saison 1972

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saison 1972

Message par Admin le Mer 5 Aoû - 20:21

Arrivées :

Robert Vicot (entraîneur CFA, LB Châteauroux)
Claude Arribas (FC Nantes, prêt)
Kamel Ben Mustapha (FC Melun)
Guy Delhumeau (Stade Poitiers FC)
Jantzen Derrick (Bristol City FC, Ang.)
Gérard Hallet (ÉDS Montluçon)
Daniel Horlaville (US Quevilly)
Sylvain Léandri (OGC Nice)
Jean-Louis Léonetti (AS Angoulême)
Jean-Paul Rostagni (Girondins de Bordeaux FC)
Daniel Solas (AS Angoulême)
Daniel Zorzetto (VGA Saint-Maur)
+
Joёl Camargo (Santos FC, Bré.) en cours de saison

Départs :

Thierry Carré (arrêt)
Fernando da Conceição Cruz (Amerique du Sud)
Dominique Delplanque (libre)
Jean-Claude Fitte-Duval (arrêt)
Alain Garillière (libre)
Živko Lukić (libre)
+
Joёl Camargo (Santos FC, Bré.) en cours de saison

Présidents du Club : Guy Créscent (depuis le 5 juin 1971) puis Henri Patrelle (depuis le 17 décembre 1971).
Entraîneur : Pierre Phelipon.

G Camille Choquier 25/9/1941 (30 ans)
G Guy Delhumeau 14/1/1947 (24 ans)
G Patrice Py 26/8/1946 (25 ans)

D Jean Djorkaeff Capitaine 27/10/1939 (32 ans)
D Daniel Guicci 27/12/1943 (28 ans)
D Sylvain Léandri 7/2/1948 (23 ans)
D Jean-Paul Rostagni 14/1/1948 (23 ans)
D Joel Camargo 18/9/1946 (25 ans)
D Roland Mitoraj 5/2/1940 (31 ans)
D flèche vers la droite Claude Arribas 3/8/1952 (19 ans)
D Daniel Solas 17/9/1946 (25 ans)

M Jean-Pierre Destrumelle 2/1/1941 (30 ans)
M Jean-Louis Leonetti 14/7/1938 (33 ans)
M Bernard Guignedoux 31/1/1947 (24 ans)
M Daniel Horlaville 22/9/1945 (26 ans) France
M Bernard Béreau 4/10/1940 (31 ans)
M Jantzen Derrick 10/1/1943 (28 ans)
M Gérard Hallet 4/3/1946 (25 ans)

A Jean-Louis Brost 30/5/1951 (20 ans)
A Jacques Rémond 23/1/1948 (23 ans)
A Jean-Claude Bras 15/11/1945 (26 ans) France
A Michel Prost 23/2/1946 (25 ans)

équipe type: Delhumeau -  djorkaeff , mitoraj , arribas , rostagni - guignedoux , léonetti , hallet , solas  - prost , bras


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matchs amicaux

Message par Admin le Mer 5 Aoû - 20:26

– 28/07/71, match amical, PSG – Rouen : 0-0
– 01/08/71, match amical, Montluçon – PSG : 2-2
– 04/08/71, match amical, Caen – PSG : 2-4

– 08/08/71, match amical, Red Star – PSG : 2-1
– 6 150 spectateurs.
L’Équipe du PSG : Guy Delhumeau – Jean Djorkaeff, Roland Mitoraj, Jean-Paul Rostagni, Daniel Guicci (Sylvain Léandri) – Jean-Louis Léonetti, Daniel Solas – Jean-Claude Bras, Michel Prost, Bernard Guignedoux, Gérard Hallet. Entraîneur : Pierre Phélipon.
Compte-rendu :
A quelques jours de débuter leur première saison dans l’élite, les parisiens se rendent à Saint-Ouen pour y affronter, dans un derby « amical », leur voisin du Red Star.
Ce qui sera quelques semaines plus tard une affiche de Division 1 attire plus de 6000 spectateurs. Ils verront les bizuths du Paris-Saint-Germain dominer l’entame de match mais concéder l’ouverture du score après la demi-heure de jeu. Il faudra ensuite patienter jusqu’à la fin de partie pour que le préposé au tableau d’affichage soit de nouveau mis à contribution : Jean-Claude Bras égalisera pour les parisiens avant que Guéniche ne donne un avantage définitif aux joueurs audoniens.
La campagne des match amicaux du Paris-SG prend ainsi fin à Saint-Ouen, trois jours avant le début de l’aventure en Division 1 à Angers…

- 14/08/71, match amical, PSG – Angoulême : 1-0
– 22/08/71, match amical, Montmorillon – PSG : 0-4
– 05/09/71, match amical, PSG – Rennes : 3-2
– 29/09/71, match amical, PSG – Brest : 1-2
– 05/12/71, match amical, PSG – Spartak Moscou : 1-0
– 02/01/72, match amical, Grenoble – PSG : 1-2
– 13/01/72, match amical, PSG – Bataillon de Joinville : 2-1
– 20/02/72, match amical, Amiens – PSG : 0-1
– 12/03/72, match amical, Evreux – PSG : 1-1
– 10/05/72, match amical, Montluçon – PSG : 2-0


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coupe de france

Message par Admin le Mer 5 Aoû - 20:27

32eme de finale -  23/01/72  VALENCIENNES-PSG   1/0 (à Reims)
– 2 343 spectateurs. But : Joseph, 68′.
L’Équipe du PSG : Camille Choquier – Jean Djorkaeff, Daniel Solas, Roland Mitoraj, Jean-Paul Rostagni – Jean-Louis Léonetti, Claude Arribas – Jean-Claude Bras, Michel Prost, Bernard Guignedoux, Gérard Hallet. Entraîneur : Pierre Phélipon.
Le PSG est privé de Solas (adducteurs), Joel (repos) et Delhumeau (cheville). Paris domine en première période mais le jeune gardien de but nordiste, Dropsy est imbattable. Arribas, sur un service de Guignedoux voit sa frappe détournée par le gardien adverse… de la poitrine (32) puis quelques secondes plus tard, Arribas échoue une nouvelle fois face à Dropsy qui dévie du pied (33). Guignedoux, Bras et Prost se procurent des occasions de marquer, sans succès. Paris domine et se fait surprendre sur une action incroyable : Rostagni veut transmettre en retrait à Choquier, le gardien parisien dégage directement sur l’attaquant Joseph qui contre le ballon et marque involontairement (68). Abattu par la malchance, Phelippon ne veut pas regarder les dernières minutes de la rencontre. Paris attaque, mais rien n’y fait. Le PSG est éliminé et quitte la Coupe de France par la petite porte. Malgré cette élimination, les supporters parisiens forment une haie d’honneur pour remercier leurs joueurs à la fin de la rencontre. Phellipon est très déçu au coup de sifflet final : « Le résultat est très dur pour nous. Je reste persuadé que si l’on renouvelle des matches pareils, nous nous en sortirons. Je n’ai aucun reproche à faire, tous les gars se sont bien battus. » L’entraîneur de l’équipe réserve, l’ancien joueur professionnel Destrumelle a fait un retour remarqué sur le banc de touche.


Dernière édition par Admin le Mar 8 Sep - 21:38, édité 1 fois

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championnat division 1

Message par Admin le Mer 5 Aoû - 20:29

journée 1 – 11/08/71  ANGERS-PSG 2/0
– 8 230 spectateurs. Buts : Y.Roy, 9′, Lecœur, 24′.
L’Équipe du PSG : Guy Delhumeau – Jean Djorkaeff, Daniel Solas, Roland Mitoraj, Jean-Paul Rostagni – Jean-Louis Léonetti, Sylvain Léandri – Jean-Claude Bras, Michel Prost, Bernard Guignedoux, Gérard Hallet. Entraîneur : Pierre Phélipon.
Compte-rendu :
Pour le premier match de Division 1 de son histoire, le Paris Saint-Germain se déplace à Angers pour y affronter le Sporting Club de l’Ouest, douzième du dernier exercice.
Et ce sont les parisiens qui vont dominer le début de match, mais les angevins, sur leur 1ère occasion vont faire trembler les filets des visiteurs. A peine remis de ce coup du sort, les joueurs du Paris-SG vont encaisser un second but sur coup franc.
Menés 2-0 à la pause, les parisiens seront globalement dominés lors du second acte et le score n’évoluera plus en dépit d’un face à face entre Hallet et le portier angevin et d’une faute subie par Prost dans la surface, non sifflée par l’arbitre.
La grande histoire du PSG dans l’élite débute donc par une défaite logique.

journée 2 – 18/08/71  PSG-BORDEAUX  0/0
– 11 812 spectateurs.
L’Équipe du PSG : Guy Delhumeau – Jean Djorkaeff, Daniel Solas, Roland Mitoraj, Jean-Paul Rostagni – Jean-Louis Léonetti, Claude Arribas – Jean-Claude Bras, Michel Prost, Bernard Guignedoux, Daniel Horlaville (Gérard Hallet, 46′). Entraîneur : Pierre Phélipon.

