les codes et bouleversé la concurrence.

A-t-il pour autant fait un pied de nez au fair-play financier comme le soupçonne l’UEFA ? La chambre d’instruction de l’instance de contrôle des clubs, organe officiellement indépendant de l’UEFA, a lancé une enquête en fin de semaine dernière afin de mettre le nez dans les comptes et tracer, si possible, tous les flux financiers autour de ces deux opérations. Pour quel motif, au fait ? Un doute sur la conformité du PSG avec le respect de l’équilibre recettes-dépenses requis par le fair-play. « Nous avons un personnel hautement qualifié qui ne peut pas être trompé par certaines manœuvres », a assuré hier Aleksander Ceferin, président de l’UEFA, à la chaîne allemande ARD.

Pas de sanctions avant l’été prochain
Pas de quoi perturber outre mesure le PSG qui veut plutôt y voir une manœuvre politique de l’UEFA destinée à calmer les barons du Vieux Continent. « Nous sommes droits dans nos bottes », appuie-t-on au club. D’ailleurs, comment les enquêteurs de l’UEFA pourraient-ils avoir des idées claires sur le sujet tant que la saison 2017-2018 n’est pas achevée ? Le PSG dispose en effet de deux fenêtres pour vendre des joueurs, en janvier et juin 2018. Impossible donc, a priori, que d’éventuelles sanctions n’interviennent avant l’été prochain. En attendant cette ligne d’horizon, l’investigation s’intéressera notamment dans les prochaines semaines à l’impact du transfert de Kylian Mbappé (un prêt d’un an avec option d’achat en début de saison prochaine) sur les comptes de la saison en cours. Sur ce point précis, le PSG s’est déjà voulu rassurant. « L’opération avec l’AS Monaco sera intégrée dès cette saison dans les comptes du club, tant au niveau des amortissements que de la masse salariale. » Oui, mais dans quelles proportions ? Sur un transfert évalué à 180 M€ (145 plus 35 en option), c’est évidemment toute la question.


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Article 57

Message par Admin le Sam 9 Sep - 8:02

La victoire de Paris à Metz est certes logique (1-5) mais surtout empreinte d'un message. Face au problème de riche que représente le mercato gargantuesque du PSG, l’Espagnol a tranché en alignant d’entrée tous ses plus beaux joyaux dans la vitrine malgré la fatigue des internationaux sud-américains ou le manque d'automatisme du quatuor offensif. La priorité à l’attaque est la logique du recrutement parisien autant qu’une philosophie assumée. « On avance avec une idée claire et l'envie d'un style, reconnait l’entraîneur parisien. Avec tous ces talents individuels pour nous c’est très clair mais on a aussi besoin d’équilibre et de discipline tactique ».

L’entraîneur parisien n’a pas hésité à aligner une ligne d'attaque à 504 M€ qui a dû faire tousser du côté de Barcelone ou de Munich mais dont les spectateurs de la L 1 ne risquent pas de se lasser. Chaque ballon touché par Neymar et Mbappé électrisent un public prompt à retenir son souffle dans l’attente d’un coup de génie. Les deux compères ont une complicité technique évidente. Leur première est pleine de promesses et Cavani, déjà auteur de 7 buts en 5 matchs, a pu vérifier que les nouvelles stars du club étaient généreuses et partageuses. Cela promet.

Il faudra néanmoins que ce onze doré qui penche inexorablement vers l’avant trouve un équilibre collectif. Car même s’il n’a jamais eu peur, ce PSG a parfois vacillé face à une lanterne rouge courageuse et disciplinée jusqu’à l’expulsion sévère d’Assou-Ekotto (56 e). Et voir comment la paire Cavani-Neymar s’est laissé berner par Dossevi sur l’égalisation de Rivière (37 e) doit rappeler aux attaquants parisiens qu’ils vont devoir adopter le dépassement de fonction et s’appliquer dans les replis défensifs pour ne pas s’exposer à quelques désillusions.

Areola aussi s’il réitère des actions aussi improbables que ce ballon remis à Rivière d'une tête ratée alors que les deux équipes étaient à égalité (48 e). Pour le reste, ne vous inquiétez pas, le spectacle ne fait que commencer. Ce PSG cinq étoiles vient d’aligner une cinquième victoire de rang depuis le début de la saison. C’est tout simplement du jamais-vu. La saison des records a débuté.


Kylian Mbappé et le PSG, c’est déjà une affaire qui roule. Le néo-Parisien avait hâte de rejouer au football, et on imagine que sa titularisation pour ce Metz-PSG — la première en L 1 depuis le 4 août — a dû le combler. On suspecte aussi que marquer pour ses débuts sous le maillot du PSG n’a pas dû gâcher sa soirée.

Et même si le nouveau venu connaît trop le football et ses qualités pour être totalement satisfait de sa prestation, il y a dans sa capacité à ne jamais se résigner et dans la complicité naissante avec Neymar, voire Cavani, les prémices d’un avenir doré au PSG. « Commencer par une victoire, c'est toujours plaisant et marquer c’est du bonus. J'ai pris du plaisir ce soir (NDLR: hier) et j’étais heureux de rejouer, a souligné le champion de France après la rencontre. Personnellement, ce n'est pas mal pour une première, mais il me faudra monter en puissance et faire encore mieux.»

Il faut dire que, pour ses débuts, Mbappé a été servi sur un plateau d’argent. En optant pour une équipe très offensive avec quatre attaquants et en positionnant l’ancien Monégasque dans l’axe avec Cavani, son entraîneur Unai Emery a choisi de placer son plus jeune joueur, 18 ans, dans une configuration idéale.

Plus séduisant après la pause
Il fallait pourtant s’y attendre, les premières minutes de la dernière recrue n’ont pas tourné au feu d’artifice attendu. Pendant la première demi-heure, Mbappé a tenté de trouver mobilité et profondeur sans jamais vraiment y parvenir

Sous les yeux de son père et de son petit frère Ethan, le natif de Bondy a bien tenté de combiner avec Neymar à deux ou trois reprises, mais cela n’a pas suffi à tromper Bisevac et Niakhaté. Du moins en première période. « Neymar est une idole pour moi, donc j’essaie de m’adapter à ses déplacements, pour qu’il se sente bien et donne le meilleur de lui-même, décrypte Mbappé. Et puis c'est facile de jouer avec lui, il vous transforme et fait de vous un meilleur joueur. »

Il aura fallu attendre le premier but parisien et une équipe de Metz un peu plus étirée pour retrouver son vrai visage. Sur la première réalisation de l’Uruguayen, l’international tricolore (6 sélections) aurait d’ailleurs pu s’emparer du ballon, mais il a préféré s’effacer devant le Sud-Américain. « Il était mieux placé que moi et, au final, j'ai eu raison de lui laisser le ballon », commente le nouveau venu.

Question de placement donc, mais aussi une marque d’allégeance pour le jeune joueur qui ne débarque pas en terrain conquis, malgré ses 180 M€ de transfert. Sa seconde période aura été beaucoup plus séduisante. Non content de provoquer l’expulsion un brin sévère d’Assou-Ekotto (56 e), Mbappé a surtout donné l’avantage à son équipe avec un but plein d’opportunisme. « J'ai un meilleur temps de réaction que le défenseur et je place le ballon en force. C’est dedans », raconte l’attaquant qui aurait pu doubler la mise quelques minutes plus tard. Encore en rodage, Mbappé est déjà indispensable. Même quand il détourne involontairement le ballon du coude sur le deuxième but de Cavani. « J'ai eu un peu de chance, avance-t-il. Je ne sais pas si ça va être comptabilisé (NDLR: comme une passe décisive) mais ça ne mérite pas.» Et honnête avec ça.

« Kylian parle déjà le même langage que Neymar »

Bien avant Kylian Mbappé, Laurent Roussey a été le modèle de précocité du football français. Il a débuté en Ligue 1 à l’âge de 16 ans avec Saint-Etienne lors de la saison 1977-1978. Il détient d’ailleurs toujours le record du plus jeune joueur à avoir marqué un but en L 1, à 16 ans et 5 mois. C’était le 25 août 1978. Il est ensuite devenu entraîneur, dirigeant notamment Lille, Saint-Etienne, Lausanne, Sion ou Créteil. Hier, il a suivi avec attention les débuts réussis de Mbappé sous le maillot parisien. Pour lui, la nouvelle recrue parisienne, même si elle s’est montrée performante hier, n’a pas été forcément utilisée au mieux de ses qualités.

Ce qu’il a aimé
« Ce qui est formidable, c’est qu’on a compris très vite que Mbappé n’avait rien perdu de ses qualités. La relation a été immédiate avec ses partenaires d’attaque. Il est évident qu’il parle déjà le même langage que Neymar ou Cavani. Ce sont des trucs qui se ressentent rapidement. La confiance est là. Habituellement, un joueur qui change de club, a fortiori quand c’est pour un club de niveau supérieur, est un peu gêné et perdu au début. Ce n’est pas le cas de Mbappé. Le plaisir semble évident dans son toucher de balle et sa volonté d’animer le jeu avec ses partenaires. Tout ce qu’il a fait là a été très bon. Après, c’était peut-être plus facile après l’expulsion d’Assou-Ekotto mais, dans l’esprit, il a tout bien fait. »

Ce qu’il a moins aimé
« Même si Mbappé est à créditer d’un très bon match, paradoxalement, je ne suis pas très fan de son positionnement. Unai Emery l’a aligné dans un 4-2-3-1. Comme ça, bien sûr, il va régaler ses partenaires et marquer des buts. Mais il ne pourra pas donner sa pleine mesure. Le jeu du PSG ne va pas forcément l’aider à se surpasser. Mbappé a besoin d’aller vite et de multiplier les décrochages. Là, avec ce système, il va se retrouver dans un jeu de passes courtes qui va finir par le brider. On va le retrouver dans des petits périmètres et il lui sera compliqué de partir dans des dribbles percutants. Moi, j’aimerais le voir prendre de la vitesse. C’est dans ce registre-là qu’il est le meilleur. Mais, évidemment, on peut déjà parier qu’il va inscrire des buts par paquets cette saison. »

L Ben Arfa bientôt réintégré ? Contrairement à ce qu'il avait envisagé de faire, M e Jean-Jacques Bertrand, l'avocat d'Hatem Ben Arfa, n'a pas saisi hier la commission juridique de la Ligue de football professionnel. Il entendait dénoncer la mise à l'écart de son client, exclu du groupe professionnel du PSG et rétrogradé en équipe réserve depuis le début de la semaine. Un changement qui peut s'expliquer par la promesse d'une réintégration de Ben Arfa dans le courant de la semaine prochaine.

L Di Maria vers un forfait à Glasgow. Angel Di Maria s'est blessé aux ischio-jambiers (derrière une cuisse) lors du match Argentine - Venezuela (1-1) mercredi . L'attaquant parisien doit passer des examens ce week-end qui permettront d'estimer la durée de son indisponibilité. Selon toute probabilité, il sera forfait pour le déplacement à Glasgow mardi. Egalement absent hier soir à Metz, son compatriote Javier Pastore a ressenti une gêne musculaire a priori sans gravité.

L Le Celtic impitoyable. Le Celtic Glasgow était en déplacement sur le terrain du FC Hamilton dans le cadre de la 4 e journée de la Scottish Premiership. Les futurs adversaires du PSG se sont largement imposés (4-1) avec un but d’Odsonne Édouard, actuellement prêté par le PSG au club écossais .

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Article 58

Message par Admin le Lun 11 Sep - 20:03

Paris est déjà SEUL
FootballLigue 1 La déroute du champion de France monégasque, balayé comme un fétu de paille hier à Nice, permet au PSG de creuser un premier écart en tête du championnat.

Même s’il serait incongru, après seulement cinq journées, de parler de passation de pouvoir, le duel à distance entre Monaco et le PSG, les deux ténors de la Ligue 1, a clairement tourné hier en faveur des Parisiens. Comme il y a un an, Monaco a été laminé à Nice dans le derby azuréen (4-0, le 21 septembre 2016), refermant ainsi tristement la série record de seize victoires d’affilée en L 1 du champion de France. Cette déroute fait forcément tache en ce début de saison. Surtout, les Monégasques manquent l’occasion de recoller aux basques du PSG. Trois points et une différence de buts abyssale séparent désormais les deux clubs. « Vous connaissez très bien le nom du favori pour le titre… », avait glissé Vadim Vasilyev dans la semaine. Le vice-président de Monaco sait ô combien la tâche est ardue pour conserver le titre en Ligue 1. C’est encore plus vrai ce matin…

Invaincus en championnat depuis le 18 décembre 2016, les Monégasques, qui jusque-là réalisaient un sans-faute dans cette compétition domestique, ont égaré trois précieuses unités en chemin. Mais hier, dans ce match des voisins, c’était bien plus qu’une question arithmétique. Ils sont étonnamment apparus sans envie, sans idées et surtout sans réaction. Les joueurs de la principauté ont montré des limites collectives qui avaient été rarement vues auparavant. Résultat : un seul tir cadré ! « L’an dernier aussi on avait perdu 4-0 ici et on a quand même été champions. C’est un signe », lançait Jardim dans un ultime trait d’humour. Pour la quatrième fois d’affilée, le technicien portugais avait aligné le même onze de départ, et ce malgré les sollicitations de ses internationaux (Subasic, Glik, Jemerson, Sidibé, Lemar, Falcao, Diakhaby, Moutinho). « Comme souvent nous avons des difficultés après une trêve internationale, concède Danijel Subasic. Cette défaite est évidemment une très grosse déception. Nous ne sommes pas entrés dans le match. Nous n’avons pas été compacts. Et quand tu donnes beaucoup d’espaces à Nice… » Seul joueur à faire face à la presse, à l’issue de la rencontre, le gardien croate a encore lâché : « Le titre, c’est encore loin ça, mon ami… » Très loin même.

« Certains jours, il vaut mieux rester à la maison »
Leonardo Jardim, entraîneur de Monaco
L’entraîneur lusitanien n’a pas voulu noircir outre mesure le tableau. Tout en convenant des manques de son équipe, il a foi en son potentiel et s’attend à des jours meilleurs.

Comment expliquez-vous cette défaite ?

LEONARDO JARDIM. Nous avons fait un mauvais match. On a raté beaucoup de choses dans l’organisation, mais aussi dans la préparation du match. Beaucoup de joueurs n’étaient pas là cette semaine avec la trêve internationale. Je crois que tout le monde a fait des efforts, mais ça n’a pas marché. Le foot, c’est comme ça… il y a des jours où rien ne marche. Contre Marseille on gagne 6-1, et là on perd 4-0. Il faut oublier.

Ça fait longtemps qu’une telle défaite n’était pas arrivée à Monaco…

Un an. On avait perdu 4-0 aussi ici l’année dernière… J’ai regardé les visages des joueurs, ils ont donné le maximum. Mais il y a toujours eu une passe ratée, un mauvais positionnement, un contre en faveur de l’adversaire… Certains jours, il vaut mieux rester à la maison.

Regrettez-vous certains de vos choix de départ ?

L’équipe était la même que celle qui vient de gagner quatre matchs en L 1. Les joueurs récemment arrivés ne sont pas dans leur meilleure condition. Ghezzal s’est peu entraîné. Il est vite parti en sélection, après plus de deux mois et demi de vacances. Pour Jovetic et Keita (NDLR : Baldé), c’est un peu la même chose. Lemar, lui, m’a dit avoir un petit souci aux ischio-jambiers. On n’a pas pris le risque d’une plus grosse blessure.

Allez-vous procéder à des changements en profondeur ?

Je ne vais pas changer beaucoup de choses… Ces joueurs sont champions de France, ces joueurs ont gagné 16 matchs d’affilée. Oui, nous ne sommes pas contents… Mais il faut garder la tête froide. Il y a, bien sûr, un chantier énorme. L’équipe va progresser et s’améliorer. Dans notre projet, l’équipe travaille pour progresser tous les jours. C’est notre mentalité. Mais beaucoup de joueurs donneront beaucoup plus en fin d’année qu’en ce moment. C’est normal.

A quatre, c’est mieux ?
Une bascule vers l’avant s’est opérée à Metz (1-5), avec la titularisation d’un quatuor d’attaquants. Séduisant sur le papier, ce schéma pourrait toutefois évoluer en fonction des adversaires.

Le récital offensif du PSG vendredi à Metz (1-5) et le schéma proposé par Unai Emery offrent de nouvelles perspectives au club de la capitale. Analyse d’un système où la relation entre Neymar et Mbappé est privilégiée.

Pourquoi ce nouveau schéma ? et avec quels effets ?
Le changement tactique opéré vendredi soir par Unai Emery avec l’alignement de quatre joueurs à vocation offensive (Draxler, Mbappé, Cavani, Neymar) tient compte de l’état de ses troupes (Verratti était suspendu au milieu), mais pas seulement. En recrutant deux attaquants cet été, et aucun milieu de terrain, la direction du PSG a en quelque sorte provoqué cette bascule vers l’avant.

Pour Emery, c’est aussi une manière d’exploiter au mieux les qualités de Mbappé, sans perturber Cavani, et en apportant une vraie rupture par rapport à la saison dernière. « Je pense qu’il y a plus de provocation de nos joueurs offensifs, analyse le latéral Thomas Meunier. Par exemple Neymar aime bien forcer (NDLR : les défenses). C’est un peu ce qui nous manquait la saison dernière à des moments cruciaux quand on éprouvait des difficultés à trouver la faille. Neymar et Mbappé ont pas mal provoqué et ça a souvent été dangereux. C’est là surtout le changement. »

Une relation Mbappé-Neymar favorisée
La complicité ostensiblement affichée par Neymar et Mbappé en dehors du terrain a aussi pris forme dès les premières minutes de leur association à Metz. Une forme d’évidence technique qui a sauté aux yeux. Le système mis en place par Emery a rapproché le Brésilien de Mbappé, qu’on imaginait, au départ, exilé à droite.

Leur propension à dézoner a fait le reste et les nouveaux compères se sont très rapidement retrouvés sur les mêmes terrains de jeu. Des petits périmètres où leur virtuosité a donné le tournis aux Mosellans avant que la fin de match ne mette en lumière la capacité de Neymar à trouver son nouveau coéquipier dans la profondeur. Une relation technique qui se traduit statistiquement. Sur les 66 passes délivrées par Neymar, 24 l’ont été à Mbappé. Un schéma préférentiel qui se confirme à l’inverse avec 14 passes du Français pour Neymar contre respectivement 6 à Cavani et Draxler.

Les écueils du système
Le choix d’Unai Emery d’aligner un tel quatuor d’attaquants n’est pas sans rappeler le Real Madrid époque Galactiques, où Zidane, Figo, Raul et Ronaldo se présentaient parfois devant un Beckham mué en récupérateur de luxe ! Une accumulation de talents offensifs qui ne garantit donc pas le succès… Aussi séduisant soit-il, ce système présente des risques. Cavani a certes prouvé qu’il était capable d’un travail défensif colossal quand Di Maria ou Draxler présentent des aptitudes dans le repli.

Mais ce schéma paraît fragile face à des équipes plus armées que l’ordinaire de celles de L 1. La réception du Bayern Munich en Ligue des champions le 27 septembre fera d’ailleurs figure de premier grand test. Malgré la nette victoire à Metz, Emery a d’ailleurs rappelé qu’il y aura besoin de « discipline tactique ». Thomas Meunier, lui, est persuadé que Paris sera forcément amené à faire évoluer son jeu. « Je ne sais pas si ce système va perdurer cette saison car cela dépend beaucoup de celui de l’adversaire, avance le latéral belge. Le plus important, c’est de pouvoir s’adapter et de passer du 4-4-2 au 4-3-3 facilement. »
« Changer de système, c’est la force des grandes équipes »

Champion de France avec Nantes en 2001 et vice-champion d’Espagne avec la Real Sociedad deux ans plus tard, Raynald Denoueix, 69 ans, décode l’innovation tactique décidée par Unai Emery vendredi à Metz (1-5).

Comment un entraîneur comme Unai Emery en vient à choisir une organisation tactique aussi offensive que celle présentée face à Metz ?

RAYNALD DENOUEIX. Le profil des joueurs à disposition le jour J constitue toujours le premier élément de réflexion. Ensuite, il y a la nature de l’adversaire en face, ses points forts et ses points faibles. Et enfin, le ou les organisations(s) de jeu dans lesquelles l’équipe a l’habitude d’évoluer.

Quels sont les avantages et les inconvénients d’un tel système ?

Je l’ai utilisé à la Real Sociedad (2002-2004) parce que je disposais de bons attaquants axiaux. Le 4-4-2 très offensif fait peser un danger régulier sur la surface adverse et doit permettre de multiplier les occasions de but. Mais cela ne fonctionne que si l’équipe tient le ballon dans l’entrejeu. C’est là que le rôle des deux milieux récupérateurs (NDLR : Motta et Rabiot, contre Metz) est essentiel. Ces deux joueurs doivent en effet compenser des situations d’infériorités numériques. S’ils n’ont pas des qualités au-dessus de la moyenne, c’est tout l’ensemble qui peut prendre l’eau.

Est-ce là la seule condition du succès ?

Non. L’un des deux attaquants axiaux doit aussi être capable de décrocher pour créer une ligne offensive supplémentaire (NDLR : un rôle dont s’est souvent acquitté Kylian Mbappé contre Metz). Sinon, les deux milieux risquent d’avoir du mal à trouver leurs attaquants. L’attitude des attaquants à la perte du ballon est aussi un élément important.

Le PSG peut-il jouer toute une saison dans ce système ?

Je n’en sais rien. Mais changer de système, en cours de saison et même au cours d’un match, c’est justement la force des grandes équipes. La saison passée, le Barça de Luis Enrique, connu pour son 4-3-3, jouait aussi souvent en 3-4-3, à trois défenseurs. Quant à Pep Guardiola, avec Manchester City comme avec le Bayern Munich auparavant, il donne le meilleur exemple dans ce domaine en passant d’un système à l’autre très régulièrement. C’est de cette façon, je pense, qu’une grande équipe peut continuer à surprendre chaque semaine.

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Article 59

Message par Admin le Lun 11 Sep - 20:12

AREOLA - TRAPP
L’erreur du gardien français à Metzn’a pas prêté à conséquence. Mais elle relance le débat sur la concurrence avec son coéquipier allemand.

L’HISTOIRE DU PSG et de ses gardiens de but est un long feuilleton au scénario plein de surprises. La bévue d’Areola vendredi à Metz (1-5) pourrait bien se révéler le premier rebondissement de cette nouvelle saison. Sa remise de la tête plein axe, mal exploitée par l’attaquant messin Rivière en début de seconde période, a beau avoir été sans incidence, elle relance immanquablement le débat sur la concurrence avec Trapp.

Le gardien allemand, qui avait terminé le précédent exercice comme titulaire après avoir longtemps endossé le rôle de doublure, est resté scotché au banc de touche lors des six premiers matchs de la saison. Une situation contrariante qu’il est persuadé de pouvoir retourner. « C’était déjà le cas la saison dernière et je suis convaincu que j’arriverai encore cette fois-ci à récupérer ma place de titulaire », a-t-il confié la semaine passée au journal « Frankfurter Rundschau ». Il sait que ses dirigeants ont sondé le marché cet été à la recherche d’un nouveau portier, signe que le crédit porté au duo Areola-Trapp n’est pas illimité. Faute d’avoir trouvé la perle rare, Paris est donc reparti avec les mêmes.

pas de hiérarchie établie entre les deux hommes
En début de saison, Unai Emery et Javi Garcia, l’entraîneur des gardiens arrivé cet été de Séville pour remplacer Nicolas Dehon, ont eu une conversation avec les deux portiers. Le message a été clair. Il n’y a pas de hiérarchie établie entre les deux hommes.

« On sait qu’avec lui, c’est au mérite », assurait Areola, vendredi soir, au moment d’analyser sa prestation et le mode opératoire de son entraîneur. Ce dernier a assuré ne pas juger les performances de son gardien sur une action isolée, mais la fébrilité du joueur formé au club sur une situation loin d’être brûlante l’interpelle forcément. Elle rappelle celle observée lors de la 3 e journée contre Toulouse (6-2), où le gardien n° 3 des Bleus n’a pas semblé impérial sur les deux buts du TFC. A 24 ans, il doit encore augmenter son niveau de concentration. Une erreur en L 1 dans des matchs appelés à être des festivals offensifs dans le sillage du trio Mbappé-Cavani-Neymar n’aura certainement qu’une conséquence assez faible. Une bourde dans un match décisif de Ligue des champions aurait des répercussions plus fâcheuses. C’est d’ailleurs dès demain, sur le terrain du Celtic Glasgow, que Paris commence son aventure européenne. L’heure du changement dans le but du PSG ?

Areola veut croire que la confiance n’est pas rompue après sa boulette. « Cela ne va pas m’affaiblir, glisse-t-il. Suite à cette action, j’ai eu plusieurs ballons à négocier. Mes coéquipiers ont continué à jouer avec moi. » Ce matin, il sera avec Trapp au camp des Loges pour le dernier entraînement avant le départ pour l’Ecosse. La mise en place effectuée par Emery pourrait donner une indication sur un éventuel changement dans la hiérarchie des gardiens. L’an dernier, Areola avait été promu lors du premier match européen disputé au Parc face à Arsenal (1-1). L’histoire pourrait, cette fois, s’inverser de l’autre côté de la Manche.

« La concurrence chez les gardiens, c’est une aberration »

De 2010 à 2012, Fabien Barthez, champion du monde 1998, avait intégré l’encadrement de l’équipe de France en devenant conseiller technique des gardiens

Fabien Barthez, ancien gardien de but des Bleus
Rencontré jeudi à Paris, à la veille de la bourde sans conséquence commise par Alphonse Areola à Metz, le champion du monde 1998 juge néfaste l’absence de hiérarchie chez les gardiens de but du PSG.

Unai Emery n’a jamais désigné un numéro 1 au poste de gardien. Alphonse Areola peut-il se sentir en confiance dans ce contexte ?

FABIEN BARTHEZ. Quand tu es gardien, la concurrence, c’est toi-même, pas les autres. Après, c’est difficile si on te remet en question de l’extérieur. Nous, les gardiens, on sait tous plus ou moins attraper les ballons. A ce niveau, ce qui fait la différence, c’est la tête. Elle te permet d’avoir cette souplesse, cette agilité, cette aisance, cette force, comme sur des actions en profondeur où ça se joue à rien. La décision se prend en moins d’une demi-seconde.

Quel regard portez-vous sur Alphonse Areola, titulaire depuis le début de la saison ?

Il a 24 ans. Il joue dans un grand club. Ça fait un an qu’il travaille chaque jour avec de grands joueurs. Il apprend. Avant de revenir à Paris, il a été titulaire ailleurs (NDLR : Lens, Bastia, Villarreal). Je ne suis pas là pour défendre Areola, mais pour défendre le poste de gardien de but. Pour moi, tu ne peux pas dire « Vous êtes deux numéros 1 ». La concurrence, je suis contre. Le gardien ne sait pas où il va, il a du mal à progresser. Ça ne peut pas marcher. C’est une aberration. J’en ai parlé avec d’autres très grands gardiens. On partage tous ce sentiment.

« Areola et Trapp ont encore besoin de travailler »
Quel impact cela peut-il avoir ?

Ça fragilise les deux gardiens, mais aussi l’équipe. Tu as des défenseurs qui sont devant toi, avec des affinités. Il te faut du feeling avec eux. Tu parles du regard. C’est de la gestuelle, des attitudes.

Comment évaluez-vous le mental d’Areola ?

Il n’a pas fait tellement de bruit jusqu’à présent. Il est discret. C’est une très, très bonne chose. La vérité ne se situe qu’à un endroit, sur le terrain. Il réagit bien.

L’an dernier, Emery avait expliqué qu’il devait « progresser dans ses appuis sur la gauche ». Un gardien peut-il corriger un point faible ou doit-il vivre avec ?

Tu composes toute ta carrière. On a tous un côté faible, où on est moins à l’aise. Pour moi, c’était aussi le gauche. A ce niveau-là, en termes de technique et de tactique, il n’y a rien à faire. C’est là que tu vois qu’il n’y a que les gardiens qui comprennent les gardiens…

Avez-vous une préférence entre Areola et Trapp ?

Chacun a ses qualités et ses défauts. Il faut qu’ils restent eux-mêmes. Je n’ai pas spécialement de préférence. Tous les deux ont encore besoin de travailler, de progresser, de faire des matchs.

Glasgow, la ville coupée en deux

À Glasgow, depuis la fin du XIXe siècle, un antagonisme oppose deux clans, deux courants politiques (unionistes et séparatistes) et, surtout, deux religions. Les catholiques au Celtic les protestants chez les Rangers.

Dans la cité écossaise, une rivalité féroce oppose depuis plus d’un siècle les supporteurs du Celtic, l’adversaire demain du PSG, à ceux des Rangers

« No football shirts. » L’affichette placardée dans les pubs de Glasgow interdit d’afficher ses couleurs en sifflant une pinte. Destinée à éviter les bagarres, elle sauvera peut-être le mobilier, mais ne changera rien à la haine viscérale que se vouent les Rangers et le Celtic. Ici, la rivalité dépasse le cadre du folklore. C’est presque une guerre. Depuis la fin du XIX e siècle, elle oppose deux clans, deux courants politiques (unionistes et séparatistes) et, surtout, deux religions. Les protestants chez les Rangers, les catholiques au Celtic.

« En ville, il ne fallait pas montrer de signes religieux. On ne pouvait pas porter un chapelet (NDLR : symbole catholique), raconte Didier Agathe, confronté à cette rivalité au cours de ses années au Celtic de 2000 à 2006. Au stade, on entendait des chants des fans des Rangers contre le pape et la vierge Marie, c’était incroyable. On avait le droit de perdre en Coupe d’Europe, mais pas contre les Rangers. Après les matchs, dans les médias, on entendait parler des incidents autour du stade… C’était tout, sauf du foot. »

La rivalité influe même sur toute la vie des joueurs des deux clubs écossais. « C’est vraiment une ville coupée en deux, raconte Stéphane Mahé, ancien du PSG et du Celtic (1997-2001). Il y a des quartiers verts et des quartiers bleus. C’est leur histoire, une partie intégrante de leur vie. »

Des zones de non-droit
« Quand je suis arrivé pour signer, on m’a d’abord expliqué les endroits où je pouvais aller ou pas, les restaurants, les garages pour ma voiture… » raconte Agathe. L’ancien attaquant a vécu des épisodes marquants. Par exemple, une fête de Noël passée dans un pub avec ses coéquipiers, sous les vivats de fans du Celtic, mais coupée court par des lancers de bouteilles de supporteurs des Rangers. Ou, encore moins drôle, une escorte pour aller à l’entraînement, après des menaces de mort reçues par téléphone.

Si, par le passé, les joueurs catholiques ne pouvaient pas signer aux Rangers et les protestants étaient persona non grata au Celtic, la donne a changé au fil des décennies. Avec quelques complications, comme le raconte Sébastien Faure, ex-Lyonnais et catholique qui a joué trois saisons aux Rangers (2012-2015) après leur rétrogradation administrative.

« Un jour, j’ai fait un signe de croix en entrant sur le terrain. Je n’ai pas eu de problème avec le club, mais j’en ai vraiment entendu parler par les fans… Là-bas, on entend vraiment sans arrêt : Fuck the pope ! » Le déclin sportif des Rangers, revenus en première division il y a seulement un an et demi, a quelque peu atténué les tensions, mais la fracture reste dans l’ADN de la ville…

« Au cours des six premiers mois, je prenais le taxi entre mon domicile et Murray Park, le centre d’entraînement. Quand le chauffeur était fan du Celtic, il passait le trajet à critiquer mes coéquipiers. Au contraire, quand c’était un fan des Rangers, il ne voulait pas me lâcher et me faisait payer moins que le compteur. »

Si près de 60 000 personnes sont attendues demain dans Celtic Park à guichets fermés, il est peu probable de croiser un joueur de l’ennemi juré, comme le raconte Sébastien Faure, qui avait finalement renoncé à se rendre à Celtic - Barça, en 2012 : « Si les fans des Rangers l’avaient su, je me serais fait lyncher pendant un an. »

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Article 60

Message par Admin le Mar 12 Sep - 6:29

Le vrai juge de paix
L’ enjeu

Sans les fans, le football n’est rien. » La maxime s’affiche à l’entrée du Celtic Park et rappelle au visiteur l’enfer qui l’attend dans ce stade. A côté, l’entraîneur légendaire Jock Stein — ou plutôt sa statue — trône fièrement avec la Coupe aux grandes oreilles remportée en 1967. Car, cinquante après cet exploit, le Celtic n’est plus, et depuis longtemps, un prétendant à la victoire finale. Tout l’inverse du PSG. Six ans après le rachat du club par le Qatar, le club de la capitale espère (enfin) entrer dans ce cercle très fermé.

« Année après année, les Parisiens se rapprochent des candidats à la Ligue des champions », croit savoir Brendan Rodgers, l’entraîneur du Celtic. Mais Paris a-t-il enfin l’étoffe d’un futur vainqueur après le recrutement XXL de cet été (235 M€ d’euros de transfert, selon la LFP, qui ne compte pas les 180 M€ de Mbappé) ?

A-t-il chassé les démons du crash barcelonais ? Et Neymar incarnera-t-il le guide qui mènera le PSG à la victoire ? Toutes ces questions agitent le microcosme (et au-delà), à l’heure où la Ligue des champions et son hymne envoûtant vont de nouveau bercer nos milieux de semaines. L’issue de cette première rencontre face à Glasgow n’apportera pas toutes les réponses. Loin de là. Mais elle va donner le ton d’une campagne européenne qui s’annonce cruciale pour Unai Emery. Jamais un entraîneur parisien n’a eu un tel potentiel offensif à sa disposition.

A eux trois, Neymar, Cavani et Mbappé pèsent 466 M€, et si l’on ajoute Di Maria (blessé), le PSG pourrait aligner un quatuor offensif à 529 M€. On ne bâtit pas un projet de jeu à coups de millions, mais posséder une attaque à un demi-milliard, forcément, cela aide et crée une obligation de succès. C’est le sens du mercato parisien, et ce n’est pas un hasard si Emery alignera son équipe type ce soir. Avec certainement le rêve de posséder, un jour, sa statue devant le Parc.

Croit en Paris L’Europe

Football Selon les experts étrangers que nous avons interrogés, le PSG de Neymar est un sérieux candidat à la victoire finale en Ligue des champions. Un statut qu’il faudra assumer dès ce soir à Glasgow.
Le recrutement XXL a-t-il changé le regard de l’Europe sur le PSG ? Avec Neymar et Mbappé, le club de la capitale prétend désormais à remporter la Ligue des champions et son nom revient régulièrement parmi les favoris cités par notre quintet d’experts. Mais, notamment pour des raisons d’expérience, la plupart d’entre eux doutent de la possibilité de voir Thiago Silva soulever le trophée le 26 mai 2018 à Kiev en Ukraine.

Emery aligne son équipe type
Fin des surprises, retour au classicisme ! Après le 4-4-2 très offensif aligné par Unai Emery pour affronter Metz vendredi (1-5), Paris devrait retrouver son système fétiche en 4-3-3 ce soir au Celtic Park. C’est ce qui ressort de la séance à huis clos effectuée hier matin au camp des Loges avant le départ pour l’Ecosse. Lors d’un long exercice tactique, le coach espagnol a réglé les détails avec ses onze probables titulaires où figurait donc Verratti, suspendu en L 1 et qui effectue son retour dans le groupe. L’Italien était installé à la droite du milieu au côté de Thiago Motta et Rabiot.

Areola reconduit ?
Marquinhos devrait être le seul défenseur à enchaîner après Metz. Dani Alves, Kurzawa et Thiago Silva effectuent leur retour après avoir été préservés à leur retour de sélection. Les regards de l’Europe seront tournés vers l’attaque parisienne où Mbappé à droite et Neymar à gauche encadreront Cavani. Ce dernier entraînement n’a pas donné d’indication majeure sur l’identité du gardien de but titulaire contre le Celtic. Malgré sa bourde sans conséquence en Moselle, Areola devrait de nouveau être préféré à Trapp. Di Maria et Pastore, rentrés tous deux blessés de sélection, sont restés se soigner à Paris.

Une touche de bleu au Celtic

Lennoxtown (Royaume-Uni), hier. Moussa Dembélé (à gauche) a été rejoint cet été par Olivier Ntcham (au centre) et Odsonne Edouard au Celtic.
Des trois Français sous contrat avec le club écossais, seul Olivier Ntcham devrait débuter face au PSG. Moussa Dembélé est blessé, tandis qu’Odsonne Edouard prendra place sur le banc.


Couleur des Rangers, le bleu est normalement prohibé dans le vestiaire du Celtic Glasgow. Cela n’empêche pas trois Frenchies d’évoluer au sein de la meilleure équipe écossaise. Cet été, Odsonne Edouard et Olivier Ntcham ont rejoint Moussa Dembélé, arrivé en 2016. Brendan Rodgers, le technicien du Celtic, ne pourra pas compter sur ce dernier, trop juste pour le premier match de Ligue des champions. Seul Ntcham, milieu de terrain de 21 ans, devrait démarrer la rencontre. « C’est un joueur de haut niveau. Il est très intelligent, rapide et mentalement très fort », loue Rodgers, en saluant le niveau global de ses Français.

Passé par plusieurs clubs franciliens, Ntcham a surtout côtoyé Benjamin Mendy ou Riyad Mahrez au Havre (2010-2012). Il a ensuite décidé de rejoindre, à 16 ans, Manchester City. Ce milieu relayeur fréquente alors Patrick Vieira, son coach chez les jeunes. Avant de poursuivre sa progression au Genoa durant deux saisons. « Le Celtic me voulait vraiment. Je savais que j’y aurais du temps de jeu et je cherche de la stabilité », avoue Ntcham, « très excité » d’affronter le PSG. « C’est presque un rêve. »

Odsonne édouard est venu se mettre au vert
Moussa Dembélé, qui n’est donc pas à 100 % de ses moyens, aurait pu retrouver son club formateur. Le natif de Pontoise (Val-d’Oise) possède de nombreux amis au sein de l’effectif parisien, comme Adrien Rabiot ou Presnel Kimpembe, qu’il a fréquentés de 2004 à 2012. Même si certains de ses potes du centre de formation sont titulaires à Paris, Dembélé ne regrette pas d’avoir quitté la capitale pour Fulham en Angleterre, puis le Celtic. « Il est devenu le plus jeune joueur à marquer 32 buts dans un championnat européen (NDLR : en 2016-2017), s’exclame un proche de l’attaquant. Il est dans une optique d’évolution et de développement. Il veut construire sa carrière. »

Cet argument a pu faire mouche dans le cas d’Odsonne Edouard. Formé au PSG, où il est encore sous contrat jusqu’en 2020, le buteur de 19 ans a été prêté en Ecosse le dernier jour du mercato. Condamné à quatre mois de prison avec sursis pour avoir tiré au pistolet à bille sur un passant, le 11 février 2017, durant son séjour à Toulouse, le Guyanais a poussé pour un départ à l’étranger, histoire de se mettre au vert. Comme la couleur du Celtic.