journée 3 – 25/08/71  NANCY-PSG  2/3
– 10 460 spectateurs. Buts : Jean-Claude Bras, 38′, Michel Prost, 43′ ; Lazarević, 47′, Jean-Claude Bras, 67′, Vicq, 80′.
L’Équipe du PSG : Guy Delhumeau – Jean Djorkaeff, Daniel Solas, Roland Mitoraj, Jean-Paul Rostagni – Jean-Louis Léonetti, Claude Arribas – Jean-Claude Bras, Michel Prost, Bernard Guignedoux, Gérard Hallet. Entraîneur : Pierre Phélipon.
Compte-rendu :
Après une défaite à Angers et un nul contre Bordeaux, le Paris-SG se rend en Lorraine pour y affronter Nancy, qui présente un bilan similaire à celui des parisiens.
L’entame de match sera à l’avantage des visiteurs, avant que les nancéiens ne rdresent un peu la tête. Mais c’est à ce moment là que Jean-Claude Bras va ouvrir le score en contre, marquant ainsi le premier but du Pairs Saint-Germain en Division 1! Le buteur se muera quelques minutes plus tard en passeur pour servir Michel Prost, sans doute hors-jeu.
Les choses sont donc bien engagées mais dès le retour des vestiaires, les locaux vont réduire le score et relancer le match. Paris fera le dos rond et c’est Jean-Claude Bras qui redonnera un peu d’air aux siens. La fin de match sera mouvementée avec un but des locaux à dix minutes du terme puis un second, heureusement pour les parisiens, refusé pour hors-jeu. Ce fait de jeu mettra hors de lui une partie du public, engendrant des scènes qui, de nos jours, auraient sans doute valu une suspension du stade.
Réactions :
Henri Patrelle (président) : « C’est navrant ! 1.500 excités sur 13.000 spectateurs ont provoqué des incidents qui dépassent tout ce que j’avais pu voir jusqu’à présent »
journée 4 – 28/08/71 PSG-LILLE  4/1
– 10 294 spectateurs. Buts : Jean-Claude Bras, 25′, Gérard Hallet, 29′ ; Jean-Claude Bras, 53′, Bernard Béreau, 63′, Copé, 69′.
L’Équipe du PSG : Guy Delhumeau – Jean Djorkaeff, Daniel Solas, Roland Mitoraj, Jean-Paul Rostagni – Jean-Louis Léonetti, Claude Arribas (Bernard Béreau, 60′) – Jean-Claude Bras, Michel Prost, Bernard Guignedoux, Gérard Hallet. Entraîneur : Pierre Phélipon.
Compte-rendu :
Remontés à la 12ème place après leur victoire à Nancy, les Parisiens accueillent à St-Ouen des Lillois qui pointent 3 places derrière, avec un point de moins.
Et ça démarre fort avec un tir sur la transversale signé Gérard Hallet avant que Jean-Claude Bras n’ouvre le score d’un superbe ciseau retourné. A la demi-heure, c’est Hallet qui doublera la mise d’une frappe en lucarne. Le seconde mi-temps sera du même acabit, avec une nouvelle réalisation de Djorkaeff, de la tête, et un dernier but de Béreau à l’heure de jeu. Les Lillois réduiront le score en fin de match, sans pour autant retirer à ce match le caractère de franc succès. Les parisiens sont maintenant sixième à une seule longueur des leader Nîmois, battus à Nantes.

journée 5 – 01/09/71 NANTES-PSG 6/0
– 16 254 spectateurs. Buts : Rampillon, 14′, Pech, 33′ ; Maas, 60′, A.Marcos, 67′, Maas, 85′, H.Michel, 86′.
L’Équipe du PSG : Guy Delhumeau – Jean Djorkaeff, Daniel Solas, Roland Mitoraj, Jean-Paul Rostagni – Jean-Louis Léonetti, Claude Arribas – Jean-Louis Brost, Michel Prost, Bernard Guignedoux, Gérard Hallet. Entraîneur : Pierre Phélipon.

journée 6 – 11/09/71 PSG-NICE  1/1
– 13 952 spectateurs. Buts : Michel Prost, 47′, H.Révelli, 80′.
L’Équipe du PSG : Guy Delhumeau – Jean Djorkaeff, Daniel Solas, Roland Mitoraj, Jean-Paul Rostagni – Jean-Louis Léonetti, Claude Arribas – Jean-Claude Bras, Michel Prost, Bernard Guignedoux, Gérard Hallet. Entraîneur : Pierre Phélipon.

journée 7 – 18/09/71  ST ETIENNE-PSG  0/1
– 14 380 spectateurs. But : Bernard Guignedoux, 20′.
L’Équipe du PSG : Guy Delhumeau – Jean Djorkaeff, Daniel Solas, Roland Mitoraj, Jean-Paul Rostagni – Jean-Louis Léonetti, Claude Arribas (Jean-Louis Brost, 50′) – Jean-Claude Bras, Michel Prost, Bernard Guignedoux, Gérard Hallet. Entraîneur : Pierre Phélipon.

journée 8 – 22/09/71 PSG-BASTIA  4/1
– 12 456 spectateurs. Buts : Félix, 24′ ; Jean-Claude Bras, 45′ ; Bernard Guignedoux, 74′, Michel Prost, 80′, Bernard Guignedoux, 83′.
L’Équipe du PSG : Guy Delhumeau – Jean Djorkaeff, Daniel Solas, Roland Mitoraj, Jean-Paul Rostagni – Jean-Louis Léonetti, Bernard Guignedoux – Jean-Claude Bras, Michel Prost, Daniel Horlaville, Gérard Hallet. Entraîneur : Pierre Phélipon.

journée 9 – 02/10/71  NIMES-PSG  4/1
Composition de l’équipe : Guy Delhumeau, Daniel Solas, Jean Djorkaeff, Jean-Paul Rostagni, Roland Mitoraj, Gérard Hallet, Jean-Louis Leonetti, Michel Prost, Daniel Horlaville, Bernard Guignedoux, Jean-Claude Bras.
Capitaine : Jean Djorkaeff
Entraîneur : Pierre Phelipon
But  Jean Djorkaeff (23 sp) pour le PSG, Jacques Vergnes (20), Florea Voinea (53), Jacques Vergnes (55 sp), Jacques Vergnes (87)
Le PSG, avec l’équipe victorieuse face à Bastia se procure la première occasion de la rencontre mais le gardien de but nîmois réussit un arrêt réflexe étonnant face à Guignedoux (13). La réaction des gardois est immédiate : Voinea frappe de la tête sur la transversale (17è) puis sur une action identique, Vergnes ouvre le score (20è). Avantage de courte durée : malgré les protestations, l’arbitre accorde un penalty lorsque Prost s’écroule dans la surface. Sous les sifflets, Djorkaeff égalise (23). Les Nîmois, motivés par cette injustice, dominent la suite de la rencontre, Voinea (53) puis Vergnes sur penalty après une faute de Léonetti (55) marquent deux buts en deux minutes et donnent un avantage décisif aux Nîmois. En fin de rencontre, Hallet rate une balle de but et se blesse légèrement à cette occasion (84). Vergnes inscrit un nouveau but (87) et Paris s’incline logiquement face à des Nîmois plus déterminés.

journée 10  – 13/10/71 PSG-RED STAR  4/1
– 8 305 spectateurs. Buts : Michel Prost, 6′, Jean-Claude Bras, 12′, Gonzalès, 20′ ; Jean-Claude Bras, 57′, Michel Prost, 78′.
L’Équipe du PSG : Guy Delhumeau – Jean Djorkaeff, Daniel Solas, Roland Mitoraj, Jean-Paul Rostagni (Claude Arribas, 20′) – Jean-Louis Léonetti, Bernard Guignedoux – Jean-Claude Bras, Michel Prost, Daniel Horlaville, Gérard Hallet. Entraîneur : Pierre Phélipon.
Compte-rendu :
La première manche du derby parisien oppose deux équipes à égalité de points, classées dixièmes et onzièmes.
Les choses ne vont pas traîner et, dès la sixième minute, Michel Prost, bien servi par Daniel Horlaville, ouvre le score. Jean-Claude Bras donnera plus de conséquence à l’avance du Paris-SG cinq minutes plus tard, sur une passe de Hallet. La réduction du score par Gonzales entretiendra le suspens jusq’au break de Jean-Claude Bras peu avant l’heure de jeu. Michel Prost, servi par Jean Djorkaeff, clora le score qu’il avait ouvert et donnera ainsi plus de relief au succès parisien.

journée 11 -  16/10/71 ANGOULEME-PSG 3/1
– 4 001 spectateurs. Buts : Castellan, 7′ sur penalty, Gérard Hallet, 24′, Madronnet, 44′ ; Castellan, 51′ sur penalty.
L’Équipe du PSG : Guy Delhumeau – Jean Djorkaeff, Roland Mitoraj, Bernard Béreau, Claude Arribas – Jean-Louis Léonetti, Bernard Guignedoux – Jean-Claude Bras, Michel Prost, Daniel Horlaville, Gérard Hallet. Entraîneur : Pierre Phélipon.
Compte-rendu :
Fort de sa belle victoire sur le Red Star, le Paris-SG se rend à Angoulême pour y affronter un autre promu, lanterne rouge. Les deux équipes se sont déjà rencontrées en amical deux mois avant, et les parisiens l’avaient emporté 1-0. Tous les voyants semblaient donc au vert.
Les visiteurs seront cependant cueillis à froid par un penalty bien sévère, transformé au bout de 7 minutes de jeu. Un peu avant la demi-heure, Gérard Hallet va égaliser pour le PSG, avant une période de franche domination des joueurs de Pierre Phélipon, avec pour point d’orgue un sauvetage angoumoisin sur la ligne et un penalty non sifflé. Et comme souvent, c’est l’équipe qui qui a frôlé la correctionnelle qui va marquer, à une minute de la mi-temps…
Les parisiens ne s’en relèveront pas, d’autant qu’un second penalty discutable sera accordé aux locaux au retour des vestiaires… C’en est visiblement trop pour les joueurs du PSG qui baisseront alors les bras, laissant l’initiative du jeu et les occasions (trois poteaux) aux joueurs d’Angoulême.
Réactions :
Guy Crescent (président du PSG) : « Je suis scandalisé par l’arbitrage ce soir ! ».

journée 12 – 23/10/71 PSG-REIMS  2/4
– 13 133 spectateurs. Buts : B.Lech, 29′, Richard, 42′ ; B.Lech, 52′, Onnis, 63′, Michel Prost, 69′, Michel Prost, 85′.
L’Équipe du PSG : Guy Delhumeau – Jean Djorkaeff, Bernard Béreau, Roland Mitoraj, Sylvain Léandri – Jean-Louis Léonetti, Claude Arribas – Jean-Claude Bras, Michel Prost, Bernard Guignedoux, Daniel Horlaville (Jean-Louis Brost, 46′). Entraîneur : Pierre Phélipon.
Compte-rendu :
Classés 10èmes, les parisiens accueillent des champenois à la peine, comptant déjà 6 défaites en 11 matchs joués.
Si les joueurs du Paris-SG vont honorer leur rang en début de partie en se montrant pressant sur les buts rémois, ce sont bien les visiteurs qui vont frapper les premiers, par Lech, avant de récidiver à 3 reprises (!) avant l’heure de jeu. Le doublé de Michel Prost n’y changera rien, c’est déjà la 4ème défaite de la saison pour les parisiens, mais la 1ère à domicile…

journée 13  – 31/10/71 METZ-PSG  2/0
– 7 970 spectateurs. Buts : Atamaniuk, 63′, Bourgeois, 77′.
L’Équipe du PSG : Guy Delhumeau – Jean Djorkaeff, Daniel Solas, Roland Mitoraj, Bernard Béreau – Jean-Louis Léonetti, Claude Arribas – Jean-Claude Bras (Jean-Louis Brost, 46′), Michel Prost, Bernard Guignedoux, Gérard Hallet. Entraîneur : Pierre Phélipon.

journée 14  – 13/11/71 PSG-SOCHAUX 1/0
– 10 178 spectateurs. But : Bernard Béreau, 37′.
L’Équipe du PSG : Guy Delhumeau – Jean Djorkaeff, Daniel Solas, Roland Mitoraj (Jean-Louis Brost, 60′), Jean-Paul Rostagni – Jean-Louis Léonetti, Claude Arribas – Bernard Béreau, Michel Prost, Bernard Guignedoux, Gérard Hallet. Entraîneur : Pierre Phélipon.

journée 15 – 17/11/71 PSG-LYON  1/2
– 6 613 spectateurs. Buts : Gérard Hallet, 44′ ; Ravier, 63′, Trivić, 72′ sur penalty.
L’Équipe du PSG : Camille Choquier – Jean Djorkaeff, Daniel Solas, Bernard Béreau, Jean-Paul Rostagni – Jean-Louis Léonetti, Claude Arribas – Jean-Louis Brost (Jantzen Derrick, 65′), Michel Prost, Bernard Guignedoux, Gérard Hallet. Entraîneur : Pierre Phélipon.

journée 16 -  21/11/71 MONACO-PSG 2/1
– 1 802 spectateurs. Buts : Gérard Hallet, 12′, Belghilt, 29′ ; Dalger, 84′.
L’Équipe du PSG : Camille Choquier – Jean Djorkaeff, Daniel Solas (Jean-Louis Brost, 50′), Roland Mitoraj, Jean-Paul Rostagni – Jean-Louis Léonetti, Bernard Béreau – Jantzen Derrick, Michel Prost, Bernard Guignedoux, Gérard Hallet. Entraîneur : Pierre Phélipon.
Compte-rendu :
Pour la 16ème journée, le Paris-SG, qui vient de s’incliner à domicile contre Lyon et reste sur 4 revers sur ses 5 dernières sorties, se rend à Louis II pour y affronter un autre promu mal classé : l’AS Monaco.
Les parisiens vont rapidement ouvrir le score sur une tête de Gérard Hallet mais ne parviendront pas à conserver leur avantage, repris à la demi-heure de jeu. Pire, Dalger donnera une avance définitive aux siens à quelques minutes du coup de sifflet final…
Cette victoire monégasque leur permettra de revenir à hauteur du PSG au classement, mais pas de se maintenir en fin de sa

journée 17 -  28/11/71  PSG-AJACCIO  1/1
– 6 216 spectateurs. Buts : Jean-Louis Léonetti, 28′ ; Serra, 46′.
L’Équipe du PSG : Camille Choquier – Jean Djorkaeff, Daniel Solas, Roland Mitoraj, Jean-Paul Rostagni – Jean-Louis Léonetti, Claude Arribas (Bernard Béreau, 42′) – Jantzen Derrick, Michel Prost, Bernard Guignedoux, Gérard Hallet. Entraîneur : Pierre Phélipon.

journée 18 -  12/12/71  MARSEILLE-PSG  4/2
– 18 798 spectateurs. Buts : Bosquier, 13′, Skoblar, 18′, Michel Prost, 44′ ; Couécou, 50′, Michel Prost, 73′, Skoblar, 83′.
L’Équipe du PSG : Guy Delhumeau – Jean Djorkaeff, Daniel Solas, Roland Mitoraj, Jean-Paul Rostagni – Jean-Louis Léonetti, Claude Arribas (Bernard Béreau, 76′) – Jean-Claude Bras, Michel Prost, Bernard Guignedoux, Gérard Hallet. Entraîneur : Pierre Phélipon.
Compte-rendu  :
Difficile déplacement pour le PSG face au champion d’Automne, leader du championnat avec six points d’avance. 19.000 spectateurs assistent à la rencontre, Paris retrouve avec soulagement son gardien de but Delhumeau, ainsi que ses blessés Solas et Bras. Le début de rencontre est catastrophique pour Paris : Bosquier ouvre le score (18) puis le Yougoslave Skoblar double la mise de la tête (19). Le PSG s’enhardit par la suite et réduit logiquement le score juste avant la pause : Prost détourne dans les filets un centre tendu de Djorkaeff et redonne espoir aux Parisiens. (44). Au retour des vestiaires, Couécou marque un troisième but pour l’OM (50). Le PSG ne baisse pas les bras : sur un centre de Bras, Prost libre de tout marquage marque pour Paris (73). Pendant dix minutes, les Parisiens veulent égaliser mais Skoblar met un terme aux espoirs du PSG en reprenant un centre de Gress (83). Phelipon analyse calmement la rencontre : « Nous ne sommes pas assez sereins en défense et on prend des buts stupides. Marquer deux fois à Marseille, c’est bien, mais encaisser quatre buts, c’est inadmissible ! »

journée 19 -  19/12/71  PSG-RENNES 1/1
– 15 590 spectateurs. Buts : Gérard Hallet, 25′ ; Lenoir, 60′.
L’Équipe du PSG : Guy Delhumeau – Jean Djorkaeff, Daniel Solas, Roland Mitoraj, Jean-Paul Rostagni – Jean-Louis Léonetti, Claude Arribas – Jean-Claude Bras, Michel Prost, Bernard Guignedoux, Gérard Hallet (Jean-Louis Brost, 85′). Entraîneur : Pierre Phélipon.
Il ne vous aura pas échappé que les joueurs parisiens, bien qu’évoluant à domicile, utilisèrent ce jour là leur second maillot, bleu, en lieu et place de l’habituel maillot rouge uni. La raison en est simple, la règle en matière de conflit entre les couleurs des deux équipes était alors l’inverse de celle qui prévaut aujourd’hui: c’est l’équipe qui recevait qui cédait à son hôte le privilège d’utiliser son maillot principal. Les rennais évoluant également en rouge, les parisiens se sont donc rabattu sur leur maillot de rechange.

journée 20 – 09/01/72 BORDEAUX-PSG 2/0
– 5 425 spectateurs. Buts : Ruiter, 50′, Cl.Petyt, 68′.
L’Équipe du PSG : Guy Delhumeau – Jean Djorkaeff, Daniel Solas, Roland Mitoraj, Jean-Paul Rostagni – Jean-Louis Léonetti, Joёl Camargo (Claude Arribas, 60′) – Jean-Claude Bras, Michel Prost, Bernard Guignedoux, Gérard Hallet. Entraîneur : Pierre Phélipon.

journée 21 – 16/01/72  PSG-NANCY 1/4
– 9 911 spectateurs. Buts : Jean-Claude Bras, 17′, Kuzowski, 29′, Castronovo, 44′ ; Kuzowski, 56′, Kuzowski, 70′.
L’Équipe du PSG : Guy Delhumeau – Jean Djorkaeff, Jean-Paul Rostagni, Roland Mitoraj, Claude Arribas – Jean-Louis Léonetti, Joёl Camargo – Jean-Claude Bras, Michel Prost, Bernard Guignedoux, Gérard Hallet. Entraîneur : Pierre Phélipon.
Compte-rendu :
Le Paris-SG, 16ème et restant sur 6 matchs sans victoire, poursuit son difficile apprentissage de l’élite avec la réception de l’AS Nancy-Lorraine, à peine mieux classée.
Dominés d’entrée de match, les locaux vont cependant ouvrir le score par Jean-Claude Bras, mais ne seront pas en mesure de conserver cet avantage. Ils rejoindront les vestiaires menés 2-1 et un doublé Kusowski, déjà buteur, donnera à cette défaite des airs de déroute…
Réactions :
Jean Djorkaeff : « Lorsqu’on commence à douter, à avoir peur de faire mal, on n’ose plus rien tenter. On est de plus paralysés, avant le match nous avions six matches sans victoire et c’est difficile d’avoir le moral ».
Pierre Phélipon, entraîneur : « Mes joueurs ont perdu confiance en eux-mêmes, ils doutent et c’est grave. Ils ont peur de faire mal. Ils font mal. C’est un enchaînement irrémédiable. De plus, ils redoutent la pression du Parc des Princes pour la saison prochaine ».

journée 22 – 30/01/72  LILLE-PSG  1/3
– 11 320 spectateurs. Buts : Copé, 3′, Jean-Claude Bras, 33′ ; Jean-Louis Léonetti, 55′, Jean-Claude Bras, 85′.
L’Équipe du PSG : Camille Choquier – Jean Djorkaeff, Daniel Solas, Jean-Pierre Destrumelle, Jean-Paul Rostagni – Jean-Louis Léonetti, Claude Arribas – Jean-Claude Bras, Michel Prost, Bernard Guignedoux, Gérard Hallet. Entraîneur : Pierre Phélipon.