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Article 61

Message par Admin le Mer 13 Sep - 6:27

Paris démarre en trombe

On leur promettait l’enfer, ils ont eu le paradis. Et pas qu’un petit coin. Il fallait voir les supporteurs du Celtic Glasgow quitter leurs sièges dix minutes avant la fin de la rencontre — et pas seulement à cause de la pluie — pour mesurer le degré de désappointement des fans écossais, hier soir, face à l’implacable domination du PSG. Le Celtic a subi sa pire défaite à domicile dans une compétition européenne, malgré un public fantastique qui a vécu le même calvaire et souffert le martyre à l’unisson son équipe. Car ils ont beau ne pas marcher seuls — le « You’ll never walk alone » avant le match était saisissant —, les joueurs écossais ont surtout beaucoup couru après les Parisiens. Sans jamais les rattraper.

balade écossaise
Dominés, étouffés, essorés, les Vert et Blanc n’avaient plus que leur fighting spirit à opposer à l’image d’un Ralston s’essuyant les godasses sur Thiago Motta. Unai Emery a apprécié « la personnalité de son équipe et sa maîtrise », et on ne peut pas lui donner tort. Brendan Rodgers, le coach du Celtic, pense lui que Paris « n’est pas loin de pouvoir gagner la Ligue des champions » et on aimerait qu’il ait raison.

Sous les yeux de l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy et de Xavier Niel, le patron d’Iliad (la maison-mère de Free), Paris s’est offert une balade écossaise. Le milieu parisien a orchestré les débats, les trois attaquants de la MCN ont marqué (ce qui risque de se répéter quelques fois cette saison) et Areola a prouvé qu’il valait mieux que son coup de tête foireux de Metz. C’est le résumé d’une soirée où Kurzawa, malgré sa passe décisive en fin de partie, n’a pas chassé tous les doutes qui entourent son début de saison. Mais ça, c’est si l’on veut pinailler.

La MCN envoie un message

Le nouveau trio offensif a brillé hier soir à Glasgow et a permis au PSG de facilement s’imposer 5-0 pour son entrée en lice en Ligue des champions.

Tout l’été, l’Europe a toisé le PSG et ses dépenses XXL avec de gros yeux. Ce matin, elle considère le club de la capitale et son attaque avec un sentiment nouveau de crainte. Dans une cathédrale du Celtic Park réduite au silence, le trio Mbappé, Cavani, Neymar (baptisé MCN), a envoyé un message tonitruant. Le trio a inscrit quatre des cinq buts parisiens (deux pour Cavani, un chacun pour les deux autres). « On a signé deux grands joueurs (NDLR : Neymar et Mbappé) pour marquer et jouer comme ça, résume le président Nasser Al-Khelaïfi. Je pense que ce soir (hier) le monde entier regardait ce match. C’est bien qu’il n’y ait pas que trois ou quatre clubs. On est là avec eux. On n’est pas encore un grand, grand club, mais on travaille. Je ne sais pas si les autres ont peur, il faut leur demander… »

La question relève de la rhétorique. Comme depuis le début de la saison, il se dessine le scénario d’un duo d’artiste, d’un côté, qui tente de s’apprivoiser. Celui formé par les génies Neymar (25 ans) et Kylian Mbappé (18 ans). Et de l’autre, un loup solitaire, Edinson Cavani (30 ans), qui continue de chasser férocement : 9 buts en 6 matchs officiels. Ce dernier lance sous forme de promesse : « Notre relation ne fait que commencer. On peut tous débloquer les situations. » Neymar confirme : « On apprend à se connaître. Cavani, on n'a pas besoin de le présenter. Kylian a beaucoup de qualités. C'est facile de jouer avec eux. » Le n° 10 a martyrisé le jeune Ralston (18 ans) puis levé le pied en seconde période. Il totalise 5 buts et 5 passes décisives en 5 matchs sous le maillot du PSG. Hier, il a donné sa première passe décisive à Mbappé. « Ney » et « Donatello » (le nouveau surnom de Mbappé, pour une vague ressemblance avec la Tortue Ninja) se sont beaucoup cherchés dans l’axe, avec du déchet. Réunis pendant 20 minutes en pointe, en 4-4-2, ils ont chacun raté une énorme occasion (70 e et 71 e).

«  Neymar, Cavani et Mbappé ont démontré ce soir qu’il n’était pas facile de défendre contre eux, euphémise Marco Verratti. Je ne sais pas si on peut gagner la Ligue des champions grâce à eux, mais on les moyens d’aller loin. »

L’émergence de ce trio modifie les équilibres du PSG. Adrien Rabiot le détaille : « C’est assez facile de jouer avec eux. On se contente de leur donner le ballon et ils font le reste. » « Ils savent quand il faut accélérer ou donner du calme à l'équipe », complète Thiago Motta.

De quoi faire monter en flèche la cote du PSG, désormais au deuxième rang des favoris pour une victoire finale dans la compétition, au même niveau que le Barça et le Bayern. « Ce n’est pas bien, après ça nous met beaucoup de pression », fait semblant de râler Al-Khelaïfi. Le dirigeant qatarien prévient que le PSG « n’a pas encore gagné la Ligue des champions ! » Il pourrait ajouter qu'il n'a jamais été aussi bien armé pour y parvenir.

« Les atouts pour gagner la Ligue des champions »

Patrice Lokovainqueurde la Coupe des coupesavec le PSG en 1996recueillis par sébastien nieto
Double buteur avec le PSG sur la pelouse du Celtic Park en novembre 1995, saison de la victoire en Coupe des coupes, Patrice Loko pense que le succès des Parisiens hier peut les lancer vers un nouveau sacre continental.

Qu’avez-vous pensé de la première du trio Cavani-Mbappé-Neymar en Europe  ?

PATRICE LOKO. C’était un feu d’artifice ! Cinq buts à l’extérieur… J’ai aimé voir jouer ces trois joueurs. Cavani remplit son job en pointe et est toujours buteur. Neymar et Mbappé s’entendent à merveille. C’est un atout pour le PSG.

Cavani joue-t-il bien son rôle ?

Oui, il sait qu’il doit être à la finition, on l’a vu sur plusieurs centres, il trouve sa place et provoque encore un pénalty. Les trois s’entendent très bien. Quand j’étais à Nantes, je jouais avec Pedros, Ouédec… Je me retrouve dans cette configuration-là avec un buteur et deux ailiers très rapides. Ce n’est que leur deuxième match commun. Ils vont pouvoir s’améliorer de match en match. Vu la qualité de ces joueurs et leur intelligence, ils ne peuvent que progresser.

Ce succès du PSG peut-il être porte-bonheur, comme pour vous en 1995-1996 ?

Ils ont fait mieux que nous avec cinq buts à l’extérieur. J’ai aimé le jeu collectif, surtout en première période. On parle beaucoup des trois de devant mais quel milieu ! Rabiot a été le meilleur : il était devant, derrière, à la récupération… Il faut aussi saluer Thiago Motta. J’ai toujours dit qu’il était facile et qu’il rendait des gros services. Il est indiscutable.

Peuvent-ils gagner la Ligue des champions dès cette saison ?

Chaque saison, j’ai envie que le PSG gagne la Coupe d’Europe. Ils ont les atouts pour. On fait partie des quatre meilleurs. Mais pour mettre une pièce, je vais attendre la finale.

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Article 62

Message par Admin le Jeu 14 Sep - 6:34

A Paris, le milieu fait toujours sa loi

Football Le trio Motta-Verratti-Rabiot a prouvé à Glasgow qu’il restait la clé de voûte du système de jeu parisien.

La large victoire (5-0), mardi soir, face au Celtic a clos (au moins jusqu’à cet hiver et l’arrivée d’un nouveau joueur) le débat sur le meilleur milieu de terrain pour le PSG. Dominateurs d’entrée de jeu et capables de résister à la pression des joueurs écossais, Verratti, Thiago Motta et Rabiot ont prouvé que l’équipe de la capitale est plus structurée, et donc plus performante quand ce trio est aligné. Et il n’y a aucun doute que ce milieu continuera à faire régner sa loi tant que ces trois joueurs seront valides.

Un équilibre retrouvé, des attaquants libérés
« Aujourd’hui, on a besoin d’équilibre dans toutes les zones du terrain. Il est vrai que notre milieu de terrain est capable de maîtriser le ballon, mais Verratti, Motta et Rabiot peuvent aussi jouer sans ballon et se montrer performants à la récupération. Les trois du milieu ont fait du bon boulot », se félicitait mardi soir Unai Emery. Avec ce trident, le PSG a montré un visage aussi offensif qu’à Metz (5-1) mais beaucoup moins déséquilibré vers l’avant. Ce schéma offre un point d’équilibre avec Motta devant la défense, et libère Mbappé et Neymar d’une partie des tâches défensives. Il permet aussi aux attaquants de s’étirer sur toute la largeur du terrain. Résultat : ils se sont moins marchés sur les pieds que lors du déplacement en Lorraine.

Une maîtrise incroyable
La maîtrise technique s’illustre dans la relation entre Thiago Motta et Verratti toujours prégnante. Mardi, les deux Italiens ont échangé 103 passes (56 de Verratti vers Thiago Motta, le record du match), ce qui met en lumière l’importance de ces deux joueurs dans la construction des actions parisiennes. Quant aux 98 % de passes réussies pour Verratti et 97 % pour Motta, ce taux suggère une justesse incroyable, même si on peut imaginer des statistiques moins flatteuses quand le niveau va s’élever. Adrien Rabiot affine, lui, ses automatismes avec Neymar (18 ballons échangés) et confirme à chaque sortie sa capacité à succéder efficacement à Blaise Matuidi. Plus à l’aise techniquement que son prédécesseur, il apporte une palette différente avec cette capacité à casser les lignes adverses balle au pied.

Les doublures n’entrent pas dans le moule
Par la force des choses, le trio ne pourra pas être aligné à chaque match et Unai Emery sait qu’il devra régulièrement changer son dispositif en cas de blessure ou de suspension. Ce sera le cas dès dimanche soir face à Lyon puisque Verratti est suspendu et Rabiot incertain en raison de douleurs aux adducteurs. Si Nkunku a prouvé qu’il pouvait dépanner sans avoir besoin de bouleverser l’organisation, les profils de Draxler, Lo Celso et Pastore obligeront Emery à ne se reposer que sur deux véritables milieux relayeurs. Avec les limites que cela comporte et le risque de voir son équipe basculer vers l’avant et se fragiliser.

Le bain de jouvence de Motta
Papy Motta fait plus que de la résistance. A 35 ans et pour sa septième saison au club, le doyen du PSG s’est réinstallé à son poste de milieu sentinelle comme un pilote dans le baquet d’une Formule 1. Autour, ses jeunes coéquipiers (Verratti, Rabiot, Neymar et Mbappé, tous les quatre âgés entre 18 et 25 ans) virevoltent, accélèrent et percutent. Lui donne la direction et gère le tempo, tête haute et pied gauche de velours.

« Je suis content de mon début de saison, nous a-t-il confié mardi soir à Glasgow. Je peux encore aider l’équipe, c’est le principal. Mais c’est toujours plus facile de jouer avec des grands joueurs. Ils font monter le niveau de chacun de nous. »

En fin de saison dernière pourtant, alors que son contrat avec le PSG venait d’expirer, sa prolongation ne tenait plus qu’à un fil. Le feuilleton s’est dénoué par la signature, in extremis, d’un bail d’une année supplémentaire. A la manœuvre, Antero Henrique, le directeur sportif du PSG, avait alors soufflé le chaud et le froid. Cherchait-il plutôt à libérer la place pour le Monégasque Fabinho ?

Aujourd’hui, cet épisode est refermé, mais l’international italien n’a rien oublié de son intersaison tourmentée. Annoncé sur le déclin, il a prouvé lors de ses dernières prestations qu’il restait un élément majeur de l’équipe. « Je n’ai pas besoin de répondre ni à mes dirigeants ni à personne, rétorque Thiago Motta. Je dois juste montrer à chaque entraînement et à chaque match que j’ai ma place dans cette équipe. C’était déjà la règle quand j’avais 18 ans. » Nasser Al-Khelaïfi, décisif au moment de conclure la prolongation de son milieu début juillet, est élogieux. « Thiago a joué comme s’il avait 20 ans, se réjouit le président parisien. C’est un grand leadeur. »

Reste à vérifier qu’il réponde bien présent dans les très grands rendez-vous. Compatriote et coéquipier de Thiago Motta depuis 2012, Marco Verratti ne se fait pas de soucis pour lui. « J’espère qu’il ne s’arrêtera jamais de jouer, sourit le Petit Hibou. Thiago est tellement intelligent sur un terrain que son âge ne compte pas. »

« Complets et homogènes »
Vincent guérin, ancien milieu de terrain du psg
Il a régné sur le milieu de terrain du PSG au cœur des années 1990. Vincent Guérin porte un regard avisé sur le niveau de performance du trio actuel.

Quelle est la force du trio Verratti-Motta-Rabiot ?

VINCENT GUéRIN. Il fait le jeu. Il presse dès la perte du ballon et dans l’utilisation, Verratti et Rabiot se projettent vers l’avant, à travers les passes ou les courses. Il y a une bonne complémentarité. Ils sont homogènes et disposent de la palette complète du rôle de milieu.

Quel est le plus indispensable des trois ?

Ça dépend des moments. Ce sera compliqué pour Motta. Il était déjà en difficulté l’an passé. Le jeu de possession et son expérience permettront de masquer ses carences, notamment son manque de rapidité. Il a été un joueur extraordinaire. Là, il décline.

Qu’apporte Rabiot de plus que Matuidi ?

Sa jeunesse. Il est perfectible mais sa trajectoire parle : il est plus offensif et plus déterminant. Son évolution est positive. Il faudrait que Verratti prenne la même orientation et soit plus décisif.

S’il en manque un, Emery doit-il absolument maintenir le 4-3-3 ?

Les systèmes, ce sont des chiffres qui ne me parlent pas. Ce qui compte, c’est l’animation et l’intelligence des joueurs dans leurs déplacements. Pastore peut fournir les efforts en milieu relayeur. Mais quand on l’attend, il n’est pas toujours présent et, quand on ne l’attend pas, il est brillant. Il peut remplacer Verratti et Rabiot. Il est plus complet et plus créatif qu’eux, même si son volume est moindre.

Les ultras parisiens ont impressionné le Celtic Park

Evalués et approuvés par l’un des meilleurs publics d’Europe. Les 1 500 supporteurs parisiens rassemblés dans le South-East Corner du Celtic Park, mardi soir, ont eux aussi réussi leur entrée en Ligue des champions. Un moment marquant, aussi, pour le Collectif Ultras Paris, dont 500 membres étaient présents et à qui le PSG laisse désormais une large place, après un retour encadré la saison dernière.

« Les fans du PSG ont tout mon respect. Ils ont été brillants » ; « Quelle classe chez les fans parisiens ! »… Voici le genre de commentaires déposés sur les réseaux sociaux par des inconditionnels du Celtic. L’édition écossaise du « Sun » saluait hier l’effort incessant des Frenchies : « Le You’ll Never Walk Alone (NDLR : l’hymne du club) est le seul moment où ils ont été silencieux, avant une explosion d’applaudissements spontanés. »

« On a fait un tendu d’écharpes sans chanter, par respect, explique le vice-président du Collectif Ultras Paris, Mika. Le Celtic, Liverpool et Dortmund, ce sont trois stades mythiques, qui respirent le football populaire. On savait depuis le match de 1995 que les Ecossais savaient recevoir et qu’on serait les bienvenus. Il y a du respect mutuel, même si pendant le match, c’était un beau combat de chants. »

Dès leur arrivée dans la cité écossaise, mardi en fin de matinée, les ultras ont fraternisé avec leurs homologues. « Dans chaque bar où il y avait des mecs du Celtic, ils nous payaient des pintes », sourit Mika. A la fin de la rencontre, les fans des deux camps ont multiplié les échanges amicaux. Des écharpes et des maillots se sont croisés par-dessus les rambardes.

« C’était incroyable comme ambiance, confirme Patrice, abonné du Parc depuis six saisons. Ils sont très accueillants. La fin du match était vraiment sympa. C’est le meilleur déplacement de ma vie. » Plusieurs sièges arrachés ou cassés viennent ternir la prestation festive des ultras parisiens. Déjà épinglés lors de la victoire en Coupe de la Ligue en avril dernier au Parc OL, le club et ses fans sont visés par une enquête de l’UEFA, qui étudiera le dossier le 19 octobre. Les ultras plaident des dégradations accidentelles.

Pas plus cet accroc qu’un retour à rallonge par la route (dix-neuf heures pour le bus du CUP !) ne ternira le souvenir des Parisiens, comme le conclut Mika : « Pendant plus de six ans, on était dehors. Alors venir ici, c’était presque un signe. C’est THE déplacement à faire dans une carrière d’ultra. Si tu n’as pas fait celui-là, tu n’as rien fait ! »

Enquête contre le Celtic.

L’Uefa a ouvert une procédure disciplinaire visant le Celtic Glasgow pour l’irruption d’un supporteur, John Hatton, un habitant de Belfast, qui a tenté de s’en prendre à Kylian Mbappé, mardi sur la pelouse écossaise. Le Celtic est visé pour «invasion du terrain». Les faits seront examinés par la justice le 11 octobre et huit jours plus tard par l’Uefa. L’avocat de Hatton indique que son client, qui plaide coupable, «avait consommé beaucoup d’alcool.» Il est interdit de stade dans tout le Royaume-Uni.

Le beau geste de Neymar. Malgré l’accueil hostile que lui a réservé le public du Celtic Park, Neymar a fait don de son maillot à Kenny Dalglish, légende vivante du football écossais. Ce dernier organisera une vente aux enchères dont l’intégralité des gains seront reversés à son association pour les femmes victimes du cancer du sein.

Paris va verser 9 M€ pour Santos. Le paiement de la clause de 222 M€ pour arracher Neymar à Barcelone va faire des heureux du côté du FC Santos, le club formateur du prodige brésilien. Selon le président de Santos, le formation pauliste s’apprête à récupérer dans le courant du mois 9 M€ au titre des indemnités de formation.

Contrat aspirant pour Ruiz. Kays Ruiz, 15 ans, jeune milieu de terrain du PSG, signe un contrat aspirant jusqu’en 2020. « Cet accord approfondit également le rapport de confiance très fort qui unit le meneur de jeu à son club depuis deux ans» souligne le PSG dans un communiqué.

Ben Arfa réintégré demain
Sauf retournement de situation, Hatem Ben Arfa réintégrera demain l’entraînement des pros, après une dizaine de jours de « punition » en réserve. Il retrouve son casier et sa place dans le vestiaire du camp des Loges. Les relations entre la direction sportive et le joueur se détendent après ce moment de crispation, sans doute provoqué par le refus du joueur de quitter le club cet été lors du mercato.

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Article 63

Message par Admin le Ven 15 Sep - 5:41

Meunier verrait bien Courtois à Paris

Le défenseur belge Thomas Meunier, aimerait voir son compatriote Thibaut Courtois, gardien des Diables rouges,
Rencontré, hier, à l’occasion d’un petit match virtuel sur Fifa 18, le défenseur belge du PSG a glissé quelques confidences sur ses coéquipiers et a parlé du gardien de but de Chelsea.