23 – 05/02/72 PSG-NANTES  2/3
– 12 301 spectateurs. Buts : Jean-Louis Léonetti, 14′, Claude Arribas, 36′, Maas, 39′ ; A.Marcos, 53′, A.Marcos, 65′.
L’Équipe du PSG : Camille Choquier – Jean Djorkaeff, Daniel Solas, Jean-Pierre Destrumelle, Jean-Paul Rostagni – Jean-Louis Léonetti, Claude Arribas (Jean-Louis Brost, 80′) – Jean-Claude Bras, Michel Prost, Bernard Guignedoux, Gérard Hallet. Entraîneur : Pierre Phélipon.
compte-rendu :
L’entraîneur parisien reconduit pour ce match les onze joueurs alignés à Lille. Et ceux-ci vont poursuivre sur leur lancée victorieuse, dominant une 1ère mi-temps qui sera ponctuée de deux buts des locaux, un tir lointain de Léonetti et un face-à-face remporté par Arribas sur Bertrand-Demanes. Malheureusement, les parisiens ne pourront empêcher Masse de réduire le score avant le retour aux vestiaires.
Le tournant du match aura sans doute lieu juste à la reprise, avec un raté de Bras auquel succédera l’égalisation nantaise de Marcos. Le même Angel Marcos fera même basculer le match à l’avantage des visiteurs à la 65ème…
Réactions :
Pierre Phélipon, entraîneur du PSG : « Ce genre de défaite fait partie de celles que nous ne digérons que difficilement, car elles sont plus le fruit de nos faiblesses que de la valeur de l’adversaire, quoique en l’occurrence Nantes ne soit pas le dernier venu ».

journée 24 -  12/02/72  NICE-PSG 1/1
– 7 899 spectateurs. Buts : Jean-Claude Bras, 50′, H.Révelli, 78′.
L’Équipe du PSG : Camille Choquier – Jean Djorkaeff, Jean-Pierre Destrumelle, Roland Mitoraj, Jean-Paul Rostagni – Jean-Louis Léonetti, Claude Arribas – Jean-Claude Bras, Michel Prost, Bernard Guignedoux, Gérard Hallet. Entraîneur : Pierre Phélipon.

25 – 27/02/72 PSG-ST ETIENNE  1/3
– 10 874 spectateurs. Buts : P.Révelli, 38′, Gérard Hallet, 39′ ; P.Révelli, 68′, Parizon, 72′.
L’Équipe du PSG : Camille Choquier – Jean Djorkaeff, Daniel Solas, Jean-Pierre Destrumelle, Roland Mitoraj (Sylvain Léandri, 46′) – Jean-Louis Léonetti, Claude Arribas – Jean-Claude Bras, Michel Prost, Bernard Guignedoux, Gérard Hallet. Entraîneur : Pierre Phélipon.
Compte-rendu (France Football) :
REVELLI ET PARIZON DROIT AU BUT
SAINT-OUEN. — Ce match s’annonçait intéressant a plus d’un titre. On se demandait comment allait réagir Saint-Etienne, après son élimination de la Coupe : un Saint-Etienne privé de Keita. On voulait savoir d’autre part qu’allait faire un Paris SG troublé et qui avait absolumeni besoin d’une victoire.
Cette rencontre laissa les spectateurs sur leur faim ; ce qui n’est pas autrement surprenant. Les Stéphanois sont dans une position « charnière » entre leur passé et leur avenir. Cette équipe n’est plus irrésistible, mais elle est tout de même au-delà des promesses. Paris SG est en pleine crise de croissance : l’âge ingrat de l’adolencence, l’âge des doutes où rien encore n’est affirmé.
Que Saint-Etienne soit parvenu, en bonne logique, à l’emporter, n’étonne pas. La formation de Batteux possède un fond de jeu, des automatismes — comme on dit — que ne possède pas sa rivale. On s’en est aperçu en seconde mi-temps, quand les Parisiens après avoir fait illusion avant le repos, baissèrent de pied, errèrent comme des fugitifs sur le terrain, pourchassant une balle qui voyageait sans coup férir, d’un Stéphanois à l’autre. Pauvre équipe parisienne, qui paraissait manquer autant d’âme que de moyens techniques.
On peut également se demander pourquoi celle équipe, qui reste très prudente en toutes circonstances (Prost fut une fois de plus bien isolé), qui pratique un marquage très strict, encaisse tant de buts. II y a là connue une anomalie. On en eut un exemple dimanche sur le premier but obtenu par Saint-Etienne : sur un rentre de Parizon, Patrick Revelli put reprendre la balle de la tête sans être autrement gêné, comme s’il était à l’entrainement. Sans doute Choquier aurait pû sortir plus vite, mais il était en droit d’espérer l’intervention de l’un de ses coéquipiers.
Les deux autres buts de Saint-Etienne furent tout à fait différents. Choquier réussit une belle parade sur le tir lointain mais tendu de Sanlaville. Le malheur voulut que ReveIli se trouvât à point nommé pour reprendre victorieusement le ballon repoussé par le gardien de Paris S.G.
Quant au troisième, il prêtera longtemps à discussion. Parizon se trouvait-il en position de hors-jeu quand il s’élança sur la longue passe de Larqué? La question restera sans réponse. Le démarrage foudroyant de l’ailier stéphanois, qui avait retrouvé dimanche une bonne partie de sa verve, permet de penser qu’il ne l’était pas ; même si la vision d’optique jouait contre lui. Mais rien n’est sûr, ni dans un sens ni dans l’autre.
Toujours est-il que le troisième « pion » coupa les jambes et broya le coeur des Parisiens. Pourtant, ces derniers, après la première réussite du cadet des Revelli, avaient su parfaitement réagir, en égalisant par un tir en force sons la barre, de Hallet. A ce moment, dix minutes avant Ia fin de ta première mi-temps, tous les espoirs leur étaient permis : on connait la suite.
Pour Saint-Etienne, l’élimination de la Coupe n’aura vraiment été qu’un accident, comme le laissait entendre Larqué. Les hommes de Batteux à Saint-Ouen ont obtenu leur troisième victoire consécutive en championnat. Cette place d’honneur qu’ils convoitent parait aujourd’hui à leur portée. Nous verrons donc l’an prochain, selon toute probabilité, un Saint-tienne européen, mêm s’il ne s’agit que de la Coupe de I’UEFA.
Les Parisiens, hélas ! n’en sont pas là. Pour eux, un seul impératif : le maintien. Nais reconnaissons que pour atteindre ce but, ils devront connaître cette réussite qui leur a terriblement fait défaut, devant leurs heureux vainqueurs.

journée 26 – 05/03/72  BASTIA-PSG  1/0
– 3 069 spectateurs. But : Dogliani, 1′.
L’Équipe du PSG : Guy Delhumeau – Jean Djorkaeff, Daniel Solas, Roland Mitoraj, Jean-Paul Rostagni – Jean-Louis Léonetti, Claude Arribas – Jean-Claude Bras, Michel Prost, Bernard Guignedoux, Gérard Hallet. Entraîneur : Pierre Phélipon.
Compte-rendu (France-Football) :
EN QUARANTE SECONDES
Malgré une certaine motivation de Paris-S.-G., qui a grandement besoin de points pour quitter les eaux troubles du bas du tableau, on escomptait à Bastia un succès bien plus facile que celui qui fut obtenu.
On sait que, chez eux, les Bestiais sont difficiles à manœuvrer et que dans bien cas ils peuvent mettre à la raison les meilleures formations. Demandez plutôt à l’OM, Saint-Etienne ou à Nîmes.
Aussi lorsque Dogliani, sur un excellent travail de Giordani à l’aile gauche, marque dès la 40ème seconde, on pensa que, pas plus que les autres équipes , Paris-S.-G. ne pourrait gagner à Furiani.
Hélas on dut bien vite comprendre que ce but-là n’allait guère avoir de suite. Lee joueurs locaux allaient se mettre à faire des passes à l’adversaire avec une régularité étonnante et on allait chercher vainement l’attaque durant tout le match, mis à part un éclair ou deux de Félix et de Giordani.
De leur côte, les Parisiens essayaient de s’organiser au milieu du terrain et y parvenaient quelquefois, mais cela ne suffisait pas pour marquer des buts. La zone de verité est bien à l’entrée des seize mètres et là, on ne peut pas dire que les visiteurs aient réussi des actions vraiment prépondérantes.
Seule une reprise à bout portant de Bras pouvait espérer un meilleur sort. Mais le ballon alla à côté. Combien ils furent heureux de remporter grâce à ce but surprise d’entrée de Dogliani qui aura été le meilleur acteur de ce match.
Chez les visiteurs, Léonetti mérite aussi une mention, mais ses passes ne furent pas toujours bien utilisées.
Toute compte fait, Bastia l’a emporté et les deux nouveaux points qui tombent dans son escarcelle lui permettent de naviguer dans les eaux calmes du milieu du tableau.

journée 27  – 18/03/72 PSG-NIMES  1/1
– 11 097 spectateurs. Buts : Vergnes, 29′ ; Bernard Guignedoux, 80′.
L’Équipe du PSG : Guy Delhumeau – Jean Djorkaeff, Daniel Solas, Roland Mitoraj, Jean-Paul Rostagni – Sylvain Léandri, Jean-Louis Léonetti – Jean-Claude Bras (Claude Arribas, 36′), Michel Prost, Bernard Guignedoux, Jacques Rémond. Entraîneur : Pierre Phélipon.
Compte-rendu :
Pour le compte de la 27ème journée, c’est le Nîmes Olympique, 2ème au classement, qui rend visite à un Paris-SG qui reste sur deux revers consécutifs…
Or, ce sont bien les parisiens qui vont être les premiers dangereux, le portier nîmois étant suppléé à deux reprises par ses montants, aux 1ère et 11ème minutes. Mais ce sont bien les visiteurs qui, contre le cours du jeu, vont ouvrir le score au 1/4 de jeu. La seconde mi-temps commencera comme la première, avec une franche domination des locaux que Monsieur Wurtz privera d’un penalty qui semblait évident. L’égalisation de Guignedoux en fin de match ne sera que justice aux vues du déroulement du match, avant que l’arbitre, visiblement dans un mauvais jour, n’oublie un autre penalty, cette fois pour les Nîmois…
Réactions :
Pierre Phélipon (entraîneur du PSG) : « Je rends hommage à l’ensemble de la formation qui sur le vu du match a joué en équipe désireuse de récolter les points nécessaires à son maintien. Il n’y a pas de secret, seul cet état d’esprit doit nous habiter si nous voulons mener à bien cette saison de transition ».

journée 28  – 26/03/72 RED STAR-PSG 0/0
Composition de l’équipe : Guy Delhumeau, Jean Djorkaeff, Daniel Solas, Roland Mitoraj, Jean-Paul Rostagni, Jean-Louis Leonetti, Sylvain Leandri, Jacques Rémond, Michel Prost, Bernard Guignedoux, Claude Arribas.
Capitaine : Jean Djorkaeff
Entraîneur : Pierre Phelipon
Le PSG, privé de deux attaquants (Bras et Hallet) souhaite assurer le point du match nul à l’occasion de ce derby. Ce match à enjeu (le Red Star est quinzième, le PSG seizième !) est trop crispé, sous un temps pluvieux et maussade. La qualité du spectacle déçoit les 10.278 spectateurs présents à Saint-Ouen. Pendant trente minutes, le PSG domine légèrement mais les occasions de but sont rares. La plus belle occasion survient juste après la pause : sur une transversale de Prost, Arribas frappe mais son tir échoue sur le poteau droit (46). Tout au long de la rencontre, les défenseurs prennent le dessus sur les attaquants et la rencontre s’achève sur un décevant match nul sans but.

journée 29  – 29/03/72 PSG-ANGOULEME  3/0
– 4 507 spectateurs. Buts : Claude Arribas, 27′ ; Bernard Guignedoux, 75′, Jacques Rémond, 83′.
L’Équipe du PSG : Guy Delhumeau – Jean Djorkaeff, Daniel Solas, Roland Mitoraj, Jean-Paul Rostagni – Sylvain Léandri, Jean-Louis Léonetti (Jean-Louis Brost, 50′) – Claude Arribas, Michel Prost, Bernard Guignedoux, Jacques Rémond. Entraîneur : Pierre Phélipon.
Expulsion : Samuel, 62′
Compte-rendu :
Pour cette 29ème journée, les parisiens, qui flirtent toujours dangereusement avec la zone rouge, ont l’accession de se donner un peu d’air en accueillant la lanterne rouge angoumoisine.
Ce sont les parisiens qui vont dominer le début de match, sans pour autant parvenir à concrétiser. Ce sera finalement fait juste avant le demi-heure de jeu, Claude Arribas reprenant un ballon renvoyé par le portier de l’AS Angoulême. Les rares velléités des visiteurs seront contrariées par l’expulsion de Samuel, à l’heure de jeu. Et les parisiens inscriront finalement deux buts supplémentaires par Bernard Guignedoux etJacques Rémond.
Réactions :
Pierre Phélipon (entraîneur) : « Ce match, on devait s’y attendre, a été très dur et violent. J’ai deux nouveaux blessés, Arribas et Léonetti ».
Henri Patrelle (président) : « Tous les joueurs se sont battus sans faiblir, face à une équipe qui jouait sa saison sur ce match. Une victoire pareille doit libérer l’équipe ».

journée 30 – 01/04/72 REIMS-PSG  3/3
– 6 389 spectateurs. Buts : Michel Prost, 18′, Jacques Rémond, 22′, Onnis, 23′, Onnis, 29′, Onnis, 33′ ; Bernard Guignedoux, 73′.
L’Équipe du PSG : Guy Delhumeau – Jean Djorkaeff, Daniel Solas, Roland Mitoraj, Jean-Paul Rostagni – Sylvain Léandri, Bernard Guignedoux – Jean-Louis Brost, Michel Prost, Jacques Rémond, Gérard Hallet (Daniel Guicci, 69′). Entraîneur : Pierre Phélipon.

journée 31 – 12/04/72 PSG-METZ   3/1
– 6 722 spectateurs. Buts : Michel Prost, 11′, Michel Prost, 12′, Combin, 19′, Jacques Rémond, 43′.
L’Équipe du PSG : Guy Delhumeau – Jean Djorkaeff, Daniel Guicci (Jean-Louis Brost, 80′), Roland Mitoraj, Jean-Paul Rostagni – Claude Arribas, Sylvain Léandri – Jacques Rémond, Michel Prost, Bernard Guignedoux, Gérard Hallet. Entraîneur : Pierre Phélipon.
Expulsions : Jean-Paul Rostagni et Natouri, 47′.
Compte-rendu :
Match de seconde partie de tableau à Saint-Ouen ou le PSG accueille les lorrains du FC Metz.
C’est en deux minutes que Michel Prost va offrir au Paris-SG une avance qui s’avérera définitive. Si Combin réduira l’écart une dizaine de minutes plus tard d’un joli coup franc, le double-buteur parisien se muera en passeur pour servir Jacques Rémond juste avant la pause. 3-1 à la pause, ce sera également le score final, la second mi-temps n’offrant aux spectateurs que deux expulsions et une belle occasion de Brost en fin de match.

journée 32 – 22/04/72 SOCHAUX-PSG  0/2
– 6 727 spectateurs. Buts : Gérard Hallet, 63′, Jean Djorkaeff, 73′.
L’Équipe du PSG : Guy Delhumeau – Jean Djorkaeff, Jean-Louis Léonetti, Roland Mitoraj, Sylvain Léandri – Claude Arribas, Bernard Guignedoux – Jean-Claude Bras, Michel Prost, Jacques Rémond, Gérard Hallet. Entraîneur : Pierre Phélipon.

journée 33 – 28/04/72 LYON-PSG  3/1
– 9 529 spectateurs. Buts : B.Lacombe, 14′, Di Nallo, 15′, Gérard Hallet, 40′ ; B.Lacombe, 65′.
L’Équipe du PSG : Guy Delhumeau – Jean Djorkaeff, Jean-Louis Léonetti, Roland Mitoraj, Claude Arribas – Sylvain Léandri, Bernard Guignedoux – Jean-Claude Bras, Michel Prost, Jacques Rémond, Gérard Hallet. Entraîneur : Pierre Phélipon.
compte-rendu (France-Football) :
Il semble en vérité se confirmer que les victoires remportées sur Sochaux sont décidément sans… lendemains qui chantent. En effet lorsque le 19 mars dernier l’équipe de Reims s’alignait contre l’Olympique, elle venait de tailler les Francs-Comtois en pièces (3-0) et de les éliminer de la Coupe de France. Or, au stade de Gerland, les Champenois, qui étaient encore entrainés par Fruchart, ne faisaient pas le poids et furent complètement submergés : 5-0.
Le fait se reproduisit assez curieusement pour Paris-S.-G. qui avant d’affronter le Team rhodanien, s’était couvert de gloire en triomphant de Sochaux (2-0), et cela au stade Bonal même.
En réalité à Lyon le onze parisien fut loin de justifier tout le bien qu’on avait dit de lui après son déplacement à Sochaux. Toujours est-il qu’il parut asphyxié par la cadence infernale que les hommes de Mignot surent imprimer à la partie. Certes, quand son adversaire se permit quelques périodes de relâchement après des flambées étincelantes il manoeuvrait au centre du terrain avec une certaine autorité mais dès que les Rémond, Prost et Bras arrivèrent à proximité du but de Chauveau, ils furent rapidement et facilement dépossédés du ballon.
« Une seule fois en 90 minutes, fit justement remarquer Aimé Mignot, Paris-S.-G. réussit à cadrer un tir. Ce fut celui qu’après 40 minutes, Hallet de 25 mètres décocha et qui surprit Chativeau, acculé en quelque sorte au chômage. »
Ce simple exemple situe, bien sûr, la stérilité des attaquants parisiens. la faiblesse de leurs shots et leur manque total de puissance d’infiltration.
M. Pibarot traduisit sans doute l’impression générale, quand il concluait qu’un score de 5-1 eût plus fidèlement reflété la physionomie d’ensemble des opérations. D’ailleurs les Parisiens ne contestèrent nullement la supériorité technique, tactique et physique de leurs rivaux ni ne cherchèrent aucune excuse à leur défaite. Leur président, M. Patrelle, reconnut: « Il est une fois de plus prouvé que les petits gabarits ne nous conviennent pas », alors que l’ex-Lyonnais, Djorkaeff, toujours aussi juste et mesuré dans ses propos, rendit hommage au style collectif de l’ensemble lyonnais. De son côté, le Stéphanois Aimé Jacquet, venu en voisin, ne cacha pas son étonnement et son… admiration devant la sûreté technique des joueurs de l’Olympique et plus particulièrement devant la soudaineté des infiltrations meurtrières de Chiesa, de Lacombe et de Di Nallo, auxquels peu de défenseurs français eussent vraisemblablement résisté vendredi soir.
Précisons qu’après quinze minutes de jeu la cause des visiteurs était entendue et… perdue. Aux 14e et 15e minutes ils concédèrent deux buts dont le premier acquis par Bernard Lacombe fut un chef-d’oeuvre du genre. Le second fut obtenu par Di Nallo après un double et spectaculaire travail préparatoire de Chiesa au milieu du terrain, et de Lacombe à l’aile droite.
Le troisième et dernier but des Rhodaniens, inscrit à 25 minutes du coup de sifflet final, fut encore marqué par Lacombe après que Di Nallo, Ravier et Baeza eurent raté une demi-douzaine de très bonnes occasions.
C’est assez dire qu’au terme d’une première mi-temps fort honnête, les Parisiens n’étaient jamais en mesure d’imposer leur rythme et d’inquiéter les Lyonnais. Parmi ceux-ci, Di Nallo. Ghiesa et Lacombe furent, malgré un manque de réussite evident, transcendants, mais à ce succès il importe d’associer Baeza, Trivic, R. Domenech, au perçant offensif très accusé, Mihailovic et L’homme en forme grandement améliorée. Quant aux vaincus, ils ont joué à leur rythme qui, contrairement à celui des Lyonnais, fut lent, décomposé et inefficace. S’ils sont néanmoins parvenus à éviter le désastre, ils le durent à leur gardien Delhumeau, à Leonetti, à Guignedoux et à Hallet, seul attaquant digne de ce nom. En revanche, Rémond, Bras et Prost — en dépit de ses fréquentes permutations avec ses ailiers n’inquiétèrent jamais Chauveau.
Pourtant, dans leur morosité les représentants de la capitale promirent à leur président que dès demain ils feront payer par Monaco les pots cassés par Lyon.