A deux semainesde la sortie de Fifa 18 (29 septembre), nous étions invités, hier, à tester la démo du célèbre jeu face à Thomas Meunier, le défenseur du PSG. « Je suis mieux fait que dans le 17 », plaisante l’international belge en évoquant son clone, avant de mettre en place sa tactique et de se titulariser, en pointe, aux côtés de Neymar. Tout au long d’un match qu’il finira par perdre 2-1 face à Chelsea, il a évoqué, dans une discussion informelle, l’actualité de son club.

Ayant titularisé Lucas à la place de Mbappé, pas encore au PSG dans la démo, Meunier revient sur l’intégration du jeune prodige français. « C’est marrant, à peine arrivé, il a déjà un surnom, s’amuse-t-il, en référence au surnom Donatello attribué à l’ancien Monégasque. Je ne sais pas si ça le dérange, mais je ne crois pas. De toute façon il est guéri, la terre entière l’appelle Donatello, poursuit-il. Mais ceux qu’on charrie sont ceux qu’on apprécie, c’est synonyme de bonne intégration. Il est parisien. Il connaissait déjà Kim (NDLR : Kimpembe), Layvin, etc… Il a direct été mis dans le bain, un peu comme Neymar avec les Sud-Américains. »

Après avoir rapidement concédé un but, Meunier égalise avec Neymar. Plus tard, il rebondit sur la bonne entente avec les Sud-Américains au sein du vestiaire. « Ce qui est super intéressant, c’est qu’ils se sont intégrés en essayant d’apprendre la langue, observe-t-il. Ils ne sont pas restés dans leur coin à parler portugais. Ils ont été socialement très professionnels. Je crois que c’est Ancelotti qui disait dans son livre que le minimum des respects était d’apprendre la langue du pays dans lequel ton club évolue. Ça facilite aussi les causeries : par exemple, celles d’Emery sont en français. »

Alors qu’il est de nouveau mené suite à un but de Batshuayi, Thibaut Courtois, son compatriote, le prive d’une égalisation. « Il est très fort, Courtois. Il serait pas mal au PSG. On a déjà deux très bons gardiens, mais Thibault a le profil, je trouve. Il est très grand, il fait presque 2 m. » A quelques minutes de la fin de la rencontre, il revient sur le match de Ligue des champions largement gagné par Paris (5-0), mais surtout sur l’atmosphère du Celtic Park. « L’ambiance au stade était exceptionnelle. On n’a pas pu voir le You’ll Never Walk Alone parce qu’on était encore dans les vestiaires. Mais ça pue le foot à mort, le gars part s’échauffer et tout le stade l’applaudit. C’était magnifique. » Salués à la fin du match par de nombreux fans du Celtic, les supporteurs parisiens ont, eux aussi, fait bonne impression, comme le confirme Meunier : « Ils étaient bien, ils n’ont pas arrêté de chanter. En plus, ce n’est pas facile de se faire entendre, quand les supporteurs du Celtic donnent de la voix… Mais non, ils n’ont pas arrêté. »

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Article 64 (PSG - Lyon)

Message par Admin le Sam 16 Sep - 7:54

Rabiot aux soins, Ben Arfa de retour
Après deux jours de repos accordés à l’ensemble de son groupe, Unai Emery a retrouvé, hier, un effectif légèrement remodelé avant la réception de l’OL demain soir. Le Basque a notamment pu compter sur le retour d’Hatem Ben Arfa, envoyé en réserve ces dix derniers jours. Rentrés blessés de sélection, Angel Di Maria (cuisse) et Javier Pastore (mollet) n’ont pas croisé « HBA » sur les terrains du camp des Loges. Les deux Argentins sont restés aux soins et leur participation au choc de la 6 e journée de L 1 est fortement compromise. Touché aux adducteurs, Adrien Rabiot n’a pas, non plus, pris part à la séance d’entraînement du jour, mais le coach du PSG s’est montré « optimiste » quant à l’évolution de la blessure du milieu de terrain français. Ce dernier pourrait être titularisé aux côtés de Thiago Motta et Giovani Lo Celso dans le 4-3-3 parisien, qui devrait avoir la priorité d’Emery, laissant ainsi la « MCN » occuper les trois postes offensifs. A.C.

La composition probable : Areola - Dani Alves, Marquinhos, T. Silva (cap.), Kurzawa - Lo Celso, Thiago Motta, Rabiot - Mbappé, Cavani, Neymar.

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article 65

Message par Admin le Dim 17 Sep - 8:28

Touché aux adducteurs, Adrien Rabiot figure tout de même dans le groupe parisien pour affronter l'Olympique Lyonnais dimanche soir.

Vendredi, Unai Emery s'était montré «optimiste» quant à l'évolution de la blessure d'Adrien Rabiot, touché aux adducteurs et contraint de céder sa place à l'heure de jeu contre le Celtic Glasgow mardi. Les derniers tests effectués ce samedi par le milieu de terrain français ont visiblement été satisfaisants puisqu'il figure bel et bien dans le groupe parisien qui affrontera l'Olympique Lyonnais dimanche soir (21 heures).

En revanche, Angel Di Maria et Javier Pastore ne sont pas convoqués. Les deux Argentins souffrent respectivement de la cuisse et du mollet et sont, comme attendu, laissés au repos par Unai Emery. De retour à l'entraînement vendredi, Hatem Ben Arfa n'a pas non plus été appelé pour la rencontre face à son club formateur, alors que Marco Verratti purgera son troisième et dernier match de suspension.

Le groupe du PSG :

Areola, Trapp - Dani Alves, Meunier, Berchiche, Kurzawa, Kimpembe, Marquinhos, Thiago Silva - Lo Celso, Rabiot, Thiago Motta, Nkunku - Neymar, Mbappé, Lucas, Draxler, Cavani.

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Article 66

Message par Admin le Lun 18 Sep - 17:58

Paris contesté mais Paris seul au monde

Posséder une aussi belle attaque, aussi onéreuse, pour arracher un nul sans but contre Lyon aurait été gênant. Le PSG n’est pas tombé dans cette faute de goût mais, encore une fois, après des absences contre Saint-Etienne et des manques à Metz, il n’a pas sorti sa plus belle panoplie pour vaincre l’OL. Aulas pourra songer jusqu’au match retour à cette incongruité  : même avec des budgets sans rapport l’un avec l’autre, Lyon peut rivaliser sur une rencontre avec Paris. Le PSG s’est remis à l’endroit en toute fin de partie avec le premier but (ou presque) de Mbappé au Parc, donnant une ampleur au score que les Rhodaniens ne méritaient pas. Ils repartent de la capitale avec un pénalty oublié pour eux et une barre transversale. Le PSG poursuit sa course folle, avec un 6 sur 6 et trois points d’avance sur Monaco. Mais il reste des questions.

Unai Emery s’est trompé hier soir. Il a le droit de tester le 4-2-3-1 mais à Metz, pas contre Lyon. L’heure n’est pas aux expériences face au top 4 de la L 1. S’il tient absolument à son nouveau schéma quand l’un des trois milieux forts manque (Rabiot, Thiago Motta ou Verratti) alors il a eu tout faux sur la répartition des rôles. Draxler n’a pas le costume d’un numéro 10 et à droite, autant à droite, Mbappé semble trop loin de son cœur de métier  : se montrer décisif.

« Tous les matchs donnent des informations, glisse le coach basque dans une forme d’autocritique. Mbappé a commencé à droite mais on veut qu’il vienne à l’intérieur. Il a besoin d’être près de la surface et des autres attaquants. » Le technicien changera à la 72 e en mettant Lo Celso pour Draxler et, deux minutes plus tard, Paris passera devant, comme par hasard.

Au passage, Lo Celso, « prêt pour la concurrence », selon Emery, entrera en même temps que Berchiche, suppléant de Kurzawa. Si les remplacements permettent de jauger de la cote d’amour d’un joueur, alors c’est officiel  : le Parc n’en peut plus de Kurzawa, de ses centres en carton, de sa technique approximative et de ses placements douteux. A ce rythme-là, Berchiche n’a même pas besoin de jouer la concurrence  : la patience suffira.

La guerre des ego est déclarée
FootballLigue 1. La victoire 2-0 face à Lyon ne suffit pas à masquer la tension entre les deux attaquants qui se sont disputés le ballon avant de frapper un coup-franc puis un penalty.
Par  Yves Leroy (avec D.S. et A.C.)

Saint-Etienne, Celtic Glasgow et maintenant Lyon. A chaque pénalty, c’est la même histoire. Neymar tente de s'emparer du ballon, puis Cavani le lui reprend, le pose sur le point de pénalty et frappe. Sauf que les deux fois précédentes, l’Uruguayen avait transformé la sanction et que cette fois, le ballon a été repoussé par Lopes.

Une issue qui met en lumière une guerre des ego naissante entre les deux stars parisiennes. Nul ne dit que Cavani aurait marqué s’il n’avait pas été perturbé par son coéquipier, mais il est certain que cela ne l’a pas mis dans les meilleures conditions. Résultat : l’Uruguayen, tête basse, a filé au vestiaire à la fin du match alors que ses coéquipiers saluaient le public du Parc.

Déjà sur un coup franc précédent, les deux hommes avaient peiné à s’accorder. Alors que Cavani demandait le ballon, Dani Alves l’a confisqué pour l’offrir à son compatriote.

Vendredi, en conférence de presse, Unai Emery avait été très clair sur la répartition des rôles  : « S’il y a un premier pénalty à frapper, Cavani va y aller. S’il y a un deuxième pénalty, je suis sûr que c’est Neymar qui va le frapper. » La vérité du vendredi n’est pas forcément celle du dimanche soir et après le match, l’entraîneur parisien n’a pas caché son embarras.

« On va arranger ça en interne, promet le technicien basque. Les pénalties, c’est Cavani et Neymar. » Relancé une première fois, il a complété : « Les deux sont capables de tirer. Il faut mélanger les deux. » Puis, après une nouvelle question, il a ajouté : « Si les deux joueurs ne sont pas d’accord, je prendrai une décision pour dire qui doit frapper le pénalty. On va mélanger. » Manifestement, c’est surtout auprès de Neymar que le message a du mal à passer. Cavani a beau cultiver une certaine discrétion, il n’entend pas laisser sa part du gâteau après une dernière saison conclue à 49 buts en match officiel.

Neymar, lui, a signé à Paris pour gagner le Ballon d’or. Il n’est pas venu dans la capitale française pour retrouver la même situation qu’au Barça. Là-bas, Lionel Messi était le tireur désigné et le Brésilien ramassait les miettes en cas de seconde sanction.

« Il n’y a pas de guerre entre les deux, assure le défenseur Presnel Kimpembe. Ce sont deux grands joueurs qui veulent mettre des buts. Il n’y a pas de souci. » Le Parisien précise aussi qu’il « n’y a pas de hiérarchie des tireurs ».

Le milieu de terrain parisien, Adrien Rabiot, plein de bon sens, tente de relativiser. « Ce sont des adultes, ils peuvent s’arranger sur le terrain. Edi avait marqué, Ney avait envie de tirer, ça se comprend. Ce sont des grands garçons, des attaquants. Je les comprends. Ils vont se mettre d’accord et ça ira. »

Dans cette histoire, il semblerait qu’il soit difficile de refuser quoi que ce soit à Neymar. En 2010, à Santos, alors que son entraîneur lui avait interdit de tirer un pénalty, Neymar avait boudé. Et le coach avait été viré quelques jours plus tard... Les années ont passé, mais la question reste apparemment sensible pour la star brésilienne.

« La réussite sourit aux puissants »

Jean-Michel Aulas, président de Lyon
Le président de l’Olympique Lyonnais a souligné le manque de chance de son équipe hier soir au Parc des Princes. Mais il a salué l’accueil des dirigeants parisiens et la reprise du dialogue avec Nasser Al-Khelaïfi après les discordes des dernières semaines.

Que ressentez-vous après

cette défaite frustrante pour l’OL  ?

JEAN-MICHEL AULAS. Je suis content qu’on reconnaisse qu’un pénalty aurait pu nous être accordé en première période. Cela aurait pu changer le cours des choses. On a eu un peu de maladresse, de malchance. Les deux buts de Paris, après la frappe de Ndombélé sur la barre, sont marqués contre notre camp… Il faut retenir le positif. Il y en a beaucoup. D’une part, la grande qualité du PSG, sur le terrain mais aussi pour l’accueil. Merci aux dirigeants pour cela. D’autre part que notre équipe est une bonne équipe. La réussite sourit souvent aux puissants. Il nous manquait d’être un peu plus puissants. Nous sommes globalement contents de la rencontre même si nous ne prenons aucun point.

Comment se sont passées les retrouvailles

avec Nasser Al-Khelaïfi  ?

Très bien. Nasser est venu me chercher. Nous avons discuté vingt minutes seuls, puis avec un certain nombre d’autres personnes présentes. Enfin, nous avons pu bien échanger. Comme je l’ai dit, il n’y a jamais eu de problème personnel. Ce sont des histoires de retranscriptions difficiles à expliquer… Nous avons pu discuter de mes préoccupations mais aussi de son ambition. Nous pouvons trouver, dans le futur, des terrains d’entente.

Votre modèle économique

peut-il encore fonctionner  ?

Pour cela, il faut qu’en France, nous ayons les mêmes aides que les plus grands clubs européens. C’est cela dont il faut discuter. Il faut que les droits TV augmentent. Non pas dans trois ans mais dès cette année. Nous avons fait beaucoup d’investissements, nous avons envie d’exister et nous ne pouvons le faire qu’en Ligue des champions. Et il n’y a que deux places (NDLR  : avec qualification directe). Il faut donc trouver des solutions pour le football français. C’est ce dont nous avons parlé avec Nasser.

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Article 67

Message par Admin le Mar 19 Sep - 6:37

Les dessous du conflit CAVANI-NEYMAR

Parc des Princes (Paris), dimanche. Edinson Cavani place le ballon pour tirer
FOOTBALL La querelle d’ego entre les deux hommes, apparue dimanche contre Lyon, doit trouver un règlement rapide sous peine de polluer la vie du vestiaire parisien.

De Cavani ou Neymar, qui doit tirer les pénaltys au PSG ? La question pourrait prêter à sourire si elle se résumait à une simple rivalité entre deux attaquants avides de gonfler, à moindres frais, leurs statistiques personnelles et leurs primes de buts. L’altercation survenue dimanche soir face à Lyon, lorsque Neymar a tenté de tirer à la place de Cavani, soulève au contraire un problème de management qui touche tous les étages du club. De l’intérieur du vestiaire jusqu’à la présidence en passant bien sûr par l’entraîneur, Unai Emery.

Au fond, la séquence actuelle est pourtant un grand classique du football. Dès qu’un attaquant ambitieux arrive dans une nouvelle équipe, il tente de marquer son territoire. A tout prix, par tous les moyens. Quitte à provoquer un conflit sur la place publique, pour obtenir le privilège de tirer les pénaltys, voire les coups francs les plus dangereux. « Ce sont des choses montées en épingle, a minimisé le Matador, hier, sur une radio uruguayenne. La vérité, c’est qu’il n’y a aucun problème avec Neymar. » Cette fois, le sujet prend pourtant des proportions énormes. Parce qu’il oppose une superstar mondiale animée par la quête d’un Ballon d’or à Edinson Cavani, installé au PSG depuis quatre ans, meilleur buteur du club et préposé à l’exercice du pénalty la saison passée.

L’Uruguayen apparaît plus isolé
Escorté par son statut de « troisième meilleur joueur du monde » et le montant record de son transfert, Neymar est, lui, arrivé à Paris dans la peau d’une icône absolue. Le club a déroulé le tapis rouge et illuminé la tour Eiffel pour célébrer ses premiers pas dans la capitale. Et tout le monde s’est mis au diapason. A commencer par la puissante communauté brésilienne. Avec Thiago Silva, Marquinhos, Lucas, Maxwell (désormais « coordinateur sportif ») et surtout Dani Alves, Neymar compte ainsi plusieurs relais de poids pour défendre ses intérêts personnels. En comparaison, l’Uruguayen Edinson Cavani apparaît plus isolé. Ce n’est pas seulement une question de nationalité, même si cette dimension n’est pas neutre. Il s’agit aussi d’un trait de caractère. Plus solitaire et moins solaire que Neymar, tout en restant profondément attaché aux valeurs collectives de son sport, Cavani vit à la lisière du groupe parisien depuis toujours. Il en paye peut-être le prix.

Dimanche soir, l’intervention musclée de Dani Alves à ses dépens alors qu’il s’apprêtait à tirer un coup franc a toutefois frappé les esprits. L’ex- défenseur du Barça lui a ainsi chipé le ballon pour le donner à son copain Neymar. « Quelle est la priorité du club ? Que Neymar gagne le Ballon d’or ou que le PSG remporte la Ligue des champions ? » souffle-t-on dans l’entourage de Cavani, désabusé par cet épisode. Une chose est sûre : Unai Emery doit désormais siffler la fin de la récréation. Au risque de voir le conflit s’envenimer et de se fragiliser aux yeux de ses joueurs. « Avec tous les entraîneurs que j’ai eus, il y a toujours eu une hiérarchie pour tirer les pénaltys : un numéro un, un numéro deux et parfois un numéro trois », souffle Jean-Pierre Papin. Dimanche soir, Emery a promis de prendre une décision rapidement. Le problème couvait depuis le début de la saison. Il y a désormais urgence.

Au Real ou au Barça, les rôles sont définis
Si un club a toujours empilé les stars, c’est bien le Real Madrid. Malgré son statut de légende locale, Raul n’a jamais été un grand tireur de pénaltys. Il s’est donc effacé logiquement au profit de Figo, le premier Galactique des années 2000. Le Portugais, jusqu’à son départ en 2005, est le numéro un au club. Zidane et Ronaldo se partagent cette tâche la saison suivante. En 2009, une autre vague de Galactiques débarque à Madrid. Cette fois, Kaka et Cristiano Ronaldo, deux Ballons d’or, alternent les pénaltys avant que les blessures du Brésilien ne laissent définitivement la place à CR7. Depuis 2010, celui-ci ne cède plus rien. Au Barça aussi, le rôle de tireur aurait pu poser problème : Ronaldinho a régné au cœur des années 2000 avant l’émergence de Messi. Entre 2007 et 2009, l’Argentin a alterné avec Ronnie, puis Eto’o. Depuis, il croque presque tout. L’arrivée de Neymar en 2013 modifie (un peu) les choses. Pour son ami brésilien, Messi accepte de prêter le ballon sur les deuxièmes pénaltys.

« L’entraîneur devra trancher »

Sonny Anderson,

Trois fois meilleur buteur du Championnat de France, en 1996 avec Monaco puis en 2000 et 2001 sous le maillot de l’OL, le Brésilien relativise les chamailleries entre Cavani et Neymar. Le consultant de BeIN Sports conseille, en revanche, au club de vite clarifier la situation.

Durant votre carrière, comment était déterminée l’identité des tireurs ?

SONNY ANDERSON. Lorsque je suis arrivé au Servette Genève, Renato a raté deux pénaltys, donc je me suis mis à les tirer. A Monaco, c’était soit Ali Bernabia, soit moi, mais jamais celui qui avait subi la faute. A Lyon, personne ne s’approchait du ballon car on savait que c’était Juninho qui frappait les coups de pied arrêtés. Pareil à Barcelone où Rivaldo s’occupait de tout. L’organisation est propre à chaque club, mais la hiérarchie se fait souvent d’elle-même.

Comment analysez-vous

l’attitude de Cavani et Neymar dimanche contre Lyon ?

Il a forcément dû se passer quelque chose dans le vestiaire puisque, depuis le début de la saison, les pénaltys étaient tirés par Cavani. C’est le genre de détail qui est toujours abordé dans la causerie du coach et les noms des tireurs sont inscrits au tableau avant la rencontre. Les joueurs vont devoir régler cela entre eux et se mettre d’accord.

Et dans le cas contraire ?

Alors, c’est à l’entraîneur de trancher. Mais, pour moi, il n’y a pas de polémique, on n’en parlerait même pas si Cavani avait marqué. Je n’y vois pas un problème d’ego.

Ne peut-on pas craindre

une sorte de rivalité interne

entre les deux joueurs ?

Regardez ce qu’il se passait à Barcelone où Messi, Neymar et Suarez pouvaient frapper les pénaltys. Il faut faire confiance à l’intelligence des joueurs. Pour le titre de meilleur buteur, Cavani est en concurrence avec Falcao, pas avec Mbappé ou Neymar. Ils savent qu’ils doivent travailler ensemble pour que cela fonctionne. Les concours, ils les feront à l’entraînement.

Kurzawa n’a pas cédé au chantage

Layvin Kurzawa avait prévenu
Le défenseur du PSG a été filmé à son insu lors d’une soirée alors qu’il parlait du sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps.
Layvin Kurzawa peut enfin respirer. Victime d’un chantage à la vidéo depuis le début du mois d’août, le défenseur international du PSG a vu son calvaire prendre fin la semaine dernière. Cinq hommes, âgés de 18 à 29 ans, ont été mis en examen à Versailles pour s’être livrés à un chantage et avoir envisagé un projet d’agression contre le joueur parisien. Trois d’entre eux ont été écroués et les deux autres remis en liberté sous contrôle judiciaire.

Les prémices de l’affaire remontent à début août dans un bar à chicha parisien où le joueur passe une soirée avec des connaissances. « Il s’est épanché sur le sélectionneur de l’équipe de France, Didier Deschamps, précise une source proche de l’affaire. C’est plus un mouvement d’humeur comme tout un chacun peut avoir contre son patron. » Le 25 mars dernier, face au Luxembourg (1-3), Kurzawa avait perdu sa place de titulaire en bleu au profit de Benjamin Mendy. En a-t-il tenu rigueur au sélectionneur ? Peut-être.

Toujours est-il que lors de cette soirée chicha, le Parisien pense pouvoir se livrer en toute sécurité. Mais un jeune homme, stagiaire en même temps que lui au centre de formation à Monaco, filme la scène avant de le menacer de diffuser la vidéo. Le maître chanteur exigeait une somme de 250 000 €. Layvin Kurzawa, embêté et un peu effrayé par les précédentes affaires, a prévenu la police. Après avoir tenté de fixer un faux rendez-vous avec les malfaiteurs, les enquêteurs comprennent que les malfrats ont changé d’avis et projettent d’agresser Kurzawa pour lui soutirer directement l’argent. A leurs domiciles parisiens, trois malfaiteurs sont alors interpellés début août, tandis qu’un quatrième est appréhendé quelques jours plus tard. Le dernier suspect s’est présenté la semaine dernière.

Pas de conséquences sportives
Pour Kurzawa, l’affaire ne devrait pas avoir de conséquences fâcheuses. « Il ne peut pas y avoir de sanction du club comme dans l’affaire Aurier (NDLR : qui avait insulté son entraîneur sur Periscope). Ce n’est pas la même configuration », indique-t-on au PSG. Idem du côté de la Fédération française qui parle d’une « affaire privée », tout du moins tant que le contenu des propos de la vidéo n’est pas révélé. D’ailleurs, le défenseur avait pris les devants et prévenu Didier Deschamps du chantage dont il était victime, fin août, avant les deux matchs face aux Pays-Bas (4-0) et au Luxembourg (0-0). Une dernière rencontre où il n’avait guère brillé. On comprend un peu mieux pourquoi aujourd’hui.


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Article 68

Message par Admin le Mer 20 Sep - 6:35

L’autre Neymar

Football Le sourire enjôleur et les yeux brillants de la star brésilienne masquent une forte personnalité qui peut se révéler source de tensions.

Le règne du roi Edinson Cavani n’aura donc duré qu’un an. A peine le temps de profiter du départ de l’autoproclamée « légende » Zlatan Ibahimovic qu’un nouveau prétendant au trône est déjà là. Neymar Junior n’a que faire de l’âge de l’Uruguayen (30 ans) ou de ses 49 buts inscrits toutes compétitions confondues la saison passée. Le Brésilien et son ego de champion sont venus à Paris pour être dans la lumière et obtenir le Ballon d’or. Tant pis si d’autres en payent les frais.

Le public français découvre au fur et à mesure des rencontres la face cachée du visage infantile de Neymar. Celle où le sourire disparaît pour laisser place à une certaine rage, qui peut parfois s’exprimer de manière maladroite, comme ce caprice effectué en public dimanche soir, loin d’être le premier de sa carrière. « Cela donne une mauvaise image. L’homme au doux sourire et aux beaux yeux n’est peut-être pas si bien que ça », ironise Alain Roche, ancien joueur et directeur sportif du PSG. Neymar n’est, en effet, pas un enfant de chœur. Sur le terrain, il a plusieurs fois dérapé.

Et son premier « coup d’éclat » intervient déjà à la suite d’une histoire de pénalty. En 2010, alors qu’il n’a que 18 ans, il est le tireur attitré de Santos. Mais lors d’un match, son entraîneur demande à un autre joueur de frapper. Neymar devient fou de rage, décide de ne plus faire une passe et finit par insulter son coach. Ce dernier le suspend deux matchs. Quelques jours plus tard, il sera licencié… Sa carrière est jalonnée de frictions, et pas seulement avec ses adversaires.

Adversaires, partenaires, supporteurs : tous y passent
En février 2015, il veut s’expliquer physiquement avec un supporteur de Manchester City et les stadiers doivent les séparer. En avril 2016, face à Valence en Liga, Neymar passe ses nerfs sur son coéquipier Jordi Alba (« Va te faire enc… ») et sur ses adversaires. Frustré par la tournure des événements, l’attaquant du Barça se chauffe avec Antonio Barragan, lui met une claque, lui lance une bouteille et lui rappelle qu’il gagne « dix fois plus d’argent » que lui.

La semaine passée, à Glasgow face au Celtic (1-5), Ney n’apprécie pas le jeu trop musclé du jeune Anthony Ralston et le rappelle à l’ordre en lui montant le score. Une façon de chambrer peu élégante qui colle plus à l’image d’un Cristiano Ronaldo ou d’un Ibrahimovic.

« Il a du caractère et c’est logique. On n’arrive pas à ce niveau sans en avoir, souligne Alain Roche. Mais il vit aussi par les stats et ça, ce n’est pas collectif. C’est toujours une question personnelle. » Voilà ce qu’est venue rappeler la scène de dimanche soir entre Edinson Cavani et Neymar.

Au FC Barçelone, l’entente de façade du début entre Leo Messi, Luis Suarez et Neymar, la fameuse MSN, s’est transformée en réelle amitié malgré les forts caractères et des tensions avec Suarez. Ces deux-là adoraient se provoquer sous le regard amusé de Messi. A Paris, la MCN, sportivement impeccable, bat déjà de l’aile. Aux membres du staff, Antero Henrique et Unai Emery, de trouver une solution pour ne pas tout gâcher.

Convoqués pour trouver un compromis

Pour mettre un terme à la querelle entre les deux attaquants, Emery et Henrique vont leur proposer de tirer les pénaltys l’un après l’autre.

Réunion de crise au camp des Loges aujourd’hui. Puisqu’il s’agit de trouver une issue au conflit qui oppose Neymar à Cavani sur la question des pénaltys, la direction sportive du PSG a décidé de mener une conciliation entre les deux joueurs. Après une légère prise de bec dans le vestiaire à l’issue du match puis deux jours de repos, le Brésilien et l’Uruguayen seront-ils aujourd’hui dans de meilleures dispositions ?

Antero Henrique, le directeur sportif du PSG, et Unai Emery, l’entraîneur, ne réuniront pas leurs deux attaquants simplement pour écouter leurs doléances respectives. Comme révélé hier sur Leparisien.fr, les deux dirigeants viendront avec une solution basée sur un principe d’alternance. Quand Cavani frappera un pénalty, alors Neymar tirera le suivant, que cette opportunité se présente au cours du même match ou plus tard.

même Balotelli s’en mêle
Simple, au moins en apparence, ce principe sera-t-il accepté par les deux protagonistes ? Hier, l’entourage du Matador nous a fait savoir qu’il n’était pas opposé à cette idée, même si elle le prive d’une réserve comprise entre cinq et dix buts par saison. « Ce n’est pas du tout une question d’argent », promet en tout cas l’un de ses conseillers. Dans son nouveau contrat signé au printemps, l’ex-Napolitain ne dispose plus en effet d’une prime de fin de saison que s’il remporte le titre de meilleur buteur de la Ligue 1. En revanche, il touchera quand même un bonus le jour où il marquera son 25 e but de la saison, toutes compétitions confondues (il en est aujourd’hui à 9…).

Ce « pénaltygate » est donc aussi, quand même, une histoire d’argent. Quant à la star auriverde, sera-t-elle satisfaite par ce « mélange », pour reprendre le terme d’Unai Emery ? Neymar a justement quitté le Barça pour se défaire de la tutelle de Messi et évoluer à la tête d’une équipe où il disposerait de prérogatives très larges. Depuis Nice, l’inénarrable Mario Balotelli lui a même conseillé de n’en faire qu’à sa tête. « Tu ne devrais même pas avoir à demander à les tirer ! » a-t-il écrit, en ajoutant ensuite : « Tu es un crack. »

Si le principe proposé par Henrique et Emery est bien entériné aujourd’hui, Neymar pourrait donc être le prochain tireur de pénalty potentiel, dès samedi sur le terrain de Montpellier puisque Cavani a tiré (et manqué) le sien dimanche contre Lyon. Ensuite, il restera à vérifier que cette solution apparemment très consensuelle résiste à l’usure du temps. Comme dans une garde alternée.

Le Bayern et son gardien en grande forme

Gelsenkirchen (Allemagne), hier soir. Sur la pelouse du Schalke 04, Sven Ulreich a été irréprochable.
Avec sa victoire sur la pelouse de Schalke 04 hier soir (3-0), le Bayern Munich s’est provisoirement emparé de la tête du Championnat d’Allemagne. Sous les yeux d’Unai Emery et de Maxwell, le prochain adversaire du PSG en Ligue des champions, le 27 septembre, s’est vite mis à l’abri grâce à Lewandowski (25 e, s.p.) et James (30 e) avant un dernier but de Vidal (76 e). La rencontre était surtout l’occasion d’observer les qualités de Sven Ulreich, le remplaçant du blessé Manuel Neuer au poste de gardien. Le portier de 29 ans, pour son 14 e match avec le Bayern depuis l’été 2015, a été irréprochable : une double parade (22 e), un face-à-face remporté (65 e) et une frappe lointaine captée en deux temps (79 e). Sa claquette spectaculaire de la main gauche sur une tête à bout portant (66 e) — certes, hors jeu — aura fini de prévenir le PSG. S.N.

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Article 69

Message par Admin le Jeu 21 Sep - 6:31

NEYMAR La Ligue 1 lui dit merci
Depuis l’arrivée de la star brésilienne, tous les stades où passe le PSG affichent complet.

Les mêmes scènes se répètent dans les villes où le PSG passe. A Guingamp, Metz, Montpellier ou Dijon, les files d’attente s’allongent aux abords des stades. Cette saison, c’est clair, tout le monde veut sa place pour voir Neymar et le reste de l’armada parisienne. Un sacré contraste par rapport à la saison passée, quand le PSG éprouvait des difficultés à remplir son propre stade…

En début de semaine, le club de Montpellier, qui reçoit Paris samedi (17 heures), a annoncé que la billetterie avait été prise d’assaut en moins de 48 heures. Ainsi, 22 000 personnes sont attendues à la Mosson, soit la capacité du stade. Les trois premiers matchs à domicile n’ont pourtant attiré que 12 500 supporteurs en moyenne. A Dijon, qui accueillera le PSG le samedi 14 octobre (17 heures), les 15 500 billets ont été vendus entre 9 heures et 15 heures avant-hier ! Certains fans du club bourguignon s’étaient rassemblés devant les guichets à l’aube pour obtenir le précieux sésame.



Sur les six premières journées de Ligue 1, le PSG possède, selon les chiffres fournis par la Ligue de football professionnel (LFP), un taux de remplissage de plus de 98 %, en prenant en compte les matchs au Parc des Princes et à l’extérieur ! Un pourcentage que seul le Borussia Dortmund a atteint en Europe la saison passée dans son enceinte du Signal Iduna Park. En moyenne, 39 000 spectateurs par journée ont vu Neymar & Co évoluer. En sachant que les déplacements dans les « gros » stades, l’Orange Vélodrome, le Groupama Stadium à Lyon, ou Pierre-Mauroy à Lille, n’ont pas encore eu lieu.

Des retombées économiques attendues
Clairement, l’arrivée de la star brésilienne tire le Championnat de France vers le haut. Si la LFP n’a pas souhaité, hier, s’exprimer à nouveau sur le sujet, elle s’était félicitée à la fin du mois d’août d’une augmentation d’affluence de 25 % par rapport au début de saison passée dans les différents stades. Et cela dépasse même les frontières françaises : le Celtic Park de Glasgow recevait le PSG à guichets fermés en Ligue des champions, ce qui devrait aussi être le cas du Constant Vanden Stock d’Anderlecht, le 18 octobre.

Sur le plan de l’image, le PSG de Neymar semble donc avoir franchi un cap. Ce qui devrait grandement l’aider dans sa quête de recettes supplémentaires, notamment dans le cadre du fair-play financier.

Dans une récente interview accordée au « Telegraph », le président du PSG Nasser Al-Khelaïfi promettait une augmentation de l’ensemble des revenus du club dans les années à venir. L’attrait des spectateurs pour les stars parisiennes est bien réel. La suite de la saison confirmera la tendance.

Il booste les audiences de Canal + et BeIN

La neymarmania a déjà des conséquences bien concrètes pour les diffuseurs de la Ligue 1 et de la Ligue des champions. Depuis l’arrivée du Brésilien à Paris, Canal + et BeIN Sports affichent des audiences en forte hausse. Dimanche, le choc PSG - OL a réuni 1,95 million de téléspectateurs sur la chaîne cryptée, soit 8,5 % de part d’audience. Du jamais-vu depuis février 2016. « Depuis la reprise du championnat, les abonnés sont 30 % plus nombreux devant la grande affiche du dimanche soir par rapport à l’année dernière », assure Thierry Cheleman, le patron des sports de Canal +.

Même son de cloche à BeIN Sports. « La semaine dernière, le premier match du PSG en poule de la Ligue des champions contre le Celtic a rassemblé 1,15 million de personnes. En 2016, l’entrée du club parisien dans la compétition, contre Arsenal, avait attiré 12 % de public en moins », explique Florent Houzot, le directeur de la rédaction BeIN Sports.

Al-Khelaïfi sauveur de Canal ?
« Il y a un effet Neymar et Mbappé aussi d’ailleurs, ajoute-t-il. Et ce n’est pas une surprise. On l’a vu dès sa présentation au Parc des Princes. Mais, contrairement à ce qu’on avait observé avec David Beckham ou Zlatan Ibrahimovic, il rejaillit sur tous les matchs, même ceux où le PSG ne joue pas. Ce grand joueur, qui peut légitimement espérer décrocher le Ballon d’or, a des retombées positives sur l’ensemble du championnat et même sur les magazines de football. » Le rival sur Canal + parle même de « buzz extrêmement fort » sur l’ensemble du foot français. Et évidemment, cela fait déjà progresser les abonnements des deux chaînes.

BeIN Sports vient d’annoncer avoir dépassé la barre des 3,5 millions d’abonnés. Et Canal + semble avoir stoppé l’hémorragie qui fait fuir ses clients les uns après les autres depuis cinq ans. « Pour 2017, nous devrions regagner 100 000 abonnés environ pour la chaîne Canal + », affirmait hier dans « le Figaro » Frank Cadoret, le directeur de la distribution de la chaîne. La nouvelle politique tarifaire (avec des abonnements à 19,90 €) y est pour beaucoup, mais le regain d’intérêt du championnat aussi. « Une personne sur deux s’abonne pour le sport, rappelle Thierry Cheleman. Et depuis août, les recrutements sont très élevés les soirs de match. » Au point où on se demande si Nasser Al-Khelaïfi n’est pas en train de sauver la chaîne cryptée. Cocasse, quand on se souvient que le patron du PSG est également celui de BeIN Sports, qui livre depuis 2012 une guerre sans merci à Canal sur le terrain des droits sportifs.

« Comparable à un concert de Madonna »
Olivier Delcourt, président de Dijon
Olivier Delcourt, président de Dijon, se dit déjà ravi de la « fête du football » que représente la réception du PSG en Bourgogne le 14 octobre prochain.

Vous avez vendu toutes les places disponibles pour le match en quelques heures. Est-ce l’effet Neymar ?

OLIVIER DELCOURT. Clairement, oui ! Mais c’est surtout l’effet PSG, qui est une très grande équipe. Pour aimer ce club, je peux affirmer que c’est un grand plus pour la Ligue 1. Nous devons tous être contents de voir cet engouement. Nous avions déjà rempli le stade la saison passée, mais pas aussi rapidement. Neymar, Mbappé, Alves… Ce ne sont que des grands joueurs !

Auriez-vous vraiment pu remplir trois stades supplémentaires ?

C’est certain. Beaucoup de gens veulent voir cette équipe de près et je les comprends. On risque d’avoir beaucoup de sympathisants du PSG dans les tribunes. Nous n’avons pas un très grand stade (NDLR : 15 500 places environ) donc nous ne pouvons pas contenter tout le monde. La frustration de certain est légitime mais ce match était comparable à un concert de Madonna.

Il n’y a donc que des conséquences positives avec ce PSG…

Tout le monde est dans la lumière. Le PSG tire la Ligue 1 vers le haut. Nos recettes augmentent aussi grâce à ces équipes-là, qui offrent du spectacle à notre public. En plein mois d’août, nous avions déjà rempli le stade grâce à Monaco. Imaginez si nous avions quatre ou cinq PSG dans le championnat ! Le seul effet pernicieux concerne le marché noir. Nous avons vu sur Internet des places achetées 30 € et revendues plus de 120. Mais nous sommes vigilants. Le but est que ce soit la fête du football et des supporteurs.


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Article 70

Message par Admin le Ven 22 Sep - 5:56

Antero Henrique tisse sa toile

Le PSG cherche un terrain de repli pour son équipe féminine.
Football Nouveau patron du secteur sportif, le Portugais impose son style, avec discrétion et méfiance.

Ce lundi 11 septembre à Glasgow, comme à chaque veille de rencontre de Ligue des champions, Unai Emery se présente devant les journalistes dans le restaurant 7 du Celtic Park reconverti en salle de presse. A sa gauche, l’attaché de presse du club, à sa droite le traducteur, rien de nouveau. Pourtant, dans un coin de la salle, la présence d’Antero Henrique, 49 ans, le directeur sportif du club débarqué début juin, ne passe pas inaperçue.