journée 34 – 03/05/72 PSG-MONACO 0/0
L’Équipe du PSG : Guy Delhumeau – Jean Djorkaeff, Daniel Guicci, Roland Mitoraj, Claude Arribas – Sylvain Léandri, Jean-Louis Léonetti – Jacques Rémond, Michel Prost, Bernard Guignedoux, Gérard Hallet. Entraîneur : Pierre Phélipon.
Compte-rendu (France Football) :
P.-S.-G. MALADROIT
C’est une rencontre que le Paris-S. G. aurait pu remporter une bonne quinzaine de fois et que, finalement en deux ou trois occasions, il fallit perdre bêtement.
On ne s’attendait évidemment pas avec ce match de mal classés à une opposition en sommet ni à une rencontre aussi insipide d’ailleurs. Les Parisiens qui viennent d’effectuer une jolie remontée et pratiquement de sauver leur peau en Division I, semblèrent l’aborder de façon assez décontractée, ce qui faililt leur coûter cher. Ils rectifièrent d’ailleurs très vite le tir et cela nous valut un P.-S.-G. mieux dans sa propre tradition de courage et de volonté mais, malheureusement pour lui, assez maladroit.
La deuxième période sur tous les plans fut bien supérieure à la première, les Monégasques ayant senti qu’ils avaient leur chance. C’est ainsi, que Floch se créa plusieurs occasions qui, toujours échouèrent d’extrême justesse. Du côté des Parisiens Guignedoux accomplissait une excellente performance et tentait à la fois d’organiser et de finir. Il échoua dons son entreprise, la défense monégasque courageuse et bien articulée autour de l’impeccable Guesdon se tirant toujours d’affaire.
En fin de match, le petit attaquant de Monaco, Dalger jusque là très dangereux percute Delhumeau. Victime d’une entorse du genou avec arrachement des ligaments, il restera indisponible toute la fin de saison.

journée 35 – 06/05/72  AJACCIO-PSG  3/0
– 1 630 spectateurs. Buts : M’Pelé, 12′, Dortomb, 23′, M’Pelé, 29′.
L’Équipe du PSG : Guy Delhumeau – Jean Djorkaeff, Roland Mitoraj, Jean-Paul Rostagni (Daniel Guicci, 65′), Claude Arribas – Jean-Louis Léonetti, Sylvain Léandri – Jacques Rémond, Michel Prost, Bernard Guignedoux, Gérard Hallet. Entraîneur : Pierre Phélipon.
Compte-rendu (Jean Colombani, France Football) :
LEROY ET M’PELE DEUX POINTS « EN OR »
AJACCIO. — Depuis quelque temps les Ajacciens vont de mieux en mieux il se sont en effet en partie retrouvés devant leur public. Aussi les Insulaires eurent le mérite de prendre le match en main rapidement et de le mener ensuite tambour battant de telle sorte qu’ils dominèrent bien souvent en ce début de partie.
L’équipe ajaccienne a sans doute joué devant Paris-S.-G. un de ses meilleurs matches de la saison. Elle a d’autant plus de mérite d’avoir remporté une nette victoire que son adversaire fut loin d’être mauvais, car dans l’art de faire circuler la balle, les rapides et ardents joueurs parisiens ne furent pas moins habiles que leurs rivaux et si leurs attaques échouèrent, c’est que les défenseurs ajacciens commirent vraiment un minimum d’erreurs.
Après une demi-heure de jeu, les 2.000 spectateurs applaudissaient à tout rompre le troisième but ajaccien marqué par M’Pelé. Voilà un spectacle que l’on n’avait pas vu depuis la 27 février où Ajaccio avait battu Angoulême par le, même score (3-0). En effet, il est vrai que les Ajacciens venaient de remporter une rencontre particulièrement importante contre les excellents Parisiens après un duel ardent où l’engagement physique avait été total mais toujours dans les limites permises.
Les Ajacciens ont gagné ce match parce qu’ils avaient le ferme désir d’obtenir les deux points à seule fin de pouvoir distancer les Parisiens et d’occuper ainsi la 14e place au classement ; ils manifestèrent beaucoup plus de mobilité dans leurs mouvements que leurs adversaires au cours de la première mi-temps.
En revenant sur le terrain, les Parisiens se montrèrent plus entreprenants, Leandri et Djorkaeff notamment, se portant le plus souvent au-delà de la zone médiane pour soutenir Guignedoux et Prost, aussi Escale fut-il alerté trois ou quatre fois dangereusement.
Il est certain que les Ajacciens, sûrs d’eux, en abordant la seconde période, levèrent le pied pour souffler après la merveilleuse débauche d’efforts de la première mi-temps, mais surent retrouver la cadence par la suite.
Si les avants ajacciens avaient pu maintenir en seconde mi – temps le rythme qu’il avaient imposé au jeu jusqu’au repos, il est probable que la classe de Djorkaeff et le bon comportement de l’équipe parisienne n’aurait pu éviter un score plus lourd. Mais était-il possible de ne pas baisser de régime après ces quarante-cinq minutes magnifiques. Après tout, la victoire s’annonçait bien au milieu du match et le public, qui manifesta quelque déception en seconde mi-temps quand l’action ralentit, aurait pu se satisfaire de cette promesse.
Le score final est net si les trois buts furent d’une clarté parfaite, tranchants comme des estocades sans que la moindre parcelle de chance ait joué un rôle. Le premier abouttissant après une belle montée de Leroy qui, d’un centre impeccable, passa la balle à M’Pelé qui ne laissa aucune chance à Delhumeau, c’était la 11′ minute. Un nouveau centre de Leroy, vraiment en verve, allait permettre à Dortomb d’inscrire le second but ajaccien après que le gardien parisien eut lâché la balle et, enfin, le troisième allait être l’œuvre de M’Pelé qui, d’une superbe tête, allait tromper ce pauvre Delhumeau.
Par cette victoire parfaitement justifiée, aux dépens d’un adversaire qui ne démérita pourtant pas, Ajaccio a donc devancé Paris-S.-G. et, du même coup, amélioré son goal-average qui est infiniment meilleur que celui de ses poursuivants. Après cette journée, le réveil de Monaco et de Lille va donner cours, dans les prochains matches, à une lutte sévère entre tous les clubs mal classés.

journée 36 – 17/05/72 PSG-MARSEILLE  1/2
– 14 140 spectateurs. Buts : Kula, 2′, Novi, 23′ ; Jean-Claude Bras, 60′.
L’Équipe du PSG : Guy Delhumeau – Jean Djorkaeff, Roland Mitoraj, Claude Arribas, Jean-Paul Rostagni – Jean-Louis Léonetti, Sylvain Léandri – Jean-Claude Bras, Michel Prost, Bernard Guignedoux, Gérard Hallet (Jacques Rémond, 75′). Entraîneur : Pierre Phélipon.

journée 37 – 20/05/72 RENNES-PSG  1/1
– 7 935 spectateurs. Buts : Jacques Rémond, 49′, Guermeur, 58′.
L’Équipe du PSG : Guy Delhumeau – Jean Djorkaeff, Roland Mitoraj, Claude Arribas, Jean-Paul Rostagni – Jean-Louis Léonetti, Sylvain Léandri – Jean-Claude Bras, Michel Prost, Bernard Guignedoux, Daniel Horlaville (puis Jacques Rémond). Entraîneur : Pierre Phélipon.
Compte-rendu (France-Football) :
AUBOUR N’OUBLIERA PAS M. PEAUGER…
Pour le match des adieux, tous les Stadistes avaient promis d’offrir une victoire à Marcel Aubour. La promesse était audacieuse, si l’on considère que Rennes n’a pas gagné à domicile depuis trois mois alors que l’équipe s’est offert le luxe d’aller obtenir le partage des points à Nice, puis de gagner à Reims et à Metz lors de ses trois dernières rencontres à l’extérieur.
Les Rennais n’ont qu’à moitié tenu parole puisque Guermeur a permis à sa formation de rejoindre Paris-Saint-Germain à la marque.
En l’occurrence, le petit ailier finistérien fit une extraordinaire reprise de volée sur un centre de Betta. Les Sangermanois avaient ouvert le score par l’opportuniste Jacky Rémond. Celui-ci avait bien involontairement empêché quelques secondes auparavant son partenaire Léonetti de marquer en tombant devant lui au moment où il allait tirer à quelques mètres des buts. Il s’était donc vengé de belle manière en reprenant victorieusement un centre de son capitaine Djorkaeff.
On pense toutefois que les Bretons auraient tenu parole si M. Peauger ne s’était pas mêlé de façon malheureuse au débat. Certes, le rythme adopté n’était guère élevé et Rennes paraissait gêné par l’organisation de jeu de Paris-Saint-Germain dont l’ambition n’était que d’obtenir un match nul. Mais ce but de Rémond les avait émoustillés et Keruzoré, le premier, s’était rappelé sa promesse. Le rythme, dès lors, fut plus vif et la supériorité d’ensemble des Rennais se Manifesta. Hélas ! pour les Bretons, M. Peauger avait décidé de ne pas participer au cadeau de Marcel Aubour. Si on ne peut personnellement avancer de façon formelle que Arribas détourna du bras ou du visage, comme il l’affirme, un tir de Mojsov qui prenait la direction de la cage de Delhurneau battu (les spectateurs massés derrière le but réclamaient tous le penalty), par contre, on ne comprendra jamais que l’arbitre normand ait pu refuser au Yougoslave le but qu’il marqua à la 65″ minute. Car le gardien parisien n’avait pu maitriser le ballon quand Mojsov le lui subtilisa et aucune faute n’avait été commise à l’encontre du gardien parisien lorsqu’il avait relâché ce ballon devant Guermeur.
A cause de M. Peauger, ce match nul ne constitua donc qu’un demi-cadeau pour Aubour à l’occasion de sa dernière production à Rennes.

journée 38 – 27/05/72  PSG-ANGERS 0/1
– 6 131 spectateurs. But : Edwige, 84′.
L’Équipe du PSG : Guy Delhumeau – Jean Djorkaeff, Roland Mitoraj, Claude Arribas, Jean-Paul Rostagni – Sylvain Léandri, Jean-Louis Léonetti – Jean-Claude Bras, Michel Prost, Jacques Rémond (Bernard Guignedoux, 77′), Gérard Hallet. Entraîneur : Pierre Phélipon.
Compte-rendu :
La scission actée, le Paris Saint-Germain, pourtant sauvé sportivement, dispute son dernier match dans l’élite sous cette dénomination en accueillant le SCO d’Angers à Saint-Ouen.
Fatigués et face à une équipe qui doit absolument l’emporter pour s’ouvrir les portes de la Coupe d’Europe, le PSG dispute une première mi-temps difficile et peu alerte. Les joueurs parisiens se « réveilleront » après la pause, les deux équipes frappant sur les montants. Mais c’est en toute fin de rencontre que la partie bascule avec un but des visiteurs à 6 minutes du terme. Le SCO est européen et le PSG disparait du monde professionnel en repartant en 3ème division, en lieu et place de sa réserve.