Ce n’est pas la première fois que le nouveau DS parisien assiste à une conférence de presse de son entraîneur. Il l’avait notamment fait aux Etats-Unis lors de la tournée américaine du club parisien. Les plus initiés y verront un retour aux sources pour l’homme de communication que fut Henrique.

Pourtant la présence du directeur sportif portugais atteste surtout de sa volonté de tout voir, tout savoir et, au final, de tout contrôler. C’est sa marque de fabrique, celle qui a fait sa force au FC Porto où il a exercé vingt-six ans (de 1990 à 2016) gravissant les échelons jusqu’à la vice-présidence. Celle qu’il impose à Paris depuis bientôt trois mois investissant tous les champs du club ayant, de près ou de loin, trait au domaine sportif : « Antero Henrique est présent à tous les niveaux d’un club. Il apporte de nouvelles idées, une nouvelle dynamique, de l’exigence. C’est un grand travailleur, qui vit football 24 heures sur 24 et qui est très pointilleux, très exigeant en ce qui concerne l’organisation », décrypte Luis Campos, le conseiller sportif du président de Lille.

« Voyez avec Antero » est d’ailleurs la phrase la plus prononcée par Nasser Al-Khelaïfi , le président, ces dernières semaines. A Paris, en plus du mercato et des besoins de l’équipe professionnelle, le Portugais régente la vie quotidienne de toutes les catégories. C’est lui qui nomme Luis Fernandez à la tête du centre de formation. C’est encore lui qui somme Hatem Ben Arfa de vider son casier et d’aller s’entraîner avec la réserve. C’est toujours lui qui décide d’écarter l’équipe féminine de la pelouse du camp des Loges pour laisser la place aux jeunes. En revanche, cette semaine, malgré les tensions entre Neymar et Cavani, il n’est pas intervenu pour régler l’affaire, laissant Emery s’enliser hier en conférence de presse.

Son management parfois brusque dérange certains, mais il a le mérite de la clarté et de l’efficacité. « A Porto, il avait mené la vie dure à Rolando (NDLR : après six mois de banc, l’actuel défenseur de l’OM avait été prêté à Naples en janvier 2013) un peu comme il le fait aujourd’hui avec Ben Arfa. C’est un homme à poigne, quelqu’un d’autoritaire capable de taper du poing sur la table, raconte un agent qui l’a fréquenté chez les Dragons. C’est pour cette raison qu’il est devenu vice-président du club. » Le FC Porto, le directeur sportif parisien y fait sans cesse référence, comme s’il n’avait pas encore mesuré qu’à Paris il est entré dans un club d’une tout autre dimension.

Habile négociateur, il peut arborer différents visages. Tantôt bonhomme voire séducteur, il peut aussi se montrer calculateur ou machiavélique. « Mais c’est carré, professionnel et toujours dans l’intérêt du club, raconte le conseiller d’un joueur. Il ne tient pas à retenir les joueurs coûte que coûte s’ils veulent partir, mais il entend les vendre au juste prix. »

Sa légendaire discrétion est l’autre trait de caractère d’Henrique. Une discrétion maladive diront certains. Il fuit les médias, ce qui peut apparaître paradoxal pour celui qui a débuté comme attaché de presse à Porto, et débauche à tour de bras dans son ancien club pour s’entourer de fidèles lieutenants. Son cousin Joao Luis Afonso est ainsi devenu chef du département recrutement. Et, récemment, Jaime Teixeira est arrivé lui aussi de Porto pour le seconder.

Au PSG, seuls Maxwell, devenu coordinateur sportif, et le recruteur Luis Ferrer, qu’il connaissait déjà, ont trouvé grâce à ses yeux. Là où Patrick Kluivert, éphémère directeur du football, était venu seul, Henrique tisse sa toile. Pour mieux durer. Mais il connaît déjà son principal challenge : Nasser Al-Khelaïfi attend de lui qu’il vende plusieurs joueurs lors des deux prochains mercatos.

Du rififi chez les filles
Les filles du PSG ont appris mardi en fin de journée qu’elles accueilleront Lille dimanche après-midi à… Saint-Germain-en-Laye. Une solution provisoire qui n’éclaircit pas le brouillard dans lequel avancent les vice-championnes d’Europe.

Comme nous l’annoncions le 8 septembre, le club cherche un terrain de repli à son équipe féminine, pour donner la priorité de la pelouse du stade Georges-Lefèvre à la réserve et aux jeunes du centre de formation. Une décision validée par Antero Henrique. L’entraîneur parisien Patrice Lair ne veut pas retourner à Charléty (Paris XIII e), qu’il juge inadapté mais toutes les options sont envisagées. Les pistes menant à Poissy, Versailles et le stade Jean-Bouin, à côté du Parc des Princes, n’ont pas avancé.

Voir les Parisiennes sans stade attitré a provoqué de nombreuses réactions, notamment du côté des élus. A commencer par le maire de Saint-Germain-en-Laye. « J’ai parlé à Antero Henrique, Luis Fernandez (directeur sportif du centre) et Jean-Claude Blanc (directeur général) pour leur indiquer que c’était important, dans le cadre du futur projet du PSG féminin à Saint-Germain, de ne pas envoyer de mauvais signaux, explique le maire Arnaud Péricard. La cohabitation avec les équipes du centre a très bien fonctionné la saison dernière, pourquoi ce ne serait plus le cas cette année ? Les filles sont chez elles ici, elles ont fidélisé des supporteurs et on veut qu’elles y restent. »

La réserve et les U 19 n’ont pas d’entraîneur
Visiblement, la section féminine n’est pas la priorité du moment au PSG. Le recrutement d’un directeur technique se fait attendre et l’arrivée d’une attaquante reste en stand-by. Le flou règne à tous les niveaux. La réserve (niveau départemental), gérée par l’Association, n’a pas de coach attitré. Idem pour les moins de 19 ans, doubles championnes de France. Pierre-Yves Bodineau, arrivé en fin de contrat, n’a pas été reconduit et n’a toujours pas trouvé de poste. Problème, les dirigeants ne lui ont pas trouvé de successeur, provoquant la grogne des parents de joueuses… Lors du premier match, Patrice Lair était sur le banc. Ce ne sera pas le cas lors du prochain rendez-vous puisque les U 19 jouent en même temps que les pros…

Emery reste flou, Neymar s’excuse

LP/Frédéric Dugit
L’entraîneur parisien a indiqué hier qu’il n’avait pas encore choisi qui tirerait les pénaltys.
Cinq jours après les bisbilles entre Cavani et Neymar lors du match contre Lyon, personne ne semble encore vraiment savoir qui est désormais le tireur attitré des pénaltys du PSG. Une situation nébuleuse qui commence à faire désordre. Le Brésilien, lui, a commencé à faire amende honorable en présentant ses excuses pour son attitude hier devant le groupe, en marge de l’entraînement, comme l’a révélé lequipe.fr. De quoi apaiser les possibles tensions dans le vestiaire mais pas de régler le problème sur le fond. Mercredi comme hier, aucune réunion formelle n’a eu lieu entre les intéressés et le staff. Et à l’issue de la conférence de presse d’Unai Emery, impossible d’y voir plus clair.

« Cavani et Neymar vont frapper les pénaltys », a d’abord simplement lâché l’Espagnol avant de se lancer dans des explications confuses. Alors que ce « pénaltygate » commence à prendre des proportions assez démesurées, le technicien parisien a même fini par indiquer… qu’il n’avait pas choisi !

« Qui est le premier tireur ? Qui est le second ? Je vais prendre la décision, a glissé Emery. Je vais déjà en parler aux joueurs. Et on va attendre le match de samedi si un pénalty arrive.» On a connu mieux comme opération déminage… « Il y a un décalage entre la perfection d’un mercato parfaitement géré et ce moment où la machine semble s’enrayer, juge le publicitaire Frank Tapiro. Il ne faut surtout jamais communiquer du flou. Le seul responsable de cette situation est Unai Emery. Un patron doit décider et pour décider, il faut trancher. »

Alves attaque Forlan
En attendant, cette polémique continue de polluer un début de saison pourtant sportivement parfait avec six victoires en six matchs même si les joueurs, eux, ne semblent pour l’instant pas vraiment perturbés. Instigateur d’un dîner qui a réuni mercredi l’ensemble de l’effectif, Dani Alves s’en est en revanche vertement pris sur les réseaux sociaux à l’ancien attaquant uruguayen Diego Forlan qui critiquait son attitude à l’égard de son compatriote Edinson Cavani. Comme pour rappeler que cette affaire froisse tout de même quelques ego. « Il ne faudrait pas que cela crée de problèmes dans le groupe, poursuit Jean-Michel Moutier, l’ancien directeur sportif du PSG. Emery doit affirmer son autorité. Mais peut-être qu’il montre ses limites à gérer des stars de ce calibre. Dans un vestiaire, il y a 25 paires d’yeux qui regardent où est la faille chez l’entraîneur… »

Di Maria de retour
L’infirmerie du PSG se vide au compte-gouttes. Contraint de se passer des services de Di Maria depuis la trêve internationale, dont il était revenu blessé, Unai Emery pourra à nouveau compter sur lui demain après-midi à Montpellier (17 heures).

Remis de ses douleurs à la cuisse gauche, l’Argentin a retrouvé le chemin du camp des Loges mercredi et s’est entraîné normalement hier matin. Marco Verratti est dans le même cas. L’Italien, qui avait écourté sa séance vendredi dernier, devrait être du déplacement dans l’Hérault après avoir purgé ses trois matchs de suspension en Ligue 1.

« Di Maria et Verratti ont eu de bonnes sensations. La progression de Di Maria est bonne et la rentrée de Verratti s’est déroulée sans problème, juge Emery. Si tout va bien à l’entraînement demain (aujourd’hui), ils seront prêts. »

Ce ne sera pas le cas de Javier Pastore, toujours en délicatesse avec ses mollets, un problème qu’il traîne depuis la saison passée. Il manquera son quatrième match consécutif en l’espace de quinze jours. Du côté du Bayern Munich, futur adversaire du PSG en Ligue des champions, la bonne nouvelle du jour concerne l’état de santé de Corentin Tolisso. Touché à la cuisse droite face à Schalke 04 mardi soir, le milieu français est déjà opérationnel pour la réception de Wolfsburg ce soir et pourra tenir sa place mercredi au Parc des Princes.


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Article 71

Message par Admin le Sam 23 Sep - 8:07

Plus calme la vie sans Neymar ?

FOOTBALL Le PSG est en quête d’une septième victoire de rang en L 1 tout à l’heure à Montpellier. Mais devra gagner sans sa star brésilienne, au bout d’une semaine agitée par sa brouille avec Cavani.

Démarrée dans le bruit et la confusion, la semaine du PSG s’achève sans son principal animateur. Légèrement blessé au pied droit lors de l’entraînement matinal hier, Neymar est en effet forfait. Il n’est pas monté dans l’avion pour Montpellier et suivra des soins aujourd’hui au camp des Loges. Une précaution plus qu’une inquiétude pour le staff parisien, alors que se profile d’ici quatre jours le premier vrai test de la saison, au Parc des Princes, face au Bayern Munich en Ligue des champions.

Cette absence ponctue aussi d’une drôle de façon la piteuse séquence du « pénalty-gate » commencée dimanche dernier contre Lyon. Après avoir provoqué un pataquès sur la place publique en perturbant Cavani dans la préparation de son pénalty, puis un incident dans le vestiaire à l’issue du match, le Brésilien passera ainsi son début de week-end en marge de ses coéquipiers. Comme une punition, assez symbolique, à la suite de son authentique caprice de star. Certes, ce déplacement avorté dans l’Hérault, où le PSG vise une septième victoire consécutive en Ligue 1, ne l’empêchera sans doute pas de dormir ni de se réveiller du bon pied demain matin. Mais il est à espérer que cette semaine écoulée le fasse cogiter, au moins un peu.

Apprendre à vivre en son absence
On peut en effet s’appeler Neymar Junior, toucher à Paris le plus gros salaire de l’histoire du football et viser la reconnaissance mondiale d’un Ballon d’or sans pour autant perdre de vue le respect du jeu et de ses partenaires. A court terme et de façon plus concrète, son absence donnera aussi l’occasion à ses coéquipiers de réapprendre à vivre sans lui.

Soucieux de préparer son équipe dans toutes les configurations, Unai Emery pourrait presque y trouver un côté positif. Puisque Di Maria n’est pas encore remis, l’entraîneur espagnol constituera ainsi, sauf surprise, un trio d’attaque inédit cette saison avec Draxler, Cavani et Mbappé. Dans quelle disposition ? Positionné plutôt sur le côté droit de l’attaque depuis son arrivée à Paris, l’ex-Monégasque pourrait retrouver l’air frais du couloir gauche. Là où il s’est révélé aux yeux de la Ligue 1, il y a tout juste six mois.

Vu de Montpellier enfin, l’absence de Neymar crée plus de déception qu’elle ne suscite d’espoir. « C’est un phénomène et on aurait bien sûr aimé le voir en vrai, regrette Stéphane, un abonné du stade de la Mosson, dont la capacité a été réduite cette saison à 22 000 places. On ne voit pas souvent des joueurs d’un tel niveau ici. Il y a bien eu Ibra ces dernières saisons mais Neymar, c’est encore plus fou. On va se consoler en regardant Mbappé ! Après tout, peut-être que cela nous donne une minuscule chance supplémentaire… »

Cavani a le champ libre

Camp des Loges (Yvelines), mercredi.
L’attaquant uruguayen peut (doit ?) profiter de l’absence de Neymar pour rappeler qu’il est indispensable au PSG. Certains en doutent…
Au moins, Unai Emery est délesté d’un poids. Le forfait de Neymar pour ce déplacement à Montpellier clarifie les choses et l’entraîneur parisien n’aura pas à établir une hiérarchie. C’est Edinson Cavani qui tirera le pénalty pour le PSG cet après-midi à La Mosson si l’arbitre Clément Turpin devait en accorder un (ou plusieurs) au club de la capitale. Après une semaine où sa brouille avec Neymar a alimenté la chronique du PSG, le Matador a l’opportunité de revenir au terrain avec l’esprit un peu plus libre et l’occasion de démontrer qu’il reste un maillon fort du club de la capitale. Car c’est bien de ça dont il s’agit.

Henrique pas totalement convaincu
Si Neymar attire toute la lumière depuis sa signature à Paris, Cavani, qui en privé s’est dit attristé par le manque de considération de Neymar, continue d’aimanter les ballons pour les convertir en buts.

Après 8 matchs, l’Uruguayen compte déjà 9 réalisations (dont 2 pénaltys) contre 5 buts pour le Brésilien. Certes Cavani a, à son actif, 2 matchs supplémentaires. Mais dans une rencontre compliquée pour les Parisiens dimanche dernier face à Lyon (2-0), c’est encore lui qui est idéalement placé à la réception du centre de Lo Celso pour débloquer une partie mal embarquée. Dire que l’Uruguayen est indispensable au Paris Saint-Germain est un truisme. « Paris ne peut pas se permettre de perdre Cavani. Malgré le recrutement de Mbappé et Neymar, l’Uruguayen est hyper précieux par son activité devant le but et aussi défensive. Des attaquants avec ce profil, il n’y en a pas beaucoup dans le monde », confirme Alain Roche, l’ancien directeur sportif du PSG, aujourd’hui consultant pour Canal +.

En interne, pourtant, le début de saison du Matador n’a pas complètement convaincu le nouveau directeur sportif Antero Henrique.Perfectionniste jusqu’au bout des ongles, le Portugais analyse chaque détail. Malgré le total de buts de son attaquant, il n’est pas totalement satisfait du taux d’efficacité de son joueur, au regard du nombre d’occasions qu’il se procure. Ce n’est pas vraiment nouveau. Le déchet a toujours fait partie du jeu de Cavani. Mais pour Antero Henrique, son avant-centre possède encore là une marge de progression… même à 30 ans. Avec un tel niveau d’exigence, Cavani (129 réalisations avec Paris dont 49 la saison passée) pourrait rapidement dépasser le record de 156 buts sous le maillot du PSG établi par Zlatan Ibrahimovic.

Les fans parisiens sous surveillance à l’extérieur
Le nouveau patron de la Direction nationale de lutte contre le hooliganisme (DNLH) s’est livré hier à une analyse du supporteurisme parisien. « Nous n’avons pas d’incident majeur à signaler au Parc des Princes, s’est d’abord félicité le commissaire Antoine Mordacq, successeur du commissaire Boutonnet depuis août. En revanche, nous notons des petits incidents lors des matchs à l’extérieur. Dernièrement, à Glasgow, des sièges ont par exemple été détériorés dans le parcage visiteurs (NDLR : une enquête a été ouverte par l’UEFA). Plus globalement, les supporteurs parisiens se montrent moins respectueux des règles lorsqu’ils sont en déplacement. On note aussi des faits de violences entre Parisiens. C’est une situation que nous surveillons de près. Enfin, nous avons eu ces derniers mois quelques surprises sur des matchs de l’équipe réserve ou de l’équipe féminines du PSG qui ont créé d’importants rassemblements de supporteurs. »
Environ 150 membres du Collectif Ultras Paris sont attendus aujourd’hui à Montpellier.

L Le Bayern Munich a concédé le nul (2-2) hier soir à domicile contre Wolfsburg dans le cadre de la 6 e journée de Bundesliga. Franck Ribéry était titulaire. Kingsley Coman et Corentin Tolisso étaient eux remplaçants.

L Dani Alves a perdu Mari. Le défenseur latéral parisien a perdu hier son petit chien Mari en forêt de Rueil-Malmaison. Très peiné le Brésilien a posté une photo sur ses comptes twitter et instagram avec le message suivant : « Si vous la trouvez, s’il vous plaît faites-le moi savoir. Elle est ma vie. » Un de ses 25 millions d’abonnés croisera-t-il le chemin de Mari ?


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Article 72

Message par Admin le Dim 24 Sep - 8:45

Paris tousse avant le Bayern…

Sans Neymar, le PSG a souffert à Montpellier et doit se contenter d’un triste match nul. Pas franchement rassurant avant de recevoir le Bayern Munich en Ligue des champions.
de l’un de nos envoyés spéciaux À Montpellier (hérault)

L’état de grâce serait-il terminé au PSG ? Après un mois d’août magnifique, marqué par l’empreinte des grands débuts de Neymar, puis les feux d’artifice offensifs réalisés contre Metz et Glasgow sous l’impulsion du duo Ney-Mbappé, les Parisiens redécouvrent le train-train du quotidien. C’est celui de la Ligue 1, lorsqu’il s’agit de forcer le verrou d’une équipe parfaitement organisée, profitant à fond du nivellement des valeurs sur un terrain lamentable et sans Neymar pour trouver la solution.

La série de 8 victoires consécutives, ouverte en juillet lors du Trophée des champions, s’est achevée hier contre Montpellier par un résultat nul et vierge, le premier depuis sept mois. « Aucune équipe n’est invincible, résume Michel Der Zakarian, entraîneur heureux de Montpellier. Les joueurs du PSG sont des êtres humains. Peut-être que certains avaient la tête au match de Ligue des champions (NDLR : mercredi face à Munich) et qu’ils en ont fait un peu moins… »

Comme face à Lyon (2-0), dimanche dernier, les joueurs d’Unai Emery se sont d’abord heurtés à un problème tactique. L’OL avait décidé de laisser les côtés relativement libres pour concentrer les efforts et le pressing dans l’axe. Cela avait failli payer. Cette fois, Montpellier a réussi à museler le trio du milieu de terrain en créant le surnombre avec un entre-jeu renforcé. Incapables de briser les lignes adverses, Rabiot et Verratti, tellement importants dans les bons jours, sont restés trop souvent déconnectés des attaquants.

les surprises d’ancelotti
Un manque de jambes, un manque d’envie ou un manque d’idées ? Unai Emery donne parfois le sentiment de peiner à trouver des solutions innovantes en cours de match. Pour son retour au Parc des Princes, Carlo Ancelotti, le coach du Bayern, proposera certainement un nouveau problème susceptible de faire déjouer l’armada parisienne.