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Message par Admin le Mer 5 Aoû - 20:31

1 Olympique de Marseille 56
2 Nîmes Olympique 51
3 FC Sochaux 47
4 Angers SCO 45
5 Olympique lyonnais 45
6 AS Saint-Étienne 44
7 FC Nantes 43
8 OGC Nice 42
9 SEC Bastia 42
10 AS Nancy Lorraine 40
11 Stade rennais UC 38
12 FC Girondins de Bordeaux 35
13 AC Ajaccio 33
14 FC Metz 33
15 Stade de Reims 31
16 Paris-Saint-Germain FC 30
17 Red Star FC        30
18 Lille OSC   26
19 AS Monaco FC 26
20 AS Angoulême 23


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résumé de la saison

Message par Admin le Mer 5 Aoû - 20:36

L'Olympique de Marseille étant qualifié pour la Coupe des clubs champions européens en tant que champion, sa place en Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe va au finaliste de la Coupe de France, à savoir le SEC Bastia.

Relégués en D2 : AS Angoulême, AS Monaco et Lille OSC.
Promus en D1 : US Valenciennes-Anzin, RC Strasbourg et CS Sedan.
Suite à la scission, le Paris Saint-Germain FC repart en D3 alors que la place dans l’élite sera dévolue au Paris FC.

– 39 apparitions : Jean Djorkaeff (39 matchs titulaire/0 matchs remplaçant), Bernard Guignedoux (38/1) et Michel Prost (39/0)
– 37 apparitions : Jean-Louis Léonetti (37/0)
– 36 apparitions : Roland Mitoraj (36/0)
– 34 apparitions : Claude Arribas (31/3) et Gérard Hallet (33/1)
– 32 apparitions : Jean-Paul Rostagni (32/0)
– 31 apparitions : Guy Delhumeau (31/0)
– 28 apparitions : Jean-Claude Bras (28/0)
– 27 apparitions : Daniel Solas (27/0)
– 15 apparitions : Sylvain Léandri (14/1)
– 12 apparitions : Jean-Louis Brost (3/9) et Jacques Rémond (10/2)
– 9 apparitions : Bernard Béreau (6/3)
– 8 apparitions : Camille Choquier (8/0)
– 7 apparitions : Daniel Horlaville (7/0)
– 4 apparitions : Jean-Pierre Destrumelle (4/0) et Daniel Guicci (2/2)
– 3 apparitions : Jantzen Derrick (2/1)
– 2 apparitions : Joёl Camargo (2/0)

Les buteurs du Paris Saint-Germain (hors matchs amicaux) :

– 12 buts marqués : Jean-Claude Bras et Michel Prost
– 8 : Gérard Hallet
– 6 : Bernard Guignedoux
– 4 : Jacques Rémond
– 3 : Jean-Louis Léonetti
– 2 : Claude Arribas, Bernard Béreau et Jean Djorkaeff

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article de la presse de l'époque

Message par Admin le Mar 8 Sep - 21:22

Compte-rendu (Francis Le Goulven, Miroir du Football) :

P. SAINT-GERMAIN, LA COURSE A L’ABIME

Une victoire, la première depuis le 13 novembre suffit-elle à réhabiliter P. Saint-Germain et à faire oublier qu’une semaine auparavant son président désespéré, résumait ainsi la situation : « On a touché l’abîme. »
Que le spectre des trois dernières places hantait les nuits de l’entraineur Phelippon qui ne devait pas ses insomnies aux réflexions qu’auraient éventuellement provoqué des problèmes tactiques. Pour la simple raison que la pratique du béton contre attaque ne nécessite aucun diplôme, surtout quand le chemin conseillé pour menacer le but adverse est la ligne droite.
Que l’entraîneur en chef, Boulogne dont nous ne doutons pas qu’il « inspire » la méthode, en raison des « intérêts supérieurs » du football français et des parts de l’avenue d’Iéna dans l’affaire P.S.G., n’apparaissait plus sur le banc de touche depuis que les résultats positifs se faisaient attendre.
Il est évident que cette série ne pouvait durer, le même jour le Gazelec remportait son premier succès de la saison, ce qu’il n’avait pu obtenir sous la baguette du nouvel Herrera, Cahuzac.

GUIGNEDOUX MEILLEUR PATINEUR

Et puis, il faut dire que Lille y a mis du sien. Les Nordistes qui venaient d’obtenir deux succès en championnat dont une victoire sur Ajaccio avaient eu la chance d’ouvrir la marque dès la troisième minute, grâce à un corner marqué directement par Copé. Le match aurait été définitivement joué si Baraffe, sollicité par Dubaele, qui s’était présenté seul devant Delangre, avait ajouté un second but (21e minute). Il croisa trop son tir, et sur un stade Henri Jooris ressemblant à une patinoire, les Lillois s’obstinèrent dans un kick and rush primaire, et la recherche d’un équilibre que les coéquipiers de Djorkaeff, plus petits dans leur ensemble possédaient mieux à l’image de Solas et de Guignedoux, qui fut à l’origine des trois buts de son équipe.
La faiblesse technique de certains Lillois, plus évidente que d’habitude sur ce sol glissant a facilité le succès de P. Saint-Germain qui n’a pas imposé son jeu, mais a surtout bénéficié de l’action prépondérante de Guignedoux, le seul à se mouvoir sans difficultés ainsi que Leonetti.
Les chantres habituels du futur locataire du Parc des Princes auraient tort cependant de se gargariser en cette période de grand froid car le programme qui l’attend risque de provoquer de nouveaux pleurs et grincements de dents : Nantes, à Nice, Saint-Etienne, à Bastia, Nîmes d’ici le 19 mars.
On risque de ne plus entendre parler de réduction du nombre des clubs mais d’une possible augmentation. Bien que la faiblesse d’Angoulême, Monaco, Lille autorise quelques espérances, de voir le Parc des Princes, qui a coûté si cher aux contribuables parisiens ne pas provoquer un maquignonnage supplémentaire. Il y a eu le précédent de Reims réintégré dans l’élite en raison de son passé, le repêchage de Valenciennes, celui d’Ajaccio après le refus de Rouen de rester en Première division. Les précédents ne manquent pas, mais l’on doit écarter les projets d’une éventuelle fusion avec Valenciennes, dont il a été question à Reims au soir de l’élimination en Coupe de France. Comment pourrait-on accepter une opération qui fut refusée à Sedan et au Racing Club de Paris ?

CHAMPION DE FRANCE DES SUBVENTIONS

Outre la gestion du Parc des Princes, dont la rentabilité n’est pas pour demain, et qui sollicitera à nouveau les portefeuilles des contribuables parisiens, le renouvellement de la subvention de la Ville de Paris est fonction du maintien parmi les « grands » du futur Paris Football Club, sigle au sujet duquel on ne sait plus rien, mais qui faisait partie des exigences du Conseil Municipal et de M. Marbœuf, en particulier, qui est à la fois président de la Commission des Sports de la ville de Paris et membre du comité directeur du P. Saint-Germain.
Ainsi, on comprend mieux les astuces utilisées pour accorder des subventions au club supporté par la Fédération. 160 millions anciens au total, en trois tranches de 50, 30 et 80 ainsi que l’a précisé récemment M. Sibaud un conseiller municipal qui n’apprécie guère qu’on entretienne une équipe professionnelle au détriment des petits clubs. Quand on aura ajouté 40 millions anciens alloués par la municipalité de Saint-Germain on constatera que si les performances étaient au niveau des subventions, il ne faudrait pas chercher ailleurs le champion de France. Certes, les supporters, du moins les survivants en profitent. Ils pouvaient se rendre à Lille pour 20 F, transport et entrée du stade compris. On finira bien par y ajouter un repas froid pour le dernier carré.
Car à l’image des joueurs transformés en coureurs à pied, qui manquèrent de souffle après un départ en trombe, les supporters qui apprécient la victoire et ses dythirambes mais sont souvent dans l’incapacité, par méconnaissance du sujet d’analyser non seulement les raisons des échecs mais aussi l’absence d’inspiration, de création ont délaissé les tribunes dans l’attente de jours meilleurs. S’ils ne se produisaient pas, on ne verrait aucun de ces gigantesques embouteillages qui pourraient exister aux alentours de l’arène que toute l’Europe nous envie, sauf quand on lui annonce les prix.

LA CAROTTE DE LA VEDETTE

Car en dépit de leur bonnes dispositions, les associés recrutés par la voix des ondes et par l’insertion de bulletins d’adhésions dans de nombreux journaux ont été quelque peu « menés en bateau ».
On leur avait promis Pelé. C’était la bombe signé Crescent aujourd’hui remplacé à la présidence par M. Patrelle qui siège au conseil fédéral et est conseiller municipal de Saint-Germain. Le P.D.G. de la firme Calberson n’a pas réussi le « déménagement »» du meilleur footballeur du monde, dont la venue n’était prévue que pour le mois de mai 72. Il n’est pas trop tard bien que le « roi Pelé » dès l’annonce de cette information fantaisiste se soit empressé d’apporter le plus formel démenti. Le voyage de M. Crescent n’aura pas été inutile puisqu’avant la fin de l’année 1971, Santos lui envoyait Joel un authentique international, malheureusement insuffisamment rétabli d’un grave accident d’automobile, mais dont le jugement après son premier entraînement au Camp des Loges résuma parfaitement la situation : « Au Brésil, c’est le ballon qui court, en France c’est le joueur ! ».
Auparavant, M. Crescent qui n’hésite pas à mélanger les styles avait grâce à la compréhension des dirigeants d’Arsenal engagé un grand joueur anglais, Derrick, en provenance de Bristol où il jouait en division et qui s’avère un excellent équipier de la formation réserve de P. Saint-Germain en division III…
M. Patrelle qui s’occupa de l’équipe de France amateurs jusqu’à la création de P. Saint-Germain, puis dirigea la tournée de l’équipe de France A en Amérique du Sud, l’hiver dernier fut plus efficace dans le recrutement.
Il parvint à obtenir le passage chez les professionnels d’Horlaville, Hallet Delhumeau qui retrouvèrent ainsi Guignedoux et Prost, leurs coéquipiers de l’équipe de France amateurs. Jusqu’alors ces excellents joueurs avaient préféré leurs situations à Quevilly, Montluçon et Poitiers. Mais les arguments du P. Saint-Germain étaient sans doute irrésistibles.

LES MUSCLES CEDENT

Si c’était pour conférer au P. Saint-Germain, le style des amateurs, peut-être aurait-il fallu engager l’entraîneur de cette formation André Grillon ? Dans des conditions normales, les Angoumoisins Solas et Leonetti, l’international Rostagni étant venus compléter un effectif où figuraient Djorkaeff, Bras, autres internationaux immuables, l’intégration de ces éléments doués se serait faite rapidement et sans cette perte de confiance qui rendit Hallet méconnaissable, Horlaville se trouvant rapidement indisponible en raison d’une blessure au genou, qui le contraignit à une opération. Il vient de reprendre l’entraînement.
Les entraînements dans la forêt de Saint-Germain, un jeu à la fois physique et rigoureux ont rapidement usé les organismes. Les accus déchargés que restait-il pour éviter la dégringolade puisque le jeu ne reposait sur aucune construction collective ? Des hommes fatigués, un instant illusionnés par une troisième place conquise à la cravache, perdant rapidement toute confiance.
Il n’y avait plus de football à Paris alors des promoteurs plutôt bien placés ont brûler les étapes, croyant comme la majorité de leurs collègues (autre exemple : Nice) qu’il suffisait d’alignerer des noms pour s’imposer.
Sur le terrain. c’est une autre histoire, même si les equipes à citer en exemple ne sont pas nombreuses et l’argent, sauf dans la Bundesliga, ne sert pas pour gagner des matches.
Si leur entraîneur avaient demandé à ses joueurs de pratiquer différemment, de ne pas considérer un terrain de football comme un champ de bataille, de s’occuper plus attentivement du ballon plutôt que de matraquer comme le font certains d’entre eux (Georges Lech se souvient particulièrement du traitement dont il fut l’objet de la part d’Arribas) le Parc des Princes serait assuré d’avoir un locataire dès son inauguration.
Aujourd’hui. Paris Saint-Germain et son brain trust ont peur.
Ce seront les joueurs, en cas d’échec qui porteront la responsabilité, « en dépit des moyens et des conditions qui leur étaient offertes » dira-t-on. Si l’on peut émettre de sérieuses restrictions sur la valeur hors des frontières de certains internationaux. on peut penser qu’à l’échelon national. dans un autre système de jeu que l’ultra-défensif-béton-contre-attaque qui est de rigueur les joueurs qui composent l’effectif du P. Saint-Germain, lui permettraient de tenir un rang honorable.
Cependant, ce n’est pas par hasard si les choses se sont passées et se passent différemment. Il s’agit d’une entreprise œuvre de « réalistes », fidèles dans cette tentative de relance du football à Paris et à leurs options clairement définies qui font que l’équipe de France fait fuir le public. Il ne faut pas non plus compter sur elle pour drainer 52.000 personnes dans l’enceinte du Parc des Princes.

Note:

Visiblement, la rancœur (voire la haine ?) que certains journalistes vouent à notre club est aussi vieille que lui… En la matière, cet article du Miroir du Football, relatant pourtant notre victoire à Lille le 30 janvier 1972, est assez édifiant.

Etant né peu après le PSG, je n’ai eu conscience de son existence qu’avec nos premiers trophées nationaux, au début des années 80. Je n’ai donc découvert ses débuts qu’a posteriori et les Djorkaeff, Guignedoux ou autre Bras ont toujours eu pour moi l’image de vaillants pionniers, évoluant dans une équipe qui m’était de ce fait sympathique.

Naïvement et sans m’être jamais vraiment posé la question de l’image du PSG dans les médias ou l’opinion publique d’alors, je pensais ma vision positive partagée par tous… Il n’en était évidement rien (pourquoi d’ailleurs aurait-ce été le cas ?) et ce papier d’un certain Francis Le Goulven est déjà rempli des poncifs anti-parisiens qu’on nous sert encore aujourd’hui dans la presse :

– la crise parisienne : « Une victoire, la première depuis le 13 novembre, suffit-elle à réhabiliter P. Saint-Germain (sic) et à faire oublier qu’une semaine auparavant son président désespéré, résumait ainsi la situation : On a touché l’abîme ? » . Ou OK, vous avez gagné, mais ne vous enflammez pas, c’est quand même la crise…

– la lutte de l’argent contre les valeurs ancestrales de notre beau football (« Champion de France des subventions », « Il n’y avait plus de football à Paris, alors des promoteurs plutôt bien placés ont voulu brûler les étapes, croyant comme la majorité de leurs collègues qu’il suffisait d’aligner des noms pour s’imposer »)

– « l’équipe de la Fédération ». Leitmotiv immuable, né des origines du club et de sa situation géographique, le PSG était, est et sera à jamais, dans l’esprit de certains provinciaux, le club de la Fédération, bien sûr protégé par les arbitre et les instances nationales…

– des bourrins qui tuent le beau jeu en misant sur le physique pour masquer leurs insuffisances…

– le journaliste qui s’auto-investit de la fonction de juge, capable de rabaisser une victoire en lui conférant un caractère immérité.

En fait, on s’aperçoit à la lecture de ce papier que les journalistes contemporains n’ont rien inventé. D’accord, ils arrivent un peu mieux que ce Francis Le Goulven à masquer leur déception de voir le PSG l’emporter. Mais tout ce qu’il reproche au club, à ses dirigeants ou à ses joueurs (parfois non sans raison) fait toujours partie des discours actuels de ses successeurs. Depuis les comptes-rendus de matchs complètement à charge jusqu’aux sempiternelles railleries concernant les déboires du club (voir la façon dont Le Goulven semble se délecter de l’échec du transfert de Pelé).

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cette année la

Message par Admin le Mar 22 Sep - 21:40

Cette saison là :

22 Juin 1971 : Coup de tonnerre : Le quotidien L'Equipe annonce dans son édition du jour le transfert imminent du brésilien Pelé sous le maillot parisien. Dans la journée, le président parisien Guy Crescent confirme les négociations avec le club de Santos, en grandes difficultés financières et se rend au Brésil pour tenter de faire venir le joueur. Il obtient son accord pour un transfert en fin de saison. Mais quelques jours plus tard, Pelé casse définitivement le rêve parisien en déclarant vouloir rester au Brésil pour des raisons familiales.

5 Juillet 1971 : Guy Crescent, Président du PSG, part au Brésil. Il souhaite rencontrer Pelé et le convaincre de rejoindre le PSG, nouveau promu en D1. Le club de Pelé, Santos, en proie à des difficultés financières, a officiellement accepté les propositions financières du PSG.

13 Octobre 1971 : PSG-Red Star : 4-1 (championnat). C'est le premier derby de l'histoire du PSG.

Decembre 1971 : Joël Camargo, défenseur international brésilien champion du monde 1970 signe au PSG.

Février 1972 : Moins de trois mois après son arrivée dans la capitale, Joël Camargo est licencié. Auteur de deux petites apparitions, il ne s'est jamais adapté.

19 Avril 1972 : Le conseil d'administration du PSG se termine sur un échec : on s'achemine vers une scission entre ceux qui souhaitent un maintien de la dénomination " Paris Saint-Germain " et les partisans d'un changement, sur demande de la ville de Paris, pour le nom " Paris Football-Club ".

Les jeunes parisiens tombent en demi-finale de la Coupe Gambardella face à Toulouse : 0-5, 1-0

10 Mai 1972 : La scission entre parisiens du Paris FC et Sangermanois du Paris SG est prononcée lors de l'assemblée générale à l'hôtel Meridien à Paris. Après trois heures de débats houleux, les différentes parties confirment leurs exigences : changement de nom pour la ville de Paris qui donnera dans ce cas une subvention vitale pour le club, maintien du nom "Paris Saint-Germain" (volonté de la mairie de Saint-Germain et d'un grand nombre des associés). La question posée aux associés présents est la suivante : "Acceptez-vous la subvention pour 1972 et 1973, en provenance de la ville de Paris, avec les conditions qui l'assortissent ?" Un premier décompte donne une courte avance aux partisans de la ville de Paris mais quelques instants plus tard, les résultats sont annulés : ils manquent des voix dans le résultat final. Après quelques minutes d'hésitation, les résultats sont communiqués : 1 191 inscrits, 939 votes exprimés, 623 associés acceptent les conditions de la ville de Paris, 316 s'y opposent. La majorité des 2/3 requise est de 626 voix, pour 3 voix le PSG continuera d'exister...

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Re: saison 1972

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