Plus embêtant encore pour Emery, son effectif se révèle au fil des dernières semaines moins luxueux qu’on a pu le croire. Hier, les remplaçants habituels aux postes de latéraux (Meunier et Berchiche) ont déçu et Yuri Berchiche, recruté à l’intersaison, a même affiché de sérieuses limites techniques. Quant au milieu de terrain, personne à ce jour n’émerge dans un rôle de joker pour suppléer le trio Motta-Verratti-Rabiot. Enfin, Julian Draxler disposait hier d’une nouvelle chance de prouver son utilité et son efficacité aux côtés du trio Mbappé-Cavani-Neymar. C’est encore raté.

Dans ce paysage contrasté, restent tout de même quelques signaux rassurants. D’abord, Neymar devrait bien être de retour mercredi et Angel Di Maria pourrait lui aussi être de la partie, au moins sur le banc de touche. Un double renfort de poids qui change les perspectives offensives.

Enfin, le Bayern ne brille pas en ce moment. L’équipe bavaroise, tenue en échec à domicile vendredi par Wolfsburg (2-2), vieillissante et trop peu renforcée cet été, ne fait plus figure d’épouvantail parmi les grands d’Europe. Le PSG a de bonnes raisons de rester optimiste. « Je ne suis pas inquiet, veut croire Thiago Motta. Cela sera un match différent. Les gens vont allumer la télévision et voir un beau match. »

Cavani-Mbappé attention chantier !

Stade de la Mosson (Montpellier), hier. En première période, Cavani et Mbappé n’ont échangé qu’un seul ballon.
Le triste match nul d’hier a mis en exergue les difficultés des deux joueurs parisiens à se trouver sur le terrain.
De l’un de nos envoyés spéciaux Frédéric Gouaillard À Montpellier (hérault)

On joue la 47 e minute, hier, au stade de la Mosson. Kylian Mbappé, servi par Edison Cavani, s’infiltre dans la surface de réparation et tente une frappe trop molle captée par Benjamin Lecomte, le gardien montpelliérain. Immédiatement, l’Uruguayen se tourne vers son jeune partenaire et lui signifie clairement qu’il aurait dû lui faire la passe. « Dans mes pieds », mime-t-il avec ses mains, en montrant ses crampons.

La scène d’un avant-centre réclamant un ballon qui ne lui est jamais parvenu est assez habituelle sur les terrains de football. Mais, en l’espèce, elle dit beaucoup du chantier de la relation entre Cavani et Mbappé, ou plus exactement de l’absence de relation entre les deux joueurs hier à Montpellier. A la pause, les deux attaquants n’avaient échangé qu’un seul ballon, ce qui est bien trop peu pour deux joueurs évoluant dans la même zone. La deuxième période a laissé entrevoir un léger mieux. Mais, en gros, tout reste à construire.

On jurerait que ce n’est qu’une question de temps…
Il convient d’abord de noter que Cavani et Mbappé ont enchaîné hier leur quatrième match ensemble, ce qui fait peu pour créer des automatismes. Et pour donner un peu plus de piment, l’état déplorable de la pelouse n’a pas facilité leur relation technique. C’est une excuse maintes fois avancée par les Parisiens après la rencontre. Mais cela n’explique pas tout, car ce déficit de connexion avait déjà sauté aux yeux, dimanche dernier, lors de la victoire face à Lyon (2-0) sur la pelouse sans défaut du Parc des Princes.

Et hier, lors de ce triste 0-0, Cavani n’a touché que 21 ballons. « Les espaces étaient très fermés et Montpellier était très efficace dans cet exercice, a tenté de justifier Unai Emery. Ce match donne beaucoup d’informations pour la suite. Il faut continuer à travailler pour s’améliorer dans les petits périmètres. » Dont acte. La fluidité technique d’un Cavani est loin de celle d’un Mbappé, voire d’un Neymar avec qui d’ailleurs la jeune pépite française s’entend à merveille, ce qui peut donc expliquer un manque de liant dans les transmissions entre les deux joueurs.

Mais ce n’est pas tout. L’Uruguayen va devoir aussi s’adapter au profil très offensif du jeune international tricolore (18 ans). On n’accompagne pas les actions d’un Di Maria, Draxler ou Lucas comme celles d’un Mbappé qui se projette sans cesse vers l’avant, percute beaucoup et aime prendre la profondeur. Pour l’instant, la coordination de leurs courses reste éminemment perfectible. Mais on jurerait que ce n’est qu’une question de temps, donc de patience.

« Pas de problème pour le prochain pénalty »
Thiago Silva, capitaine du PSG
Circulez, il n’y a plus rien à voir ! Tout serait donc arrangé entre Neymar et Cavani, brouillés depuis dimanche dernier à cause d’un pénalty. C’est en tout cas ce que Marco Verratti et Thiago Silva ont assuré hier soir à l’issue de la rencontre. « Neymar ne s’est pas excusé puisqu’il ne s’est pas passé grand-chose », a même osé le milieu de terrain italien. Dans la même veine, le capitaine a lui aussi délivré un message d’apaisement.

Que retenez-vous de ce premier résultat nul de la saison après huit victoires de suite ?

THIAGO SILVA. Ce n’était pas un bon match. Mais le terrain était nul. Ce n’était pas praticable. Franchement, la dernière fois que j’ai joué sur un terrain comme ça, j’avais 15 ans… Après, Montpellier a fait un bon match. Ils ont été costauds derrière et à l’aise en contre-attaques.

Avec le conflit Neymar-Cavani sur la question des pénaltys, la semaine a été agitée à Paris, non ?

Non, tout est arrangé. Ils ont parlé entre eux et avec le coach. Je peux vous dire qu’ils ont trouvé une solution et qu’il n’y aura pas de problème pour le prochain pénalty.

Pouvez-vous être plus précis ?

Oui, j’ai parlé avec Cavani et c’est moi qui vais tirer le prochain pénalty. (Rires.) Non, c’est à l’entraîneur de répondre sur ce point-là. Mais à propos de pénalty, je remarque que nous aurions dû en avoir un en notre faveur aujourd’hui (hier). L’action était très claire et le tacle du défenseur (NDLR : Mendes sur Cavani) était dangereux. J’étais à cinquante mètres de l’action et, même moi, je l’ai vu.

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Article 73

Message par Admin le Lun 25 Sep - 6:41

Ce que Paris doit à ANCELOTTI

Football Ancelotti revient pour la première fois au Parc des Princes depuis qu’il a quitté le club en 2013. L’entraîneur du Bayern, qui affronte le PSG mercredi, y a laissé de bons souvenirs mais aussi une méthode de travail.

Quand il débarquera demain au Parc des Princes avec le Bayern Munich pour le dernier entraînement et la conférence de presse, pas sûr que Carlo Ancelotti, l’entraîneur bavarois, se repère dans le stade rénové pour l’Euro 2016. Mais l’ancien coach parisien (de janvier 2012 à juin 2013) trouvera certainement une bonne âme pour le guider tant il a laissé une impression favorable dans la capitale. « Je n’ai que des bons souvenirs, vraiment. J’ai adoré bosser avec lui et j’ai vécu un an et demi exceptionnel à ses côtés, raconte Christophe Jallet, l’ancien défenseur de Paris (2009-2014) aujourd’hui à Nice. Vous pouvez demander à tous les joueurs du PSG, même ceux qui ne jouaient pas, ils n’auront que des éloges à son sujet. »

Par son empathie, son charisme, et son professionnalisme, l’ancien Milanais (58 ans) a contribué à transformer en profondeur le PSG mais aussi ses hommes. « C’était le point de départ du projet, avec l’arrivée de nombreuses stars. Il savait parfaitement les gérer. Il arrivait à être ferme, mais ne haussait jamais le ton. Il n’y avait pas Zlatan d’un côté et les autres, se remémore Jallet. Je me rappelle une défaite en Coupe contre Evian (NDLR : élimination aux tirs au but en quart de finale de la Coupe de France en avril 2013). Ancelotti était fâché et, à la mi-temps, il met un coup de pied dans un carton qui finit à quelques centimètres de la tête de Zlatan. On craignait sa réaction, mais il n’a pas bronché. Le Mister, c’était le Mister. »

Malgré tout, un bilan contrasté et un départ précipité
Mais Ancelotti au PSG ce n’est pas simplement un management. C’est aussi l’avènement de nouvelles méthodes de travail avec un staff pléthorique, l’arrivée d’un chef performance et ses fameux GPS capables de contrôler les distances parcourues ainsi que les vitesses de course des joueurs, un soin particulier apporté à la diététique et à la préparation invisible. Autant de notions alors étrangères aux joueurs français — que l’Italien ne se privera pas d’épingler publiquement pour leur manque de travail — et qui constituent l’héritage d’Ancelotti aujourd’hui à Paris. Dur, Carlo Ancelotti savait l’être quand il estimait que cela pouvait être utile à un joueur ou à son équipe. « Il a parfois été méchant (sic) avec moi, mais ça m’a fait grandir, constate Marco Verratti, transféré à Paris à l’été 2012. Quand tu as de bons rapports avec une personne, parfois tu es d’accord avec lui et d’autres fois non. Mais si je suis ici, à Paris, c’est en grande partie grâce à lui. »

Le bilan d’Ancelotti au PSG (un titre de champion de France et un quart de finale de Ligue des champions en 2013 après un titre de champion abandonné à Montpellier en 2012) est contrasté, et a parfois été critiqué au regard des moyens dont disposait l’entraîneur italien.

Mais le vrai traumatisme, pour la direction du club, restera ce départ précipité en juin 2013 pour le Real Madrid que le président Nasser Al-Khelaïfi aura bien du mal à accepter. Il mettra d’ailleurs quelques semaines avant de libérer son entraîneur. « Je n’ai pas eu la bonne attitude car je voulais partir et le club souhaitait que je reste encore à la tête de l’équipe, reconnaît aujourd’hui Ancelotti dans un entretien au Figaro. On a eu des petits problèmes. C’était une période difficile et les rapports avec Nasser étaient compliqués, mais le temps va régler tout ça. Aujourd’hui, nos contacts sont bons. »

EMERY a du boulot
PSGLe triste match nul à Montpellier samedi a mis en exergue les manques du PSG. Parce que l’absence de Neymar n’explique pas tout. L’entraîneur a du travail.

Les statistiques sont flatteuses. Avec 50 succès en 65 matchs, 9 défaites et 6 nuls, Unai Emery possède le meilleur bilan pour un coach du PSG depuis la création du club. Mais ces chiffres ne doivent pas occulter les principaux chantiers d’Emery s’il veut conduire son équipe sur le toit de l’Europe. Après l’épisode de la brouille Neymar-Cavani autour des pénaltys, les travaux continuent dès mercredi face au Bayern Munich.

Trouver la bonne formule de la MCN
L’entraîneur parisien a trouvé son attaque mais pas encore la bonne animation. Le zéro pointé à Montpellier (0-0, sans Neymar forfait) a mis en relief ce que l’on avait déjà entraperçu face à Lyon. La MCN (Mbappé, Cavani, Neymar) est composée de joueurs de top niveau, mais ces trois-là doivent encore apprendre à jouer ensemble. « Pour moi, l’incertitude repose surtout sur Neymar et Mbappé, décrypte Eric Carrière, le consultant de Canal +. On sent entre eux un vrai feeling. Mais cette complicité s’affirme quand ils sont proches sur le terrain. Et mettre Mbappé à droite, c’est l’éloigner de Neymar. On va donc voir si ça fonctionne sur la durée en laissant les trois sur toute la largeur du terrain. La question pourra se poser à un moment de savoir si Mbappé doit évoluer dans l’axe et qu’il y ait plus de rotation pour Cavani. Ou alors passer dans un 4-4-2. » Quant à l’absence de complicité avec Cavani, c’est un faux débat pour l’ancien joueur lyonnais. « La relation avec Cavani n’a jamais été évidente pour personne, tranche Carrière. C’est un joueur à part, avec des appels judicieux qu’il doit continuer à faire, et les autres lui donneront les ballons. Le danger, c’est de se braquer avec ses passeurs et notamment Neymar. Il doit être dans la collaboration et pas dans l’opposition avec Neymar, car le Brésilien va lui faire marquer des buts. »

Gérer le milieu de terrain
L’absence de recrutement d’un milieu défensif lors du dernier mercato pose un véritable problème de gestion des joueurs de l’entrejeu. Avec les départs de Matuidi et Krychowiak, Emery n’a à disposition que trois milieux de terrain de métier : Verratti, Thiago Motta et Rabiot. Pour l’instant, le coach basque peut donc surtout compter sur ces joueurs pour animer le jeu parisien. D’ailleurs, pendant la suspension de deux matchs de Verratti, il a opté pour un milieu de terrain à deux récupérateurs (Thiago Motta et Rabiot) qui n’a pas offert toutes les garanties. Le retour aux affaires de Di Maria, vraisemblablement mercredi, pourrait lui offrir une nouvelle option. Au Real Madrid, l’Argentin avait excellé pendant six mois au poste de milieu relayeur et avait été un acteur important de la conquête de la dixième Ligue des champions madrilène, en 2014. Certes, El Fideo avait quitté la Maison blanche pour retrouver un poste d’attaquant. « C’est une solution, mais moins sur les gros matchs. Lo Celso, on en parle mais j’attends de voir sur la durée. Il y a clairement un déficit sur ce poste, mais il existe des alternatives, notamment Pastore qui a ce profil s’il revient de blessure », commente Carrière.

Donner un style à son équipe
Un peu plus d’un an après l’arrivée d’Emery à la tête du PSG, on peine encore à définir le style de jeu de l’équipe parisienne. Au regard de ses expériences passées, le Basque prône un jeu qui se caractérise par un pressing très haut, des projections rapides vers l’avant et des milieux dynamiques. Ce qu’on a vu à de trop rares reprises, sinon lors de la victoire face au Barça (4-0) en février dernier. « Je ne pense pas que ce soit encore totalement le style de jeu que souhaite Emery, confirme Carrière. Selon moi, il veut quelque chose de plus vertical. On s’aperçoit aujourd’hui avec le Real Madrid qu’on est plus sur la verticalité que sur le jeu de possession. Donc il faut être capable de garder le ballon, mais quand tu peux y aller, il faut y aller. C’est pourquoi les recrutements de Mbappé et Neymar doivent aider. Il faut maintenant que les autres Parisiens intègrent ça aussi. Au PSG, les joueurs aiment toucher la balle mais il faut profiter des décalages dès qu’ils existent. »

Lucas : « Je savais que ça allait être difficile »
Son visage est fermé à double tour, à peine déridé par quelques mots lâchés aux autres remplaçants. Lorsqu’il s’assoit sur le banc de touche, en début de rencontre,Lucas n’est plus jamais sûr d’en ressortir. L’ex-prodige de São Paulo, arrivé à Paris en janvier 2013, est désormais le sixième et dernier choix d’Unai Emery au sein de l’exceptionnelle brochette offensive constituée cet été par le PSG. Derrière Neymar, Cavani, Mbappé, Draxler et Di Maria. Le voilà réduit à glaner quelques apparitions en fin de match. Non convoqué en tout début de saison puis blessé, le Brésilien a ensuite profité de l’absence de Di Maria pour disputer douze minutes contre Metz (et marquer un but) puis un peu plus de vingt minutes, samedi à Montpellier.

profiter des opportunités
Une disgrâce brutale pour celui qui, la saison passée, sous les ordres du même Unai Emery, a totalisé 53 matchs (dont 41 titularisations), marqué 19 buts et donné 11 passes décisives. Une disgrâce, mais pas une surprise. Les yeux dans les yeux, l’entraîneur espagnol lui a ainsi annoncé lors de la tournée américaine qu’il ne comptait plus sur lui. Une façon de provoquer son départ avant la fin du mercato estival. Sauf que Lucas (25 ans), sous contrat avec le PSG jusqu’en 2019, n’a jamais voulu faire ses valises. Par mauvaise volonté, par envie de protéger son épouse enceinte ou simplement faute de propositions alléchantes, comme l’explique son entourage ?

« En restant ici, je savais que ça allait être difficile, mais c’est un défi pour moi, nous a-t-il confié samedi, à l’issue du nul à Montpellier. Je fais partie du groupe. Je vais travailler dur pour profiter des opportunités qui vont venir. Je suis content d’être là avec mes amis. En plus, on a des chances de gagner de grandes choses cette saison. Je suis là pour aider. » Le discours est bien rodé, mais l’impatience devient chaque semaine plus palpable. « Je pense que j’ai un avenir dans cette équipe, veut-il encore croire. Je vais travailler et puis... on ne sait pas ce qui peut se passer demain. » Toute une philosophie de vie.

Neymar attendu cet après-midi à l’entraînement
Le déplacement à Montpellier a laissé quelques traces dans le camp parisien. Kylian Mbappé, victime d’un coup à la cheville, et Adrien Rabiot, touché au pied, ont ainsi suivi des soins hier au camp des Loges après le décrassage matinal. Mais dans un cas comme dans l’autre, la participation au match de Ligue des champions contre le Bayern Munich mercredi n’est pas remise en cause. Présent lui aussi hier au centre d’entraînement, Neymar se remet du coup reçu au niveau du doigt de pied vendredi. La douleur l’empêchait encore, en début de week-end, de rechausser des crampons, mais le Brésilien est censé participer à l’entraînement collectif cet après-midi (17 heures) et être disponible mercredi. Tout comme Angel Di Maria. L’Argentin, blessé aux ischio-jambiers avec sa sélection début septembre, postule à nouveau pour une place dans le groupe. Elles risquent donc d’être chères, y compris sur le banc de touche. Un seul forfait connu à cette heure, celui de Javier Pastore, toujours handicapé par des douleurs au mollet droit. R.F.

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Article 74

Message par Admin le Mar 26 Sep - 6:31

« Le plus important sera de passer les quarts »
PSGPedro Pauleta estime que son ancien club doit absolument intégrer le dernier carré européen dès cette saison.
Le PSG possède désormais un pied-à-terre au Portugal. A Lisbonne, plus précisément, où une académie pour les jeunes du pays a été inaugurée en fin de semaine dernière. Pour l’occasion, Pedro Miguel Pauleta (44 ans) a accepté d’évoquer cette ouverture et l’actualité de son ancien club avant le choc contre le Bayern Munich en Ligue des champions demain soir au Parc.

Comment jugez-vous cette nouvelle équipe après cet incroyable été ?

PEDRO PAULETA. Depuis déjà quatre ou cinq ans, tous les étés, le PSG achète des joueurs de grand niveau. Le dernier mercato a été spécial avec l’arrivée de Neymar, un joueur confirmé qui faisait déjà la différence avec le Barça. Je crois que ce PSG est meilleur que les saisons précédentes. C’est maintenant à l’équipe, aux joueurs de confirmer et de prouver leur talent. En n’oubliant jamais que le plus important reste le collectif et le club.

Qu’appréciez-vous particulièrement chez Neymar ?

J’aime tout ! C’est un joueur qui a une énorme technique et le sens du but. Il peut donner beaucoup de passes aux autres tout en offrant du spectacle, une notion importante. Neymar est complet. Et Paris a trois, quatre, cinq joueurs qui peuvent faire la différence à tout moment.

Di Maria ou Julian Draxler font-ils partie de ces joueurs ?

Oui. Ces joueurs-là feront la différence à un moment ou à un autre. On parle beaucoup de Cavani, Neymar, du petit Kylian [Mbappé] qui vient d’arriver. Mais il ne faut pas oublier Di Maria qui a tout gagné, il a un talent énorme. Il peut apporter beaucoup dans cette saison.

Le trio d’attaque est impressionnant. Auriez-vous aimé évoluer avec eux ?

Bien sûr. Mais j’ai joué à une époque différente et j’ai eu la chance de jouer en sélection avec Figo, Cristiano Ronaldo, Rui Costa… Mon époque à Paris a aussi été un bon moment. Jamais je ne l’oublierai. Je le dis toujours : Paris est un club différent, les supporteurs sont différents, et je suis très content pour eux qu’ils puissent avoir une telle équipe.

Cette équipe peut-elle remporter la Ligue des champions cette saison ?

Il y a beaucoup de favoris. Il ne faut jamais oublier le Real Madrid, le FC Barcelone et le Bayern Munich. Pourquoi ? Parce qu’ils sont toujours présents ! Ces trois clubs sont habitués à gagner la compétition  ; ces dernières années ils étaient en finale presque à chaque fois. Ils ont aussi de grands joueurs. Mais je suis persuadé que d’autres clubs peuvent la gagner, et notamment le PSG.

Faut-il absolument l’emporter contre le Bayern pour envoyer un message ?

C’est toujours important de gagner. Face à cette équipe, une victoire donnerait de la confiance et un moral énorme. J’attends cela, j’attends une réponse énorme de la part du PSG pour obtenir un bon résultat. Mais on sait que le plus important pour le PSG sera de passer les quarts de finale…

Pour l’emporter, Paris peut de nouveau compter sur un Parc des Princes bruyant…

Ça me plaît ! L’ambiance a changé ces derniers mois. Je suis content pour les supporteurs, avec qui je garde un lien très fort. Parfois, je me demande encore comment c’est possible… Il faut qu’ils continuent à encourager ce club, à l’aider à grandir. Je suis sûr qu’un jour Paris gagnera la Ligue des champions. Je ne sais pas quand, mais ça va arriver.

Etes-vous heureux de voir la création d’une première PSG Academy au Portugal ?

Bien sûr. Ces dernières années, Paris a ouvert des académies un peu partout dans le monde, ce qui est une bonne chose, qui permet de faire grandir le club. C’est une ouverture importante à Lisbonne. Pour moi, bien sûr, je suis portugais. Les gens d’ici aiment beaucoup le PSG. Cette académie sera un succès. Le PSG est spécial pour les jeunes du pays. Imaginez, avec le nombre de Portugais à Paris…

Que peut apporter cette académie aux enfants de la région ?

C’est avant tout l’opportunité pour eux de porter le maillot d’un grand club, qui ne cesse de grandir ces dernières années et qui séduit de plus en plus à travers le monde. C’est une bonne chose pour ces gamins.


Coman au presque parfait
Trois ans après son départ du PSG, l’attaquant du Bayern retrouvera demain le Parc des Princes.

La vie de footballeurn'est pas toujours une sinécure. Prenez Kingsley Coman. L'attaquant du Bayern Munich a brièvement foulé la pelouse du Parc des Princes — 28 minutes, le 17 mai 2014 lors d'un PSG - Montpellier (4-0) — et voilà que son retour dans la capitale française, demain avec l'équipe bavaroise, lui occasionne des cheveux blancs. « Je n’ai jamais été autant sollicité pour avoir des places, rigole le jeune homme (21 ans). C’est un plaisir de retourner dans ce stade que je connais bien, même si je n’y ai pas souvent joué. Pour un Parisien d’origine, c’est quelque chose de grand d’affronter pour la première fois le club où on a grandi. Toute ma famille sera là. J'ai hâte que le coup d’envoi soit donné. » Coman, c'est ce talent précoce repéré par Carlo Ancelotti qui lui donnera ses premières minutes de jeu chez les professionnels à 16 ans, 8 mois et 4 jours, un record de précocité dans l'histoire du PSG. Mais le natif de Paris, qui a grandi en Seine-et-Marne, est aussi le premier de ces jeunes apprentis footballeurs (il y en aura d'autres après lui) à avoir refusé de signer un contrat professionnel au PSG en 2014, préférant s'engager avec la Juventus. Cet épisode provoquera un traumatisme et .une remise en cause au sein du club parisien.

Il ne devrait pas croiser son ami Presnel
« C’est vrai que je n’ai pas autant joué que je l’aurais souhaité, mais c’est comme ça, affirme le Guadeloupéen d'origine pour justifier son départ. Mais j’ai aussi laissé quelques potes au camp des Loges, comme Presnel Kimpembe qui est un vrai ami. Je suis très heureux qu’il connaisse une telle ascension. » A priori, les deux copains, qui ont passé leurs vacances ensemble cet été aux Bahamas, ne devraient pas se croiser sur la pelouse au coup d'envoi. Kimpembe a peu de chances de commencer la rencontre, quand Coman connaît un retour de flamme après une saison 2016-2017 marquée par une grave blessure à un genou et une cheville.

Celui qui vit encore avec ses parents dans la banlieue de Munich a effectué son retour chez les Bleus lors des derniers matchs face aux Pays-Bas (4-0) et au Luxembourg (0-0) et, surtout, il semble enfin avoir trouvé grâce aux yeux de son entraîneur Carlo Ancelotti (5 titularisations en 9 matchs). Un début de saison presque parfait, s’il n’y avait cette condamnation, le 14 septembre dernier, à 5 000 € d'amende pour violences conjugales sur son ex-compagne. Une tache sur un CV plutôt reluisant jusqu'ici.
Neymar devrait tenir sa place
C’est un PSG presque au grand complet qui affrontera le Bayern Munich demain soir au Parc. Neymar, importuné ces derniers jours par une légère blessure au pied, a repris le chemin de l’entraînement hier et devrait pouvoir tenir sa place. Unai Emery ne déplore par ailleurs aucun blessé, à l’exception de Javier Pastore, handicapé par des douleurs au mollet droit et qui ne s’est pas entraîné depuis trois semaines. Les Parisiens se retrouvent cet après-midi pour l’ultime entraînement d’avant-match. Les Allemands, privés de leur gardien Manuel Neuer, blessé au pied, arrivent eux dans la journée à Paris. Carlo Ancelotti tiendra une conférence de presse, peu après 18 heures. L’équipe bavaroise sera suivie demain par environ 2 200 supporteurs. R.F.

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Article 75

Message par Admin le Mer 27 Sep - 6:39

Cavani-Lewandowski comme on se ressemble...
Ce soir au Parc des Princes, le match entre le PSG et le Bayern Munich sera l’occasion de voir face à face deux des meilleurs avants-centres du monde.

Même gabarit, quasi même âge, droitiers tous les deux. Edinson Cavani et Robert Lewandowski cumulent les ressemblances. A Paris comme au Bayern Munich, ils accumulent surtout les buts à la pointe de systèmes tactiques très proches. Ce soir au Parc des Princes, ce sont deux des meilleurs n o 9 du monde qui se livrent un duel à distance difficile à trancher avant la rencontre. Au petit jeu des statistiques, les deux avants-centres poussent même la similitude jusqu’à présenter le même ratio sur l’ensemble de leur carrière en club avec un but marqué toutes les 129 minutes…

« Ce sont des attaquants de classe mondiale qui sont très proches l’un de l’autre, analyse Valérien Ismaël, l’ancien défenseur du Bayern et entraîneur de Wolfsburg l’an passé. Ils sont rapides, très bons de la tête, physiques, capables de garder des ballons pour faire remonter leur équipe et plus agiles que les attaquants de leur gabarit par le passé. »

La grosse différence entre les deux hommes viendrait plutôt de l’implication défensive dans lequel l’Uruguayen est un modèle d’abnégation. « Cavani est plus généreux et collectif dans ce domaine, quitte à ce que cela le desserve offensivement, poursuit l’ancien international Sidney Govou. Il dépasse sa fonction par son envie de bien faire, mais il y perd en lucidité. On relève souvent ce qu’il rate, mais on ne souligne pas assez comme il court, défend et tacle. » Moins enclin à prêter main-forte à ses défenseurs, Lewandowski aime pourtant redescendre d’un cran pour participer au jeu. « Il est meilleur techniquement que Cavani, plus à l’aise dans les petits périmètres, poursuit Govou. Il est capable d’enchaîner deux ou trois touches de balle dans la surface et même de dribbler. »

« Avec son jeu de tête, sa capacité à jouer des deux pieds et aussi de frapper des coups francs, Lewandowski est certainement le n o 9 le plus complet d’Europe, assure Ismaël. Mais Cavani, qui a retrouvé sa position préférentielle avec le départ d’Ibrahimovic et qui est désormais entouré de très grands joueurs comme Neymar et Mbappé, est le buteur qui peut mener Paris très loin en Ligue des champions. »

Grâce à des qualités très spécifiques, parfois masquées par quelques ratés spectaculaires. « Le plus impressionnant chez Cavani est sa spontanéité, conclut Govou. Il marque beaucoup de buts en une touche de balle mais ce n’est pas seulement inné. Si on regarde ses déplacements, il est toujours en mouvements et à l’affût. On ne s’en rend pas compte mais il est toujours dans l’anticipation. S’il est au bon endroit au bon moment, ce n’est pas le fruit du hasard. C’est la marque des très grands joueurs. »

Fallait pas se désabonner !

Pendant que certains fans du PSG seraient prêts à vendre père et mère pour obtenir leur précieuse carte d’abonné au Parc, d’autres ont choisi de le déserter juste avant que Neymar et Mbappé débarquent à Paris. Pour comprendre ce surprenant désengagement, un petit retour dans le passé s’impose. « L’an dernier, on a vécu une saison galère, explique Daniel, abonné depuis cinq ans. Ils ont lancé la campagne de réabonnement juste après la défaite contre le Barça (6-1). C’est très mal tombé. Forcément, je suis un peu dégoûté de ne pas être au Parc cette saison. »

les 34 000 abonnements mis en vente se sont arrachés à une vitesse folle
Même constat chez Alexandre, habitué du Parc : « Vu le flou sportif qu’il y avait, j’ai préféré stopper mon abonnement, raconte-t-il. Le PSG venait de perdre le titre, Verratti avait des envies de départ… Je me disais que ça sentait mauvais. Ça faisait dix ans que j’étais abonné et j’arrête l’année où le PSG recrute Neymar ! Sur le coup, je me dis mer… »I mpossible de faire marche arrière, les 34 000 abonnements mis en vente s’étant arrachés à une vitesse folle. Impossible, du coup, d’assister aux prestations tant attendues de la star brésilienne qui régale les 47 000 spectateurs du Parc. « Ça aurait été top de pouvoir voir jouer Neymar et Mbappé en vrai, constate Jean-Baptiste, fidèle du Parc depuis 2003. Surtout que l’ambiance au Parc est revenue grâce au CUP. J’aurais aimé retrouver cette ferveur. » « C’est sûr que c’est particulier de voir Neymar avec le maillot du PSG, complète Alexandre. Quand j’ai vu ses premiers matchs, devant ma télé, j’étais un peu amer. Mais ce n’est pas un joueur qui va me faire reprendre un abonnement. »

Des fans du PSG ont pourtant craqué sous l’effet de la signature du Brésilien. Frustré par l’ambiance et déçu par les résultats, Etienne, 35 ans, avait également résilié son abonnement à l’issue de la saison… avant de faire marche arrière. « Deux heures avant de partir en vacances, alors que la rumeur Neymar était de plus en plus insistante, j’ai décidé de me réabonner, s’enthousiasme ce fan du PSG. Quand j’ai vu la une du Parisien “Neymar a dit oui au PSG”, j’étais persuadé qu’il allait venir. Je m’en serais voulu si je n’avais pas pris mon abonnement. Maintenant c’est la folie ! » Surtout avec une affiche comme PSG - Bayern.

Dernier tango à Paris pour Ribéry

Franck Ribéry n’avait plus foulé une pelouse française depuis avril 2012. C’était lors du quart de finale aller de la Ligue des champions au Stade-Vélodrome, une rencontre au cours de laquelle il avait été particulièrement chahuté par le public marseillais. Ce soir, les supporteurs du PSG ne devraient pas lui réserver d’accueil particulier. Il faut dire que depuis qu’il a décidé de tourner définitivement le dos à l’équipe de France il y a trois ans, il fait rarement parler de lui dans son pays, à l’exception toutefois de ses sautes d’humeur envers ses entraîneurs en Bavière. C’est la preuve indéniable que Ribéry n’a pas changé. Malgré ses 34 ans, son palmarès et quatre enfants, il se montre toujours aussi immature. S’il fait moins de blagues de potache à ses coéquipiers, ses coups de gueule restent fréquents. « Lorsque Franck est contraint de laisser sa place en cours de match, il est tellement hors de lui qu’il m’appelle dans la foulée pour me dire qu’il veut quitter le club », raille Uli Hoeness, le président du conseil de surveillance du Bayern.

Avec Carlo Ancelotti, le courant ne passe pas. L’Italien n’hésite jamais à le sortir ou à le mettre sur le banc. Lors des dix-neuf dernières rencontres, Ribéry n’en a disputé que quatre dans leur intégralité.

« Ce n’est pas la première fois que j’ai des concurrents dans les pattes et que je sache, j’ai toujours su m’imposer. Je n’ai pas peur », assure-t-il. Celui que les supporteurs considèrent toujours comme « Kaiser Franck » a du mal à concevoir que sa fin de carrière se rapproche à grands pas et pour lui, Coman est davantage un concurrent qu’un successeur. « Je me sens suffisamment en forme pour jouer encore trois ans », a-t-il affirmé récemment. Mais les dirigeants bavarois ne devraient pas prolonger son contrat au-delà de 2018. Voilà pourquoi il disputera sans doute ce soir son dernier match sur le sol français. Et s’il s’assoit sur le banc du Parc, la prochaine colère éclatera vite. Car avec son ego surdimensionné, il meurt d’envie de prouver au public français qu’il reste un joueur de classe mondiale.

Tout peut basculer pour Emery

Unai Emery doit encore prouver qu’il est capable de faire franchir un palier à son équipe lors de ces matchs importants.
Le résultat face au Bayern va peser très lourd dans le bilan de début de saison de l’entraîneur parisien, dont le style ne fait toujours pas l’unanimité.

Face aux grosses cylindrées européennes, Unai Emery tient son match référence. Tout le monde s’en souvient, c’était le 14 février lors d’une victoire éclatante face à Barcelone au Parc des Princes (4-0). Malheureusement, ce succès de prestige n’a pas connu d'avant ni d’après. Les matchs nuls face à Arsenal le 13 septembre et le 24 novembre 2016 (1-1 et 2-2), et le crash du Camp Nou le 8 mars dernier (1-6) n’ont pas levé tous les doutes sur la capacité de l’entraîneur parisien à aborder les grands rendez-vous avec sérénité et efficacité. Les rencontres face aux Gunners n’étaient pas ratées, loin de là, mais pas complètement abouties non plus. En tout cas, elles n’ont pas dessiné l’image d’un technicien à même d’imprimer sa patte, ni de forcer le destin, sur ce type de rencontres.

La réception du Bayern Munich, ce soir au Parc des Princes, recèle donc un double enjeu. Offrir la première place du groupe au PSG et crédibiliser le management d’Emery après une saison 2016-2017 où la perte du titre de champion de France et l’élimination en huitième de finale de la Ligue des champions marquent un recul.

Henrique pas convaincu
Une nouvelle contre-performance en Ligue des champions, face à son concurrent direct, effriterait un peu plus son statut, lui qui sort d’une séquence compliquée où il n’a brillé, ni dans sa gestion des ego ni dans sa communication lors du « pénaltygate ». Hier, le Basque s’est encore lancé dans une tirade fumeuse pour expliquer que Cavani et Neymar étaient les tireurs de pénaltys de son équipe — ah bon ? — avant de conclure que les deux intéressés connaissaient sa décision

Ulreich, le maillon faible

dpa/Frank Hoermann/SVEN SIMON
De l’aveu même d’un cadre du Bayern Munich, le danger numéro un pour les Bavarois ne portera pas un maillot du PSG. Il ne s’agit ni de Neymar ni de Mbappé, mais bien de leur propre gardien de but, Sven Ulreich, 29 ans, suppléant de Manuel Neuer, blessé jusqu’en janvier. Auteur d’une bourde monumentale lors de son dernier match de Bundesliga (2-2 contre Wolfsburg), Ulreich n’inspire globalement qu’une confiance toute relative à ses coéquipiers. Souvent nerveux et fébrile, ce gardien de grande taille (1,92 m), formé au VfB Stuttgart, ne compte en outre que deux matchs de Ligue des champions à son actif (face à Zagreb et à Rostov) depuis son arrivée au Bayern en 2015

Il faut dire que, juridiquement, Emery vit sa dernière saison au PSG. Son contrat, signé en juin 2016, a été établi sur deux années, avec une troisième en option mais uniquement s’il emmène Paris en demi-finale de la Ligue des champions. En cas d’échec, le triple vainqueur de la Ligue Europa (2014, 2015 et 2016) avec Séville n’aura donc pas droit à une deuxième chance comme la saison dernière.

D’autant qu’il se trouve en quelque sorte en résidence surveillée depuis juin dernier et la nomination d’Antero Henrique. Le nouveau directeur sportif, présent hier après-midi à la conférence de presse de son entraîneur, ne lui voue qu’une confiance modérée et demande encore à être convaincu. S’il ne l’était pas, il y a peu de doute que le Portugais n’aurait aucun état d’âme à nommer un nouvel entraîneur en fin de saison.
Pénalty : Cavani favori. Emery a encore refusé en conférence de presse de révéler le nom du tireur du prochain pénalty parisien : « Cavani et Neymar sont prêts. J’ai parlé avec eux deux. Je leur ai dit comment les choses devront se passer. » Si Cavani est pressenti pour tenter de transformer la prochaine sanction, il est désormais acquis que le Brésilien aura aussi sa part du gâteau : « Il y aura beaucoup de pénaltys et ils en tireront tous les deux. »

Pastore reste à Paris. Javier Pastore va poursuivre sa rééducation pendant les prochaines semaines au camp des Loges, selon le PSG. Alors qu’un déplacement à Madrid et/ou en Chine était envisagé, cette hypothèse n’est plus d’actualité, assure le club. Le milieu argentin est forfait pour le match de ce soir et pour la réception de Bordeaux. Il n’a pas été retenu en sélection argentine et est espéré pour le match contre Dijon, le 14 octobre.

Liza rend visite à ses ex. Le Bayern Munich a pris ses quartiers hier à l’hôtel du Collectionneur (Paris VIII e). Dans ce cinq-étoiles, prisé par les adversaires du PSG en Ligue des champions, les Bavarois ont reçu la visite de Bixente Lizarazu, qui a évolué sous les couleurs du Bayern pendant huit saisons (de 1997 à 2004 puis en 2005-2006). Le champion du monde a notamment salué son ex-coéquipier Willy Sagnol, désormais adjoint de Carlo Ancelotti.

Les jeunes sur Canal + Sport. Les moins de 19 ans du PSG vont tenter d’enchaîner une deuxième victoire en Youth League, cet après-midi face au Bayern Munich (16 heures). La rencontre, disputée au stade Georges-Lefèvre de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), est diffusée en direct sur Canal + Sport.

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